Vidéos A la une
Le Soudan du Sud est-il en train de replonger dans la guerre civile, cinq ans après son indépendance ? Les indicateurs le laissent penser. Les appels à la fin des violences se multiplient donc de toutes parts. Au moins 270 morts Des affrontements ont lieu depuis jeudi à Juba et autour de la capitale entre les forces gouvernementales et les ex-rebelles. Ils ont déjà fait plus de 270 morts. Des milliers de civils fuient les combats pour se réfugier dans les camps de l'Onu. Ce dimanche, le Conseil de sécurité des Nations Unies a sollicité l'aide des pays de la région en leur demandant notamment de fournir des Casques bleus supplémentaires dans les rangs de la Minuss. Un Casque bleu chinois a d'ailleurs été tué et plusieurs autres blessés ces derniers jours. .UN condemns fighting in #SouthSudan capital, #Juba, urges access to displaced civilians. https://t.co/OPXrSRJ0ma pic.twitter.com/ipMgU1nlOf- UN News Centre (UN_News_Centre) 10 juillet 2016 L'affrontement incarné par Salva Kiir et Riek Machar Le plus jeune pays du monde se déchire, à l'instar de ces deux hommes : le président Salva Kiir et l'ex-chef rebelle Riek Machar, vice-président du pays. Les deux camps s'accusent mutuellement du déclenchement des violences. Fragile accord de paix Ils ont signé un accord de paix et de partage du pouvoir en août 2015, après deux années de guerre. Un accord fragile qui pourrait voler en éclat si les combats ne cessent pas rapidement. Les Etats-Unis ont ordonné le retrait de tout leur personnel non-essentiel de leur ambassade. La compagnie Kenya Airways a elle suspendu tous ses vols pour Juba. Human Rights Watch met en cause l'ONU Le Kenya et le Soudan ont appelé à mettre fin aux combats. Les ministres des Affaires étrangères de l'organisation régionale des pays d'Afrique de l'Est (Igad) doivent se réunir en urgence lundi à Nairobi. L'organisation humanitaire Human Rights Watch a, elle, sévèrement critiqué l'attitude du Conseil de sécurité de l'ONU dans la crise au Soudan du Sud. 'Pendant trop longtemps, le Conseil de sécurité s'est reposé sur la bonne volonté des dirigeants du Soudan du Sud' et 'a brandi des menaces vides d'embargo sur les armes et de sanctions individuelles', a déclaré dimanche dans un communiqué Akshaya Kumar, directeur adjoint de HRW pour l'ONU. 'Les événements de cette fin de semaine confirment que cette stratégie perdante a échoué', relève-t-il.
Vidéos A la une
Qui va pousser la porte du 10 Downing street? Depuis le 23 juin et le séisme du Brexit, la course à la succession de David Cameron est lancée. Le Brexit qui n'en finit pas d'apporter son lot de surprises avec notamment la candidature de la ministre de l'Intérieur, Theresa May, précédée par celle du ministre de la Justice Michael Gove et le retrait imprévisible de Boris Johnson. Favori de longue date, l'ancien maire de Londres qui a mené la campagne pour le Brexit a jeté l'éponge. En février dernier, il défiait pourtant David Cameron et se prononçait en faveur d'une sortie de l'Union européenne. 'La dernière chose que je souhaitais était de m'opposer à David Cameron ou au gouvernement, mais après de nombreux maux de tête, je ne crois pas pouvoir faire autrement. Je préconiserai de voter 'Leave'', disait Boris Johnson le 21 février dernier. Retournement de situation. Il y a moins d'une semaine, Michael Gove téléphonait à Boris Johnson pour l'assurer de son soutien. Cet ancien journaliste, actuellement ministre de la Justice est désormais en course pour le poste de Premier ministre. Il est considéré comme le cerveau de la campagne du 'Leave'. Une campagne qui l'a mis sous le feu des projecteurs. 'Les dirigeants européens ont placé l'idéologie avant la sécurité. Ils ont poursuivi des projets tels que celui de la monnaie unique ou des frontières de Schengen qui ont affaibli notre continent', estime Michael Gove. A présent, la favorite est Theresa May, la ministre de l'Intérieur de David Cameron depuis 2010. Clairement positionnée à l'aile droite du Parti conservateur et eurosceptique notoire,Theresa May avait par loyauté, ou par calcul, rallié le camp du 'Remain', le maintien du Royaume-Uni dans l'Union, aux côtés de David Cameron, tout en restant à l'écart pendant la campagne du référendum. 'Elle a joué ce que certains ont pensé être un jeu très rusé, dans le sens où elle est restée du côté des partisans du maintien, mais tellement tièdement qu'elle en était presque invisible. Cette position d'équilibriste pourrait conduire les électeurs à ne pas voter pour elle. Je me demande si elle n'a pas irrité les deux camps en ne s'investissant pas pour l'un des deux sans réserve', estime Anand Menon, Professeur en Politiques européenne et Affaires étrangères au King's College de Londres. D'origine modeste, Theresa May a fréquenté des écoles publiques. Son discours parle à la classe moyenne conservatrice. Elle estime qu'à Westminster, on ignore le quotidien difficile des personnes modestes et que le gouvernement doit se préoccuper de tous et pas seulement de quelques privilégiés.
Vidéos A la une
Fernando Vallespin, professeur de science politique et directeur de l'Institut Universitaire Ortega y Gasset de Madrid, analyse la situation politique en Espagne au lendemain des élections législatives. Au regard de la victoire du Parti populaire de Mariano Rajoy et du recul imprévu de Podemos au profit du parti socialiste PSOE, Fernando Vallespin s'attend à une législature instable. Il s'étonne de la renaissance d'un bipartisme classique en Espagne. Extraits. Fernando Vallespin, directeur de l'Institut Universitaire Ortega y Gasset de Madrid: 'Ce fut une grande surprise et on devra méditer sur les causes. Selon moi ce qui a en partie influencé le résultat c'est un climat de peur que l'on percevait dans certains groupes du centre et du centre-droit. Peur du fait que Podemos pouvait devenir la deuxième force nationale, et même éventuellement être en capacité de gouverner si le parti socialiste était prêt à cela.' 'Je pense que cela va être une législature tres instable, en plus je vois ma - si Rajoy reste Premier ministre - Ciudadanos et le PSOE entrer dans un gouvernement de coalition. Rajoy va probablement obtenir l'investiture, sans faire de grandes concessions mais en échange, le PSOE continuera d'être le leader de l'opposition. Le PSOE va lui vendre très chère la majorité dont à besoin le PP pour pouvoir gouverner.' Alors que le parti anti-austérité Podemos était présenti pour dépasser la gauche traditionnelle du PSOE, les Espagnols se sont tournés vers les partis traditionnels: 'Il semblait qu'il allait y avoir, d'après les sondages, un énorme tremblement de terre en Espagne. On pensait qu'allait commencer un bipartisme d'un genre nouveau, celui du PP et de Podemos. En fait qui est arrivé c'est un renforcement du vieux bipartisme'.
