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Dans la banlieue de Damas, à Jobar, les forces gouvernementales tentent de reprendre aux rebelles des quartiers perdus ces derniers jours. Il ne veulent surtout pas laisser les opposants au régime de Bachar al-Assad pénétrer au coeur de la capitale syrienne. Les combats sont féroces. Sous les yeux de civils, pris entre deux feux. A Genève (Suisse), le régime syrien et ses opposants ont entamé vendredi leur cinquième round de pourparlers, sous l'égide des Nations unies. Après avoir averti qu'il ne fallait s'attendre 'ni à des miracles, ni à des percées, ni à des ruptures', l'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a insisté sur la nécessité de tenir 'dès que possible' une réunion à Astana, afin de 'contrôler une situation' qu'il qualifie de 'préoccupante actuellement'. La capitale du Kazakhstan accueille depuis janvier, sous le triple parrainage de la Russie, de la Turquie et de l'Iran, des négociations entre le régime de Bachar al-Assad et ses opposants. La guerre en Syrie a fait plus de 320 000 morts depuis son déclenchement, en mars 2011.
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Un canot pneumatique, avec à son bord une vingtaine de migrants, a fait naufrage au large de la Turquie. 11 corps ont été récupérés en mer, parmi eux ceux de cinq enfants. Neuf personnes ont pû être secourues à temps et deux passeurs présumés qui avaient nagé jusqu'au rivage ont été arrêtés. Le bateau se dirigeait vraisemblablement vers l'île grecque de Samos. Au large de la Lybie, le décompte macabre est plus lourd encore. Les morts se compteraient par centaines depuis deux jours. Aux deux canots qui avaient été retrouvés jeudi se serait ajouté un troisième. Les gardes-côtes italiens ont reçu une alerte mais l'ONG active dans ce secteur n'a pas encore retrouvé la trace de l'embarcation.
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Au moins 42 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), mais déjà 58 selon d'autres sources ; une centaine de blessés. Et un bilan voué à s'alourdir... Une mosquée a été frappée jeudi, à l'heure de la prière, par un raid aérien sur al-Jineh, un village du nord de la Syrie, dans la province d'Alep. Une localité tenue par des groupes rebelles. Si l'origine du bombardement n'a pas été établie, les Etats-Unis ont reconnu avoir visé une réunion d'Al Qaïda, à une quinzaine de m d'une mosquée, en assurant ne pas avoir ciblé le lieu de prière. Et en affirmant que celui-ci était 'toujours debout'. Cela dit, les aviations russe, turque et bien sûr syrienne opèrent également dans cette région. Et ce, malgré un cessez-le-feu entré en vigueur en décembre 2016. Par ailleurs, l'armée américaine a déclaré être à l'origine d'un bombardement, jeudi, qui a tué plusieurs militants d'Al-Qaïda à Idlib. 'Un havre de paix pour Al-Qaïda ces dernières années', a commenté le commandement américain.
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Des raids aériens ont réduit en miettes une mosquée d'un village dans une zone rebelle du nord de la Syrie. Le bombardement a eu lieu à l'heure de la prière, en début de soirée. Bilan, 42 morts, une centaine de blessés, certains qui vont succomber à leurs blessures dans les heures ou jours qui viennent. Les avions non identifiés ont bombardé le village d'al-Jineh, situé à 30 km à l'ouest de la ville d'Alep. Les Casques blancs, les célèbres secouristes des zones rebelles de Syrie, fouillent dans les décombres et parviennent à en tirer un survivant. Nul ne sait qui est responsable ce massacre, alors que la guerre vient de rentrer dans sa septième année. Le ciel syrien est encombré par les avions du régime syrien, de la Russie, de la Turquie et de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.
