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Vodafone a enregistré une perte de 6,1 milliards d'euros lors de l'exercice 2016-2017. De mauvais résultats dus en partie à la baisse de valeur de sa filiale en Inde, que le groupe britannique envisage de fusionner avec l'opérateur local 'Idea Cellular'. Vodafone, numéro deux mondial de la téléphonie mobile, a par ailleurs subi une baisse de plus de 4 % de son chiffre d'affaires. En revanche, son bénéfice opérationnel est en hausse grâce à des réductions de coûts. En Europe, Vodafone a enregistré de bons résultats, notamment en Allemagne et en Italie, toutefois sa rentabilité a reculé au Royaume-Uni. Avec Reuters Télécoms: lourde perte annuelle pour Vodafone, plombé par l'Inde https://t.co/Rq3yyIhtGC pic.twitter.com/f4FJQRIDZJ- romandie.com (@romandie) 16 mai 2017
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Début d'année florissant pour l'économie portugaise, qui a vu son PIB progresser de 1 % de janvier à mars, par rapport au trimestre précédent. Sur un an, la progression est de 2,8%, soit la plus marquée en l'espace de dix ans. La croissance a été soutenue par l'investissement et les exportations, notamment de liège qui ont retrouvé leur pic d'il y a quinze ans. Les bouchons portugais ont repris le dessus sur l'aluminium et le plastique, désormais moins convoités par les viticulteurs. L'économie portugaise est portée également par le secteur du tourisme, qui a vu ses revenus progresser de plus de 10 % l'an passé. La région côtière de l'Algarve et les Açores sont de plus en plus prisés, tout comme la capitale, Lisbonne, appréciée aussi pour ses plages. La croissance économique du Portugal au plus haut depuis 2007 https://t.co/AUeFEezRDd- RTBF info (@RTBFinfo) 15 mai 2017
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En Allemagne, la croissance économique progresse encore , +0,6% au 1er trimestre selon les premières estimations de l'office fédéral des statistiques. En comparaison, le PIB de la France affiche une hausse de 0,3 % sur la même période , selon l'Insee. Ces bons chiffres de la première économie européenne s'expliquent par une hausse de la consommation des ménages et surtout une forte augmentation des investissements dans le bâtiment et dans les équipements, conséquence d'un hiver clément. Le commerce extérieur a lui aussi soutenu la croissance avec des exportations qui ont augmenté davantage que les importations. La croissance du PIB allemand avait marqué le pas à l'été 2016, à seulement 0,2% au troisième trimestre, avant de reprendre des forces au quatrième trimestre.
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L'économie espagnole va-t-elle maintenir la cadence ? La réponse est pour le ministre de l'Economie Luis de Guindos. Pour rappel la croissance espagnole s'est élevée à 3,2% en 2016, l'une des plus élevées de l'Union européenne. L'Espagne est depuis restée dans le groupe de tête, avec 0,8% de croissance au premier trimestre de cette année. Un quatorzième trimestre consécutif dans le vert, pour ce pays qui a traversé une la crise financière longue de 5 ans, terminée fin 2013. La prévision de croissance officielle du gouvernement pour 2017 est 2,7%. Ce jeudi la Commission européenne donnera ses prévisions pour l'eurozone, où les voyeurs de l'activité sont globalement dans le vert.
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Dans cette édition de Business Planet, notre reporter Serge Rombi prend la direction d'Helsinki, capitale de la Finlande. Ce pays mise avec succès, sur les emplois verts. Une PME par exemple y innove dans la lutte contre l'un des pires fléaux environnementaux mondiaux : la pollution générée par les sacs plastiques. Une illustration des pistes à emprunter pour à la fois, relever le défi de la croissance et agir pour la planète. Pollution plastique La pollution plastique représente l'une des principales menaces pour l'environnement. Chaque citoyen de l'Union européenne utilise jusqu'à 200 sacs plastiques par an. Mais seuls 7% d'entre eux sont recyclés. La nouvelle Stratégie européenne en matière de déchets plastiques permettra d'encourager le recyclage à l'échelle de l'Europe et de réduire leur présence en mer, ainsi que celle de substances chimiques potentiellement dangereuses dans l'environnement. La nécessité de développer le recyclage augmente la demande en solutions innovantes et vertes et crée de nouvelles opportunités commerciales. Liens utiles Pollution plastique et stratégie européenne en la matière Économie circulaire Semaine européenne des emplois verts 2017 Horizon 2020 À Helsinki, le SITRA, le Fonds d'Investissements pour l'Innovation de Finlande, a pour mission d'encourager la création d'emplois verts - ces emplois générés par des entrepreneurs qui s'engagent en faveur de l'environnement -. Pour en savoir plus, notre reporter Serge Rombi rencontre Timo Mäkelä, conseiller principal du SITRA. Serge Rombi, euronews : 'Les emplois verts représentent une vraie tendance aujourd'hui.' Timo Mäkelä : 'En effet ! Il y a plus de quatre millions d'emplois verts en Europe aujourd'hui. C'est deux fois plus que le secteur automobile par exemple et cela évolue très vite : plus 7% par an.' Vers la fin des sacs plastiques ? Découvrons une entreprise de ce secteur qui a choisi de participer à la lutte contre l'un des principaux fléaux aujourd'hui sur la planète : les sacs plastiques. Chaque Européen en utilise 200 par an. Seuls 7% sont recyclés. Ils génèrent une pollution telle que si rien ne change, en 2050, il y aura plus de plastiques que de poissons dans les mers du globe. Il est grand temps de s'attaquer au problème du plastique responsable de la dégradation de nos #océans https://t.co/f5eAoTHvPM pic.twitter.com/P2mi1vEDft- Nations Unies (ONU) (@ONU_fr) 2 mai 2017 Cette PME finlandaise crée des sacs écolos à partir d'un matériau qu'elle a conçu : il se compose d'une majorité de fibres de bois et d'une petite quantité de bioplastique. Nouvelle génération de papier Serge Rombi demande à son PDG, Tuomas Mustonen : 'Pourquoi est-ce que votre matériau est meilleur que le plastique ?' Tuomas Mustonen : 'C'est la nouvelle génération de papier. C'est écolo, recyclable, renouvelable et c'est vraiment résistant ! C'est pour cela que nous remplaçons les sacs plastiques avec notre matériau.' Filmingeuronews #BusinessPlanet #Greenjobs #Finland PapticLtd SitraFund EU_Growth pic.twitter.com/zjhGBO63Oj- Serge Rombi(@SergeRombi) 6 avril 2017 Autre avantage : cette technologie s'adapte à toutes les chaînes de production existantes qu'elles soient destinées à fabriquer des sacs en papier ou en plastique. C'est donc un bon point pour l'emploi. 'Aujourd'hui, nous sommes 10 et notre objectif, c'est d'être 50 dans deux ans, explique Tuomas Mustonen. Mais nous aidons aussi à maintenir des centaines d'emplois dans l'industrie de traitement du plastique qui est majoritairement composée de PME familiales,' ajoute-t-il. Pour son développement, cette entreprise a levé plusieurs centaines de milliers d'euros notamment en capital-risque. Elle a aussi reçu le soutien du programme européen Horizon 2020. 'Cela nous permet de grandir plus vite, souligne Tuomas Mustonen : par exemple, de faire appel à davantage d'experts pour l'ingéniérie, pour concevoir les plans de notre future machine, pour faire grandir cette entreprise, développer notre produit et remplacer les sacs plastiques plus rapidement.' Comment le plastique colonise les océans (et pourquoi c'est inquiétant)srouat1 https://t.co/oRf47DgIPQ- Sciences et Avenir (Sciences_Avenir) 25 avril 2017 Opportunités Depuis deux ans, une directive européenne oblige d'ailleurs les Etats membres à faire en sorte de réduire la consommation de sacs plastiques. L'occasion donc pour les entrepreneurs d'innover et de se saisir de ces nouvelles opportunités. Serge Rombi reprend son entretien avec Timo Mäkelä : 'La Finlande a élaboré une stratégie autour de ces emplois verts.' Timo Mäkelä : 'Si nous voulons avoir de la croissance et des emplois en Europe, il nous faut des stratégies pour une économie verte et circulaire. La Finlande parie là-dessus !'
