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La banque centrale américaine relève ses taux d'intérêt d'un quart de point pour la deuxième fois en trois mois, de 0,75 % à 1 %. C'est donc aussi la deuxième fois depuis l'élection de Donald Trump et la troisième seulement depuis la crise financière de 2008. La Fed est restée prudente pour l'avenir, se disant attentive à l'inflation. Les participants au Comité monétaire projettent ainsi que les taux d'intérêt directeurs atteindront 1,4 % en 2017, ce qui équivaut à deux autres hausses d'un quart de point de pourcentage en 2017. Vu la remontée de l'inflation, le bas taux de chômage et surtout la perspective de la politique budgétaire expansionniste annoncée par l'administration Trump, plusieurs analystes estiment au contraire que la Fed risque de devoir accélérer le rythme.
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L'Europe peut-elle continuer à se développer dans un climat d'incertitude lié à la nouvelle administration américaine, aux élections en Europe, au Brexit ou encore à la situation économique de la Chine ? Dans cette édition, nous cherchons des réponses auprès d'une économiste de la London Business School Lucrezia Reichlin et d'entrepreneurs français qui malgré le contexte, parviennent à développer leurs activités. Pour la première fois depuis près de dix ans, il est prévu que tous les pays européens renouent avec la croissance. Mais le feront-ils dès cette année ou l'an prochain ? On ne le sait pas dans le climat actuel d'incertitude lié aux messages contradictoires envoyées par la nouvelle administration américaine, aux prochaines élections en Europe et aux inquiétudes sur le Brexit et la Chine. Cette année ou l'an prochain, la croissance devrait faire son retour dans tous les pays européens, même les plus touchés par la récession. Dans la zone euro, elle devrait être plus faible en 2017 par rapport à 2016, puis repartir à la hausse en 2018. Ces perspectives ne tiennent pas seulement compte de l'augmentation des exportations. Il faut aussi s'intéresser à l'inflation : très faible ces deux dernières années, elle devrait être plus élevée à l'avenir. Retour de la croissance et hausse de l'inflation en perspective Pour y voir clair, prenons l'exemple d'Hélène. Quand elle veut acheter un bien ou un service, elle tient compte de l'évolution des prix. Ces dernières années, elle reportait ses achats en raison de la chute constante des prix en pensant qu'ils allaient continuer de baisser. Malgré tout, son pouvoir d'achat se réduit parce que comme les entreprises vendent moins, elles investissent moins, embauchent moins et les salaires baissent. L'un des facteurs qui joue également, c'est la chute des cours du pétrole. Mais depuis peu, ces derniers repartent à la hausse. Du coup, l'inflation se rapproche du niveau que la Banque centrale européenne estime favorable à des prix stables. Dans la zone euro, on prévoit une inflation de 1,7% cette année, puis de 1,4% l'an prochain. Dans l'Union européenne, elle devrait atteindre 1,8% en 2017, puis se stabiliser. Les entreprises devraient investir plus, favorisant la croissance grâce à une demande intérieure qui devrait rester forte. Mais en cas de trop forte inflation, la famille d'Hélène pourrait ne pas dépenser plus. Zone euro : Bruxelles relève sa prévision de croissance, malgré des " risques exceptionnels " https://t.co/3sAWYBelmM pic.twitter.com/osPYkaG652- Les Echos (@LesEchos) 14 février 2017 Malgré des fragilités, record d'expansion pour le secteur privé Mais la reprise est encore fragile et incomplète. C'est ce que l'on constate dans les perspectives économiques pour les quatre grands pays de la zone euro : seules celles de l'Allemagne ont été revues à la hausse tandis que dans le cas de la France, cette reprise et cette croissance devraient être à peine plus fortes que prévu. L'hiver prochain, la croissance en Allemagne devrait ainsi atteindre 1,6% et 1,4% en France. A quoi s'attendent les entreprises alors qu'en février, l'expansion du secteur privé dans la zone euro a atteint son plus haut niveau depuis six ans ? Guillaume Desjardins est allé leur poser la question en France. Près de Lyon, nous nous rendons dans les locaux d'une société qui fabrique des portes souples industrielles depuis plus de trois décennies et vend ses produits en France et à travers l'Europe. La santé économique de l'Union a bien sûr une influence sur son développement. En 17 ans, ses effectifs sont passés de 39 à 88 et de nouvelles embauches sont prévues. 'Comparé à 2011, par exemple, on a augmenté à peu près de 30 à 40% notre capacité à produire des portes dans la semaine, explique Laurent Melia, responsable qualité, sécurité et environnement chez Maviflex. On était à peu près à 50 portes par semaine en 2011, aujourd'hui, on est à 85, 90, voire plus en avoisinant les 100 portes par semaine,' poursuit-il. Door making company #Maviflex is hiring as orders from manufactures, supermarkets, carwashes pick up #RealEconomy pic.twitter.com/JEd4lYECt5- Guillaume Desjardins (@GuilDesjardins) 2 mars 2017 L'essor de cette entreprise illustre le développement actuel du secteur privé dans la zone euro, en particulier dans l'activité manufacturière. De nouveaux emplois sont créés. Dans le même temps, le taux de chômage devrait passer dans l'Union européenne, de 8,5% l'an dernier à 7,8% en 2018 sans revenir à son niveau de 2007, avant la crise. Les entreprises hésitent encore à investir 'Ces derniers mois, la faiblesse de l'euro a permis de faciliter les exportations des produits européens, en augmentant leur compétitivité, indique notre reporter Guillaume Desjardins. Mais cet effet s'estompe peu à peu : du coup, un regain de la demande domestique du fait de la baisse du chômage arriverait à point nommé,' ajoute-t-il. Une demande qui sera forte seulement si l'inflation reste contenue. Pour garantir cette embellie, les entrepreneurs attendent aussi des politiques, une stratégie économique claire : leur développement en dépend. Anne-Sophie Panseri, PDG de Maviflex, confirme : 'On va chercher la croissance en priorité à l'international, un peu en France, mais surtout à l'international, et de façon prioritaire en Europe.' /!