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La Cour de justice de l'Union européenne a tranché. Ses pays membres ont le droit de refuser un visa humanitaire à ceux qui espèrent un asile par ce biais. C'est le cas d'une famille syrienne éconduite par la Belgique qui avait lancé cette procédure. Le père avait été torturé et réclamait un visa pour la Belgique. Réfugiés: les Etats membres pas tenus de délivrer des visas, estime la CEJ https://t.co/eyofm8q0wf pic.twitter.com/IxjhN9CMuy- TwitPolitique - RTBF (@TwitPolitique) March 7, 2017 Pour ceux qui défendaient le refus belge, une décision différente de la Cour aurait ouvert un nouveau filon pour les demandeurs d'asile, pour entrer dans l'UE. Chaque pays européen gardera donc le contrôle de sa politique d'octroi de visas humanitaires. Preuve que la question des migrants divise les pays européens, la Hongrie définit ses propres règles, contre l'avis de l'UE. Ce même jour le Parlement hongrois a voté pour rétablir la mise en détention systématique de tous les demandeurs d'asile présents dans le pays. La mesure avait été supprimée en 2013 sous la pression de l'Union européenne et du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés. En Hongrie, les migrants passeront obligatoirement par la case prison https://t.co/XViRrFCItE pic.twitter.com/4ZA5M3UHhJ- L'Express (@LEXPRESS) March 7, 2017 Par 138 voix pour et 6 contre, les députés hongrois acceptent que les migrants soient placés dans des 'zones de transit' à la frontière, sans doute des conteneurs aménagés, où il seront détenus dans l'attente d'une décision définitive concernant leur demande d'asile. La Hongrie érige actuellement une deuxième barrière antimigrants à sa frontière serbe, parallèle aux barbelés de la première et équipée de caméras thermiques ainsi que d'alarmes. L'#ONU condamne fermement la réintroduction de la détention systématique des migrants en #Hongrie https://t.co/270hYntMwG pic.twitter.com/uc0NIL1U9D- RT France (@RTenfrancais) March 7, 2017
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Après un deuxième pont sécurisé hier, les forces irakiennes ont repris le siège du gouvernement provincial de Mossoul, dernier bastion des jihadistes du groupe Etat islamique. Les forces irakiennes mènent depuis la mi-février une vaste opération pour reprendre l'ouest de Mossoul, après la reconquête fin janvier des quartiers est de la deuxième ville du pays. L'EI dont on voit ici des images de propagande s'était emparé de Mossoul en juin 2014 à la faveur d'une offensive éclair qui lui avait permis d'occuper de vastes territoires au nord et à l'ouest de Bagdad dont il a, depuis, perdu l'essentiel. Les combats dans l'ouest de la ville ont entraîné le déplacement de plus de 50.000 personnes, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Mais la majeure partie des quelque 750.000 habitants de cette partie sont pour l'heure restés sur place, où ils manquent de nourriture et de soins.
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Dans le nord de la Jordanie, le camp de Zaatari est l'un des plus grands au monde. Malgré des conditions de vie précaires et un avenir incertain, le taux de natalité est supérieur au reste du pays. Shible Sahbani, Coordinateur humanitaire pour l'Agence de l'Onu pour la Population, nous explique comment les femmes sont formées à la planification familiale par le dispensaire pour femmes du camp.
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L'homme âgé de 36 ans avait pris la défense de sa campagne, que l'agresseur - un supporter ultra du club de football local - avait traité de singe. Il a alors reçu plusieurs coups sur la tête avec le mât d'un panneau de signalisation. Hospitalisé dans un état critique, il n'a jamais repris connaissance. Le couple vivait dans un centre de la Caritas à Fermo dans les Marches depuis huit mois. Après une difficile traversée de la Méditerranée, la jeune femme avait perdu son bébé. Une jeune Camerounaise a eu plus de chance. Elle a donné naissance à une petite Manuela pendant la traversée vers l'Europe. La mère et son enfant sont saines et sauves. Elles font partie du millier de migrants secourus mardi lors de diverses opérations de sauvetage et débarqués mercredi soir dans le port de Reggio Calabria. Ils étaient aussi plus d'un millier à arriver mercredi dans le port d'Augusta en Sicile. Un petit groupe de Somaliens parti de Turquie est parvenu à gagner une réserve naturelle sicilienne en échappant aux contrôles. Les autres ont été secourus la veille lors de six opérations de sauvetage menées au large de la Libye. Le Parlement européen a adopté ce mercredi un texte créant un nouveau corps pour protéger les frontières extérieures de l'Union, réunissant Frontex et des gardes-frontières nationaux.