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Le secteur privé de la zone euro a enregistré en avril sa meilleure performance en six ans. L'indice PMI composite, qui regroupe les services et le secteur manufacturier, a grimpé à 56,8 points en avril, bien au-delà du seuil des 50 points qui marque la limite entre croissance et contraction de l'activité. En France en Allemagne, la croissance des services s'est légèrement tassée, tout en restant dynamique, alors qu'en Italie, elle a atteint un pic en de près de dix ans. Ces résultats du secteur privé confirment en tout cas la solidité de l'économie de la zone euro, dont la croissance au premier trimestre a été supérieure à celle des Etats-Unis.
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La croissance de la zone euro a été solide au premier trimestre, en dépit du Brexit et de l'incertitude liée aux élections en France. Selon les premières estimations d'Eurostat, elle ressort à 0,5% par rapport au trimestre précédent et à 1,7% sur un an. Ces chiffres, supérieurs à ceux des Etats-Unis, laissent augurer une bonne année 2017 pour la zone euro. Pour les analystes, la consommation intérieure et l'investissement des entreprises ont été les principaux moteurs de la croissance au premier trimestre. Euro area #GDP +0.5% in Q1 2017, +1.7% compared with Q1 2016: preliminary flash estimate from #Eurostat https://t.co/I9eWQOtCNp pic.twitter.com/46a6Rq6jG4- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 3 mai 2017 Par ailleurs, ''l'inflation en avril'':http://www.sudouest.fr/2017/04/28/zone-euro-l-inflation-proche-de-l-obje... a atteint 1,9%, proche de l'objectif fixé par la Banque centrale européenne. Pour continuer à stimuler la croissance, la BCE maintient depuis plus d'un an ses taux directeurs à un niveau historiquement bas, ainsi que son vaste programme de rachat de dettes. La croissance en zone euro dépasse celle des Etas-Unis https://t.co/JXDFJ8UtV9 pic.twitter.com/bQ2IKn5pRA- Investir (@InvestirFr) 3 mai 2017 Avec AFP, Reuters, Capital
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L'économie espagnole prend un peu d'élan. Selon des données préliminaires, la croissance du PIB a accéléré plus que prévu au premier trimestre à 0,8 %, contre 0,7 % lors des deux trimestres précédents. Le taux de chômage, en revanche, est légèrement reparti à la hausse. Il se situait fin mars à 18,7 %, ce qui fait toujours de l'Espagne le plus mauvais élève de l'Union européenne après la Grèce. Durement impactée par la crise de 2008, l'économie espagnole poursuit donc son redressement, grâce en partie à la réorientation des entreprises vers l'export. Après un PIB en hausse de 3,2 % en 2015 et 2016, la croissance devrait toutefois ralentir cette année et atteindre 2,6% selon les prévisions du FMI et de la Banque d'Espagne.
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Pour la première fois depuis le référendum sur le Brexit, la croissance de l'économie britannique montre des signes de ralentissement. Le PIB au premier trimestre ressort en effet à + 0,3 %, selon les données publiées ce vendredi par l'Office des statistiques nationales (ONS). C'est la hausse la plus faible depuis début 2016. Depuis le vote historique de juin dernier, l'économie du Royaume-Un résistait bien aux effets du Brexit, avec un PIB en hausse de 0,6% et 0,7% aux troisième et quatrième trimestres. Ce ralentissement de la croissance est dû en partie au secteur des services, qui représente la grande majorité de l'activité britannique. Or, de janvier à mars, il n'a progressé que de 0,3 % contre 0,8 % lors du dernier trimestre 2016. Les autres secteurs -production industrielle, construction, agriculture - affichent une également une progression modérée. Ces chiffres n'inquiètent pas pour autant le gouvernement britannique. Le ministre des Finances Philip Hammond a adressé un message aux électeurs dans la perspective des prochaines élections législatives : 'La croissance de l'économie devrait atteindre 2 % cette année. Le 8 juin, les Britanniques devront choisir entre cinq années supplémentaires avec Theresa May, qui va consolider cette croissance et obtenir le meilleur accord possible avec l'Union européenne, ou une coalition de chaos sous Jeremy Corbyn qui conduira notre économie à l'effondrement.' Ce ralentissement de la croissance britannique était attendu, compte tenu du repli de la livre sterling, qui a entraîné une poussée de l'inflation et donc une hausse des prix des produits importés. Depuis le début de l'année, cette inflation pèse sur l'activité et la consommation. Avec Reuters
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Les dirigeants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale sont réunis à Washington à l'occasion de leurs traditionnelles Réunions de printemps. A quelques rues de la Maison Blanche, le président de 'l'Amérique d'abord' est dans tous les esprits. Mais officiellement les discussions portent sur la croissance, la lutte contre la pauvreté et l'état du système financier mondial. Un contexte économique globalement favorable, a estimé le président de la Banque mondiale : 'Nous sommes face à des perspectives économiques plus fortes, après des années décevantes en matière de croissance mondiale. Mais il y a toujours des risques, et les pays qui en ont les capacités fiscales doivent continuer à mener des réformes structurelles' a déclaré Jim Yong Kim lors de la conférence de presse. La croissance économique en #Afrique montre des signes de reprise et devrait y atteindre 2,6 % en 2017 https://t.co/DzrOWFTL5s pic.twitter.com/0MHSqrjJEz- Banque mondiale (@Banquemondiale) 20 avril 2017 Le FMI a régulièrement mis en garde contre le projet de réforme fiscale de Donald Trump et la 'guerre aux importations' brandie par le nouveau président américain. Sa directrice Christine Lagarde s'est dite optimiste ce jeudi, tout en insistant sur la préservation du libre échange et le refus du protectionnisme : 'Le FMI n'est pas une organisation commerciale, mais nous nous intéressons au commerce car c'est un des principaux moteurs de la croissance. Donc nous allons voir comment y participer, comment soutenir le développement du commerce : comment faire cela de la manière la plus efficace, la plus juste et la plus mondiale possible', a assuré la Française. Plan d'action mondial du FMI : une économie mondiale plus inclusive et plus résiliente https://t.co/1EmvlcOeeg pic.twitter.com/SrefoI8L2q- FMIactualites (@FMIactualites) 20 avril 2017 Le FMI a relevé ses prévisions de croissance mondiale cette semaine, pour la première fois en deux ans. Il table désormais sur 3,5% de croissance globale cette année, contre 3,1% l'an dernier. Le sujet du renflouement de la Grèce devrait également être abordé lors des réunions de printemps. Une rencontre est prévue entre le ministre grec des Finances Euclid Tsakalotos, son homologue allemand Wolfgang Schäuble et la directrice du FMI ce vendredi.