Vidéos A la une
Pour le président russe, bannir l'athlétisme russe des JO de Rio est une décision trop radicale. Interrogé juste après que la Fédération internationale d'athlétisme ait confirmé la suspension de la Fédération russe, Vladimir Poutine a dit espérer une médiation du CIO. Il appelle à un traitement au cas par cas. 'J'ai déjà parlé de cela au forum économique, et bien sûr que c'est injuste, a-t-il déclaré. Il y a des principes de droit acceptables pour tous, et parmi ces principes, il y a celui qui veut que la responsabilité soit individuelle.' Depuis la révélation d'un vaste système de dopage dans l'athlétisme russe, organisé par les instances sportives, plus aucun athlète n'échappe aux soupçons. Mais la Fédération internationale d'athlétisme laisse la porte des JO entrouverte à ceux non contrôlés positifs qui prouveront leur bonne foi. 'Une bonne nouvelle pour moi', a réagi la coureuse du 800 mètres Yulia Stepanova. Elle est la lanceuse d'alerte à l'origine de la suspension de son pays. Reste à voir sous quelle bannière participeront ceux qui comme elle pourraient être retenus. Il reviendra au CIO d'en décider. Avec AFP
Vidéos A la une
D'anciens chefs de gouvernement étrangers, à commencer par l'Espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, sont à Caracas pour essayer de mettre un terme à la grave crise politique qui oppose le président Maduro et l'opposition. Mais les chances de succès sont minces. 'Nous devons prendre de grandes précautions dans cette tentative d'établir un dialogue national, a reconnu l'ancien chef du gouvernement espagnol qui conduit la délégation à la demande de l'Union des Nations sud-américaines. Les attentes sont prématurés. Nous devons travailler à un rythme qui sera déterminé par la difficulté de la situation.' Eprouvés par les pénuries et l'inflation la plus élevée au monde, les Vénézuéliens descendent régulièrement par milliers dans les rues pour réclamer la destitution de Nicolas Maduro. L'opposition veut organiser un référendum pour pousser le président chaviste vers la sortie, mais ce dernier - qui a décrété l'état d'exception - résiste en évoquant la menace d'un coup d'Etat. Depuis Bogota, l'épouse de l'opposant emprisonné Leopoldo Lopez, a appelé à la mobilisation de la communauté internationale. Elle présentait dans la capitale colombienne le livre écrit par son mari, intitulé 'Prisonnier mais libre'. Répondant à l'appel de l'opposant, des centaines de personnes ont aussi donné des médicaments, du matériel de premiers soins ou encore des produits d'hygiène, aujourd'hui très difficiles à se procurer au Venezuela.
Vidéos A la une
C'est une Dilma Rousseff combattive, déterminée, qui s'est exprimée à la télévision, après sa mise à l'écart du pouvoir suite au vote du Sénat approuvant l'ouverture d'une procédure de destitution pour 'crime de responsabilité'. Dilma Rousseff a de nouveau dénoncé un 'coup d'Etat', une 'injustice', se disant victime d'une 'farce judiciaire'. Elle appelle les Brésiliens à se mobiliser contre ce qu'elle estime être une atteinte à la démocratie, à la souveraineté des quelque 54 millions d'électeurs qu'ils l'ont porté pouvoir. Pour Dilma Rousseff, l'arrivée d'un gouvernement non élu constitue 'le plus grand risque pour le pays'. Elle va être remplacée par le vice-président Michel Temer, en attendant le jugement final des sénateurs qui pourrait intervenir dans six mois.
Vidéos A la une
Le vote du Sénat brésilien pour écarter Dilma Rousseffa été accueilli par des feux d'artifice dans le camp des partisans de sa destitution, sur l'esplanade des ministères, juste en face du Congrès à Brasilia. Mercredi soir, le crépuscule annonçait donc la fin d'une longue gouvernance de la gauche. A Rio, ces Brésiliens semblent persuadés que la situation économique catastrophique du Brésil va s'améliorer avec un président adoubé par les marchés 'Avant j'aimais beaucoup Dilma. Mais maintenant, le Brésil mérite les félicitations et vous pouvez être sûrs que les choses vont pas mal s'améliorer', dit ce commerçant. 'On va voir maintenant ce qu'il se passe. Que Michel Temer vienne et qu'il répare un peu les dégâts faits à notre pays', appelle de ses voeux Conseiçao Santos. Les partisans de la présidente au contraire, qui comptent parmi eux le mouvement des paysans sans terre, sont très déçus. Ils se sont réunis devant le palais présidentiel à Brasilia. 'C'est un sens des responsabilités sociales qui motive ma présence aujourd'hui, pour la démocratie, pour les droits sociaux, pour notre vote, celui de 54 millions de Brésiliens. C'est pour ça qu'on est là aujourd'hui', dit une manifestante opposée à la destitution de la présidente. Les accusations de corruption à l'encontre de Michel Temer étant bien plus graves que les raisons qui ont motivé le processus de destitution de Dilma Rousseff, certains se demandent si cette procédure n'est pas un simulacre de démocratie.
Vidéos A la une
Dilma Rousseff, présidente du Brésil, pour encore quelques heures...une probabilité qui se rapproche un peu plus. Mercredi, le Sénat se prononce sur la procédure de destitution. Sur les 81 membres de la Chambre, une cinquantaine ont déjà annoncé leur intention de voter contre la Présidente. Alors Dilma Rousseff tente de rassembler ses troupes. Lors d'un rassemblement, mardi, elle a assuré qu'elle ne démissionnerait jamais de son poste. Après une journée de lundi riche en rebondissements juridiques, l'avocat général du Brésil, Eduardo Cardozo, a annoncé avoir déposé une requête en annulation de la procédure de destitution devant la Cour suprême du pays. Il estime la décision des députés, prise le 17 avril, politiquement motivée. En attendant la réponse, la société brésilienne reste profondément divisée sur le sujet. A Brasilia, les 'anti-Dilma' occupent les avenues de la capitale au cri de 'dehors Dilma', tandis qu'à Rio, ses supporters dénoncent un coup d'état. Selon les médias locaux, les équipes du palais présidentiel auraient déjà commencé à préparer le départ de Mme Rousseff du 'Palacio Planalto'.