\ Zone euro : plus forte croissance du secteur privé depuis près de 6 ans en février ! https://t.co/Ni4NAdf0R8 pic.twitter.com/rImuMgHG94- Investir (@InvestirFr) 3 mars 2017 Dans un contexte de baisse des investissements qui a débuté avant la crise en Europe, les sociétés comme celle-ci hésitent à investir comme elles le voudraient dans un climat politique incertain. Anne-Sophie Panseri renchérit : 'C'est un peu inquiétant parce que cette instabilité nous enlève un peu la perspective de notre développement et puis on sait aussi qu'en France, les années électorales ne sont pas des années très favorables aux investissements parce que tout est un peu gelé.' Lucrezia Reichlin : 'La reprise en Europe est convaincante' Pour analyser ces prévisions, nous avons interrogé l'une des plus éminentes économistes mondiales qui est aussi professeure à la London Business School, Lucrezia Reichlin. Maithreyi Seetharaman, euronews : 'Evoquons d'abord ce climat d'incertitude. On peut parler des élections à venir en Europe, de la nouvelle administration américaine, de la Chine, du Brexit... Quelle importance faut-il donner à tout cela ?' Lucrezia Reichlin, économiste de la London Business School : 'Quand on regarde les Etats-Unis, l'incertitude, c'est évidemment le facteur Trump et elle porte plus globalement sur la manière dont l'économie américaine va évoluer car nous sommes nombreux à penser qu'en réalité, elle a atteint un pic. L'Europe a ses propres problèmes. Bien sûr, si l'économie américaine commençait à ralentir et prenait des mesures protectionnistes, l'Europe serait touchée. D'un autre côté, la reprise en Europe est aujourd'hui tout-à-fait convaincante.' Maithreyi Seetharaman : 'Comment relancer l'investissement quand il y a ces inquiétudes sur les Etats-Unis et sur la situation en Europe ?' Lucrezia Reichlin : 'C'est effectivement ce à quoi nous devons nous atteler. Il faut s'assurer que même les entreprises les plus faibles - la partie la plus fragile du secteur privé -bénéficient des technologies qui sont disponibles aujourd'hui. Mais je crois que le secteur privé doit aussi être certain que les perspectives de croissance existent et je pense qu'une fois que cette incertitude politique sera levée, l'optimisme l'emportera.' Maithreyi Seetharaman : 'Il faut rappeler qu'en Europe, seule l'Allemagne semble résister.' Lucrezia Reichlin : 'L'Allemagne connaît la croissance, mais l'Espagne aussi. En réalité, le seul pays qui a affiché des résultats décevants, c'est l'Italie. Je crois que maintenant, l'Italie doit travailler à s'assurer que ses régions les plus fragiles agissent pour atteindre des taux de croissance plus élevés.' 'Il faut conserver les mesures de relance' Maithreyi Seetharaman : 'Considérons les bons chiffres sur l'emploi et le salaire nominal à travers l'Europe. De quoi a-t-on besoin pour maintenir cette dynamique et même l'amplifier ?' Lucrezia Reichlin : 'L' inflation sous-jacente qui donc, exclut les denrées alimentaires et l'énergie dont les prix sont volatils reste faible. Donc la Banque centrale européenne a l'opportunité de conserver les mesures de relance. Les interrompre serait néfaste pour l'économie réelle et pour la stabilité financière parce que cela voudrait dire que les taux d'intérêt à long terme commenceraient à augmenter et pour les pays très endettés, ce serait un problème. D'un point de vue général, la zone euro doit aussi travailler sur sa propre gouvernance et prendre des mesures globales de relance budgétaire.' Maithreyi Seetharaman : 'Que peut-elle faire ?' Lucrezia Reichlin : 'Je crois que nous devrions interpeller nos politiques, les institutions économiques, le gouvernement économique de la zone euro et les responsables européens en général pour qu'ils lancent des plans d'action qui favorisent l'adoption des technologies, qui renforcent les entreprises. Je pense que notre économie a besoin d'une nouvelle impulsion.' Better ways to #nowcast : models that handle #uncertainty. Lucrezia Reichlin's award-winning work - Watch: https://t.co/pshwQLsy0y EEANews pic.twitter.com/NWX96zSh5n- Econ Films (econfilm) 16 octobre 2016
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Anne-Sophie Panseri, PDG de Maviflex : Alors je vais être optimiste parce que c'est le développement de l'entreprise et c'est majeur pour nous, maintenant, je pense qu'il y a besoin que l'Europe se remette en cause dans son organisation, je pense qu'on a une situation où comme d'habitude il faut être au mûr pour faire bouger les lignes, en Europe notamment, donc j'espère que l'Europe va prendre conscience de l'enjeux des harmonisations nécessaires pour notre industrie, fiscale, droit du travail, il y a un beau chantier en perspective mais quant on voit un peu la géopolitique actuelle et les positions que prend les Etats-Unis, il est vraiment, pour moi, primordial qu'on résiste à diviser pour régner, parce que c'est un peu l'enjeu qu'on ressent, nous, dans les prises de positions actuelles.
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L'OCDE a une nouvelle fois relevé ses prévisions de croissance 2017 pour le Royaume-Uni. L'Organisation pour la coopération et le développement économique s'attend désormais à ce que le produit intérieur brut britannique augmente de 1,6% cette année, c'est 0,4 points de pourcentage de plus que son estimation de novembre. Cette révision tient compte du succès du stimulus de la Banque d'Angleterre et de l'allègement de l'austérité budgétaire dans le sillage du vote de juin en faveur d'une sortie du pays de l'Union européenne. Toutefois, l'OCDE maintient sa prévision de croissance à 1% pour 2018. Elle s'inquiète notamment de l'impact de la chute de la livre sterling sur le pouvoir d'achat des ménages. #GDP, productivity, trade, housing, interest rates: Get OECD Interim economic outlook data & projections here https://t.co/e2bz5AgUqH #stats pic.twitter.com/XM8ROMK41J- OECD (@OECD) 7 mars 2017 Inquiétudes sur la consommation Selon le British Retail Consortium, organisme qui représente les distributeurs britanniques, les ventes non-alimentaires ont reculé de 0,2% de décembre à février, leur premier repli sur trois mois depuis cinq ans. Rachel Lund dirige le département d'étude du British Retail Consortium. Ce tassement des ventes 'signifie que les dépenses des ménages britanniques commencent à ralentir, comme nous nous y attendions. Mais c'est d'autant plus inquiétant que la consommation a été le moteur de la croissance l'an dernier.' explique-t-elle. Selon Barclaycard, les achats de biens non-essentiels ont connu leur cinquième mois de baisse en février. La tendance menace de s'accentuer au vu de l'évolution des prix. Actuellement proche de 2%, l'inflation pourrait en effet atteindre 3% d'ici la fin de l'année. Avec Reuters, OCDE.