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Le Fond monétaire international (FMI) a revu à la hausse ses prévisions économiques pour la planète, une première en deux ans. L'institution table désormais sur une croissance mondiale à 3,5% cette année, contre 3,4% lors des dernières estimations en janvier. Un regain d'optimisme 'modéré', a précisé le chef économiste du FMI, qui met en garde contre les 'poussées protectionnistes'. '_Cette amélioration est surtout due à de bonnes nouvelles économiques en Europe et en Asie, ainsi qu'à des prévisions de croissance toujours en augmentation aux Etats-Unis', a expliqué Maurice Obstfeld en conférence de presse. Le FMI fait en effet toujours confiance à Donald Trump. Il table sur une croissance solide de 2,3% cette année et 2,5% l'an prochain aux USA. Accélération ? La croissance mondiale devrait passer de 3,1 % en 2016 à 3,5 % en 2017 et 3,6 % en 2018 #WEO https://t.co/EYSzyuGPQP pic.twitter.com/99dC4jbHUj- FMIactualites (@FMIactualites) 18 avril 2017 La révision la plus marquante ce mardi a concerné le Royaume Uni. Le Fonds a souligné la solidité de l'activité britannique et des effets négatifs du Brexit plus progressifs que prévus pour justifier la nette amélioration des prévisions de croissance dans le pays. Le FMI table cette année sur une croissance britannique plus forte qu'en 2016 : 2% en 2017, contre 1,5% précédemment. Concernant la zone euro, là aussi, le FMI a favorablement accueilli les dernières données économiques. Les prévisions du Fonds sont relevées d'un dixième de point en France à 1,4% cette année, et en Allemagne à 1,6%, deux pays où vont se tenir des scrutins majeurs. On assiste à une augmentation similaire de la prévision dans les pays qui utilisent la monnaie unique située à 1,7% en 2017. Du côté des économies émergentes, la croissance devrait rester forte en Chine 6,6% et en Inde (7,2%) selon le FMI. Bonne nouvelle du côté du Brésil (0,2%) et de la Russie (1,4%), qui devraient d'après le FMI renouer avec la croissance cette année. Comme il le fait depuis plusieurs mois, le FMI rappelle que cette embellie est menacée par la tentation croissante 'de repli sur soi' économique. The 2017 world economy is on the right track but growth rates remain too modest in too many countries. #WEO https://t.co/7bXzSIwMzK pic.twitter.com/eDZE8UAlSR- IMF (@IMFNews) 18 avril 2017
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Comment approfondir et renforcer l'Union économique et monétaire alors même qu'elle se bat pour sa survie ? Voyons quels sont les défis à relever, les doutes à dissiper et les options à envisager pour déterminer l'avenir de l'Europe, dans cette édition de Real Economy qui fait étape en Croatie et interroge le Commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici. Quel avenir pour l'Union économique et monétaire européenne (UEM) à l'heure où elle est critiquée de toutes parts ? Cette construction qui trouve son origine dans les années 50 a été concrétisée en 1992 par le Traité de Maastricht. L'introduction et la mise en circulation de l'euro l'ont gravé dans le marbre. Mais alors que le Royaume-Uni est en passe de quitter l'Union européenne, la dynamique d'intégration a du plomb dans l'aile. Commençons par voir plus clairement de quoi nous parlons dans notre cours accéléré : l'Union économique et monétaire a pour objectif d'intégrer Johan, Judith, Pierre et Nathalie originaires de différents pays dans un même club. Bien que leurs nations aient des économies et des politiques nationales différentes, cette Union leur donne une monnaie unique tant qu'ils respectent les règles pour en faire partie. Droits et obligations de l'UEM La Banque centrale européenne - institution-clé de l'UEM - fixe la politique monétaire, les taux d'intérêt et des objectifs d'inflation qui aident les Etats membres à se coordonner et un filet de sécurité prévoit que chacun apporte sa contribution quand les choses tournent mal. Cette Union permet aussi à Johan de vendre son fromage à travers l'Europe et donc, de se placer sur un plus grand marché. Sa cliente Nathalie ne supporte aucun coût de conversion. En lien avec eux, Judith crée des emplois comme celui de Pierre, goûteur de fromage dans la zone euro. Dix-neuf pays européens en sont membres. En dehors du Danemark qui dispose d'une clause de maintien en dehors de la monnaie unique et du cas du Royaume-Uni, il reste sept pays potentiellement éligibles à une adhésion. 'Construction UE ne sera pas otage du #Brexit. Relance UEM est notre priorité' EnricoLetta présent #StrenghtenEuro pic.twitter.com/41tp9rdmYr- Delors Institute (DelorsInstitute) 17 octobre 2016 Croatie : futur adhérent à l'euro ? L'Union économique et monétaire devait apporter la croissance en Europe, mais la crise financière a révélé ses défauts et mis en avant les défis qui se présentent à elle. Nous partons à Zagreb, capitale de la Croatie, le tout dernier pays à avoir rejoint l'Union européenne et peut-être, le prochain à rejoindre la zone euro. Forte de sa population de 4,2 millions d'habitants et d'un PIB pour 2015 de 48,7 milliards de dollars (d'après la Banque mondiale), la Croatie affiche de bonnes perspectives de croissance pour les prochaines années. Elle a encore sa propre monnaie, la Kuna. Allons rencontrer celui qui la pilote : le gouverneur de sa Banque centrale, Boris Vuj ić. Demandons-lui quel intérêt il voit dans l'UEM en termes de compétitivité. 'Il y a de la compétitivité parce que les gens peuvent faire mieux que d'autres, être moins chers que d'autres, etc. indique Boris Vuj ić. Bien sûr, le taux de change, c'est toujours quelque chose d'important dans le commerce international, mais bien souvent dans le commerce, il n'y a pas de taux de change,' affirme-t-il. Notre reporter Guillaume Desjardins l'interroge : 'L'UEM veut protéger les contribuables en déconnectant fonds publics et défaillances bancaires : est-ce que ce sera un obstacle à l'adhésion de la Croatie à la zone euro ?' Boris Vuj ić : 'Je ne crois pas, non. C'est assez courant de vouloir protéger l'argent des contribuables de toutes façons, concède-t-il avant d'ajouter : On doit être prudent sur les ressources que les banques devront avoir pour leur renflouement en interne, on doit être prudent dans la manière dont on va mettre ces mécanismes en place et je dirais que le cadre n'est pas encore totalement défini. Et la deuxième chose essentielle pour la zone euro - pour l'Union bancaire -, poursuit-il, c'est d'avoir une supervision vigilante et des règles efficaces.' Rassurer les investisseurs étrangers grâce à la monnaie unique Alors même qu'elle n'est pas dans le club 'euro', c'est en Croatie que le chômage a le plus reculé en Europe en 2016 (avec une baisse de 14,8%) et la chute devrait être encore forte cette année (elle est estimée à 11,3%). Ce pays comme la Pologne d'ailleurs ne semble pas avoir besoin de le rejoindre pour créer des emplois. In case of 2-speed union, #Croatia would fit in deeper one, says Boris Vuj ić, CNB, now the q is how deep does 'deeper' mean? #RealEconomy pic.twitter.com/IWwcgAvaF8- Guillaume Desjardins (@GuilDesjardins) 30 mars 2017 Guillaume Desjardins poursuit son échange avec le gouverneur de la Banque centrale croate : 'Actuellement, vous utilisez des Kunas, vous voulez adopter l'euro : est-ce que cela va favoriser l'emploi ?' 