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Au lendemain de la prise du centre de Fallouja par les troupes irakiennes, les combats se poursuivent dans les quartiers nord de la ville où se sont redéployés les djihadistes du groupe Etat islamique. Tirs, attaques au mortier, parfois même attaques-suicide... Leur résistance est farouche. Et l'armée irakienne se veut prudente dans cette dernière phase de l'offensive. 'Nous devons protéger les vies de nos soldats, explique Saad Harbeja, un gradé. Il faut être prudent. Fallouja a été aux mains de l'Etat islamique pendant deux ans et demi. Donc un ou deux jours de plus, ça n'a pas d'importance.' Le flot des civils fuyant Fallouja ne tarit pas. Ces trois derniers jours, au moins 30 000 ont gagné les camps environnants selon le Conseil norvégien pour les réfugiés. Ils seraient plus de 80 000 au total d'après les Nations Unies. Et les ONG commencent à manquer d'eau et de vivres. 'L'Etat islamique nous promettait de la nourriture mais il n'y avait rien, raconte un garçon. On voulait fuir mais ils nous retenaient. Il n'y avait pas de gaz, pas d'essence, les écoles étaient fermées. Tout ce qu'on voyait, c'était les roquettes, les avions et les chars.' Plus au nord, dans le Kurdistan irakien, c'est la localité de Makhmour que fuient les réfugiés. Ces derniers jours, plus de 3 000 ont rejoint la ligne de front des Peshmergas, les combattants kurdes. Mais ces derniers fouillent méthodiquement les nouveaux arrivants, des djihadistes cherchant à se fondre parmi les déplacés.
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Avec l'offensive irakienne contre l'Etat islamique, les déplacés sont de plus en plus nombreux dans le pays. Ils sont au moins 3,3 millions, vivant dans des conditions souvent très précaires, aggravées par la chaleur estivale. La température atteint par endroits 50 . A Abou Ghraib, près de Bagdad, qui a une longue histoire d'accueil de populations déplacées, Médecins Sans Frontières a installé un centre médical. L'ONG nous a fait part de ses inquiétudes. 'Ils n'espèrent pas vraiment qu'une fois l'Etat islamique vaincu, leurs souffrances prendront fin, car en fait, la présence de groupes armés, les divisions politiques actuelles en Irak, les difficultés à parvenir à un accord vont très probablement déclencher des conflits et des déplacements de populations supplémentaires', redoute Fabio Forgione de MSF, au micro d'euronews. Hameed Khalaf Ahmed, 64 ans, a quitté Ramadi face à l'avancée de l'Etat islamique, pour s'installer dans un village, lui aussi tombé par la suite aux mains des jihadistes. Réfugiés à Abou Ghraib, lui et sa fille font partie des rares survivants de leur famille. 'Les frappes aériennes ont détruit la maison de ma fille. Toute la famille est morte. Seulement ma fille a survécu. Huit personnes ont été enterrées sous les décombres', raconte-t-il. 'J'ai perdu tout espoir, depuis que ma fille et mon mari sont morts', confie sa fille Afaq.