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Le Brexit est un coup dur pour l'économie mondiale. C'est le constat du Fonds monétaire international (FMI), qui a abaissé ce mardi ses prévisions de croissance. L'institution table sur une croissance mondiale de 3,1% en 2016 et 3,4% l'an prochain, soit 0,1 point de moins que la dernière prévision d'avril. Le Royaume-Uni perd presque un point, à 1,3% de croissance en 2017. Un 'scénario noir' envisage même une récession britannique. 'Le 22 juin nous étions prêts à revoir à la hausse nos prévisions de croissance pour 2016 - 2017, mais le Brexit a jeté un grain de sable dans la mécanique', explique Maurice Obstfeld, le chef économiste du Fonds. Après le Royaume-Uni, c'est l'Europe qui sera la plus négativement touchée par le Brexit. La zone euro pourrait être amputée de 0.2 point de croissance, son économie subissant aussi les séquelles des systèmes bancaires portugais et italiens. Les analystes du FMI se montrent prudents. Ce mardi l'incertitude est le maître mot: 'il est important de souligner que les effets réels du Brexit vont se voir progressivement au fil du temps , peut-être pendant plusieurs mois, par l'ajout d'éléments d'incertitude économique et politique qui devront être résolus sur une longue période' modère Maurice Obstfeld . Brexit adds to uncertainty: Possible 'downside' and 'severe' scenarios #WEO https://t.co/2OFqiHHvTu pic.twitter.com/XFuic2whGI- IMF (@IMFNews) 19 juillet 2016
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Spectaculaire rebond du marché du travail aux Etats-Unis en juin. L'économie américaine a créé 287.000 emplois nets, 112.000 de plus qu'escompté. C'est son meilleur score mensuel depuis octobre. Payroll employment increases by 287,000 in June; unemployment rate rises to 4.9% https://t.co/1Y9cSWJUIB #JobsReport #BLSdata- BLS-Labor Statistics (@BLS_gov) 8 juillet 2016 Certes, ce chiffre est gonflé par la fin de la grève de plus de 35.000 salariés du groupe de télécoms Verizon. Il n'en reste pas moins supérieur aux attentes. Retour des exclus sur le marché du travail Le secteur des services a été la locomotive de cette performance, hôtellerie, loisirs, santé et information en tête. Le secteur public a également bien recruté.Seules les industries minières ont continué à détruire des emplois - 5.000 en juin. Le taux de chômage, lui, a augmenté, passant de 4,7% à 4,9% de la population active. Mais c'est surtout parce que de nombreux chômeurs sortis des listes se sont remis à chercher activement un emploi. Today's #JobsReport confirms that our economy is resilient and strong. We still have more work to do. https://t.co/NBiEADY9hE- Tom Perez (@LaborSec) 8 juillet 2016 Vers une hausse des taux de la Fed Des chiffres à même de rassurer la Réserve fédérale quant à la solidité de la reprise américaine. La quasi stagnation des créations d'emploi en mai (elles ont été revues à la baisse à 11.000) et les incertitudes liées au référendum britannique sur le Brexit avaient conduit la banque centrale à renoncer à relever ses taux le mois dernier. Friday's strong jobs report raises the odds of a Fed rate move in September, Jon Hilsenrath says https://t.co/iFutLrNUSI- Wall Street Journal (@WSJ) 8 juillet 2016 La publication du département du Travail a stimulé le dollar sur le marché des changes, alors que les investisseurs anticipent désormais un resserrement monétaire imminent. D'autant que le salaire moyen est ressorti en hausse de 2,6% sur 12 mois en juin, signe d'un possible redémarrage de l'inflation. Trump calls the U.S. Bureau of Labor Statistics unemployment numbers 'phony' https://t.co/Vkm5WVkFdS- Hardball (@hardball) 6 juillet 2016
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Les ventes au détail ont fortement rebondi au Royaume-Uni en mai. L'Office national des statistiques les donne en hausse de 0,9% sur un mois et de 6% sur un an. C'est presque deux fois mieux que prévu. Qui plus est, les chiffres d'avril ont été revus à la hausse à +1,9% sur un mois et +5,2% sur un an. L'embellie de mai est notamment à mettre au compte de l'habillement. La météo clémente a dopé les ventes de vêtements après un mois d'avril décevant. Elles ont augmenté de 4,3% en mai, leur plus forte hausse en plus de deux ans. Les professionnels s'attendent cependant à un coup de frein en juin, mois du référendum sur le Brexit.
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Le taux chômage est au plus bas depuis octobre 2005 au Royaume Uni. Il est retombé à 5% sur les trois mois achevés fin avril, là où les économistes l'attendaient stable à 5,1%. Mieux, hors bonus, les salaires ont augmenté de 2,3% sur un an. Au 31 avril le pays comptait 1,67 million de chômeurs, 148.000 de moins qu'il y a un an. C'est le secteur privé qui a le plus recruté. Une bonne nouvelle pour l'économie britannique, en pleine torpeur dans l'attente du référendum du 23 juin sur le maintien ou non du pays dans l'Union européenne.
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La zone euro a connu sa plus forte croissance en un an au premier trimestre. Eurostat l'a revue à la hausse à 0,6% par rapport au trimestre précédent et à 1,7% sur un an. Des chiffres qui avaient été revus à la baisse le mois dernier. Euro area GDP +0.6% in Q1 2016, +1.7% compared with Q1 2015 #Eurostat https://t.co/n43bbGspS7 pic.twitter.com/wZXSHntL4e- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 7 juin 2016 Une performance portée par les dépenses des ménages et l'investissement privé, mais freinée par la balance commerciale, les importations ayant plus augmenté que les exportations. L'Allemagne, première économie du bloc, a fait mieux que la moyenne avec 0,7% de croissance en variation trimestrielle. La France, numéro 2, affiche un résultat en ligne. Quant à l'Italie, troisième économie de la zone euro, elle a sous-performé avec une croissance de 0,3% par rapport au trimestre précédent.
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Les Etats-Unis ont dévoilé des chiffres de l'emploi en trompe l'oeil en mai. A commencer par le taux de chômage : il est tombé à 4,7% de la population active en mai, au plus bas depuis novembre 2007, soit avant la crise financière. Les économistes n'en attendaient pas tant puisqu'ils tablaient sur 4,9%. Chômeurs sortis des listes Mais cette embellie s'explique en partie par le fait que nombre d'Américains ont renoncé à chercher du travail, sortant ainsi des listes. Ainsi, le taux de participation des personnes en âge de travailler au marché du travail - que ce soit en travaillant ou en recherchant activement un emploi - a reculé de 0,2 points de pourcentage en mai à 62,6%, renouant avec les niveaux des années 70. Sur les deux derniers mois, le repli est de 0,4 points, effaçant les gains du premier trimestre. Grévistes recensés comme sans emploi Pour ce qui est des nouvelles embauches, la déception est cuisante :l'économie américaine n'a créé que 38.000 emplois nets le mois dernier, là où les économistes tablaient sur plus de 160.000. Seul le secteur de la santé a recruté. Certes, le chiffre est tronqué par la grève d'un mois de 34.000 salariés du groupe de télécommunications Verizon, qui ont été comptés comme des destructions d'emplois. Mais c'est tout de même moins bien que prévu. Pire, les créations d'emplois ont été abaissées à 123.000 en avril (contre 160.000 annoncés précédemment) et à 186.000 en mars (contre une précédente estimation à 208.000). Hausse de taux reportée ? Des chiffres à même de dissuader une hausse des taux directeurs dès l'été, la Réserve fédérale américaine évaluant à 100.000 le nombre de créations d'emplois nécessaires chaque mois pour stabiliser le marché du travail.