'En baissant les taux d'intérêt, on promeut l'investissement, lui répond Boris Vuj ić. Tous les investisseurs étrangers regardent la situation d'un pays et l'un des principaux risques pour eux quand ils investissent, c'est que la monnaie baisse, dit-il. Si on avait l'euro, tous les investisseurs de la zone euro seraient rassurés, assure-t-il. On stimule aussi le commerce dans la même monnaie puisqu'il n'y a pas de risque de change ; tout cela encourage l'investissement et le commerce et donc, la création d'emplois.' Pierre Moscovici : 'Nous avons beaucoup de discipline, mais aussi beaucoup de divergences' On conviendra tous que de nombreux défis se posent et que l'Europe est aujourd'hui à un carrefour. Pour recueillir le point de vue institutionnel, nous interrogeons Pierre Moscovici, il est en charge de notre stabilité économique et financière et de l'euro à la Commission européenne. Maithreyi Seetharaman, euronews : 'Comment renouer le contact avec les citoyens et renforcer l'UEM vu ce contexte délicat ?' Pierre Moscovici, Commissaire aux Affaires économiques et financières, fiscalité et douanes : 'Je reconnais que la situation n'est pas idéale... Mais je leur dirais tout d'abord : regardons ce que nous avons. Nous avons la Banque centrale européenne, l'Eurogroupe : des décisions communes y sont prises, notamment sur des plans pour des pays en difficulté. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, nous avons beaucoup de discipline, mais aussi beaucoup de divergences. Si la situation est solide uniquement dans le nord de l'Europe et faible dans le sud, alors dans le nord, ils peuvent dire : 'Pourquoi paie-t-on pour ces gens paresseux ?' Dans le sud, ils peuvent voir que leur économie s'affaiblit par rapport à celles du nord. C'est pour ça que nous devons bâtir de la convergence. Certaines économies ont des efforts à faire, mais les autres pays qui disposent d'une marge de manoeuvre aussi bien du point de vue budgétaire qu'au niveau de leur excédent de balance courante peuvent contribuer davantage à l'investissement. Et on pourrait être 19 - et peut-être même plus - dans la zone euro - parce qu'une fois que le Royaume-Uni sera parti, seul un pays aura une clause de non-participation : le Danemark. Tous les autres peuvent la rejoindre s'ils le veulent et s'ils répondent aux critères':https://www.ecb.europa.eu/ecb/orga/escb/html/convergence-criteria.fr.html.' 'Je crois à une coalition des volontés' Maithreyi Seetharaman : 'Cela laisse supposer qu'il y aura une Europe à deux vitesses, voire à plusieurs vitesses dans l'avenir. Qu'est-ce que cela va signifier pour les citoyens ?' Pierre Moscovici : 'Parfois, ceux qui veulent aller plus vite doivent avoir la capacité de le faire. C'est ce que nous avons fait avec l'euro. C'est ce que nous avons fait également avec Schengen. Donc je ne pense pas à une Europe à deux vitesses, ce ne serait pas équitable. Mais je crois à une coalition des volontés.' Maithreyi Seetharaman : 'Mais quels sont les éléments concrets d'une Europe à plusieurs vitesses : concernant l'euro, il y aurait une première Ligue et une deuxième Ligue ?' Pierre Moscovici : 'Quand on crée l'Union bancaire, on s'assure que les intérêts de ceux qui ne sont pas dans la zone euro soient protégés. Donc une Europe à plusieurs vitesses, cela ne veut pas dire un euro à plusieurs vitesses. Autre exemple : la taxe sur les transactions financières : nous n'avons pas pu l'établir à 28, j'espère que nous pourrons le faire à 10. Nous devons donner la preuve par l'exemple : montrer que c'est bien d'en faire partie, que c'est mieux d'être dans le club plutôt qu'en dehors.' 'Défis intérieurs et extérieurs' Maithreyi Seetharaman : 'Nous avons vu aussi que des éléments centraux comme le partage des risques sont très contestés.' Pierre Moscovici : 'Le Brexit, c'est le principal défi intérieur que nous devons relever - de manière amicale également - parce que nous devons continuer d'avoir des relations avec le Royaume-Uni. Il y a aussi des défis extérieurs : Donald Trump en est un, en particulier quand on voit comment il gère le multilatéralisme ou le protectionnisme. Vladimir Poutine représente un autre défi extérieur. Il y a aussi le terrorisme, la question des réfugiés. Je crois que le statu quo n'est pas une option. Si nous maintenons la situation actuelle, je crois que les forces qui tendent à détricoter l'Union seront encore plus puissantes.' Maithreyi Seetharaman : 'Y a-t-il un risque que tout cela n'aboutisse à rien ?' Pierre Moscovici : 'Oui, c'est un grand risque. Il y a des gens comme dans mon pays avec Marine Le Pen qui veulent que la France sorte de l'Europe, de l'euro... Et franchement, une Europe et un Euro sans la France, cela n'a pas de sens. Donc je dis aux pro-Européens : Ne soyez pas si timides, n'ayez pas honte d'être Européens, soyez-en fiers, mais soyez fiers de ce que vous avez fait et de ce que vous pouvez faire.'
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Le dynamisme du marché du travail ne faiblit pas aux Etats-Unis. D'après l'enquête mensuelle d'ADP, spécialiste de l'externalisation de la gestion des ressources humaines, le secteur privé a créé 263.000 emplois en mars, bien plus que prévu, un record depuis décembre 2014. 263,000 private sector #jobs added in March per ADP National Employment Report. View report here: https://t.co/af3AuRaq1j #JobsReport pic.twitter.com/MwAgHnASPp- ADP (@ADP) 5 avril 2017 Les créations d'emploi ont toutefois été revues à la baisse à 245.000 en février. Cette enquête précède de deux jours la publication du rapport mensuel du ministère du Travail. Les économistes anticipent 180.000 créations d'emplois en mars pour un taux de chômage stable à 4,7%. Avec Reuters.
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Le volume des ventes du commerce de détail a augmenté de 0,7 % dans la zone euro et dans l'ensemble de l'Union européenne en rythme annuel au mois de février. Les prévisions des économistes tournaient autour de 0,5 %. Dans la zone euro, la progression est due à des hausses de 0,9 % des ventes dans le secteur non-alimentaire et de 0,7 % dans celui de l'alimentation, des boissons et du tabac. Sur un an, le volume des ventes au détail a progressé de 1,8 % en février, une hausse supérieure à celle d' 1,4 % prévue par les analystes. Les ventes de carburant automobile ont baissé de 0,9 %.
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L'inflation a fortement reculé en mars dans la zone euro à 1,5 % sur un an, selon une première estimation de l'Office européen des statistiques Eurostat, qui est en dessous des prévisions des analystes. Euro area inflation down to 1.5% in March 2017: flash estimate from #Eurostat https://t.co/mZDZg36uDR pic.twitter.com/gzooB6N2XT- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 31 mars 2017 Après avoir atteint 2 % en février, ce qui n'était plus arrivé en quatre ans, ce recul de l'inflation en mars s'explique avant tout par le net ralentissement des prix de l'énergie. L'inflation sous-jacente, qui exclut l'énergie et les produits alimentaires, a elle aussi légèrement décéléré. La Banque centrale européenne vise un rythme durable d'inflation proche de 2 %, considérée comme un signe de bonne santé de l'économie. Pour soutenir la croissance, l'institution monétaire injecte massivement des liquidités en rachetant chaque mois 80 milliards d'euros de dette. Ce programme de rachats d'actifs sera ramené à 60 milliards en avril. Avec Agences
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Finalement un tout petit mieux que prévu. Au quatrième trimestre de l'année 2016, la croissance américaine s'est établie à 2,1 %. Voilà les derniers chiffres du département du Commerce, qui annonçait 1,9 % lors de sa précédente estimation. The updated figure on the economy's fourth quarter growth partly reflected more spending by consumers. https://t.co/YQ7kpM95MC- BEA News (@BEA_News) 30 mars 2017 Sur l'ensemble de l'année, la progression du produit intérieur brut américain atteint 1,6 %. C'est un point de moins qu'en 2015. C'est également la plus faible croissance annuelle de ces cinq dernières années.
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La banque centrale américaine relève ses taux d'intérêt d'un quart de point pour la deuxième fois en trois mois, de 0,75 % à 1 %. C'est donc aussi la deuxième fois depuis l'élection de Donald Trump et la troisième seulement depuis la crise financière de 2008. La Fed est restée prudente pour l'avenir, se disant attentive à l'inflation. Les participants au Comité monétaire projettent ainsi que les taux d'intérêt directeurs atteindront 1,4 % en 2017, ce qui équivaut à deux autres hausses d'un quart de point de pourcentage en 2017. Vu la remontée de l'inflation, le bas taux de chômage et surtout la perspective de la politique budgétaire expansionniste annoncée par l'administration Trump, plusieurs analystes estiment au contraire que la Fed risque de devoir accélérer le rythme.
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L'Europe peut-elle continuer à se développer dans un climat d'incertitude lié à la nouvelle administration américaine, aux élections en Europe, au Brexit ou encore à la situation économique de la Chine ? Dans cette édition, nous cherchons des réponses auprès d'une économiste de la London Business School Lucrezia Reichlin et d'entrepreneurs français qui malgré le contexte, parviennent à développer leurs activités. Pour la première fois depuis près de dix ans, il est prévu que tous les pays européens renouent avec la croissance. Mais le feront-ils dès cette année ou l'an prochain ? On ne le sait pas dans le climat actuel d'incertitude lié aux messages contradictoires envoyées par la nouvelle administration américaine, aux prochaines élections en Europe et aux inquiétudes sur le Brexit et la Chine. Cette année ou l'an prochain, la croissance devrait faire son retour dans tous les pays européens, même les plus touchés par la récession. Dans la zone euro, elle devrait être plus faible en 2017 par rapport à 2016, puis repartir à la hausse en 2018. Ces perspectives ne tiennent pas seulement compte de l'augmentation des exportations. Il faut aussi s'intéresser à l'inflation : très faible ces deux dernières années, elle devrait être plus élevée à l'avenir. Retour de la croissance et hausse de l'inflation en perspective Pour y voir clair, prenons l'exemple d'Hélène. Quand elle veut acheter un bien ou un service, elle tient compte de l'évolution des prix. Ces dernières années, elle reportait ses achats en raison de la chute constante des prix en pensant qu'ils allaient continuer de baisser. Malgré tout, son pouvoir d'achat se réduit parce que comme les entreprises vendent moins, elles investissent moins, embauchent moins et les salaires baissent. L'un des facteurs qui joue également, c'est la chute des cours du pétrole. Mais depuis peu, ces derniers repartent à la hausse. Du coup, l'inflation se rapproche du niveau que la Banque centrale européenne estime favorable à des prix stables. Dans la zone euro, on prévoit une inflation de 1,7% cette année, puis de 1,4% l'an prochain. Dans l'Union européenne, elle devrait atteindre 1,8% en 2017, puis se stabiliser. Les entreprises devraient investir plus, favorisant la croissance grâce à une demande intérieure qui devrait rester forte. Mais en cas de trop forte inflation, la famille d'Hélène pourrait ne pas dépenser plus. Zone euro : Bruxelles relève sa prévision de croissance, malgré des " risques exceptionnels " https://t.co/3sAWYBelmM pic.twitter.com/osPYkaG652- Les Echos (@LesEchos) 14 février 2017 Malgré des fragilités, record d'expansion pour le secteur privé Mais la reprise est encore fragile et incomplète. C'est ce que l'on constate dans les perspectives économiques pour les quatre grands pays de la zone euro : seules celles de l'Allemagne ont été revues à la hausse tandis que dans le cas de la France, cette reprise et cette croissance devraient être à peine plus fortes que prévu. L'hiver prochain, la croissance en Allemagne devrait ainsi atteindre 1,6% et 1,4% en France. A quoi s'attendent les entreprises alors qu'en février, l'expansion du secteur privé dans la zone euro a atteint son plus haut niveau depuis six ans ? Guillaume Desjardins est allé leur poser la question en France. Près de Lyon, nous nous rendons dans les locaux d'une société qui fabrique des portes souples industrielles depuis plus de trois décennies et vend ses produits en France et à travers l'Europe. La santé économique de l'Union a bien sûr une influence sur son développement. En 17 ans, ses effectifs sont passés de 39 à 88 et de nouvelles embauches sont prévues. 'Comparé à 2011, par exemple, on a augmenté à peu près de 30 à 40% notre capacité à produire des portes dans la semaine, explique Laurent Melia, responsable qualité, sécurité et environnement chez Maviflex. On était à peu près à 50 portes par semaine en 2011, aujourd'hui, on est à 85, 90, voire plus en avoisinant les 100 portes par semaine,' poursuit-il. Door making company #Maviflex is hiring as orders from manufactures, supermarkets, carwashes pick up #RealEconomy pic.twitter.com/JEd4lYECt5- Guillaume Desjardins (@GuilDesjardins) 2 mars 2017 L'essor de cette entreprise illustre le développement actuel du secteur privé dans la zone euro, en particulier dans l'activité manufacturière. De nouveaux emplois sont créés. Dans le même temps, le taux de chômage devrait passer dans l'Union européenne, de 8,5% l'an dernier à 7,8% en 2018 sans revenir à son niveau de 2007, avant la crise. Les entreprises hésitent encore à investir 'Ces derniers mois, la faiblesse de l'euro a permis de faciliter les exportations des produits européens, en augmentant leur compétitivité, indique notre reporter Guillaume Desjardins. Mais cet effet s'estompe peu à peu : du coup, un regain de la demande domestique du fait de la baisse du chômage arriverait à point nommé,' ajoute-t-il. Une demande qui sera forte seulement si l'inflation reste contenue. Pour garantir cette embellie, les entrepreneurs attendent aussi des politiques, une stratégie économique claire : leur développement en dépend. Anne-Sophie Panseri, PDG de Maviflex, confirme : 'On va chercher la croissance en priorité à l'international, un peu en France, mais surtout à l'international, et de façon prioritaire en Europe.' /!\ Zone euro : plus forte croissance du secteur privé depuis près de 6 ans en février ! https://t.co/Ni4NAdf0R8 pic.twitter.com/rImuMgHG94- Investir (@InvestirFr) 3 mars 2017 Dans un contexte de baisse des investissements qui a débuté avant la crise en Europe, les sociétés comme celle-ci hésitent à investir comme elles le voudraient dans un climat politique incertain. Anne-Sophie Panseri renchérit : 'C'est un peu inquiétant parce que cette instabilité nous enlève un peu la perspective de notre développement et puis on sait aussi qu'en France, les années électorales ne sont pas des années très favorables aux investissements parce que tout est un peu gelé.' Lucrezia Reichlin : 'La reprise en Europe est convaincante' Pour analyser ces prévisions, nous avons interrogé l'une des plus éminentes économistes mondiales qui est aussi professeure à la London Business School, Lucrezia Reichlin. Maithreyi Seetharaman, euronews : 'Evoquons d'abord ce climat d'incertitude. On peut parler des élections à venir en Europe, de la nouvelle administration américaine, de la Chine, du Brexit... Quelle importance faut-il donner à tout cela ?' Lucrezia Reichlin, économiste de la London Business School : 'Quand on regarde les Etats-Unis, l'incertitude, c'est évidemment le facteur Trump et elle porte plus globalement sur la manière dont l'économie américaine va évoluer car nous sommes nombreux à penser qu'en réalité, elle a atteint un pic. L'Europe a ses propres problèmes. Bien sûr, si l'économie américaine commençait à ralentir et prenait des mesures protectionnistes, l'Europe serait touchée. D'un autre côté, la reprise en Europe est aujourd'hui tout-à-fait convaincante.' Maithreyi Seetharaman : 'Comment relancer l'investissement quand il y a ces inquiétudes sur les Etats-Unis et sur la situation en Europe ?' Lucrezia Reichlin : 'C'est effectivement ce à quoi nous devons nous atteler. Il faut s'assurer que même les entreprises les plus faibles - la partie la plus fragile du secteur privé -bénéficient des technologies qui sont disponibles aujourd'hui. Mais je crois que le secteur privé doit aussi être certain que les perspectives de croissance existent et je pense qu'une fois que cette incertitude politique sera levée, l'optimisme l'emportera.' Maithreyi Seetharaman : 'Il faut rappeler qu'en Europe, seule l'Allemagne semble résister.' Lucrezia Reichlin : 'L'Allemagne connaît la croissance, mais l'Espagne aussi. En réalité, le seul pays qui a affiché des résultats décevants, c'est l'Italie. Je crois que maintenant, l'Italie doit travailler à s'assurer que ses régions les plus fragiles agissent pour atteindre des taux de croissance plus élevés.' 'Il faut conserver les mesures de relance' Maithreyi Seetharaman : 'Considérons les bons chiffres sur l'emploi et le salaire nominal à travers l'Europe. De quoi a-t-on besoin pour maintenir cette dynamique et même l'amplifier ?' Lucrezia Reichlin : 'L' inflation sous-jacente qui donc, exclut les denrées alimentaires et l'énergie dont les prix sont volatils reste faible. Donc la Banque centrale européenne a l'opportunité de conserver les mesures de relance. Les interrompre serait néfaste pour l'économie réelle et pour la stabilité financière parce que cela voudrait dire que les taux d'intérêt à long terme commenceraient à augmenter et pour les pays très endettés, ce serait un problème. D'un point de vue général, la zone euro doit aussi travailler sur sa propre gouvernance et prendre des mesures globales de relance budgétaire.' Maithreyi Seetharaman : 'Que peut-elle faire ?' Lucrezia Reichlin : 'Je crois que nous devrions interpeller nos politiques, les institutions économiques, le gouvernement économique de la zone euro et les responsables européens en général pour qu'ils lancent des plans d'action qui favorisent l'adoption des technologies, qui renforcent les entreprises. Je pense que notre économie a besoin d'une nouvelle impulsion.' Better ways to #nowcast : models that handle #uncertainty. Lucrezia Reichlin's award-winning work - Watch: https://t.co/pshwQLsy0y EEANews pic.twitter.com/NWX96zSh5n- Econ Films (econfilm) 16 octobre 2016
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Anne-Sophie Panseri, PDG de Maviflex : Alors je vais être optimiste parce que c'est le développement de l'entreprise et c'est majeur pour nous, maintenant, je pense qu'il y a besoin que l'Europe se remette en cause dans son organisation, je pense qu'on a une situation où comme d'habitude il faut être au mûr pour faire bouger les lignes, en Europe notamment, donc j'espère que l'Europe va prendre conscience de l'enjeux des harmonisations nécessaires pour notre industrie, fiscale, droit du travail, il y a un beau chantier en perspective mais quant on voit un peu la géopolitique actuelle et les positions que prend les Etats-Unis, il est vraiment, pour moi, primordial qu'on résiste à diviser pour régner, parce que c'est un peu l'enjeu qu'on ressent, nous, dans les prises de positions actuelles.
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L'OCDE a une nouvelle fois relevé ses prévisions de croissance 2017 pour le Royaume-Uni. L'Organisation pour la coopération et le développement économique s'attend désormais à ce que le produit intérieur brut britannique augmente de 1,6% cette année, c'est 0,4 points de pourcentage de plus que son estimation de novembre. Cette révision tient compte du succès du stimulus de la Banque d'Angleterre et de l'allègement de l'austérité budgétaire dans le sillage du vote de juin en faveur d'une sortie du pays de l'Union européenne. Toutefois, l'OCDE maintient sa prévision de croissance à 1% pour 2018. Elle s'inquiète notamment de l'impact de la chute de la livre sterling sur le pouvoir d'achat des ménages. #GDP, productivity, trade, housing, interest rates: Get OECD Interim economic outlook data & projections here https://t.co/e2bz5AgUqH #stats pic.twitter.com/XM8ROMK41J- OECD (@OECD) 7 mars 2017 Inquiétudes sur la consommation Selon le British Retail Consortium, organisme qui représente les distributeurs britanniques, les ventes non-alimentaires ont reculé de 0,2% de décembre à février, leur premier repli sur trois mois depuis cinq ans. Rachel Lund dirige le département d'étude du British Retail Consortium. Ce tassement des ventes 'signifie que les dépenses des ménages britanniques commencent à ralentir, comme nous nous y attendions. Mais c'est d'autant plus inquiétant que la consommation a été le moteur de la croissance l'an dernier.' explique-t-elle. Selon Barclaycard, les achats de biens non-essentiels ont connu leur cinquième mois de baisse en février. La tendance menace de s'accentuer au vu de l'évolution des prix. Actuellement proche de 2%, l'inflation pourrait en effet atteindre 3% d'ici la fin de l'année. Avec Reuters, OCDE.
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Le Brexit est un coup dur pour l'économie mondiale. C'est le constat du Fonds monétaire international (FMI), qui a abaissé ce mardi ses prévisions de croissance. L'institution table sur une croissance mondiale de 3,1% en 2016 et 3,4% l'an prochain, soit 0,1 point de moins que la dernière prévision d'avril. Le Royaume-Uni perd presque un point, à 1,3% de croissance en 2017. Un 'scénario noir' envisage même une récession britannique. 'Le 22 juin nous étions prêts à revoir à la hausse nos prévisions de croissance pour 2016 - 2017, mais le Brexit a jeté un grain de sable dans la mécanique', explique Maurice Obstfeld, le chef économiste du Fonds. Après le Royaume-Uni, c'est l'Europe qui sera la plus négativement touchée par le Brexit. La zone euro pourrait être amputée de 0.2 point de croissance, son économie subissant aussi les séquelles des systèmes bancaires portugais et italiens. Les analystes du FMI se montrent prudents. Ce mardi l'incertitude est le maître mot: 'il est important de souligner que les effets réels du Brexit vont se voir progressivement au fil du temps , peut-être pendant plusieurs mois, par l'ajout d'éléments d'incertitude économique et politique qui devront être résolus sur une longue période' modère Maurice Obstfeld . Brexit adds to uncertainty: Possible 'downside' and 'severe' scenarios #WEO https://t.co/2OFqiHHvTu pic.twitter.com/XFuic2whGI- IMF (@IMFNews) 19 juillet 2016
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Spectaculaire rebond du marché du travail aux Etats-Unis en juin. L'économie américaine a créé 287.000 emplois nets, 112.000 de plus qu'escompté. C'est son meilleur score mensuel depuis octobre. Payroll employment increases by 287,000 in June; unemployment rate rises to 4.9% https://t.co/1Y9cSWJUIB #JobsReport #BLSdata- BLS-Labor Statistics (@BLS_gov) 8 juillet 2016 Certes, ce chiffre est gonflé par la fin de la grève de plus de 35.000 salariés du groupe de télécoms Verizon. Il n'en reste pas moins supérieur aux attentes. Retour des exclus sur le marché du travail Le secteur des services a été la locomotive de cette performance, hôtellerie, loisirs, santé et information en tête. Le secteur public a également bien recruté.Seules les industries minières ont continué à détruire des emplois - 5.000 en juin. Le taux de chômage, lui, a augmenté, passant de 4,7% à 4,9% de la population active. Mais c'est surtout parce que de nombreux chômeurs sortis des listes se sont remis à chercher activement un emploi. Today's #JobsReport confirms that our economy is resilient and strong. We still have more work to do. https://t.co/NBiEADY9hE- Tom Perez (@LaborSec) 8 juillet 2016 Vers une hausse des taux de la Fed Des chiffres à même de rassurer la Réserve fédérale quant à la solidité de la reprise américaine. La quasi stagnation des créations d'emploi en mai (elles ont été revues à la baisse à 11.000) et les incertitudes liées au référendum britannique sur le Brexit avaient conduit la banque centrale à renoncer à relever ses taux le mois dernier. Friday's strong jobs report raises the odds of a Fed rate move in September, Jon Hilsenrath says https://t.co/iFutLrNUSI- Wall Street Journal (@WSJ) 8 juillet 2016 La publication du département du Travail a stimulé le dollar sur le marché des changes, alors que les investisseurs anticipent désormais un resserrement monétaire imminent. D'autant que le salaire moyen est ressorti en hausse de 2,6% sur 12 mois en juin, signe d'un possible redémarrage de l'inflation. Trump calls the U.S. Bureau of Labor Statistics unemployment numbers 'phony' https://t.co/Vkm5WVkFdS- Hardball (@hardball) 6 juillet 2016
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Les ventes au détail ont fortement rebondi au Royaume-Uni en mai. L'Office national des statistiques les donne en hausse de 0,9% sur un mois et de 6% sur un an. C'est presque deux fois mieux que prévu. Qui plus est, les chiffres d'avril ont été revus à la hausse à +1,9% sur un mois et +5,2% sur un an. L'embellie de mai est notamment à mettre au compte de l'habillement. La météo clémente a dopé les ventes de vêtements après un mois d'avril décevant. Elles ont augmenté de 4,3% en mai, leur plus forte hausse en plus de deux ans. Les professionnels s'attendent cependant à un coup de frein en juin, mois du référendum sur le Brexit.
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Le taux chômage est au plus bas depuis octobre 2005 au Royaume Uni. Il est retombé à 5% sur les trois mois achevés fin avril, là où les économistes l'attendaient stable à 5,1%. Mieux, hors bonus, les salaires ont augmenté de 2,3% sur un an. Au 31 avril le pays comptait 1,67 million de chômeurs, 148.000 de moins qu'il y a un an. C'est le secteur privé qui a le plus recruté. Une bonne nouvelle pour l'économie britannique, en pleine torpeur dans l'attente du référendum du 23 juin sur le maintien ou non du pays dans l'Union européenne.
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La zone euro a connu sa plus forte croissance en un an au premier trimestre. Eurostat l'a revue à la hausse à 0,6% par rapport au trimestre précédent et à 1,7% sur un an. Des chiffres qui avaient été revus à la baisse le mois dernier. Euro area GDP +0.6% in Q1 2016, +1.7% compared with Q1 2015 #Eurostat https://t.co/n43bbGspS7 pic.twitter.com/wZXSHntL4e- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 7 juin 2016 Une performance portée par les dépenses des ménages et l'investissement privé, mais freinée par la balance commerciale, les importations ayant plus augmenté que les exportations. L'Allemagne, première économie du bloc, a fait mieux que la moyenne avec 0,7% de croissance en variation trimestrielle. La France, numéro 2, affiche un résultat en ligne. Quant à l'Italie, troisième économie de la zone euro, elle a sous-performé avec une croissance de 0,3% par rapport au trimestre précédent.