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Isabelle Kumar, Euronews : 'Il est le diplomate des diplomates et il suffit de regarder le nombre de crises dans le monde pour comprendre qu'il ne s'est certainement pas ennuyé. Je suis aux Journées européennes du développement en compagnie du secrétaire général des Nations Unies lui-même, Ban Ki-moon.' Biographie: Ban Ki-moon Ban Ki-moon est le huitième secrétaire général des Nations Unies Il aura effectué deux mandats comme secrétaire général Son mandat prend fin en décembre 2016 Il est né en République de Corée le 13 juin 1944 Isabelle Kumar : 'Votre mandat touche à sa fin, nous allons donc discuter de vos succès mais aussi des défis et des priorités qui demeurent. Il semble que le monde soit dans un état de paralysie en ce moment, touché par des crises et des événements très différents. Diriez-vous que nous naviguons désormais dans des eaux inconnues ? Ban Ki-moon : 'Il est vrai que nous vivons dans un monde de périls et de défis nombreux, parmi lesquels les mouvements de réfugiés de masse et le terrorisme ici et là. Mais en même temps, l'avenir devrait être positif. Les dirigeants du monde se montrent vigilants et se sont engagés par exemple avec les 17 objectifs de développement durable et avec l'accord de Paris sur le changement climatique.' Isabelle Kumar : 'Le groupe Etat islamique semble ternir un peu cet optimisme. Est-ce que les Nations Unies peuvent jouer un rôle pour lutter contre ce phénomène ?' Ban Ki-moon :'En 2006, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une stratégie globale contre le terrorisme très ambitieuse et complète.' Isabelle Kumar : 'Ca ne semble pas marcher...' Ban Ki-moon : 'Mon travail, c'est justement de faire en sorte que ça marche. C'est pourquoi le mois dernier, j'ai présenté à l'assemblée générale de l'ONU mon plan d'action, une action très globale pour prévenir l'extrémisme violent. C'est maintenant entre les mains des Etats membres, c'est en train d'être négocié, et j'espère qu'ils l'adopteront bientôt.' Isabelle Kumar : 'Mais si nous sommes dans cette situation, c'est parce que la guerre en Syrie continue de faire rage. L'ONU est coincée entre les Etats-Unis et la Russie. Comment débloquer la situation pour progresser en Syrie ?' Ban Ki-moon : 'Je demande aux Etats-Unis et à la Russie, comme co-présidents du groupe de soutien international à la Syrie, de faire bien plus. D'abord, il faut traiter tous ces problèmes à travers la négociation politique...' Isabelle Kumar : 'Mais nous avons l'impression que le temps de la diplomatie est terminé. Si la diplomatie ne marche pas, qu'est-ce qu'il reste ?' Ban Ki-moon : 'Il y a trois sujets dont que devons traiter à propos de toutes les crises, y compris la Syrie. D'abord, nous devons stopper la violence pour pouvoir acheminer l'aide humanitaire aux millions de personnes qui en ont besoin. Nous devons acheminer cette aide pour qu'ils survivent. En même temps, nous devons traiter tous ces problèmes à travers un dialogue politique inclusif.' Isabelle Kumar : 'Pensez-vous qu'il y aura une avancée d'ici la fin de votre mandat ?' Ban Ki-moon : 'Notre échéance, c'est le 1er août. Ca semble très ambitieux, il nous reste moins de deux mois, nous devons faire tous les efforts nécessaires et prendre toutes les initiatives possibles.' Isabelle Kumar : 'Intéressons-nous à l'Europe maintenant. Nous voyons qu'elle est déchirée par de multiples crises. Si elle continue comme ça, quel peut-être son avenir ?' Ban Ki-moon : 'Je comprends l'immensité des défis qui se posent aux pays européens, en raison, en particulier, des mouvements massifs de réfugiés et de migrants. Il y a un problème dû à l'ampleur du phénomène, qui se compte en dizaines ou centaines de milliers de personnes. Mais c'est une question de solidarité globale et de compassion.' Isabelle Kumar : 'Ce qui semble manquer aujourd'hui...' Ban Ki-moon : 'Cela manque. J'ai proposé d'organiser un sommet aux Nations Unies le 19 septembre et je suis sûr que tous les dirigeants du monde viendront, y compris les dirigeants européens. Nous allons d'abord exposer les causes profondes du phénomène, comment nous pouvons protéger la dignité humaine et les droits de l'homme pour les réfugiés, et comment les aider à s'intégrer dans la société en ouvrant plus de voies légales. Et nous devrions aussi apprécier davantage la contribution de grande valeur que les réfugiés et les migrants apportent aux communautés.' Isabelle Kumar : 'Quand vous parlez d'unité, l'un des rares moments où a pu la constater, c'était pendant le sommet de Paris sur le climat. Diriez-vous que ça a été la plus grande réalisation de votre mandat ?' Ban Ki-moon : 'C'est de toute évidence l'un des moments dont je suis le plus fier, où j'ai pu mettre vraiment à profit mon énergie et ma passion pour décrocher cet accord. Quand j'ai pris mes fonctions de secrétaire général, il n'y avait pas tellement de discussions sur le changement climatique. Certains, dans mon entourage à l'ONU, m'ont dit que c'était trop compliqué, trop risqué politiquement, ils m'ont dit que je pouvais échouer. A ce moment-là, j'ai dit que nous n'avions aucun 'plan B' parce que nous n'avons pas de 'planète B'.' Isabelle Kumar : 'Etes-vous préoccupé par l'élection présidentielle américaine ? Est-ce que l'élection de Donald Trump, par exemple, pourrait tout faire capoter, dans la mesure où il est contre l'accord de Paris ?' Ban Ki-moon : 'Je ne veux faire aucun commentaire sur l'un des probables candidats mais le débat sur la véracité du changement climatique est vraiment derrière nous...' Isabelle Kumar : 'Mais est-ce que l'accord pourrait capoter ?' Ban Ki-moon : 'C'est derrière nous. Le monde a établi clairement que le changement climatique est avéré, et qu'il est plus rapide que ce nous pensions. C'est un traité et un engagement et je suis sûr que les Etats-Unis continueront d'agir en ce sens, quel que soit leur futur président.' Isabelle Kumar : 'Pour finir, comment est-ce que vous évalueriez votre mandat ? Pensez-vous avoir été un bon secrétaire général ?' Ban Ki-moon : 'Ce sont les historiens et le monde qui jugeront mais je peux dire que j'ai mis toute mon énergie et ma passion pour travailler avec les Etats membres afin de rendre ce monde meilleur, en termes de développement durable, de changement climatique, d'émancipation de la communauté LGBT et de la jeunesse. J'ai essayé d'être la voix des sans voix et le défenseur des gens sans défense à travers le monde.' Isabelle Kumar : 'Monsieur le secrétaire général, merci.' Ban Ki-moon : 'Merci beaucoup.'
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Nouvelle tragédie en Méditerranée : entre mercredi et jeudi soir, la mer a rejeté les corps sans vie de 104 migrants à l'Ouest de la Libye. Des hommes, mais aussi beaucoup de femmes et de jeunes enfants. Tous ont péri au large des côtes après le naufrage de leur embarcation. Naufrage de migrants: Une centaine de corps retrouvés sur une plage en Libye https://t.co/DFzovtyWsP pic.twitter.com/b0vdmCrzhQ- 20 Minutes (@20Minutes) 3 juin 2016 Un bilan encore provisoire : le bateau qui a coulé pouvait transporter entre 115 et 125 passagers. En une semaine, selon l'ONU, près de 700 migrants auraient péri en mer alors qu'ils tentaient de gagner l'Italie. Naufrage de migrants: le HCR redoute 700 morts en une semaine https://t.co/iExzgqIrwF #AFP pic.twitter.com/BQe0R4aE7g- Agence France-Presse (@afpfr) 29 mai 2016 Entre le 1er janvier et le 25 mai dernier, 1370 migrants se sont noyés en Méditerrannée. Un chiffre en baisse, selon le Haut commissariat aux réfugiés qui tient ce macabre comptage. La route vers l'Italie est redevenue la principale voie d'immgration depuis la fermeture de la route des Balkans via la Turquie et la Grèce. En cinq mois, 37.785 migrants sont parvenus à rejoindre l'Italie, au risque de leur vie. Avec AFP et Reuters