Vidéos A la une
A la nuit tombée, les partisans de la destitution de Dilma Rousseff, sont descendus dans les rues de la capitale fédérale, Brasilia. La conclusion d'une folle journée...Dans la matinée, le président du Congrès des députés, Waldir Maranhao, a annulé le vote du 17 avril qui avait approuvé la procédure de destitution. Pour valider sa décision, le Sénat devait donner son accord. Quelques heures plus tard, la réponse est tombée: fin de non-recevoir de son président Renan Calheiros. 'Accepter une telle plaisanterie avec la démocratie me compromettrait personnellement dans le retard du processus. Il n'appartient pas au président du Sénat de dire s'il est juste ou injuste, mais à l'assemblée plénière du Sénat' Pour la principale intéressée, il y a encore une fine voie constitutionnelle à exploiter mais le chemin est étroit pour éviter une destitution. La Cour suprème va ainsi devoir examiner rapidement l'annulation du vote des députés. Mais la procédure a de grandes chances de suivre son cours. Les sénateurs restent appelés à voter mercredi l'ouverture d'un procès en destitution. Sa validation entraînerait alors la suspension de Madame Rousseff du pouvoir pendant 180 jours. Et l'issue de ce vote ne fait guère de doute: sur 81 sénateurs, 50 ont déjà fait part de leur intention de voter contre l'actuelle présidente. Avec AFP
Vidéos A la une
Staffan Mistura, l'envoyé spécial de l'ONU a beau rester confiant : les pourparlers de paix sur la Syrie sont bel et bien dans l'impasse. Ce lundi à Genève l'opposition syrienne a finalement suspendu sa participation formelle aux discussions pour protester contre les violations du cessez-le-feu sur le terrain. Des violations partielles, a reconnu l'émissaire des Nations unies. Mais cette suspension des négociations a été aussitôt dénoncée par le représentant de Bachar el-Assad. 'Il y a une volonté turco-israélo-saoudienne de faire échouer les négociations inter-syrienne à Genève', a déclaré à Euronews Bashar Jaafari. 'La faction de l'Arabie saoudite n'a pas attendu plus deux jours faire échouer les négociations et cela est une preuve que ces négociateurs n'ont pas la volonté politique essentielle pour faire réussir ce dialogue d'une façon sérieuse et responsable.' Face à ces crispations, 'le fossé est clairement large', a déclaré l'envoyé spécial de l'ONU. 'Mais personne ne peut s'attendre à ce qu'après cinq ans de conflit, une transition politique soit trouvée en une semaine.' L'opposition est aussi vent debout contre les dernières suggestions de Staffan de Mistura qui a proposé un fractionnement du pouvoir en Syrie dans le cadre de la transition politique : un processus dans lequel Bachar el-Assad partagerait ses responsabilités avec l'opposition. La question est de savoir si des négociations informelles peuvent encore avoir lieu. C'est que souhaitent en tous cas de nombreux syriens, explique notre correspondante à Genève Faiza Garah.
Vidéos A la une
Gaspard Estrada, politologue spécialiste de l'Amérique latine, était sur BFMTV ce lundi pour commenter la situation de Dilma Rousseff, au bord de la destitution. Arrivée au pouvoir en 2011, la présidente brésilienne "s'était forgé à travers ses actes l'image d'une présidente incorruptible", et était extrêmement populaire auprès de son peuple. Selon le chercheur du CERI, elle paye actuellement le prix de la mauvaise politique économique de son gouvernement, mais aussi celui de la baisse du cours des matières premières. La conjoncture de ces facteurs "a affaibli durablement l'économie du pays". Alors qu'en 2010 le Brésil comptait sur une croissance économique de 7%, en 2015 l'ancien "champion des émergents", était englué dans une récession de 4% et le chômage y a doublé en un an.
Vidéos A la une
C'est parti pour un marathon parlementaire de trois jours au Brésil. Il doit déboucher, dimanche sur un vote pour ou contre la destitution de la présidente Dilma Rousseff. La séance a commencé ce vendredi matin par la lecture du compte-rendu des faits. Des députés ont lancé des slogans hostiles à Dilma Rousseff dans une ambiance électrique. Le ministre de la justice a prévenu qu'une destitution marquerait 'une brèche sans précédent' dans la jeune démocratie brésilienne. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la présidente a échoué dans sa tentative de faire bloquer par la justice la procédure de destitution. La majorité des juges du Tribunal suprême brésilien a en effet rejeté le recours présenté par le défenseur de la chef de l'Etat. D'après les sondages, deux Brésiliens sur trois souhaitent sa destitution. Un départ qui mettrait un terme à un règne de 13 ans du Parti des travailleurs.
Vidéos A la une
La crise politique en Irak menace la lutte contre le groupe Etat islamique. Voilà le message qu'a délivré le Premier ministre Haider al-Abadi lors d'une allocution télévisée retransmise jeudi soir. Cette crise a franchi une nouvelle étape cette semaine après le report de deux sessions au Parlement où les députés étaient censés se prononcer sur le projet de remaniement du gouvernement. L'opposition entre chiites et sunnites a d'ailleurs dégénéré mercredi et plusieurs députés en sont venus aux mains. Le Premier ministre cherche depuis deux mois à former un gouvernement de technocrates, à même de mener les réformes et de combattre la corruption. Mercredi, plusieurs centaines de chiites ont manifesté à Bassorah, la grande ville du sud, pour réclamer la formation d'un gouvernement non partisan et la fin du système de quotas.
Vidéos A la une
En poste depuis deux ans, le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a annoncé sa démission. Il était très critiqué depuis plusieurs mois pour insuffisance de réformes. Son successeur devrait être Volodymyr Groïssman, le président du Parlement. 'Le gouvernement de Volodymyr Groïssman, en premier lieu, devra se concentrer sur le développement économique et trouver des leviers de croissance', analyse le politologue Volodymyr Fesenko. 'Il faudra aussi qu'il concentre ses efforts sur la politique sociale', poursuit-il. 'Pour y parvenir, Volodymyr Groïssman devra trouver l'équilibre entre les exigences du FMI et le besoin de stabilité sociale'. En février, la fronde était montée dans les rangs du Parlement pour obtenir le départ d'Arseni Iatseniouk. L'ensemble de son propre camp réformateur l'accusant de saboter les réformes initiées par ses ministres. 'Le coeur du problème, ce sont les réformes qui n'ont pas été faites', explique la députée Svitlana Zalishuk, du Bloc Poroshenko. 'Voilà pourquoi les citoyens sont à ce point déçus du gouvernement, car ce sont eux qui font les frais de la lenteur des réformes. Le Parlement a adopté des mesures qui n'ont pas été mises en application. D'autre part, nous ne sommes toujours parvenus à briser le cercle vicieux de la corruption'. La corruption, voilà l'autre raison du départ de Iatseniouk, même si chacun souhaite expliquer son départ pour de pures raisons économiques. Jeu de chaises musicales ou jeu de dupes ? 'Ce probable changement de premier ministre intervient donc pour permettre d'accélérer le rythme des réformes', explique Sergio Cantone, notre envoyé spécial à Kiev. 'Mais il ne doit pas donner l'impression qu'il intervient pour d'autres raisons, moins avouables'.