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Les Etats-Unis ont dévoilé des chiffres de l'emploi en trompe l'oeil en mai. A commencer par le taux de chômage : il est tombé à 4,7% de la population active en mai, au plus bas depuis novembre 2007, soit avant la crise financière. Les économistes n'en attendaient pas tant puisqu'ils tablaient sur 4,9%. Chômeurs sortis des listes Mais cette embellie s'explique en partie par le fait que nombre d'Américains ont renoncé à chercher du travail, sortant ainsi des listes. Ainsi, le taux de participation des personnes en âge de travailler au marché du travail - que ce soit en travaillant ou en recherchant activement un emploi - a reculé de 0,2 points de pourcentage en mai à 62,6%, renouant avec les niveaux des années 70. Sur les deux derniers mois, le repli est de 0,4 points, effaçant les gains du premier trimestre. Grévistes recensés comme sans emploi Pour ce qui est des nouvelles embauches, la déception est cuisante :l'économie américaine n'a créé que 38.000 emplois nets le mois dernier, là où les économistes tablaient sur plus de 160.000. Seul le secteur de la santé a recruté. Certes, le chiffre est tronqué par la grève d'un mois de 34.000 salariés du groupe de télécommunications Verizon, qui ont été comptés comme des destructions d'emplois. Mais c'est tout de même moins bien que prévu. Pire, les créations d'emplois ont été abaissées à 123.000 en avril (contre 160.000 annoncés précédemment) et à 186.000 en mars (contre une précédente estimation à 208.000). Hausse de taux reportée ? Des chiffres à même de dissuader une hausse des taux directeurs dès l'été, la Réserve fédérale américaine évaluant à 100.000 le nombre de créations d'emplois nécessaires chaque mois pour stabiliser le marché du travail.
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C'est depuis Vienne que la Banque Centrale Européenne a annoncé, sans surprise dans un contexte d'inflation négative, le maintien en l'état de sa politique de taux zéro. Le taux de dépôt qui s'applique sur les liquidités en excès stockées par les banques pour 24 heures auprès de la BCE, il reste négatif à -0,40%. Le taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent pour 24 heures à ses guichets, demeure quant à lui à 0,25%. Les taux resteront longtemps à ce niveau #BCE en direct https://t.co/YozzxKkcUh ecb #Europe pic.twitter.com/6m1922FLYC- L'Echo (lecho) 2 juin 2016 Relèvement des prévisions de croissance et d'inflation Plus surprenant : la banque centrale a relevé ses prévisions de croissance et d'inflation. Elle table désormais sur une hausse de 1,6% du PIB cette année en zone euro et sur une inflation de 0,2%. 'Les dernières données indiquent une croissance continue au deuxième trimestre, bien que probablement plus faible qu'au premier. Pour l'avenir, nous anticipons une croissance économique modérée mais à un rythme régulier,' a précisé son président, Mario Draghi, qui veut y voir les effets de sa politique accommodante. Concernant son programme de rachat d'actifs, la BCE commencera à acquérir des obligations d'entreprises à partir du 8 juin. Pas de faveurs pour les banques grecques Beaucoup attendaient par ailleurs la réactivation du waiver(littéralement 'dérogation'), ce régime de faveur accordé jusqu'à début 2015 aux banques grecques. Il leur permettait de se refinancer gratuitement auprès de la BCE en échange d'obligations souveraines grecques, en dépit de leur classement en catégorie spéculative. Mais la BCE a dit non. 'L'Eurogroupe a demandé aux institutions de vérifier l'application d'actions préalables aux termes du protocole d'accord complémentaire. Des discussions sont en cours avec le gouvernement grec. Une fois ces actions préalables mises en oeuvre, le conseil des gouverneurs prendra une décision en faveur du rétablissement du _waiver,_' a expliqué Mario Draghi. La #BCE relève sa prévision d'inflation de la zone euro pour 2016, à 0,2% https://t.co/YozzxKkcUh ecb #Europe- L'Echo (lecho) 2 juin 2016 Contre un Brexit Enfin la BCE s'est prononcée en faveur du maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne lors du référendum du 23 juin. Mais quel que soit le choix des électeurs britanniques elle se dit 'prête à toutes les éventualités'. Draghi: The ECB has a view that the UK should remain in the EU. Both the UK and the EU benefit.- ECB (@ecb) 2 juin 2016
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L'activité manufacturière s'essouffle en zone euro. L'Indice Markit des directeurs d'achats qui la mesure est certes resté en phase d'expansion à 51,5 en mai, mais il n'avait pas été aussi faible depuis trois mois. Avec les Pays-Bas, l'Allemagne fait exception en améliorant son score grâce à une forte demande intérieure. En France et en Grèce, la contraction du secteur manufacturier s'est poursuivie faute de demande en dépit d'une baisse des prix. Dans l'hexagone, les nouvelles commandes comme les exportations ont décliné pour le cinquième mois consécutif, affectant l'emploi, qui recule quant à lui pour le troisième mois consécutif.
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Gare au piège de la croissance molle ! C'est en substance le message lancé par l'Organisation de coopération et de développement économiques ce mercredi à Paris. Ses économistes ont revu à la baisse leurs prévisions pour 2016. Une croissance molle Ainsi, la croissance mondiale devrait stagner à 3% cette année, au plus bas pour la deuxième année consécutive depuis la crise financière. Dans le bloc occidental, seule la croissance de la zone euro a été révisée à la hausse à 1,6% contre 1,4% dans les prévisions de février. L'OCDE n'anticipe plus que 1,8% de croissance cette année aux Etats-Unis, et 1,7% en Grande-Bretagne, sauf Brexit. Hausse du #PIB mondial à 3% en 2016 & 3,3% en 2017; 1,6% & 1,7%; #OCDE 1,8% & 2,1% #PerspectivesÉconomiques pic.twitter.com/kKxRVH1rRy- OCDE (@OCDE_fr) 1 juin 2016 Pour la suite, le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, s'est montré prudent. '_ La croissance mondiale ne devrait remonter que modestement en 2017, à 3,3%. De plus, ce chiffre ne sera atteint que si des risques baissiers significatifs sont évités, comme le Brexit ou des perturbations financières sur les marchés émergents._' La menace Brexit L'OCDE estime ainsi qu'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne amputerait le PIB du pays de 5% d'ici à 2030. Pire : le monde entier serait affecté. =OECD is right to warn leaving Europe would have 'negative consequences' for our economy. That means lost jobs and higher prices. #StrongerIn- David Cameron (@David_Cameron) June 1, 2016 == Décideurs publics, réveillez-vous ! Pour sortir la croissance de l'ornière, l'Organisation appelle les chefs d'Etat et de gouvernement à soutenir les politiques accommodantes des banques centrales par des réformes budgétaires et structurelles. L'OCDE veut plus d'investissements publics https://t.co/vfcGrDoFcY- L'Echo (@lecho) 1 juin 2016
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Avec: Stephane Van Huffel, co-fondateur de www.net-investissement.fr. Gilles Le Gendre, fondateur d'Explora & Cie. Et Christophe Ramaux, maître de conférences à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. - Les Experts, du lundi 30 mai 2016, présenté par Nicolas Doze, sur BFM Business.

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