Le 10 avril 2017, c’est parti pour le tatouage représentant des fleurs de cerisier, à l’intérieur de mon bras blessé. Le tatoueur me précise qu’il me laisse 3 centimètres de cicatrice..

Le 10 avril 2017, c’est parti pour le tatouage représentant des fleurs de cerisier, à l’intérieur de mon bras blessé. Le tatoueur me précise qu’il me laisse 3 centimètres de cicatrice non recouverte, histoire que je m’en souvienne…

Nous sommes en 1980, j’ai 5 ans, c’est mon premier souvenir d’enfant : « Il y a le feu à mon bras, vite les pompiers ! » Je m’évanouis sous le choc de la douleur. Un geste… Je me suis renversé mon chocolat chaud sur le pyjama. En acrylique, il a littéralement fondu. Marquée à vie.Et, pour couronner le tout, c’est le matin de la Fête des mères… Bonne fête maman ! Attention, quand je dis brûlée, c’est brûlée… au troisième degré. Les services d’urgence ayant mal évalué les dégâts, on a un peu traîné à la maison. Il est trop tard pour une greffe. Du coup, c’est parti pour des années à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul de Paris, au service des grands brûlés deux fois par semaine. Alors que mes copines ont danse ou piano, moi j’ai hosto !

Publicité
Un jour, on décide de m’opérer, sinon mon bras ne grandira plus. Il vaut mieux un bras moche avec une cicatrice qu’un petit bras qui aurait fini sa croissance trop tôt. Dans ma chambre d’hôpital, une jeune fille se fait réparer un bec-de-lièvre. Cette « appellation » me terrifie. Je me sens chanceuse avec mon bras, même s’il est mutilé, car mon autre camarade de chambre, lui, n’en a pas du tout. Il joue avec moi à... > Lire la suite sur Paris Match Culture

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité