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Comment approfondir et renforcer l'Union économique et monétaire alors même qu'elle se bat pour sa survie ? Voyons quels sont les défis à relever, les doutes à dissiper et les options à envisager pour déterminer l'avenir de l'Europe, dans cette édition de Real Economy qui fait étape en Croatie et interroge le Commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici. Quel avenir pour l'Union économique et monétaire européenne (UEM) à l'heure où elle est critiquée de toutes parts ? Cette construction qui trouve son origine dans les années 50 a été concrétisée en 1992 par le Traité de Maastricht. L'introduction et la mise en circulation de l'euro l'ont gravé dans le marbre. Mais alors que le Royaume-Uni est en passe de quitter l'Union européenne, la dynamique d'intégration a du plomb dans l'aile. Commençons par voir plus clairement de quoi nous parlons dans notre cours accéléré : l'Union économique et monétaire a pour objectif d'intégrer Johan, Judith, Pierre et Nathalie originaires de différents pays dans un même club. Bien que leurs nations aient des économies et des politiques nationales différentes, cette Union leur donne une monnaie unique tant qu'ils respectent les règles pour en faire partie. Droits et obligations de l'UEM La Banque centrale européenne - institution-clé de l'UEM - fixe la politique monétaire, les taux d'intérêt et des objectifs d'inflation qui aident les Etats membres à se coordonner et un filet de sécurité prévoit que chacun apporte sa contribution quand les choses tournent mal. Cette Union permet aussi à Johan de vendre son fromage à travers l'Europe et donc, de se placer sur un plus grand marché. Sa cliente Nathalie ne supporte aucun coût de conversion. En lien avec eux, Judith crée des emplois comme celui de Pierre, goûteur de fromage dans la zone euro. Dix-neuf pays européens en sont membres. En dehors du Danemark qui dispose d'une clause de maintien en dehors de la monnaie unique et du cas du Royaume-Uni, il reste sept pays potentiellement éligibles à une adhésion. 'Construction UE ne sera pas otage du #Brexit. Relance UEM est notre priorité' EnricoLetta présent #StrenghtenEuro pic.twitter.com/41tp9rdmYr- Delors Institute (DelorsInstitute) 17 octobre 2016 Croatie : futur adhérent à l'euro ? L'Union économique et monétaire devait apporter la croissance en Europe, mais la crise financière a révélé ses défauts et mis en avant les défis qui se présentent à elle. Nous partons à Zagreb, capitale de la Croatie, le tout dernier pays à avoir rejoint l'Union européenne et peut-être, le prochain à rejoindre la zone euro. Forte de sa population de 4,2 millions d'habitants et d'un PIB pour 2015 de 48,7 milliards de dollars (d'après la Banque mondiale), la Croatie affiche de bonnes perspectives de croissance pour les prochaines années. Elle a encore sa propre monnaie, la Kuna. Allons rencontrer celui qui la pilote : le gouverneur de sa Banque centrale, Boris Vuj ić. Demandons-lui quel intérêt il voit dans l'UEM en termes de compétitivité. 'Il y a de la compétitivité parce que les gens peuvent faire mieux que d'autres, être moins chers que d'autres, etc. indique Boris Vuj ić. Bien sûr, le taux de change, c'est toujours quelque chose d'important dans le commerce international, mais bien souvent dans le commerce, il n'y a pas de taux de change,' affirme-t-il. Notre reporter Guillaume Desjardins l'interroge : 'L'UEM veut protéger les contribuables en déconnectant fonds publics et défaillances bancaires : est-ce que ce sera un obstacle à l'adhésion de la Croatie à la zone euro ?' Boris Vuj ić : 'Je ne crois pas, non. C'est assez courant de vouloir protéger l'argent des contribuables de toutes façons, concède-t-il avant d'ajouter : On doit être prudent sur les ressources que les banques devront avoir pour leur renflouement en interne, on doit être prudent dans la manière dont on va mettre ces mécanismes en place et je dirais que le cadre n'est pas encore totalement défini. Et la deuxième chose essentielle pour la zone euro - pour l'Union bancaire -, poursuit-il, c'est d'avoir une supervision vigilante et des règles efficaces.' Rassurer les investisseurs étrangers grâce à la monnaie unique Alors même qu'elle n'est pas dans le club 'euro', c'est en Croatie que le chômage a le plus reculé en Europe en 2016 (avec une baisse de 14,8%) et la chute devrait être encore forte cette année (elle est estimée à 11,3%). Ce pays comme la Pologne d'ailleurs ne semble pas avoir besoin de le rejoindre pour créer des emplois. In case of 2-speed union, #Croatia would fit in deeper one, says Boris Vuj ić, CNB, now the q is how deep does 'deeper' mean? #RealEconomy pic.twitter.com/IWwcgAvaF8- Guillaume Desjardins (@GuilDesjardins) 30 mars 2017 Guillaume Desjardins poursuit son échange avec le gouverneur de la Banque centrale croate : 'Actuellement, vous utilisez des Kunas, vous voulez adopter l'euro : est-ce que cela va favoriser l'emploi ?' 'En baissant les taux d'intérêt, on promeut l'investissement, lui répond Boris Vuj ić. Tous les investisseurs étrangers regardent la situation d'un pays et l'un des principaux risques pour eux quand ils investissent, c'est que la monnaie baisse, dit-il. Si on avait l'euro, tous les investisseurs de la zone euro seraient rassurés, assure-t-il. On stimule aussi le commerce dans la même monnaie puisqu'il n'y a pas de risque de change ; tout cela encourage l'investissement et le commerce et donc, la création d'emplois.' Pierre Moscovici : 'Nous avons beaucoup de discipline, mais aussi beaucoup de divergences' On conviendra tous que de nombreux défis se posent et que l'Europe est aujourd'hui à un carrefour. Pour recueillir le point de vue institutionnel, nous interrogeons Pierre Moscovici, il est en charge de notre stabilité économique et financière et de l'euro à la Commission européenne. Maithreyi Seetharaman, euronews : 'Comment renouer le contact avec les citoyens et renforcer l'UEM vu ce contexte délicat ?' Pierre Moscovici, Commissaire aux Affaires économiques et financières, fiscalité et douanes : 'Je reconnais que la situation n'est pas idéale... Mais je leur dirais tout d'abord : regardons ce que nous avons. Nous avons la Banque centrale européenne, l'Eurogroupe : des décisions communes y sont prises, notamment sur des plans pour des pays en difficulté. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, nous avons beaucoup de discipline, mais aussi beaucoup de divergences. Si la situation est solide uniquement dans le nord de l'Europe et faible dans le sud, alors dans le nord, ils peuvent dire : 'Pourquoi paie-t-on pour ces gens paresseux ?' Dans le sud, ils peuvent voir que leur économie s'affaiblit par rapport à celles du nord. C'est pour ça que nous devons bâtir de la convergence. Certaines économies ont des efforts à faire, mais les autres pays qui disposent d'une marge de manoeuvre aussi bien du point de vue budgétaire qu'au niveau de leur excédent de balance courante peuvent contribuer davantage à l'investissement. Et on pourrait être 19 - et peut-être même plus - dans la zone euro - parce qu'une fois que le Royaume-Uni sera parti, seul un pays aura une clause de non-participation : le Danemark. Tous les autres peuvent la rejoindre s'ils le veulent et s'ils répondent aux critères':https://www.ecb.europa.eu/ecb/orga/escb/html/convergence-criteria.fr.html.' 'Je crois à une coalition des volontés' Maithreyi Seetharaman : 'Cela laisse supposer qu'il y aura une Europe à deux vitesses, voire à plusieurs vitesses dans l'avenir. Qu'est-ce que cela va signifier pour les citoyens ?' Pierre Moscovici : 'Parfois, ceux qui veulent aller plus vite doivent avoir la capacité de le faire. C'est ce que nous avons fait avec l'euro. C'est ce que nous avons fait également avec Schengen. Donc je ne pense pas à une Europe à deux vitesses, ce ne serait pas équitable. Mais je crois à une coalition des volontés.' Maithreyi Seetharaman : 'Mais quels sont les éléments concrets d'une Europe à plusieurs vitesses : concernant l'euro, il y aurait une première Ligue et une deuxième Ligue ?' Pierre Moscovici : 'Quand on crée l'Union bancaire, on s'assure que les intérêts de ceux qui ne sont pas dans la zone euro soient protégés. Donc une Europe à plusieurs vitesses, cela ne veut pas dire un euro à plusieurs vitesses. Autre exemple : la taxe sur les transactions financières : nous n'avons pas pu l'établir à 28, j'espère que nous pourrons le faire à 10. Nous devons donner la preuve par l'exemple : montrer que c'est bien d'en faire partie, que c'est mieux d'être dans le club plutôt qu'en dehors.' 'Défis intérieurs et extérieurs' Maithreyi Seetharaman : 'Nous avons vu aussi que des éléments centraux comme le partage des risques sont très contestés.' Pierre Moscovici : 'Le Brexit, c'est le principal défi intérieur que nous devons relever - de manière amicale également - parce que nous devons continuer d'avoir des relations avec le Royaume-Uni. Il y a aussi des défis extérieurs : Donald Trump en est un, en particulier quand on voit comment il gère le multilatéralisme ou le protectionnisme. Vladimir Poutine représente un autre défi extérieur. Il y a aussi le terrorisme, la question des réfugiés. Je crois que le statu quo n'est pas une option. Si nous maintenons la situation actuelle, je crois que les forces qui tendent à détricoter l'Union seront encore plus puissantes.' Maithreyi Seetharaman : 'Y a-t-il un risque que tout cela n'aboutisse à rien ?' Pierre Moscovici : 'Oui, c'est un grand risque. Il y a des gens comme dans mon pays avec Marine Le Pen qui veulent que la France sorte de l'Europe, de l'euro... Et franchement, une Europe et un Euro sans la France, cela n'a pas de sens. Donc je dis aux pro-Européens : Ne soyez pas si timides, n'ayez pas honte d'être Européens, soyez-en fiers, mais soyez fiers de ce que vous avez fait et de ce que vous pouvez faire.'
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La cour constitutionnelle croate réaffirme le caractère légal de l'avortement. Le tribunal a rejeté ce jeudi une demande de révision de la loi sur l'avortement. Cette demande avait été formulée par des mouvements conservateurs, proches de l'église catholique. La loi sur l'interruption de grossesse, en vigueur en Croatie, date de 1978. Elle autorise l'avortement jusqu'à 10 semaines de grossesse. La Croatie est un pays majoritairement catholique. avec AFP
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Pour prévenir d'un éventuel afflux de migrants, la Croatie a installé à sa frontière avec la Serbie une barrière métallique. Selon l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, plusieurs centaines de migrants continuent chaque jour d'entrer en Serbie, pour gagner, la plupart du temps, la Hongrie.
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C'est une législature qui n'aura pas fait long feu : cinq mois. Les députés croates viennent de voter la dissolution du Parlement. Cette issue était prévisible après la motion de défiance adoptée jeudi dernier contre le gouvernement de Tihomir Oreskovic, au sein duquel s'étaient alliés en janvier la droite nationaliste (NHW) et un parti de centre droit (Most). Mais l'image de cette coalition a rapidement été écornée, entre un scandale de corruption qui a éclaboussé le vice-Premier ministre, et des décisions qui ont soulevé le mécontentement. Il y a eu la réforme de l'éducation, combinée à une série de mesures que l'opposition et la société civile ont assimilées à une 'dérive droitière' : une volonté supposée de contrôler les médias ; un poids excessif accordé à l'église catholique, ou encore la nomination d'un ministre de la Culture accusé de révisionnisme. De nouvelles législatives doivent se tenir dans un délai maximal de deux mois, soit moins d'un an après le scrutin de novembre 2015. Avec AFP
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Le Parlement croate a adopté une motion de défiance à l'encontre du gouvernement de droite, à 125 voix contre 15 ce jeudi. Le cabinet chute cinq mois seulement après l'arrivée au pouvoir du Premier ministre Tihomir Oreskovic, un homme d'affaires sans expérience politique. Cinq mois que ce dernier essuie des critiques, sur le virage à droite entrepris par le pays et la minimisation, par son gouvernement, des crimes du régime oustachi pro-nazi. Les nationalistes du HDZ, principal parti de la coalition, avaient annoncé la veille qu'ils retiraient leur soutien au cabinet, formé avec le Most, de centre-droit. Les partis Croates disposent d'un mois pour former une nouvelle majorité. Si un accord n'est pas trouvé, de nouvelles élections seront organisées. Mais cette majorité sera le fruit, quoi qu'il arrive, d'alliances fragiles. Ce vendredi, la présidente Kolinda Grabar-Kitarović consultera les partis en vue de nommer un Premier ministre . L'économiste de 39 ans Zdravko Maric, ministre des finances du gouvernement déchu, sera le candidat présenté par le HDZ.
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Le site britannique Post Office Travel Money a dévoilé son nouveau baromètre des destinations les moins chères d’Europe en 2016 pour un séjour en bord de mer. Découvrez le top 10 en images. 
Monde
Qu'il soit naturel ou artificiel, le lac ne laisse pas indifférent. Le calme qui y règne et la couleur des éléments qui l'entourent font bien souvent de ces endroits de véritables bijoux de la nature. On vous en présente onze. 
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L'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj a été acquitté jeudi par le TPIY de toutes les accusations qui pesaient contre lui pour son rôle dans les guerres qui déchirèrent l'ex-Yougoslavie dans les années 90, une décision surprise dénoncée notamment par la Croatie.
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En Croatie, c'est un expert des finances, sans appartenance, ni expérience politique, qui a été désigné comme Premier ministre, ce mercredi, par la présidente Kolinda Grabar-Kitarović. L'homme a fait carrière dans l'industrie pharmaceutique. Il a obtenu le soutien d'une majorité de députés et a désormais 30 jours pour soumettre son cabinet au vote du Parlement. ' Je vais tout faire pour former un cabinet de haute qualité et j'espère que nous parviendrons à résoudre les problèmes qui se sont accumulés. J'invite la majorité parlementaire et l'opposition à soutenir mes efforts', a déclaré Tihomir Oreskovic. Il doit prendre la tête d'une coalition, composée des conservateurs du HDZ et de leurs alliés du Most, une formation hétéroclite. Les conservateurs, qui avaient remporté les législatives du 8 novembre, reviennent aux affaires, après quatre ans dans l'opposition. La priorité du nouveau gouvernement sera de redresser une économie en berne, qui a connu six années de récession. La Croatie affiche un taux de chômage proche de 18 %, soit l'un des plus élevés de l'Union européenne, dont elle est membre depuis 2013. Avec AFP
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Des artistes handicapés exposent actuellement leurs toiles à Zagreb, en Croatie. Leur particularité : ils peignent avec leur bouche ou avec leur pied... Alen Kasumovic souffre d'arthogrypose et ne peut peindre qu'en plaçant le pinceau dans sa bouche. Un handicap qui ne l'a pas empêché d'intégrer les Beaux-Arts de Zagreb.