Vidéos A la une
La situation politique au Brésil devient encore un peu plus instable. En témoignent les heurts ce jeudi à l'extérieur du palais présidentiel à Brasilia. D'un côté, les partisans de la présidente Dilma Rousseff. De l'autre, ses opposants. >> Nouvelles manifestations au Brésil autour du cas Lula Au coeur du conflit : la nomination de l'ex-président Lula au poste de chef de cabinet. Une nomination contestée par un juge, alors même que l'intéressé venait de prendre ses fonctions. Le magistrat a demandé à la présidente de suspendre l'entrée de Lula au gouvernement, estimant que cette nomination pouvait constituer une entrave à la justice. #Brésil : un juge demande la suspension de l'entrée au gouvernement de #Lula https://t.co/E8hxIVhTNG pic.twitter.com/BshNJ3qdzN- Le Monde (@lemondefr) 17 mars 2016 La demande du juge a été aussitôt écartée par la présidente. Lors de la cérémonie de prise de fonction de Lula, Dilma Rousseff s'est exprimée comme pour justifier la désignation de celui qui fut son mentor politique. 'Le Brésil traverse une période difficile sur le plan économique et politique. Je ne peux, et je ne veux me priver de personne. Dans ces moments-là, il faut rester uni. Cela vaut pour moi, pour Lula, pour notre base politique, notre base sociale et même pour l'opposition, nous tous qui voulons le meilleur pour notre pays.' Dilma Rousseff, présidente brésilienne Ecoute téléphonique et scandale Pétrobras Lula nommé pour sauver le pays. C'est l'argument officiel. Sauf qu'une conversation téléphonique rendue publique ce mercredi soir laisse penser qu'il s'agit surtout de protéger Lula d'une éventuelle mise en détention. >> Brésil : un enregistrement embarrassant pour Lula et Dilma Rousseff suscite l'indignation En toile de fond, il y a le scandale de corruption Petrobras qui éclabousse une partie de la classe politique. Et cela nourrit le ras-le-bol de la population. Pour aller plus loin >> Brésil : Lula peut-il encore sauver le soldat Rousseff ? >> Brésil : Sergio Moro, le juge au coeur du scandale de corruption Petrobras >> Brésil: les dates clés du scandale Petrobras
Vidéos A la une
Pas de chèque en blanc pour Nicolas Maduro. C'est avec cet argument que l'opposition vénézuelienne, majoritaire au Parlement, a rejeté l'état d'urgence économique décrété par le président. Pour le député d'opposition José Guerra, ce n'est pas la bonne réponse au marasme économique dans lequel le pays est plongé. ' Ce décret ne fait que provoquer les mêmes craintes, a-t-il déclaré : expropriation, contrôles des changes, gels des avoirs et contrôle budgétaire sans fin. Ce serait juste la répétition de la formule appliquée pendant des années au Venezuela et qui a conduit à la crise dans laquelle nous sommes aujourd'hui. ' Le texte prévoyait notamment de recourir aux biens et aux marchandises des entreprises privées pour endiguer les pénuries d'aliments et de biens de première nécessité alors que l'inflation est l'une des plus élevées au monde. Le chaviste Nicolas Maduro a mis en garde contre une paralysie politique. ' Au lieu de nous rassembler de manière proactive en cette période d'urgence économique, un crise complexe et difficile qui requiert un effort national et unifié, ils ont choisi la voie du show, de la confrontation stérile. Nous ne devons pas suivre cette voie ', a protesté le président. Mais l'opposition, qui a remporté les législatives de décembre, entend en finir avec l'hégémonie présidentielle et dit préparer son propre plan pour sortir le pays de la crise. Cinquième producteur mondial de pétrole, le Vénézuela en tire 95% de ses revenus, or l'effondrement des cours a très durement affecté l'économie et la population.
Vidéos A la une
Des scènes de retrouvailles émues à l'aéroport de Bruxelles, en Belgique, après l'atterrissage d'un avion en provenance de Bujumbura, capitale du Burundi, où la crise politique ne cesse de dégénérer. Depuis la semaine dernières, l'ambassade de Belgique enjoint ses ressortissants à quitter le pays. Parmi ceux-ci, Clémence, enseignante à Bujumbura : 'Il y a un climat d'insécurité, très incertain, on ne peut pas prévoir d'activité à l'avance, on ne peut pas prévoir si on va se déplacer ou pas, donc voilà, c'est très très lourd.' Il y a 10 jours, le 11 décembre, le Burundi a connu de très violents affrontements avec l'attaque de trois camps militaires, faisant plusieurs dizaines de morts et poussant l'Union africaine à échafauder un plan de maintien de la paix. Le Congrès, réuni ce lundi et dominé par le parti au pouvoir, a exprimé son hostilité vis à vis de ce projet, et a rassuré : il n'y a pas de génocide en préparation ou en cours au Burundi. Le pays est plongé dans une crise politique depuis que son président Pierre Nkurunziza a décidé en mai de briguer un 3ème mandat. Le Burundi a connu 13 ans de guerre civile entre 1993 et 2006, entre l'armée alors dominée par la minorité tutsi et des rébellions hutu. Avec AFP
Vidéos A la une
Les sanctions économiques contre la Russie étaient en haut de l'agenda de la visite à Kiev du président Polonais. Andrzej Duda a été reçu avec les honneurs par son homologue ukrainien Petro Porochenko. Parmi les pays de l'Union européenne, la Pologne, est de ceux qui prônent l'extension pour six mois de ces sanctions. Adoptées dans le cadre du conflit ukrainien, elles arrivent à échéance fin janvier. La décision de les proroger doit être prise à la fin de la semaine. 'Il ne s'agit pas seulement de la question des sanctions contre la Russie, mais aussi de la mise en oeuvre des accords de Minsk', précise notre correspondant à Kiev, Sergio Cantone,'notamment parce qu'en janvier prochain, l'accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne, qui a déclenché la crise il y a deux ans, entrera en vigueur'.
Vidéos A la une
Des dizaines de milliers de personnes descendant dans la rue, du jamais vu depuis la chute du communisme. C'est le gouvernement qui est hué, après le tragique accident dans une boîte de nuit de Bucarest. Un nouveau Premier ministre par intérim est nommé, c'est le ministre de l'Education. Il remplace Victor Ponta, qui cette fois accepte de s'en aller, après avoir résisté longtemps. En 2012, Victor Ponta refusait de démissionner après des accusations de plagiat avérées. En juin dernier, le Parlement avait refusé de lever l'immunité du Premier ministre accusé de corruption. La rue aura eu raison de Ponta. La rue en a eu assez de la corruption. Mais il aura fallu ce drame, vendredi, l'incendie d'un discothèque qui n'avait pas les autorisations nécessaires pour recevoir du public, il a fait 32 morts et près de 200 blessés. Entretien avec Luca Niculescu Sophie Desjardin a interviewé Luca Niculescu, rédacteur en chef de RFI Roumanie et de Digi24, pour évoquer la démission du Premier ministre Victor Ponta, ce 'printemps roumain' qui secoue le pays. 'On peut lire un peu partout dans la presse ce matin 'le drame de la discothèque a fait chuter le gouvernement roumain', mais ce n'est pas ça qui l'a fait chuter n'est-ce-pas ?' Luca Niculescu : 'Non, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase si vous voulez, la tension s'était accumulée depuis longtemps, il y avait un mécontentement général suite à plusieurs affaires qui s'étaient passé dernièrement. Ce qui s'est passé avec la boîte de nuit vendredi soir, cette tragédie a été aussi le symbole d'un engrenage d'incompétences et de corruption au niveau local et central qui ont révolté les gens de Bucarest.' 'Pourquoi maintenant ? Quelque chose a changé dans la société ?' Luca Niculescu : 'Ecoutez, c'est une génération nouvelle si on peut dire, les gens qui ont entre 25 et 35 ans, ce sont eux qui sont descendus dans la rue. Ce sont des gens qui représentent l'or gris (matière grise) de la Roumaine. Ce sont des gens actifs qui ont un emploi et qui ne veulent pas quitter la Roumanie, qui veulent se créer un destin ici, contrairement à d'autres générations qui ont préféré partir, quitter la Roumaine, parce que la Roumanie a perdu 4 millions de personnes ces 10-12 dernières années. Donc ces gens veulent créer une société en Roumanie et ils sont en train de se battre pour elle.' 