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C'est depuis Vienne que la Banque Centrale Européenne a annoncé, sans surprise dans un contexte d'inflation négative, le maintien en l'état de sa politique de taux zéro. Le taux de dépôt qui s'applique sur les liquidités en excès stockées par les banques pour 24 heures auprès de la BCE, il reste négatif à -0,40%. Le taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent pour 24 heures à ses guichets, demeure quant à lui à 0,25%. Les taux resteront longtemps à ce niveau #BCE en direct https://t.co/YozzxKkcUh ecb #Europe pic.twitter.com/6m1922FLYC- L'Echo (lecho) 2 juin 2016 Relèvement des prévisions de croissance et d'inflation Plus surprenant : la banque centrale a relevé ses prévisions de croissance et d'inflation. Elle table désormais sur une hausse de 1,6% du PIB cette année en zone euro et sur une inflation de 0,2%. 'Les dernières données indiquent une croissance continue au deuxième trimestre, bien que probablement plus faible qu'au premier. Pour l'avenir, nous anticipons une croissance économique modérée mais à un rythme régulier,' a précisé son président, Mario Draghi, qui veut y voir les effets de sa politique accommodante. Concernant son programme de rachat d'actifs, la BCE commencera à acquérir des obligations d'entreprises à partir du 8 juin. Pas de faveurs pour les banques grecques Beaucoup attendaient par ailleurs la réactivation du waiver(littéralement 'dérogation'), ce régime de faveur accordé jusqu'à début 2015 aux banques grecques. Il leur permettait de se refinancer gratuitement auprès de la BCE en échange d'obligations souveraines grecques, en dépit de leur classement en catégorie spéculative. Mais la BCE a dit non. 'L'Eurogroupe a demandé aux institutions de vérifier l'application d'actions préalables aux termes du protocole d'accord complémentaire. Des discussions sont en cours avec le gouvernement grec. Une fois ces actions préalables mises en oeuvre, le conseil des gouverneurs prendra une décision en faveur du rétablissement du _waiver,_' a expliqué Mario Draghi. La #BCE relève sa prévision d'inflation de la zone euro pour 2016, à 0,2% https://t.co/YozzxKkcUh ecb #Europe- L'Echo (lecho) 2 juin 2016 Contre un Brexit Enfin la BCE s'est prononcée en faveur du maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne lors du référendum du 23 juin. Mais quel que soit le choix des électeurs britanniques elle se dit 'prête à toutes les éventualités'. Draghi: The ECB has a view that the UK should remain in the EU. Both the UK and the EU benefit.- ECB (@ecb) 2 juin 2016
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L'activité manufacturière s'essouffle en zone euro. L'Indice Markit des directeurs d'achats qui la mesure est certes resté en phase d'expansion à 51,5 en mai, mais il n'avait pas été aussi faible depuis trois mois. Avec les Pays-Bas, l'Allemagne fait exception en améliorant son score grâce à une forte demande intérieure. En France et en Grèce, la contraction du secteur manufacturier s'est poursuivie faute de demande en dépit d'une baisse des prix. Dans l'hexagone, les nouvelles commandes comme les exportations ont décliné pour le cinquième mois consécutif, affectant l'emploi, qui recule quant à lui pour le troisième mois consécutif.
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Gare au piège de la croissance molle ! C'est en substance le message lancé par l'Organisation de coopération et de développement économiques ce mercredi à Paris. Ses économistes ont revu à la baisse leurs prévisions pour 2016. Une croissance molle Ainsi, la croissance mondiale devrait stagner à 3% cette année, au plus bas pour la deuxième année consécutive depuis la crise financière. Dans le bloc occidental, seule la croissance de la zone euro a été révisée à la hausse à 1,6% contre 1,4% dans les prévisions de février. L'OCDE n'anticipe plus que 1,8% de croissance cette année aux Etats-Unis, et 1,7% en Grande-Bretagne, sauf Brexit. Hausse du #PIB mondial à 3% en 2016 & 3,3% en 2017; 1,6% & 1,7%; #OCDE 1,8% & 2,1% #PerspectivesÉconomiques pic.twitter.com/kKxRVH1rRy- OCDE (@OCDE_fr) 1 juin 2016 Pour la suite, le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, s'est montré prudent. '_ La croissance mondiale ne devrait remonter que modestement en 2017, à 3,3%. De plus, ce chiffre ne sera atteint que si des risques baissiers significatifs sont évités, comme le Brexit ou des perturbations financières sur les marchés émergents._' La menace Brexit L'OCDE estime ainsi qu'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne amputerait le PIB du pays de 5% d'ici à 2030. Pire : le monde entier serait affecté. =OECD is right to warn leaving Europe would have 'negative consequences' for our economy. That means lost jobs and higher prices. #StrongerIn- David Cameron (@David_Cameron) June 1, 2016 == Décideurs publics, réveillez-vous ! Pour sortir la croissance de l'ornière, l'Organisation appelle les chefs d'Etat et de gouvernement à soutenir les politiques accommodantes des banques centrales par des réformes budgétaires et structurelles. L'OCDE veut plus d'investissements publics https://t.co/vfcGrDoFcY- L'Echo (@lecho) 1 juin 2016
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Avec: Stephane Van Huffel, co-fondateur de www.net-investissement.fr. Gilles Le Gendre, fondateur d'Explora & Cie. Et Christophe Ramaux, maître de conférences à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. - Les Experts, du lundi 30 mai 2016, présenté par Nicolas Doze, sur BFM Business.
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Avec: Stephane Van Huffel, co-fondateur de www.net-investissement.fr. Gilles Le Gendre, fondateur d'Explora & Cie. Et Christophe Ramaux, maître de conférences à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. - Les Experts, du lundi 30 mai 2016, présenté par Nicolas Doze, sur BFM Business.