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Principale porte d'entrée des migrants en route vers l'Europe de l'Ouest, les pays des Balkans ont instauré de nouvelles règles. Ils limitent désormais le passage aux seuls migrants fuyant les conflit au Proche-Orient et en Afghanistan. C'est le cas notamment en Serbie et en Macédoine. A la frontière entre la Macédoine et la Grèce, les migrants sont de plus en plus nombreux à rester bloqués. ' Pour l'instant, la situation est relativement calme, explique une coordinatrice du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Environ 1 500 personnes attendent du côté grec de la frontière pour voir ce qui va se passer. ' La situation est tout aussi confuse en Slovénie et en Croatie. C'est un refus de la Croatie de reprendre un groupe de migrants venus de Slovénie qui serait à l'origine de ce filtrage généralisé. Le ministre croate de l'Intérieur, Ranko Ostojic, s'en explique : ' Nous avons eu une demande de la Slovénie pour accepter le retour sur notre sol de 162 citoyens venant de pays dont l'afflux doit être dissuadé. D'après le plan Juncker, ils ne peuvent pas obtenir une protection internationale. Ces pays sont le Maroc, le Bangladesh, le Sri Lanka, l'Algérie, le Liberia, le Soudan, le Congo et le Pakistan. Par conséquent, nous avons refusé cette demande. ' Depuis le début de l'année, ils sont des centaines de milliers à être arrivés dans l'Union européenne, que ce soit par la mer ou par les Balkans, et toute la difficulté est précisément de dissocier l'accompagnement des migrants économiques et des réfugiés. Avec AFP
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En Croatie, l'opposition conservatrice de droite a remporté les élections législatives ce dimanche face à la coalition de gauche. Elle n'a pas obtenu la majorité absolue et devra composer avec les petites formations pour gouverner.
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Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche à 07h00 en Croatie. Un peu moins de 4 millions d'électeurs sont invités à choisir leurs députés. Les derniers sondages prédisaient des résultats serrés entre la gauche, actuellement au pouvoir, et la droite. La gauche est emmenée par Zoran Milanovic, le Premier ministre sortant, également chef du parti social démocrate (Socijaldemokratska Partija Hrvatske, SDP). Il est à la tête du gouvernement depuis 2011. En face, les conservateurs du HDZ (Hrvatska Demokratska Zajednica, Union démocratique croate) sont dirigés par Tomislav Karamarko. Mais certains analystes avancent qu'aucun parti ne parviendra à obtenir, seul, la majorité pour gouverner. 'Il n'y aura sans doute pas de vainqueur indiscutable, estime ainsi Andjelko Milardovic, politologue. Tout dépendra de la coalition devra être formée. Quel que soit le parti qui m'emportera, il ne pourra vraisemblablement se targuer que d'une victoire relative'. Les regards se tournent donc vers les petits partis qui détiendront peut-être les clés d'une éventuelle coalition de gouvernement. En tout cas, la priorité du prochain Premier ministre, ce sera de tenter de redresser l'économie moribonde de cette ancienne république yougoslave. 'Je pense que ce sont les conservateurs du HDZ qui vont gagner, soupire Ivana , une habitante de Zagreb. Mais pour tout dire, je m'en fiche un peu car, à mon avis, ça ne changera pas grand chose. Ils ne feront pas mieux que les autres. On sait bien bien qu'ici, les perspectives ne sont pas bonnes du tout'. Durant la campagne, les questions économiques ont été reléguées au second plan par la crise migratoire. Ces dernières semaines, la Croatie a ainsi vu l'arrivée de près de 350 000 réfugiés. L'immense majorité n'a fait que transiter dans ce pays avant de poursuivre sa route vers l'Europe occidentale. Pour aller plus loin >'Elections en Croatie: la crise migratoire ne profite pas à la droite' - article de RFI, à lire ici >'Législatives 2015 en Croatie : la barre à droite ?' - dossier du Courrier des Balkans, à lire ici
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On l'appelle Nina, mais personne ne connaît son vrai nom ni d'où elle vient. Cette petite fille de trois ans a été trouvée toute seule dans un parc de Velika Gorica près de Zagreb en Croatie. Fait-elle partie d'une famille de migrants qui aurait continué son chemin sans elle vers le nord de l'Europe ? La diffusion de ces images, espèrent les autorités, vont peut-être permettre aux parents de retrouver leur enfant. Milanka Opacic, ministre croate de la Famille : 'C'est très important que n'importe qui qui reconnaisse cette petite fille nous le fasse savoir, pour que nous retrouvions des membres de sa famille'. Jasna Curkovic Kelava, directrice de l'orphelinat : 'Elle est en très bonne santé, elle s'est très bien acclimatée ici, elle accepte très bien les nouvelles personnes et ce nouvel environnement. Il est évident qu'elle a été élevée dans une bonne famille et qu'ils se soucient beaucoup d'elle'. Les autorités croates ont donc invité photographes et cadreurs de la presse internationale à réaliser des images de la petite fille perdue et les diffuser le plus largement. Cela fait un mois que Nina a été recueillie dans cet orphelinat de la capitale croate. Plus de 330.000 demandeurs d'asile sont entrés en Croatie depuis mi-septembre, la plupart du temps des familles avec des enfants en bas âge.
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ZAGREB - 5 nov 2015 - Qui connaît cette petite fille? Elle a vraisemblablement trois ans. Et en attendant de savoir qui elle est, les Croates l'ont prénommée Nina. Il y a un mois, elle a été retrouvée seule dans un parc au sud de Zagreb. Les autorités croates pensent qu'elle était avec sa famille, probablement des migrants en route vers l'Allemagne ou la Suède, et qu'elle s'est perdue en chemin. Depuis, le mystère demeure. Sa langue maternelle n'a pas pu être identifiée. Et en l'absence d'indices, les autorités croates en appellent aux médias pour diffuser son image, dans l'espoir que sa famille se manifestera.
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Les chefs d'États de plusieurs pays des Balkans vont se retrouver avec l'Allemagne et la Grèce à Bruxelles sous l'égide du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker qui a appelé à un sommet sur la crise migratoire pour éviter un drame dans les Balkans.
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Une nouvelle réunion au top niveau européen est organisée ce dimanche à Bruxelles pour tenter d'apporter des solutions à la crise migratoire et contenir le flux ininterrompu de réfugiés sur la route des Balkans. Se retrouvent aujourd'hui à Bruxelles à l'invitation de la Commission européenne dix Etats membres ainsi que l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. Hier lors d'une rencontre en Bulgarie, les dirigeants serbe, roumain et bulgare ont averti qu'ils pourraient eux aussi fermer leurs frontières si les pays comme l'Allemagne ou l'Autriche prenaient une telle mesure. En toile de fond, la montée de la xénophobie. Donald Tusk, président du Conseil Européen, hier à la Haye : 'Aujourd'hui, rien n'est plus important pour le camp politique modéré que de rétablir les frontières européennes extérieures. Et pas pour faire de l'Europe une forteresse inaccessible, mais pour protéger efficacement les valeurs de solidarité, de liberté et d'ouverture. Alors seulement nous pourrons arrêter les extrémistes dans leur marche vers le pouvoir'. 'Une politique consistant à laisser passer des réfugiés dans le pays voisin n'est pas acceptable', c'est l'idée qui doit faire consensus ce dimanche à Bruxelles. Il serait alors question de ne plus continuer d'acheminer les migrants hors de ses frontières sans l'accord du prochain pays receveur.
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Dans le froid et dans la brume, ils sont plus de 3.000 migrants à être arrivés cette nuit à la frontière entre la Serbie et la Croatie. Le poste frontière de Berkasovo a été ouvert et en 24 heures, 6.000 personnes sont entrées en Croatie. Une réunion est organisée aujourd'hui à Sofia entre les Premiers ministres de Serbie, de Bulgarie et de Roumanie, en prélude à un sommet ce dimanche à Bruxelles consacré à la crise migratoire. Au cas où l'Allemagne et l'Autriche fermaient leur frontière aux migrants, Sofia, Belgrade et Zagreb ont menacé de faire de même. 'Il n'y a pas eu trop de tensions cette nuit, explique ce coordinateur de l'ONU, mais il fait froid à nouveau, et comme les nuits précédentes nous avons vu beaucoup de familles avec des enfants et d'autres personnes avec des handicaps'. Les autorités locales estiment que si le flux de migrants ne faiblit pas, 7.000 de plus pourraient arriver la nuit prochaine. 'J'ai fui la guerre en Syrie, déclare un homme. J'ai un diplôme en économie et je veux aller travailler au Danemark'. 'Oui, ils nous aident, enfin, pas vraiment, un tout petit peu, raconte une jeune femme. C'est très dur, il a fait très froid sur la route et j'ai des enfants, et une femme âgée, et elle a du mal à marcher. Maintenant ça va mieux car nous sommes arrivés et Dieu merci personne n'est mort'! Au gré des fermetures de frontières dans les Balkans, les réfugiés adaptent leur route vers l'Europe du Nord. Mais les pays d'accueil commencent à réviser leur politique d'immigration : l'Allemagne a durci avec une semaine d'avance ses conditions de droit d'asile.