'Il y a quelques mois lors de ses démêlés judiciaires, Victor Ponta avait refusé de démissionner, il disait alors 'la démocratie ne s'exerce pas dans la rue'. Hier, il a déclaré : 'j'espère que la démission du gouvernement va satisfaire les gens qui étaient dans la rue'. Que s'est-il passé en cinq mois à peine ?' Luca Niculescu : 'C'est-à-dire qu'il y a beaucoup plus de gens qui sont descendus dans la rue avant-hier. Il faut dire qu'il n' y avait pas eu autant de monde dans les rues de Bucarest depuis 1990 tout de suite après la chute du régime communiste. Il y avait 40 000 personnes hier à Bucarest, il y en avait 40 000 dans d'autres villes aussi. Peut-être que pour un pays comme la France, ce n'est pas beaucoup, mais pour la Roumanie c'est vraiment très important, c'est un chiffre important parce que les Roumains ne descendent pas souvent dans la rue. Donc face à ce tsunami, face à cette lame de fond représentée par les manifestations, il est parti.' __Que peut faire le président, sorte d'ovni politique élu l'an dernier à la surprise générale sur la base d'un programme anti-corruption. Quelles sont ses options maintenant ?'_ Luca Niculescu : 'Ecoutez, le président a une mission très délicate. D'un côté, il doit garder le contact direct avec les gens qui protestent dans la rue. De l'autre, il ne doit pas trop s'éloigner de la classe politique parce que le Premier ministre qu'il va nommer sera aussi approuvé par un parlement qui est dominé par cette classe politique que les gens dans la rue sont en train de rejeter en bloc, donc le président doit respecter une sorte d'équilibre très fragile, et c'est la première fois qu'il est face à ce défi, on va voir comment il va se débrouiller.' 'Il y aura des élections. Rappelons qu'en 2012, les sociaux-démocrates du PSD avait obtenu 58 % des voix. Derrière, le centre droit était à 16 %, ce qui signifie qu'il n'y a pas d'alternative à cette classe politique dont le peuple ne veut plus ?' Luca Niculescu : 'Pour l'instant, on peut dire que non parce que ce sont les mêmes grands partis qui dominent le paysage politique, mais il y a des pas qui ont été faits, des lois qui ont été changées. Par exemple, depuis quelques mois à peine, on peut créer un parti politique en Roumanie avec trois membres seulement, avec trois personnes alors que l'année dernière encore, il fallait 20 000 membres. Donc, vu l'ampleur de la contestation, il est possible que celle-là débouche sur une énergie aussi politique et qu'on ait de plus en plus de partis politiques qui vont être créés et qu'on verra peut-être l'émergence de nouveaux leaders.'
Vidéos A la une
Mohammed Shaikhibrahim, euronews : Les Libyens se sont enfin mis d'accord pour mettre en place un gouvernement de réconciliation nationale afin de retrouver l'unité et mettre fin au conflit qui mine le pays, mais jusqu'à quel point ? Le rêve d'un pays stable et sûr s'est plusieurs fois brisé sur le dos des divisions politiques et régionales. La multiplication des groupes armés a affaibli le pouvoir. Pour faire le point sur la situation en Libye, je reçois Ibrahim el-Jadhran, responsable du conseil politique de Borqa en Libye. Bienvenue sur euronews...' Ibrahim el-Jadhran, Conseil politique de Borqa : 'Merci, bonjour à tous vos téléspectateurs...' Mohammed Shaikhibrahim, euronews : 'Tout d'abord, comment décrivez-vous la situation actuelle en Libye et quelle est votre position et celle de vos milices dans ce conflit ? ' Ibrahim el-Jadhran, Conseil politique de Borqa : 'Au vu de la situation, on peut dire que la Libye est à un croisement : soit le gouvernement de réconciliation nationale parviendra à sauver la Libye de ce qui se passe aujourd'hui, soit le pays se dirigera vers encore plus de division et de fragmentation. Nous espérons que la Libye -grâce à Dieu-, et le nouveau gouvernement parviendront à rétablir la sécurité et la stabilité dans le pays.' Mohammed Shaikhibrahim, euronews : 'Si l'on vous écoute, on peut se montrer optimiste sur le fait que le gouvernement, dont chaque membre a été soigneusement choisi, réussira là où les précédents gouvernements libyens ont échoué ? ' Ibrahim el-Jadhran, Conseil politique de Borqa : 'Je n'ai aucun doute à ce sujet. Je suis confiant sur le fait que ce gouvernement avance d'une manière claire et précise, qu'il travaille dur et rapidement pour rétablir le prestige de l'état libyen et sa souveraineté, tout en parvenant à une certaine justice sociale, et qu'il remettra sur pied les institutions judiciaires et sécuritaires en Libye, comme l'armée et la police.' Mohammed Shaikhibrahim, euronews : 'Si le gouvernement commence à agir sur le terrain comme vous dites, quels sont les principaux défis auxquels il devra faire face ?' Ibrahim el-Jadhran, Conseil politique de Borqa : 'Il y a plusieurs défis, dont les divisions politiques du peuple libyen, ainsi que les divisions tribales et sociales. Il y a aussi la présence de groupes islamistes, plus précisément les Frères musulmans, qui n'arrivent pas à comprendre qu'ils font partie du peuple libyen et donc que l'intérêt public est aussi leur intérêt.' Mohammed Shaikhibrahim, euronews : 'Pourtant, vous-même, vous n'avez pas respecté les décisions du précédent gouvernement libyen, avec votre milice, vous avez accru votre contrôle sur de nombreux gisements pétrolifères très lucratifs, donc comment pouvez vous demander aux autres de respecter les décisions de l'actuel gouvernement, alors que vous n'avez pas respecté le précédent.' Ibrahim el-Jadhran, Conseil politique de Borqa : 'Je n'ai pas de milice à ma disposition. Je suis en charge de la protection des installations pétrolières et je travaille donc avec une milice dans la région centrale de la Libye, c'est une force de sécurité tout comme l'état libyen possède une police ou des forces armées, mais laissez moi surtout vous dire que le précédent gouvernement a essayé de me corrompre financièrement, et j'ai été menacé par ce gouvernement pour que je travaille selon leurs termes et leurs décisions. J'ai catégoriquement refusé et demandé qu'une enquête soit ouverte sur les exports de pétrole libyens depuis la révolution de 2011 jusqu'à la reprise des exportations, voilà qu'elle est la véritable raison mon désaccord avec l'ancien gouvernement. ' Mohammed Shaikhibrahim, euronews : 'Mais ne pensez-vous pas que cela pourrait pousser chaque leader régional et ses milices à prendre le contrôle des champs de pétrole pendant que vous, vous-même, devenez un facteur-clef de la division de la Libye, et c'est ce que redoutent les Libyens ?' Ibrahim el-Jadhran, Conseil politique de Borqa : 'Je pense qu'il est important de rappeler que nous avons farouchement combattu le régime de Kadhafi et que nous avons réussi à libérer ces villes et arracher les champs de pétrole de leurs mains. De plus, nous étions en première ligne pour combattre et libérer ces zones, et la tribu à laquelle j'appartiens était déjà présente dans ces régions que l'on appelle le Croissant pétrolier de la Libye, et en plus de ces régions nos frères d'autres tribus, comme el-Ebidat, ont combattu à Tobrouk pour libérer le port pétrolier d'el-Harika.' Mohammed Shaikhibrahim, euronews : 'Vous accusez le précédent gouvernement de corruption et d'avoir fait de la contrebande de pétrole. Mais vous contrôlez actuellement cinq ports pétroliers en Libye, ce qui représente une fortune considérable. Alors qui surveille vos exportations de pétrole et les milliards qui en découlent ? ' Ibrahim el-Jadhran, Conseil politique de Borqa : 'Nous avons exporté du pétrole parce que le précédent gouvernement n'a pas respecté ses obligations et n'a pas répondu à nos demandes que ce soit des demandes d'enquête ou la mise en place d'une justice sociale plus équitable, du coup nous avons reçu l'autorisation des peuples de ces régions de pouvoir exporter du pétrole, dans le cadre du 58è amendement de la Constitution de 1951. D'autre part, nous avons demandé au Bureau exécutif de Borqa de procéder à des exports de pétroles et ils ont déjà notamment affrété un large tanker et ce devant les yeux du monde entier.' Mohammed Shaikhibrahim, euronews : 'Actuellement vers qui exportez-vous du pétrole ? ' Ibrahim el-Jadhran, Conseil politique de Borqa : 'Nous n'avons pas exporté de pétrole depuis ce jour-là. C'est le seul tanker à avoir transporté du pétrole, sous la supervision des forces qui gardent et protègent les installations, et il a mis le cap sur la Grèce, et non pas sur la Corée du Nord, bien qu'il battait pavillon nord-coréen.' Mohammed Shaikhibrahim, euronews : 'Alors que répondez-vous à ceux qui vous accusent d'avoir d'avoir exporté du pétrole de manière illégale jusqu'à aujourd'hui ?' Ibrahim el-Jadhran, Conseil politique de Borqa : 'Nous n'avons pas exporté une seule goutte de pétrole libyen depuis l'incident du tanker Morning Glory'. Mohammed Shaikhibrahim, euronews : 'Si vous n'exportez pas de pétrole comme vous dites, alors comment payez-vous les 22.000 miliciens qui travaillent pour vous ? ' Ibrahim el-Jadhran, Conseil politique de Borqa : 'Par le passé et durant la période de crise, nous rémunérions nos miliciens grâce au gouvernement par le biais d'hommes d'affaires et des entrepreneurs qui ont travaillé directement avec les gardiens des installations, et j'ai garanti la possibilité de payer personnellement, par des voies légales. Puis je suis parvenu à un accord politique avec le gouvernement dirigé par Abdullah al-Thani qui l'obligeait à régler la somme due aux hommes d'affaires. L'accord politique incluait également une année de salaire pour ceux qui gardaient les installations. Nous avons ensuite passé un autre accord avec le ministre de la Défense du gouvernement d' Abdullah al-Thani pour continuer à financer ces emplois.' Mohammed Shaikhibrahim, euronews : 'Quel est, selon vous, le pourcentage de chance de parvenir à un accord de paix à la lumière de ce qui se passe aujourd'hui ?' Ibrahim el-Jadhran, Conseil politique de Borqa : 'Parvenir à la paix en Libye est possible si la communauté internationale soutien sérieusement le gouvernement national de réconciliation. Toutefois, ce gouvernement doit aussi travailler sérieusement en Libye sans mettre de bâtons dans les roues du développement et la mise en place du plan de réconciliation. Je veux une nouvelle fois souligner le fait que les chances de parvenir à la paix sont réelles, d'autant plus que le peuple libyen a beaucoup souffert, qu'il a conscience des complots politiques, donc il aspire à plus de sécurité, de stabilité et à un certain confort de vie.'
Vidéos A la une
Selahattin Demirtas persona non grata à Cizre tout comme les députés pro-kurdes de son parti. Le co-président du HDP a dû rebrousser chemin jeudi alors qu'il était à une vingtaine de kilomètres, les forces de l'ordre lui interdisant de poursuivre sa route. Une marche qu'il a entamé la veille avec des militants et des députés du principal parti kurde de Turquie. Objectif : rompre le blocus imposé par Ankara. Un couvre-feu est en vigueur depuis une semaine après de violents incidents entre forces de sécurité et rebelles kurdes. Selon le gouvernement , une trentaine de combattants du PKK ont été abattus à Cizre. Le HDP affirme qu'une vingtaine de civils ont été tués dans les combats. A Hatay comme dans de nombreuses villes du pays, des manifestations éclatent pour condamner le terrorisme. La Turquie connait une spectaculaire flambée de violence depuis la reprise des hostilités fin juillet entre Ankara et les séparatistes kurdes du PKK. Entretien avec le professeur Atilla Sandikli, président du Centre d'études stratégiques Bilgesam en Turquie. Bahtiyar Küçük, euronews L'escalade de violence qui a suivi les législatives du 7 juin montre que le processus de paix est suspendu. Qu'est-ce qui a changé en si peu de temps ? Atilla Sandikli, président du Centre d'études stratégiques Bilgesam 'Au cours de ce processus de paix, l'État a réalisé des avancées démocratiques et socio-culturelles conformément à l'entente des deux parties. Dès le début de ce processus de paix, l'organisation terroriste PKK aurait dû diriger ses forces armées postées dans les montagnes vers l'extérieur de la Turquie. Mais elle ne l'a pas fait. Ces terroristes sont restés en Turquie tout en restant armés. De plus, cette force militaire est venue renforcer une autre branche du PKK, qui est sa nouvelle structure dans les villes, le KCK (l'Union des communautés du Kurdistan). Elle a fait entrer en Turquie des armes et des explosifs venus de l'étranger'. euronews Pour la première fois de l'histoire, un parti pro-kurde est entré au parlement et a gagné autant de sièges que les nationalistes turcs. Dans ce contexte, pourquoi le PKK a-t-il repris ses actes terroristes ? Atilla Sandikli 'La Turquie prévoyait une solution dans le cadre du renforcement des gouvernements locaux conformément aux conditions européennes. Mais, lorsque l'on regarde les objectifs du PKK concernant le KCK, on se rend compte qu'il prévoyait une structure dotée de ses propres forces de sécurité, la création d'un État autonome, et surtout la mise en place d'une structure confédérale pouvant interagir avec les Kurdes d'autres régions. Pour obtenir cette région autonome, l'organisation a menacé le peuple par différents combats. Et actuellement, elle renforce encore davantage ces conflits'. euronews La Turquie se bat en même temps contre le PKK et l'État islamique. La région a été déstabilisée ces derniers temps. Comment interprétez -vous cette escalade des tensions entre l'armée turque et le PKK dans le contexte de crise actuel ? Atilla Sandikli 'La Turquie n'est pas le seul État à être en conflit avec l'État islamique. Le PYD est aussi en guerre contre cette organisation terroriste. Par ailleurs, la montée en puissance des jihadistes en Syrie et en Irak a fait gagner une légitimité internationale au PKK. De plus, le PYD, au nord de Syrie a vu s'établir les conditions nécessaires à la construction d'un État autonome. Il ne restait plus que la Turquie à cibler pour le KCK. C'est pourquoi l'organisation a renforcé ses attaques ces derniers temps'. euronews Nous savons que l'IRA au Royaume-Uni et l'ETA en Espagne ont déposé les armes. Ne pensez-vous pas que cette crise en Turquie pourrait être résolue par la voie politique ? Atilla Sandikli 'À partir de 2013, dans le cadre du processus de paix, on a pensé pouvoir trouver une solution politique à ce problème en Turquie. Mais, dans un environnement de préparation du maintien de la paix, le PKK a continué ses préparatifs de guerre et a envoyé ses troupes armées dans les centres des villes. Au coeur même des villes, une structure militaire a commencé à se former. Pendant que le PKK coupait la route de certains et kidnappait d'autres, aucune opération militaire n'a été lancée par le gouvernement turc. Pour la seule raison qu'on ne voulait pas que le processus de paix subisse un échec. On comprend clairement aujourd'hui que le PKK a abusé de ce processus et a préparé le terrain pour de nouveaux conflits. euronews Où vont s'arrêter ces actes de violence et cette tension ? Atilla Sandikli 'Suite aux événements, les mesures de sécurité ont été renforcées et des renforts ont été envoyés dans la région. Nous allons assister à une augmentation du nombre de victimes du côté du PKK, à une limitation de ses installations logistiques et à un effondrement petit à petit de ses structures dans les villes. Le PKK finira par s'essouffler'.