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Près de 700 migrants ont péri cette semaine en cherchant à rallier les côtes italiennes estime le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU. A Reggio de Calabre, dans le sud de la péninsule, le navire Vega de la marine italienne accoste avec 45 dépouilles de ces candidats à l'exil dont le périple a pris fin dans des conditions dramatiques quelque part dans la Méditerranée. A son bord se trouvent également 629 migrants qui ont pu être secourus en mer. Parmi eux, un jeune Erythréen témoigne : 'Tous mes amis m'ont dit que ce serait difficile. Ils m'ont découragé de tenter la traversée mais je ne les ai pas cru. Je me suis dit que ce serait facile. Avec ce que j'ai vécu, je comprends maintenant, c'est horrible. Mais pour moi ça aurait été pareil si j'étais resté dans mon pays, je risquais la mort aussi.' A l'approche de l'été, le nombre des bateaux tentant la périlleuse traversée entre la Libye et l'Italie a bondi. Les passeurs proposent des prix spéciaux à 400 euros pour attirer les migrants, selon des témoignages recueillis par le quotidien sicilien La Repubblica. Avec AFP
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Il ne restera bientôt plus rien, ou presque, du camp d'Idomeni en Grèce. Les opérations d'évacuation des migrants se sont achevées jeudi. Surnommé 'le camp de la honte', plus de 8 000 personnes originaires de Syrie et d'Irak s'y entassaient dans des conditions déplorables. Ce camp de fortune s'était formé il y a près de trois mois, à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, après que plusieurs pays européens avaient décidé de verrouiller la 'route des Balkans' menant à l'Europe de l'Ouest. Les gens veulent un meilleur avenir, une nouvelle maison, personne ne veut rester dans la boue, explique Vicky Markolefa, porte-parole de Médecins sans frontières. Donc cette évacuation est perçue positivement, comme un pas de plus vers un meilleur avenir. Mais ce qu'ils disent aussi, c'est qu'ils ne veulent pas aller dans un autre camp. Ils veulent repartir de zéro et construire une nouvelle maison. Les camps ne sont pas des maisons, seulement une solution temporaire.' La moitié des réfugiés a été transféré par les autorités dans des centres d'accueil de la région. Les autres ont préféré tenter de trouver un toit par eux-mêmes, notamment dans des hôtels près de la frontière macédonienne. D'après le secrétaire d'Etat grec à l'immigration Ioánnis Mouzálas, le camp d'Elliniko, situé dans le stade olympique d'Athènes abandonné depuis les JO de 2004, pourrait lui aussi être bientôt évacué. Les ONG craignent que ces démantèlements ne fassent que déplacer le problème. Plus de 54 000 migrants seraient actuellement bloqués en Grèce, selon les chiffres officiels.
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Près de 400 migrants ont été secourus au large des côtes de la Sicile ce mardi, et tous ont été débarqués dans le port de Catane. Selon les données fournies par l'Organisation internationale pour les migrations, plus de 2.700 migrants partis de Libye ont été récupérés en mer par différents bateaux ces dernières 24 heures. Les gardes-côtes libyens pour leur part ont intercepté 550 personnes qui venaient de prendre la mer à bord de quatre zodiacs. L'OIM remarque que de moins en moins de migrants périssent aujourd'hui dans la traversée de la Méditerranée. 'Il est possible, déclare Joël Millman, mais c'est uniquement une possibilité, que la période de mortalité très importante qui a lieu depuis 2013 soit sur le point de s'achever. Peut-être allons-nous voir un été plus sûr que ce que nous avions anticipé il y a quelques semaines'. Par rapport à la même période l'année dernière, le nombre de morts lors d'une traversée a chuté de 25%. Cette baisse salutaire s'explique notamment par l'efficacité plus grande des opérations de sauvetage en mer de la marine européenne.