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Plus de 12 600 personnes sont arrivées dans le pays en 24 heures selon la police slovène, c'est même plus qu'en Hongrie au plus fort de la crise le mois dernier. Et depuis samedi, le chiffre dépasse les 34 000. Débordées comme ici à Rigonce, les autorités de Ljubljana ont mobilisé leur armée pour soutenir leur police et appelé l'Union européenne à l'aide. Outre le mini-sommet UE-Balkans prévu dimanche, le président de la Commission Jean-Claude Juncker a envoyé son commissaire aux Migrations en Slovénie. Le Grec Dimitris Avramopoulos va évaluer les besoins de ce petit pays qui se trouve à son tour en première ligne face à la crise migratoire. Plus de 10 000 migrants attendaient de pouvoir continuer leur route vers l'Autriche à l'image de ce réfugié palestinien et de sa famille : 'je veux vivre en paix. Partout, je ne cherche pas un lieu spécial, mais un endroit pour vivre en paix, pour moi et ma famille', explique Fadl Abdul. 2 000 à 3 000 autres personnes étaient déjà prêtes à arriver sur le sol slovène depuis la Croatie selon les ONG sur place qui s'inquiètent comme l'explique ce représentant du HCR, le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés : 'la nuit dernière, nous avons eu beaucoup de familles avec des enfants. C'est près de 60 % des gens que nous accueillons ici et 45% d'entres eux ont des enfants de moins de 5 ans', précise Niklas Stoerup Agerup. L'affluence dans les centres slovènes rend la situation précaire. A Brezice, près de la frontière croate, un feu d'origine inconnu a détruit hier 27 tentes collectives et conduit les réfugiés à de nouveau survivre sans toit. On my way to #Slovenia to provide #EU support on #refugeecrisis & meet with PM Miro Cerar, MFA Karl Erjavec & MOI Vesna Györkös Žnidar- DimitrisAvramopoulos (@Avramopoulos) 22 Octobre 2015 #Migrants : #Orban appelle les Européens à changer de politique https://t.co/diT3D4WBbN- L'Orient-Le Jour (@LOrientLeJour) 22 Octobre 2015
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Le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a annoncé la tenue d'un sommet extraordinaire, qui doit réunir une dizaine de dirigeants de l'est de l'Union ce dimanche, aux côtés de la chancelière allemande Angela Merkel. La situation s'est dégradée sur la route des Balkans, depuis que la Hongrie a fermé sa frontière avec la Croatie, obligeant les migrants à dévier leur chemin pour tenter de rejoindre l'Allemagne et l'Autriche. Mais nombre d'entre eux se retrouvent bloqués dans le froid, dans des conditions déplorables. Depuis samedi, plus de 20 000 demandeurs d'asile ont traversé la Slovénie. Le Parlement slovène a renforcé les pouvoirs de l'armée aux frontières. Les autorités demandent davantage de soutien financier auprès de Bruxelles. Ce mercredi, deux bateaux qui comptaient une centaine de réfugiés ont accosté sur une base militaire de Chypre, rattachée au Royaume-Uni, malgré une surveillance renforcée. Des demandeurs d'asile qui arrivent directement sur le sol britannique pour la première fois depuis le début de cette crise migratoire.
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Des milliers de réfugiés se pressent toujours dans différents pays des Balkans, dans l'espoir de rejoindre l'Europe du nord et de l'ouest. Mais la progression est ralentie en raison des limitations fixées par les gouvernements. A la frontière entre la Serbie et la Croatie, ils étaient ce lundi près de 3000 à être bloqués, massés dans des conditions très précaires. 'Les gens se battent pour avoir une place dans les bus, explique un homme appelé Faiz. En fait, je comprends pas pourquoi la frontière croate est fermée'. 'Il n'y a qu'en Croatie que ça se passe comme ça, ajoute un autre réfugié. Les autres pays nous ont laissé passer. Mais là, ça bloque. Y a des gens avec des bébés ou des enfants et qui attendent depuis 4 jours.' Certains responsables d'ONG réclament une aide d'urgence face à une situation qui - disent-ils - menace d'exploser. 'On estime entre 1500 et 2500 le nombre de personnes actuellement bloquées ici, affirme Iroda Asqarova, employée du HCR. La situation humanitaire est vraiment inquiétante. Dans la foule, vous pouvez voir des femmes avec des enfants, il y a aussi des personnes handicapées. Et ils tous coincés là puisque la frontière croate est fermée.' Pour ceux qui parviennent à entrer en Croatie, la route se poursuit vers la Slovénie. Mais là aussi, les entrées se font au compte-goutte, ce qui crée là encore des goulot d'étranglements aux postes-frontières. Cette crise migratoire a fait apparaître de profondes dissensions entre les pays européens, Bruxelles ayant bien du mal à apporter une réponse coordonnée. - avec agences
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Des milliers de migrants trouvent porte close à la frontière croate. Le premier ministre, Zoran Milanovic, a affirmé que le pays ne pouvait accueillir plus de personnes que ne le permettent ses capacités. Face à la pression exercée et avec l'autorisation de leur voisin, les autorités croates les ont conduits jusqu'à la Slovénie.