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La croissance américaine a été révisée à la hausse au premier trimestre.Le PIB américain a progressé de 0,8% sur la période en rythme annualisé, contre une première estimation à 0,5%. Les économistes attendaient cependant +0,9%. La consommation est restée le moteur de l'économie, mais les Etats-Unis doivent cette révision à l'immobilier, qui affiche sa meilleure performance depuis fin 2012. La construction d'immeubles collectifs s'est ainsi envolée de plus de 17% sur les trois premiers mois de l'année. La révision reflète par ailleurs une moindre contraction des investissements des entreprises à -2,6% contre -3,5% précédemment.Le recul des exportations s'avère aussi moins prononcé qu'estimé, tandis que les importations ont ralenti plus fortement. Devises et taux : USA : Croissance attendue à 2,9% au T2 selon la Fed d'Atlanta https://t.co/KQ7BLMCNVn- Flash Presse Eco (@FP_Eco) 26 mai 2016 Alors que les économistes anticipent une croissance supérieure à 2% au deuxième trimestre, et que les salaires augmentent, la Réserve fédérale américaine pourrait juger la situation propice à une hausse de taux dès sa réunion des 14 et 15 juin. La #Fed laisse la porte ouverte à une hausse des taux en juin https://t.co/CXkhSbjymK par MarieCharrel pic.twitter.com/fpHXGgDKzN- Le Monde (lemondefr) 19 mai 2016 Avec AFP, Reuters.
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Booster l'économie verte ou autrement dit, faire de l'agriculture, LE moteur de la croissance, c'est le pari du Sénégal. Objectif : atteindre l'autosuffisance alimentaire, mais aussi doper les exportations. Quelles sont les opportunités ? Pourquoi ces investissements sont-ils rentables ? Et comment évolue le climat des affaires ? C'est ce que nous découvrons dans cette édition aux côtés de notre reporter Serge Rombi. 'Ici, au Sénégal, on a coutume de dire que lorsque l'agriculture va, tout va ! nous indique Serge Rombi. Ces deux dernières années, poursuit-il, le pays affichait tout simplement des volumes de production record, il faut dire que l'agriculture, la première ressource naturelle au Sénégal, ne cesse de se moderniser.' Pour bien comprendre, nous nous rendons le long du fleuve Sénégal où l'on cultive deux tiers du riz produit dans le pays. C'est dans cette zone qu'une entreprise, la Compagnie agricole de Saint-Louis a investi l'équivalent de 55 millions d'euros dans une usine de riz high tech. Répondre à la demande sénégalaise en riz La mission de son directeur d'exploitation, Bruno Redon : faire en sorte que d'ici à trois ans, son installation produise 100.000 tonnes de riz par an. Ce sera l'une des plus grandes usines de l'Afrique de l'Ouest. 'Nous avons tous les éléments réunis, souligne-t-il : les sols, la proximité du fleuve Sénégal - ce qui nous permet une irrigation et ce qui est très important - et un climat qui nous permet de faire deux récoltes par an et des rendements moyens de six tonnes par hectare. Ce qui est plutôt un très bon standard,' insiste-t-il. Bruno Redon est en train de faire construire de nouveaux casiers à riz et achemine l'eau aux producteurs locaux pour qu'ils approvisionnent la future usine. #Afrique #Senegal | AUTOSUFFISANCE EN RIZ : la Compagnie Agricole de Saint-Louis... | #Ndar https://t.co/1Hsfqzf7I9 pic.twitter.com/omFaxgDvcP- Ndarinfo.com (@ndarinfonews) 12 novembre 2015 'On va proposer au producteur, des contrats de production qui le liera, lui, notre société et une banque, explique François Grandry, directeur des opérations de la société. Si aujourd'hui, ce producteur fait une récolte par an, ajoute-t-il, en lui achetant sa production, on va permettre à la banque de débloquer le crédit pour qu'il puisse faire deux récoltes par an.' Ici, la production est et restera uniquement destinée au marché local. Le riz constitue en effet, la base de l'alimentation au Sénégal et la demande de produits de qualité explose. 'Le Sénégal importe 1,15 million de tonnes riz par an alors qu'il n'en produit que 350.000 : l'écart est énorme !' lance François Grandry. Les tomates cerises, un produit d'export à succès C'est dans cette même région sablonneuse, qu'en 2003, le numéro 1 de l'horticulture sénégalaise a fait le pari un peu fou de faire pousser du maïs et des tomates cerises. La société Grands Domaines du Sénégal a mis 25 millions d'euros sur la table et installé des serres géantes. Aujourd'hui, la production est de 14.000 tonnes de légumes par an. A la différence de la rizerie, cette exploitation travaille à 95% pour l'export. Ces tomates sont vendues jusqu'en Russie. A ce titre, elle bénéficie d'ailleurs, d'un statut spécifique d'entreprise franche d'exportation. 'Les droits de douane et certains droits fiscaux sont suspendus, on ne les paie pas de manière à ce que nos prix de revient puissent être compétitifs et qu'on puisse exporter et être en compétition sur le marché européen avec d'autres sociétés, c'est aussi simple que cela,' indique Abdou Sambe, directeur des ressources humaines au sein de l'entreprise. Ce qui n'empêche pas évidemment cette société d'être devenue l'un des premiers employeurs de la région. Cela représente un effectif de '2500 travailleurs sans compter l'effet d'entraînement de toute l'économie locale, le transport qu'on développe, la restauration, l'habitat social et beaucoup d'autres choses qui font qu'on a boosté l'économie de la région,' précise Adbou Sambe. 'Un vrai levier pour la relance de l'économie' Par ricochet, la bonne santé de cette usine a aussi considérablement augmenté l'activité sur le port de Dakar. Cet effet d'entraînement, c'est d'ailleurs une tendance générale. 'Cela se traduit par une bonne transmission dans beaucoup d'autres activités comme le commerce, le transport, l'industrie avec le dévelopement de l'agrobusiness, etc. et tout ceci fait que ce secteur est stratégique et constitue un vrai levier pour la relance de l'économie sénégalaise,' estime Pierre Ndiaye, directeur général de la planification et des politiques économiques du Sénégal. Retrouvez plus de détails sur l'APIX : https://t.co/mrnETwAACL #DoingBusinessSenegal pic.twitter.com/YMIs1ZURDG- Présidence Sénégal (@PR_Senegal) 10 mai 2016 Depuis plusieurs années, le pays travaille à l'amélioration de son attractivité et du climat des affaires. L'accent a par exemple, été mis sur une meilleure gestion des conflits commerciaux et le dévelopement de partenariats publics privés. Les coûts administratifs ont aussi été réduits et de nombreuses procédures simplifiées. 