Vidéos A la une
Toujours pas d'accord sur un gouvernement de coalition en Turquie : les négociations se poursuivaient ce lundi, cette fois avec le parti nationaliste MHP. Mais comme avec les socialistes du CHP, c'est encore l'impasse, six jours avant la date limite pour trouver une solution. Les partis d'opposition accusent le Premier ministre de ne proposer qu'une coalition temporaire, avant des élections anticipées annoncées à l'automne. Cette crise politique intervient dans un climat de tension avec le PKK, qui multiplie les attaques contre militaires et policiers. Le président Erdogan poursuit sa politique de fermeté face aux rebelles kurdes, et manifeste aussi toujours son désir d'élargir ses pouvoirs. Une situation générale tendue en Turquie, qui pèse aussi sur l'économie. La monnaie turque a dégringolé, battant un nouveau record de faiblesse ce lundi matin face au dollar et l'euro.
Vidéos A la une
Environ 20.000 personnes ont manifesté ce dimanche à Skopje, la capitale de l'ex-République yougoslave de Macédoine. Elles demandent la démission du Premier ministre, Nicola Gruevski, accusé de corruption et d'écoutes téléphoniques illégales à grande échelle. Le rassemblement, organisé devant le siège du gouvernement, risque de durer. L'opposition a en effet appelé les manifestants à rester dans la rue jusqu'à la victoire. Mais le Premier ministre conservateur, au pouvoir depuis neuf ans, a exclu de démissionner. 'On a besoin d'un changement pour que le pays retourne dans le droit chemin, explique ce manifestant.'' 'Je suis venue ici pour obtenir la chute du gouvernement et la démission du Premier ministre, souligne cette femme, et aussi pour que la vérité éclate au grand jour.'' L'opposition accuse le gouvernement d'avoir mis sur écoute des milliers de personnes, dont des journalistes, des magistrats et des adversaires politiques. L'affaire de trop pour ces manifestants qui arboraient les drapeaux macédoniens et albanais, en signe d'unité communautaire contre le pouvoir. Le Premier ministre a promis de riposter. Il appelle ses partisans à manifester ce lundi soir dans le centre de Skopje.
Vidéos A la une
Olivier Péguy. euronews : Olivier Caslin vous êtes journaliste au magazine Jeune Afrique, et vous connaissez bien le Burundi. Ce pays d'Afrique des Grands Lacs est le théâtre d'un mouvement de contestation qui vise le président Nkurunziza. Cela s'est traduit notamment par une tentative de coup d'État. Cette tentative a échoué. D'après vous, pourquoi a-t-elle échoué ? Olivier Caslin. Journaliste, 'Jeune Afrique' : Le général Godefroid Niyombare, qui était le chef des putschistes, s'est vu peut-être un peu trop beau, il pensait avoir le soutien de l'armée et on s'est rendu compte au bout des heures qui passaient, que seule une petite frange de l'armée était vraiment derrière lui. Il y a eu beaucoup de négociations entre les deux fractions de l'armée, les loyalistes d'un coté les putschistes de l'autre, qui ont duré tout mercredi après midi, tout jeudi jusqu'à tard hier soir, et il semblerait donc, qu'aucun accord n'a été trouvé. Les loyalistes en ont profité pour reconquérir les radios privées que les putschistes avaient prises et donc depuis ce matin, c'est la débandade chez les putschistes. Olivier Péguy. euronews : Et d'après vous, l'échec de ce coup d'État sonne-t-il la fin du mouvement de contestation ? Olivier Caslin. Journaliste, 'Jeune Afrique' : Non ça sonne la fin de ce qu'on imaginait, ce qu'on appelle le scénario burkinabé, c'est-à-dire, voir l'armée prendre le pouvoir des mains du président pour le confier au peuple. Ça maintenant, on est assuré que ce scénario n'arrivera pas, mais ça ne veut pas dire que la contestation s'arrête. Il semblerait qu'il y a déjà des barricades qui aient commencé à se monter ce matin, dès les premières heures de la journée, donc il est fort probable que les contestations vont se poursuivre. Uniquement, cette fois-ci, du côté civil, sans les militaires, ce qui peut aussi laisser présager d'un certain retour à la violence des forces de sécurité qui vont se sentir désormais toute latitude pour agir. Olivier Péguy. euronews : Certains craignent désormais une vague de répression. Cette crainte est-elle fondée ? Olivier Caslin. Journaliste, 'Jeune Afrique' : Tout à fait... Il y a déjà eu des chasses à l'homme ce matin. Olivier Péguy. euronews Au niveau civil, il y a-t-il un risque de voir resurgir des antagonismes ethniques, comme le pays en a connu par le passé ? Olivier Caslin. Journaliste, 'Jeune Afrique' C'est toujours le risque dans cette région, pour l'instant le pays a été protégé. Le Burundi, contrairement au Rwanda a fait un long travail justement pour que les communautés, les ethnies vivent ensemble ; l'armée par exemple, est constituée par 50 % de Tutsis, 50% de Hutus, donc pour l'instant, on n'a pas vu de clivage ethnique intervenir lors de la crise. Mais tout est possible dans un pays qui a eu une histoire de violences sur les dernières décennies, on peut malheureusement imaginer un scénario du pire.
Vidéos A la une
Les partisans du Président Nkurunziza célébraient l'échec du coup d'Etat ce matin à Bujumbura, la capitale du Burundi. Trois des généraux impliqués dans le putsch de mercredi ont été arrêtés. Leur chef, le général Niyombaré, est en fuite. ' Nous avons accepté de nous rendre, j'espère qu'il ne vont pas nous tuer,' avait-il auparavant déclaré à l'AFP. C'est dans un tweet hier soir que le Président a annoncé être rentré au Burundi. Il se trouverait dans sa ville natale. Je suis au #Burundi. Je félicite l'armée et la police pour leur patriotisme. Je félicite surtout les burundais pour leur patience.- Pierre Nkurunziza (@PierreNkurunziz) May 14, 2015 Tout s'est joué lors de la bataille pour le contrôle de la radio-télévision nationale. ' Ils ont forcé l'entrée de la station avec un char et nous l'avons brûlé. Nous avons tué 12 assaillants, 35 ont été blessés, 40 se sont rendus. Nous en avons arrêté neuf et quatre de nos soldats ont été blessés, ' a expliqué le chef d'Etat major, le général Prime Niyongabo. La crise politique a été déclenchée le 26 avril par la décision du Président de briguer un troisième mandat, en dépit de la constitution. En deux semaines, 20 manifestants sont morts dans la répression de la contestation. Une organisation de la société civile - le mouvement Forum pour la conscience et le développement - a déjà appelé à redescendre dans la rue. La milice acquise au président Nkurunziza aurait cependant intimidé des membres de l'opposition qui essayaient de manifester en les menaçant de les abattre. Selon le Haut-commissariat de l'ONU, depuis le début des troubles, 105.000 personnes ont fui le Burundi pour la Tanzanie, le Rwanda et la République démocratique du Congo.