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La Croatie a accepté ce lundi d'ouvrir sa frontière avec la Serbie et d'autoriser l'entrée de milliers de réfugiés qui étaient bloqués là. La majorité de ces personnes sont originaires du Moyen-Orient et chercher à rallier l'Europe du nord et de l'ouest. Mais dans leur périple à travers les Balkans, ils doivent composer avec les limitations fixées par les gouvernements. La Croatie avait ainsi décidé de restreindre les entrées sur son sol depuis la Serbie. Devant l'afflux des réfugiés et la dégradation de la situation humanitaire, les autorités ont fait volte-face. 'Manifestement, nous avons bloqué le passage de 5 à 6000 personnes en provenance de Serbie, a commenté le Premier ministre croate Zoran Milanovic. Or, ce n'est pas une solution. Nous avons donc décidé de les laisser passer. Ces gens vont pouvoir rejoindre la Slovénie.' C'est donc désormais à la frontière slovène qu'on s'attend à un phénomène de goulot d'étranglement, les autorités slovènes n'autorisant des passages qu'au compte-goutte. Cette crise migratoire a fait apparaître de profondes dissensions entre les pays européens, Bruxelles ayant bien du mal à apporter une réponse coordonnée. - avec agences
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Des milliers de migrants sont bloqués à la frontière serbo-croate, à Berkasovo, et font face à des conditions climatiques particulièrement difficiles. Une dizaine de milliers de migrants sont entrés sur le territoire macédonien ce week-end alors que la frontière hongroise reste totalement fermée.
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Les derniers migrants ont été autorisés à passer de Croatie en Hongrie avant minuit, avant la fermeture de la frontière par Budapest. La Hongrie a bloqué sa frontière avec la Croatie, un mois après en avoir fait de même avec la Serbie. Désormais, le pays ne laissera entrer sur son sol que les migrants désireux d'y déposer une demande d'asile, via deux points de contrôle uniquement. Pour rejoindre l'Autriche, les migrants vont donc désormais passer par la Croatie puis par la Slovénie. Ljubljana a, par ricochet, suspendu le trafic ferroviaire venant de Croatie. 'Nous dévions le flux vers la Slovénie', a confirmé Ranko Ostojic, le ministre croate de l'Intérieur. 'Cela veut dire, bien sûr, que nous devons respecter les règles comme il n'y a pas d'accord avec la Slovénie sur un plan C, c'est-à-dire un plan croate' (ndlr :en cas de fermeture des frontières de l'Allemagne ou de l'Autriche). 'Il est important que tant que l'Autriche et l'Allemagne accueillent des migrants, la Slovénie accepte de laisser passer ceux qui arrivent de Croatie et qui veulent continuer leur route' vers Vienne ou Berlin, a-t-il ajouté. Depuis la fermeture de la frontière entre la Hongrie et la Serbie, 185 000 migrants environ sont entrés en Croatie. Le pays est membre de l'Union européenne mais pas de l'espace Schengen, contrairement à ses deux voisins du nord.
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Des réfugiés continuent d'arriver par milliers chaque jour en Serbie et en Croatie, avec l'intention de rejoindre l'Europe occidentale. Le froid qui s'installe dans cette région ne tarit pas ce flot d'exilés, ayant fui la Syrie ou l'Irak. Depuis la mi-septembre, ce sont près de 100 000 personnes qui sont entrées en Croatie, d'après les chiffres du ministère croate de l'Intérieur qui précise que l'immense majorité de ces personnes ont déjà quitté le sol croate. Le transit par la Hongrie devient désormais quasi-impossible en raison de la clôture érigée par Budapest. Cette barrière construite le long de la frontière croate est similaire à ce qui a été fait le long de la frontière serbe. La clôture sera bouclée ce dimanche. Pour le ministre croate de l'Intérieur Zoran Milanovic, il faut penser les choses autrement. 'Le problème, dit-il, doit être réglé au niveau de la Turquie et de la Grèce. C'est là qu'il faut déployer des moyens'. Les quelques centaines de réfugiés qui ont pu entrer en Hongrie ces dernières semaines ont été acheminés en Autriche avant de rejoindre l'Allemagne. Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a prévenu que ces arrivées massives de réfugiés ne devraient pas s'arrêter de sitôt. D'après le HCR, 700.000 migrants auront traversé la Méditerranée cette année, et ils seront au moins aussi nombreux en 2016. - avec agences
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Alors que les températures commencent à baisser, les migrants et réfugiés continuent d'affluer en Croatie, un important pays de transit vers l'Europe de l'Ouest et du Nord. Un groupe vient de passer la frontière avec la Serbie à bord de bus, trajet pour lequel il leur a été demandé de payer entre 35 et 60 euros. Une nouvelle étape avant un terminus souvent lointain. ' Ce n'est pas tant le fait que ce soit cher ou pas, c'est que c'est dangereux', dit un homme. ' Ils écrivent un papier et nous envoyent ici en Croatie ', commente un autre, fataliste. A l'approche du froid, la Croatie s'attend à ce que des migrants empruntent une nouvelle route au sud-ouest de l'actuelle via l'Albanie, le Monténégro et la région de Dubrovnic. Une région où les résidents interrogés se disent prêts à tendre la main. ' Nous devons agir comme des citoyens et les soutenir, les aider autant que nous le pouvons ', assure un habitant. ' Je suis prêt à partager mon pain avec eux ', soutient un autre. Dans cette région croate plus habituée à voir affluer les vagues de touristes, on met en place les infrastructures nécessaires pour accueillir temporairement les candidats à l'exil. Une ouverture qui tranche avec le barricadement de la Hongrie voisine.