'En plus de pouvoir créer votre entreprise en moins de six heures au Sénégal, les frais administratifs ont été réduits de deux tiers,' déclare Mountaga Sy, PDG de l'agence gouvernementale APIX. Des mesures incitatives D'autres mesures plus spécifiques ont été mises en place. 'Les délais de raccordement des entrepôts ont été réduits de plus de la moitié, notamment dans le domaine de l'assainissement où nous sommes passés de 90 jours à moins de 40 jours,' ajoute Mountaga Sy. Le gouvernement sénégalais veut aussi faciliter le crédit ou l'accès au foncier. L'enjeu pour le Sénégal, c'est donc l'émergence en la faisant reposer en partie, sur le développement de l'économie verte. 'Quand on parle d'émergence, on émerge d'abord par les ressources humaines : les hommes et les femmes qui travaillent, qui gagnent des revenus et qui réinvestissent pour améliorer leur qualité de vie, souligne Adbou Sambe des Grands Domaines du Sénégal. Donc, tout cela fait que c'est intéressant de s'implanter au Sénégal, de faire de l'agriculture, de gagner de l'argent, mais aussi d'aider les populations à élever leur niveau de vie.' Et le message est semble-t-il bien passé : en 2015, les investissements directs étrangers ont bondi de 17% au Sénégal. Filming focus #Senegal #greeneconomy euronewsbiz euronews pic.twitter.com/OBf6CCe1iR- Serge Rombi (@SergeRombi) 3 mai 2016
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Le Japon a renoué avec la croissance au premier trimestre. Son Produit intérieur brut a progressé de 0,4% par rapport au trimestre précédent, de 1,7% en rythme annualisé. C'est mieux que prévu. Surtout, le pays échappe à la récession, définie comme deux trimestres consécutifs de croissance négative. La croissance a été tirée par la consommation des ménages, en hausse de 0,5% grâce à l'année bissextile, le 29 février ayant été un jour de shopping supplémentaire. 'La consommation privée rebondit, mais nous l'admettons, plutôt lentement,' a commenté le secrétaire général du gouvernement, Yoshihide Suga. Au trimestre précédent, elle avait reculé de près d'1%. La consommation, moteur de la croissance nippone, contribue au PIB à hauteur de 60%. Aussi, les économistes estiment que le rebond modeste du premier trimestre pourrait inciter le premier ministre Shinzo Abe à reporter une hausse de 8 à 10% de la TVA, prévue pour avril 2017. La hausse précédente, en 2014, avait plongé la troisième économie mondiale en récession. Car si le commerce extérieur a lui aussi contribué positivement au PIB de janvier à mars, le fléchissement des investissements des entreprises, dissuadés par la hausse du yen et la faiblesse de la demande en Asie, inquiète. Les économistes craignent une nouvelle contraction de l'économie nippone au deuxième trimestre.
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Premier recul de l'inflation depuis septembre en Grande-Bretagne : elle est retombée à 0,3% sur un an en avril là où les économistes l'attendaient stable à 0,5%. En cause, selon le bureau national des statistiques : une chute des tarifs dans le transport aérien, après un rebond lié aux vacances de pâques en mars. Les prix des vêtements ont eux aussi baissé, ainsi que les loyers des logements sociaux, sous l'impulsion du gouvernement. Cela fait plus de deux ans que l'inflation est inférieure à l'objectif de 2% de la Banque d'Angleterre, notamment sous l'effet de la chute des cours du brut.
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Vodafone a vu ses comptes plonger dans le rouge sur l'exercice achevé fin mars. Le groupe britannique de télécommunications a accusé une perte nette annuelle de 4 milliards de livres sterling, soit plus de 5 milliards d'euros. Un chiffre qui tranche avec le bénéfice net de 7,4 milliards d'euros sur l'exercice précédent. Vodafone a été pénalisé par des arriérés d'impôts au Luxembourg où certains de ses actifs ont été réévalués. Le groupe a aussi investi gros dans l'extension et l'amélioration de son réseau. Hors effets de change, son chiffre d'affaires est reparti à la hausse en Europe ainsi qu'en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie.
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Et si les taux zéro profitaient finalement à l'Allemagne ? C'est en tout cas grâce à la consommation que la croissance de la première économie de la zone euro a plus que doublé au premier trimestre, par rapport au trimestre précédent. Dans sa seconde estimation, l'office européen des statistiques Eurostat la donne à 0,7%. Dopées par des salaires en hausse, les dépenses des ménages ont compensé la baisse des exportations, pénalisées par un euro fort et le ralentissement des pays émergents. Berlin s'attend toutefois à un essoufflement de ses performances sur le reste de l'année. Dans l'ensemble de la zone euro, la croissance s'affiche à 0,5%, contre 0,6% estimés précédemment. La France, deuxième économie du bloc, se situe exactement dans la moyenne (+0,5%), grâce à la demande intérieure. L'Italie, troisième économie de l'eurozone, reste à 0,3%, emmenée par l'expansion de l'activité dans l'industrie et les services, mais freinée par la contraction de son secteur agricole. Euro area GDP +0.5% in Q1 2016, +1.5% compared with Q1 2015 #Eurostat - https://t.co/2QJTE7cGun pic.twitter.com/bR8ImtvCDC- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 13 mai 2016 On notera la belle performance de l'Espagne avec une croissance de 0,8%, comme au trimestre précédent. Enfin la Grèce affiche une croissance négative de 0,4% selon Elstat, le bureau national des statistiques. C'est toutefois mieux que prévu.
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Le taux de chômage s'est maintenu à 5% de la population active aux Etats-Unis en avril, mais le nombre de nouvelles embauches, au plus bas en sept mois, déçoit. L'économie américaine a créé 160.000 emplois le mois dernier. Les économistes en attendait 207.000, un peu moins qu'en mars dont le chiffre a été revu à la baisse à 208.000, creusant l'écart avec février (233.000). Une tendance d'autant plus inquiétante que 360.000 personnes ont simplement renoncé à chercher du travail le mois dernier. Seul le secteur privé des services a été créateur d'emplois. Plusieurs secteurs ont détruit des emplois, les services publics en tête, suivis par le secteur minier, le secteur manufacturier et pour la première fois en un an, le commerce de détail. Si le ralentissement du marché du travail se confirme en mai, la Réserve fédérale américaine pourrait renoncer à relever ses taux directeurs dès sa réunion des 14 et 15 juin. A moins qu'elle ne paie plus d'attention à la hausse des salaires de 2,5% sur un an, de bonne augure pour l'inflation.