Vidéos A la une
L'opération 'Tempête décisive' menée par l'Arabie Saoudite depuis trois jours s'intensifie au Yémen. Des frappes de la coalition arabe contre les rebelles Houthis qui contrôlent la capitale Sanaa. L'aéroport a été visé la nuit dernière. Objectif : empêcher les rebelles yéménites de s'emparer d'Aden, le grand port du sud du pays. L'Arabie saoudite affirme vouloir contrer 'l'agression' de l'Iran accusée de soutenir les Houthis et de chercher à 'dominer' la région. A Charm el-Cheikh où se tient le sommet annuel de la Ligue arabe, le président yéménite accuse : 'Les Houthis violent notre souveraineté. Ce sont eux qui ont fait exploser des lieux de culte, qui ont pillé des bases militaires, et pris le contrôle des institutions civiles. Ce sont eux qui ont pris les villes et les provinces et qui ont imposé un état de siège au président légitime'. La marine saoudienne a évacué samedi des centaines de personnes, employés de l'ONU, diplomates et salariés étrangers. L'opération militaire pourrait durer jusqu'à six mois, jusqu'à la reddition complète des rebelles.
Vidéos A la une
Alors que le conflit syrien entre dans sa cinquième année et que l'aide humanitaire peine à s'organiser en Syrie, comment les enfants vivent-ils au quotidien? A quelles difficultés sont-ils confrontés? Les réponses de Laurent Chapuis, conseiller régional pour la protection de l'enfant à l'Unicef. Laurence Alexandrowicz, euronews : 'Vous êtes basés en Jordanie pour l'Unicef, est-ce que vous pouvez travailler en Syrie? ' Laurent Chapuis, Unicef : 'C'est extrêmement difficile mais nous répondons aujourd'hui au besoin de 14 millions d'enfants affectés par cette crise, que ce soit en Syrie ou dans les pays voisins. Au cours de l'année 2014, l'Unicef et ses partenaires sont parvenus à vacciner 3 millions d'enfants en Syrie contre la poliomyélite, principalement dans les zones contrôlées par le gouvernement mais aussi dans les zones contrôlées par l'opposition. Nous avons aussi vacciné plus de 800 000 enfants contre la rougeole, et nous soutenons l'accès à l'éducation de 2.8 millions d'enfants en Syrie.' Laurence Alexandrowicz, euronews : 'En quatre ans, de quelle manière avez vous vu la situation évoluer ? Il y a les bombes de Bachar al Assad, depuis quelques mois, la cruauté de l'Etat islamique... ' Laurent Chapuis, Unicef : 'Les conditions de vie des enfants n'ont fait que se détériorer en Syrie où ils sont soumis à des violations extrêmement graves, comme le recrutement par les forces et les groupes armés. Ils sont aussi détenus ou victimes de violences de nature sexuelle. Leurs écoles, leurs centres de santé sont attaqués. Ce genre de violations ne cessent de s'accroître depuis 4 ans.' Laurence Alexandrowicz, euronews : 'On a très peu d'infos sur ce qui se passe en Syrie; y a-t-il des zones où les civils sont plus épargnés, où les enfants mènent une vie presque normale ? ' Laurent Chapuis, Unicef : 'En Syrie, il y a des endroits où il y a toujours des écoles qui fonctionnent, des centres de santé qui fonctionnent. Ceci dit, même si on peut penser que la situation est normale dans ces zones-là, il faut savoir que même à Damas, il y a des populations assiégées. On a parlé récemment du grand camp palestinien de Damas, le camp de Yarmouk, âprement disputé par les forces gouvernementales et les forces de l'opposition, où 20 000 Palestiniens tentent de survivre et où l'aide humanitaire, qu'elle soit médicale ou alimentaire, ne rentre qu'au compte-goutte.' Laurence Alexandrowicz, euronews : 'Il y a aussi des enfants qui fuient et qui fuient seuls ?' Laurent Chapuis, Unicef : 'Effectivement, il y a aujourd'hui deux millions d'enfants syriens qui vivent dans les pays voisins. Parmi eux, plus de 8 000 enfants ont passé les frontières seuls, sans leurs parents, non accompagnés. Ils bénéficient aussi de la réponse mise en oeuvre par l'Unicef et ses partenaires. Ceci étant dit, ce types de programmations est extrêmement complexe, demande énormément de ressources. Si l'Unicef veut mener à bien ses opérations pour 2015, 900 millions de dollars seront nécessaires, pour répondre au besoin des enfants syriens en Syrie, des enfants syriens dans les pays voisins, mais aussi des enfants dans les communautés hôtes, qu'il s'agisse des enfants libanais, jordaniens, turcs ou irakiens. Malheureusement, jusqu'à présent, l'Unicef n'a réussi à mobiliser que 100 millions de dollars, alors que nous sommes déjà au mois de mars.'
Vidéos A la une
Le Yémen, sans personne à sa tête, risque de plonger un peu plus dans le chaos. Suite aux démissions du président et du Premier ministre, sous la pression des milices chiites houtis, le parlement doit approuver ces départs. Mais il ne pourra pas se réunir avant dimanche. D'ici là, tout peut arriver dans la capitale contrôlée par les miliciens : ils ont pris mardi le palais présidentiel, encerclent depuis la nuit dernière le siège du Parlement ainsi que les résidences de hauts responsables, dont celle du ministre de la Défense. 'Notre pays est dans un vide constitutionnel, dit Aidaros al-Mehthar, un habitant de Sanaa, et on voudrait que nos responsables politiques, de tous bords, se réunissent pour former en urgence un conseil militaire afin que le pays ne sombre pas dans un immense conflit.' Selon les analystes, les houtis hésiteraient à diriger le pays, faute d'expérience politique mais aussi par crainte des réactions violentes de la communauté sunnite, majoritaire, et des jihadistes d'Al-Qaïda.
Vidéos A la une
Ca ressemble à un coup d'Etat au Yémen. On ne connaît pas le sort du président Hadi, mais des combats féroces ont lieu dans la capitale Sanaa. Une puissante milice chiite s'est emparée du palais présidentiel et encerclait plus à l'ouest la résidence du chef de l'Etat. Un responsable houthi affirme qu'ils n'ont pas l'intention d'attaquer le président et sa résidence. Les houthis, c'est le nom des combattants de la milice Ansaruallah, qui contrôle depuis septembre une grande partie de la capitale. A l'ONU le Conseil de sécurité est réuni en urgence. L'instabilité au Yémen profite aussi à la branche yéménite d'Al-Qaïda. Considérée comme la plus dangereuse du mouvement, c'est elle qui a revendiqué l'attaque contre Charlie Hebdo.
Vidéos Argent/Bourse
Le 29 décembre, Kostas Vergopoulos, économiste spécialiste de la Grèce, était l'invité du Grand Journal, présenté par David Dauba, sur BFM Business.

Pages

Publicité