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Environ 7 000 personnes sont arrivées hier en Croatie, 10 000 vendredi... Marchant sous la pluie, un millier est passé de Berkasovo en Serbie, à Bapska, en Croatie. Ici, ces arrivées sont organisées, pas comme hier, à Strosinci, où le village a été surpris de voir débarquer une vingtaine d'autobus et a dû faire front dans l'urgence. Ces 11 derniers jours, selon les données collectées par le gouvernement croate, la Croatie a dû gérer environ 73 500 migrants. Zagreb s'estime débordé, assurant ne pas pouvoir accueillir plus de 5 000 personnes par jour. Les migrants arrivés à Bapska ont été emmenés dans le camp d'hébergement d'Opatovac, où la Croix-Rouge essaie de rassembler les familles. De là, ils partiront par des trains bondés vers la Slovénie et la Hongrie. D'autres sont menés à pieds vers des postes-frontières hongrois, l'occasion de leur poser quelques questions : 'Pourquoi voulez-vous aller en Suède ou en Allemagne?' Parce que la vie y est meilleure, meilleure que dans notre ville. 'Vous venez d'où ? De quel pays, quel ville ?' Syrie, Alep. 'C'était comment la vie là-bas, ces derniers mois ou années ?' Il n'y a pas de vie, c'est la guerre, nul part où aller, juste des bombes... Avec Agences
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Plusieurs milliers de réfugiés, 3 000 environ, ont été escortés par la police croate vers la frontière hongroise. Les autorités croates affirment que ces réfugiés ont été emmenés en bus et laissé là sur le territoire croate, près de Strosinci, par les autorités serbes. Les réfugiés, ne savant pas où ils étaient, se sont perdus. 'Ils ont fermé le poste frontière de Bajakovo, alors les migrants sont venus jusqu'ici', explique un villageois croate de Strocinsi. 'Ainsi soit-il, laissons les passer. Laissons-les sauver leur vie. Personne ne s'enfuit face à la possibilité d'une vie meilleure.' Depuis la fermeture contestée de la frontière serbo-hongroise aux migrants, mi-septembre, la Croatie a reçu des milliers de migrants en provenance de la Serbie. Cette semaine, elle avait décidé de fermer sa frontière aux véhicules serbes pour tenter d'endiguer les flux de migrants. Tancée par l'Union européenne, la Croatie a accepté hier de lever le blocage de sa frontière avec la Serbie sur deux des huit postes-frontières, dont celui de Bajakovo. Belgrade avait, elle aussi, interdit toute entrée sur son territoire de camions de marchandises croates. Depuis, elle a également levé cette interdiction, mais les tensions entre les deux pays rappellent celle des années 1990. De son côté, la Hongrie semble bien décidée à laisser la Croatie prendre en charge sa part de migrants. Bientôt, les réfugiés de Croatie ne pourront plus se rendre illégalement en Hongrie, car Budapest érige une nouvelle barrière de 41 km à la frontière. Hier, Viktor Orban a répété vouloir fermer hermétiquement sa frontière aux réfugiés en provenance de Croatie.
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Ce vendredi, près de 2 000 réfugiés se sont pressés à la frontière serbo-croate. Parmi eux, côté serbe, le jeune Alm Aldin, âgé de treize ans. Accompagné de son père, il est venu de Syrie avec son violon pour seule valise. Il espère rejoindre l'Autriche ou l'Allemagne et devenir un jour musicien. Une passion pour la musique qui lui laisse entrevoir un nouvel avenir. 'J'ai envie de paix, de travailler avec d'autres musiciens, qui seront meilleurs que moi, pour apprendre d'eux et progresser', explique le jeune syrien originaire d'Halma. Une nouvelle page de sa vie pour tenter d'oublier un quotidien, avec la violence pour seul horizon. 'Tout ce que je vois en Syrie, c'est la guerre', poursuit-il. 'Je veux juste que le conflit s'arrête et rentrer dans mon pays'.

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