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La reprise s'annonce poussive au deuxième trimestre en zone euro. Certes, avec 0,6% de croissance au trimestre dernier, le bloc a fait mieux que les Etats-Unis, mais la consommation des ménages s'est affaissée en mars. Publiées ce mercredi, les ventes au détail, qui en sont le meilleur baromètre ont en effet reculé de 0,5% - plus que prévu - sur la période, la nourriture, les boissons et le tabac étant les plus affectés. Breaking! #Eurozone retail sales fall more than expected (-0.5%) in March. YoY +2.1%, comfortably beating the US. pic.twitter.com/KR3xLOQNFo- jeroen blokland (@jsblokland) 4 de maio de 2016 Autre indicateur de mauvaise augure, l'indice Markit des directeurs d'achat qui donne une idée du dynamisme de la croissance de l'activité privée. Il s'est tassé à 53 points en avril, contre 53,1 en mars. Au-dessus de 50, il reste en phase d'expansion, mais s'essouffle. Latest #PMI results suggest that #eurozone remains in low gear at start of second quarter https://t.co/MUVsxuXObc pic.twitter.com/1KJfDLJTDz- Markit Economics (@MarkitEconomics) 4 de maio de 2016 L'indice mesurant l'activité dans le secteur des services est resté stable à 53 points 1, son plus faible rythme de croissance en 14 mois.
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Les dépenses associées à l'accueil des réfugiés peuvent renforcer l'économie. C'est l'avis défendu par le Commissaire européen chargé des Affaires économiques et financières lors de la présentation des prévisions pour 2016 et 2017. Pierre Moscovici a donné l'exemple de l'Allemagne. Le pays pourra compter sur une croissance de 1,6%. " Elle est soutenue par des fondamentaux économiques solides, ainsi que des dépenses publiques liées à l'accueil des demandeurs d'asile, dont l'impact économique - je parle bien de l'impact économique - est assurément positif ", a-t-il précisé. Au niveau européen la croissance devrait continuer sa progression aux cours des deux prochaines années mais modérément selon la Commission. Ces perspectives modestes s'expliquent par une détérioration des performances des partenaires commerciaux de l'Union. La croissance devrait atteindre respectivement 1,6% et 1,8% en 2016 et 2017 dans la zone euro. Pour l'ensemble de l'Union, elle devrait être de 1,8% et 1,9% sur la même période.
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L'Afrique subsaharienne devrait connaître sa plus faible croissance depuis 1999 cette année. Le Fonds monétaire international la chiffre à 3% avant un rebond à 4% l'an prochain. Certes, la Côte d'Ivoire, le Kenya et le Sénégal devraient tirer leur épingle du jeu avec une croissance de plus de 5%, soutenue par l'investissement dans les infrastructures et le dynamisme de la consommation des ménages. Mais plusieurs facteurs freinent l'économie du continent, au premier rang desquels la chute des cours des matières premières. Le FMI appelle les pays affectés à contrôler leurs déficits publics alors que la situation menace de durer. Les plus touchés sont les exportateurs de pétrole, Angola et Nigeria. Par ailleurs, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone se remettent à peine de l'épidémie d'Ebola. Quant à l'Ethiopie, au Malawi et au Zimbabwe, ils sont frappés de plein fouet par la sécheresse.
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Les économistes l'avaient prédit : la croissance britannique a ralenti à 0,4% au premier trimestre, contre 0,6% au quatrième trimestre 2015. 0.4% growth in #GDP in Q1 2016 https://t.co/bv0wWzkA3F- ONS (@ONS) 27 de abril de 2016 La bonne tenue de l'activité dans les services n'a en effet pas permis de compenser la mauvaise performance de l'industrie manufacturière et de la construction. L''Office national des statistiques':https://www.ons.gov.uk/economy/grossdomesticproductgdp/bulletins/grossdo... a précisé ne pas pouvoir mesurer l'impact qu'a eu l'incertitude générée par l'organisation du référendum sur une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne le 23 juin prochain.
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Emanciper l'Arabie saoudite de l'or noir : c'est l'ambition affichée par le vice-prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. A à peine 30 ans, il est l'architecte d'une stratégie sur 15 ans visant à diversifier l'économie du royaume sunnite actuellement dépendante à plus de 70% du pétrole. Le plan Vision saoudienne à l'horizon 2030 a été adopté ce lundi en Conseil des ministres sous l'égide du Roi. Il s'adosse à des privatisations, en premier lieu l'introduction en bourse de moins de 5% du géant pétrolier Aramco. L'argent ainsi levé viendra alimenter ce qui a vocation à devenir le plus grand fonds souverain au monde. 'Nous nous attendons à ce qu'Aramco soit valorisé à plus de 2.000 milliards de dollars. Et jusqu'à 300 milliards de dollars d'autres actifs seront ajoutés à ce fonds, dont la valeur actuelle est proche de 200 milliards de dollars. Donc au final, la taille de notre fonds public d'investissement sera dans une fourchette de 2.000 à 3.000 milliards de dollars américains,' a expliqué le vice-Prince hériter en conférence de presse. L'effondrement des cours du brut depuis juin 2014 a plongé les comptes de l'Arabie saoudite dans le rouge. En 2015, le déficit public a atteint 98 milliards de dollars soit 15% du PIB. Le budget 2016 prévoit de ramener ce déficit à 87 milliards, grâce à la liquidation d'actifs à l'étranger. Le Fonds monétaire international, qui anticipe un ralentissement de la croissance saoudienne à 1,2% cette année après 3,4% en 2015, avait prévenu en octobre que faute de réformes, Riyad serait à court de liquidités en 2020. 'Nous visons des revenus non issus du pétrole de l'ordre de 160 à 267 milliards de dollars d'ici 2030, pour partie tirés de l'investissement et de la diversification de nos investissements, de nouvelles opportunités, de l'exploitation de ressources jusqu'à présent négligées. Nous atteindrons nos objectifs de revenus au terme des cinq premières années,' a précisé Mohammed ben Salmane. Ainsi, le Prince estime que le pays pourra vivre sans pétrole dès 2020. Son plan a fait l'effet d'un choc dans un pays habitué à l'Etat-providence. De nouvelles taxes viendront financer une réforme de l'éducation pour former aux métiers du futur, le développement des activités culturelles et sportives ainsi que du tourisme. Il s'agira aussi d'attirer l'investissement étranger et de développer une industrie d'armement locale. Le plan vise aussi à stimuler la création de PME hors hydrocarbures et à encourager l'entrée des femmes dans la vie active.