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Le premier sommet humanitaire mondial a commencé ce lundi à Istanbul. 5200 participants issus de 177 pays se sont donnés deux jours pour échanger sur les évolutions des actions humanitaires et prendre des engagements non-contraignants. Ils ont répondu à l'invitation de l'ONU, qui estime que 130 millions de personnes ont besoin d'aide. Un nombre jamais atteint. Le secrétaire général de l'ONU Ban-Ki Moon présentera en septembre un 'agenda pour l'humanité': 'Je vous invite à vous engager à réduire de moitié le nombre de déplacés internes d'ici à 2030 et à trouver de meilleurs solutions sur le long terme pour les réfugiés et les personnes déplacées' a-t-il déclaré. L'aide aux sinistrés ne cesse d'augmenter, elle a atteint 28 milliards de dollars en 2015 selon le rapport de Global Humanitarian Assistance D'après l'ONG française Acted citée par La Croix 'Seize milliards d'euros ont permis de venir en aide aux sinistrés et victimes de conflits l'an passé, contre 5 milliards en 2004'. Les États sont les principaux donateurs, d'où la présence à Istanbul de 65 chefs d'État ou de gouvernement. Le chanteur américain Michael Franti justifie le choix controversé d'Istanbul, pour accueillir le sommet: 'La Turquie abrite 2,7 millions de réfugiés, ce qui lui coûte 10 milliards de dollars. Mais le pays ne reçoit que 450 millions de dollars d'aide de la part d'autres pays. C'est important que l'on prenne conscience du caractère crucial de l'aide humanitaire', déclare-t-il. L'Unicef et plusieurs autres organisations internationales ont lancé ce lundi un nouveau fond pour l'éducation des enfants affectés par les crises. Objectif: lever près de 3,5 milliards d'euros. Bora Bayraktar, euronews: 'Catastrophes naturelles, guerres, changement climatique et sécheresse. Tout cela a mené le monde à la pire crise humanitaire contemporaine. Les participants au sommet ont présenté leurs opinions, afin de dresser une feuille de route de l'aide humanitaire'.
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Un peu plus de répit pour Alep et la province de Lattaquié. La trêve instaurée jeudi est prolongée jusqu'à lundi. C'est ce qu'annonce samedi la Russie. Instaurée sous la pression de Moscou et Washington, cette trêve a été respectée pendant 48 heures par les forces gouvernementales et les groupes rebelles. La trêve à #Alep prolongée de trois jours #Syrie https://t.co/RKE6KfCXBg pic.twitter.com/zub3yl2z65- L'Orient-Le Jour (@LOrientLeJour) May 7, 2016 I' m #Alep pic.twitter.com/zqNzA3kxiY- khalil F65 (@FilaliKhalil) May 6, 2016 L'objectif est de la maintenir aussi longtemps que possible. Car la liste des victimes continuent de s'allonger : depuis le 22 avril à Alep, les combats ont fait près de 300 morts, des groupes rebelles et les forces gouvernementales s'affrontent pour garder le contrôle de certains quartiers. Les Etats-Unis saluent cette prolongation et souhaitent 'arriver au point où il ne faudra plus compter les heures et où la cessation des hostilités sera pleinement respectée à travers la Syrie.' avec AFP
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Plus de 10 000 réfugiés, peut-être 15 000 selon Médecins Sans Frontières, vivent ou plutôt survivent à Idomeni. Ils manquent de nourriture, et de médicaments. La police greque doit organiser presque tous les jours la distribution de nourriture pour éviter les violences. Les autorités greques ont promis qu'elles allaient vider le camp, sans préciser de date. Il y a environ un mois, des volontaires ont eu l'idée d'ouvrir ce centre culturel, une vraie école. Ils n'ont reçu l'aide d'aucune organisation, mais celle des réfugiés. Tous les professeurs ici sont eux-mêmes des réfugiés. Entre 120 et 130 enfants viennent apprendre ici tous les jours. Le soir, il y a aussi des cours pour les adultes. 'Là maintenant, il n'y a pas beaucoup de possibilités pour leur avenir. Donc c'est important qu'ils puissent avoir l'opportunité de se concentrer sur quelque chose d'autre, sur la connaissance, l'éducation', estime une volontaire allemande. Parmi les matières enseignées, il y a l'anglais, les maths, ou encore l'allemand. Les enfants qui viennent à l'école reçoivent aussi un petit déjeuner et un repas par jour. C'est surtout l'occasion de se changer les idées. 'Changer la situation, ça ne dépend pas de nous. Peut-être qu'on peut juste les booster, les faire rire. Je pense que c'est très important. Ils ont besoin de rire', dit un volontaire espagnol, déguisé en clown. Our clowns performing at the #Idomeni cultural centre in #Greece. #RefugeesMatter MrDanLees sarah_hickson pic.twitter.com/NYct8Sht2l- ClownsWithoutBorders (@childrenlaughUK) 29 avril 2016 A Idomeni, les enfants sont très nombreux. Ils représentent peut-être la moitié des réfugiés. Si le camp était vidé de ses occupants, le centre culturel prévoit de s'installer dans un autre.