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Une ombre plane sur les réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international cette année à Washington. Cette ombre, c'est celle d'une croissance mondiale désespérément poussive. Obstfeld: Weaker growth, greater risks, greater chance of secular stagnation #WEO https://t.co/mP1hB16Dve pic.twitter.com/0QLW8Esvl6- IMF (@IMFNews) 12 aprile 2016 Mardi, le FMI a annoncé avoir abaissé de 3,4 à 3,2% sa prévision pour l'année 2016. Et il y a plus inquiétant : 'dans bien des pays, la stagnation des salaires et l'accroissement des inégalités alimentent le sentiment très répandu que la croissance économique profite essentiellement aux élites économiques,' a alerté son économiste en chef, Maurice Obstfeld. Dollar fort et pétrole bon marché La reprise américaine fait figure d'exception dans le paysage mondial. Mais les exportations sont freinées par le dollar fort et la chute des cours du brut pénalise le secteur énergétique. C'est pourquoi le FMI a aussi abaissé ses perspectives de croissance aux Etats-Unis de 2,6 à 2,4% en 2016. What the numbers show. See latest projections on global growth. #WEO https://t.co/4hjTfPHytx pic.twitter.com/X8MWiTGW3y- IMF (@IMFNews) 12 aprile 2016 Crise migratoire et dette grecque Pour la zone euro, la projection du fonds passe de 1,7 à 1,5%. Le FMI mentionne deux risques majeurs : tout d'abord la crise migratoire. L'afflux de réfugiés en provenance d'un Proche-Orient déchiré par la guerre a dominé les débats, principalement en Allemagne, confrontée à une montée de l'extrême-droite. Et puis il y a la Grèce. Le FMI juge que les exigences de Bruxelles en termes d'excédent budgétaire primaire, c'est à dire avant le service de la dette, sont irréalistes. Le Fonds prône un abaissement des objectifs conjugué à un allègement de la dette grecque, évaluée à 180% du PIB. L'interview : David Lipton, premier directeur général adjoint du FMI After Christine Lagarde, we will interview the IMF's no.2 David Lipton tomorrow. Watch it on Friday! #SpringMeetings euronews- Stefan Grobe (@StefanGrobe1) 13 avril 2016 Stefan Grobe, euronews Comment va l'économie américaine au terme des années Obama et quels seront les défis de la prochaine administration ? On entend dire, dans le sillage de la campagne électorale, que les indicateurs sont truqués et que la situation est pire que ne le suggèrent les chiffres de l'emploi. Quelle est votre évaluation ? David Lipton, premier directeur général adjoint du FMI On estime que l'économie bénéficie d'une croissance confortable. Cette croissance a été d'environ 2,4% et c'est aussi ce que nous anticipons pour 2016. Nous considérons que la reprise est solide. Bien sûr, à l'avenir, quel que soit le successeur du Président Obama, il, ou elle, héritera d'une économie saine, je pense, mais devra relever de nombreux défis à long-terme. Comme on le voit à travers la campagne électorale, il y a beaucoup de mécontentement dans la population américaine. La classe moyenne ne prospère pas. Stefan Grobe, euronews S'il y a un défi que ne doit pas relever l'économie américaine, c'est celui d'absorber une marée de réfugiée syriens. Mais c'est un défi majeur pour l'Europe. Un défi pour le marché du travail, pour l'action politique et pour le tissu social des pays européens. Le FMI est-il satisfait de la manière dont l'Union européenne gère cette crise sur le plan économique ? David Lipton, premier directeur général adjoint du FMI Je pense que le rôle moteur de l'Allemagne dans ce domaine a été très important. Il ya des problèmes, des problèmes importants, comme le contrôle des frontières, le partage de la charge, qui ne sont pas encore complètement résolus. Il est très important que les pays tirent le meilleur parti de cet afflux de population. Dans certains pays, ces nouveaux arrivants vont en fait permettre de compenser un déficit démographique de main d'oeuvre. Mais cela ne fonctionnera que si les gens sont bien accueillis, s'ils sont formés, s'ils sont embauchés. Nous avons réalisé des études qui montrent que l'immigration bien gérée peut être un plus pour l'Europe à long terme. Et j'espère que ce sera le cas. Stefan Grobe, euronews Et enfin, concernant la Grèce, on a assisté récemment à une prise de bec entre le FMI et la Grèce, mais aussi à des désaccords entre le FMI et l'Union européenne. Quelles sont les dernières nouvelles ? Peut-on trouver une solution sans allègement de la dette ? David Lipton, premier directeur général adjoint du FMI Nous aimerions aider la Grèce à surmonter ses problèmes. Mais cela requiert, de sa part, de nouveaux ajustements budgétaires, ce qui passe par l'adoption de nouvelles réformes. Nous devons aussi nous assurer que les obligations de la Grèce vis-à-vis de ses créanciers sont compatibles avec ses objectifs budgétaires. Une fois que vous avez fixé un objectif budgétaire, cela détermine le montant du prêt que vous pouvez rembourser chaque année. A l'heure actuelle, les contrats existants sur la dette appellent à des remboursements encore plus élevés que ceux prévus par les accords d'août dernier sur le budget. Donc, d'une certaine manière, l'Europe a passé des accords politiques avec la Grèce, qui visent à atteindre certains objectifs budgétaires. Mais elle a aussi passé des accords juridiques avec Athènes, qui fixent des montants de remboursement supérieurs à ce qui est prévu par leur accord économique. Ces deux types d'accords doivent être réalignés.
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La récession appelée à s'accentuer en Grèce cette année selon la Fondation grecque pour la recherche économique et industrielle. Ses experts s'attendent à ce que l'économie du pays se contracte d'1% cette année, près de deux fois plus que redouté par le Fonds monétaire international. Un rebond pourrait survenir au deuxième semestre, si la nouvelle tranche d'aide internationale est débloquée et si la reprise de l'investissement se confirme. Le groupe de recherche estime toutefois que plus d'austérité aurait un impact négatif sur la consommation et l'emploi.
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La croissance britannique a marqué le pas au premier trimestre sous le coup d'un recul généralisé de la demande. Ainsi, les ventes ont connu leur plus faible progression depuis fin 2012 dans le secteur manufacturier, et depuis la mi-2013 dans les services, selon le sondage de Chambre de commerce britannique auprès de 8.500 entreprises. Les exportations de produits manufacturés ont légèrement augmenté, mais celles de services ont été au plus bas depuis fin 2011. Les voyants sont par ailleurs au rouge pour la confiance et l'investissement, mais paradoxalement au vert pour les intentions d'embauches.

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