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Dans Perspectives, cette semaine, pour la dernière fois, nous vous racontons la souffrance des Syriens, des Irakiens et des Yézidis grâce aux reportages de vos télévisions européennes. Le témoignage de Nadia est particulièrement éprouvant. TVE Après avoir attendu des mois, pour des raisons de sécurité, la Jordanie a finalement laissé entrer 300 réfugiés syriens. 60 000 attendent de l'autre côté de la frontière, et leur nombre augmente avec les violences meurtrières d'Alep. Récit de la télévision publique espagnole dans la ville martyre au lendemain du bombardement d'un hôpital. France 2 Le Liban accueille plus d'un million de Syriens, ce qui représente un quart de sa population. En visite là-bas, le Premier ministre hollandais, Mark Rutte, a promis 80 millions d'euros d'aide au Liban qui interdit aux réfugiés de travailler. Entre-temps en Europe, la Commission européenne menace ceux qui ne veulent pas des réfugiés... Les explications de France 2. Rai 3 L'Italie, l'un des pays européens qui compte le plus de réfugiés, a accueilli cette semaine un groupe de Syriens et d'Irakiens, musulmans et chrétiens, provenant des camps du Liban. Des personnes en très grande souffrance, certains ne pourront jamais retourner en Syrie, leurs vies ont été ruinées. La RAI 3 a tenté de leur parler. RAI 1 Une unité d'une trentaine de femmes yézidies et kurdes d'Irak et de Syrie n'a qu'un seul but : venger les femmes et petites filles kidnappées, violées, battues et tuées par les jihadistes de Daech. Des milliers des Yézidies ont été capturées comme butin de guerre par Daech. La RAI 1 a rencontré une de celles qui ont survécu, Nadia.
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L'amitié germano-américaine était au coeur de la visite de Barack Obama, qui a longuement remercié Angela Merkel pour son accueil des migrants qui étaient plus d'un million l'an passé, la plupart syriens. Ils pourraient être 2 millions et demi, d'ici 4 ans, selon la presse allemande, avec des infrastructures déjà surchargées face à la plus grande crise migratoire de ces 60 dernières années. Angela Merkel, chancelière allemande: 'Je suis très heureuse car, dans ces temps troublés, aujourd'hui, nous avons eu à nouveau l'occasion de parler de toutes les grandes questions internationales : la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la criminalité, le processus de paix, et aussi la crise migratoire.' Barack Obama: 'Ce qui se passe ici, à propos de l'accueil des réfugiés en Europe, montre qu'Angela Merkel est du bon côté de l'histoire. Je pense qu'elle concrétise les grands principes qui rassemblent les gens au lieu de les diviser. Et je suis très fier d'elle pour cela, et je suis fier du peuple allemand.' Au coeur de cette visite : le traité de libre échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis, le TTIP, porté par les Etats-Unis et l'Allemagne. Dans un climat de vives contestations populaires, des divergences de fond persistent entre les états. Le secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur, Matthias Fekl, a estimé sur France Inter qu'aucune position défendue par la France n'est pour l'heure prise en compte comme elle le voudrait dans les négociations. 'Vous prenez l'ensemble des sujets, aujourd'hui aucun intérêt n'est pris en compte de la manière que nous souhaitons'. Ces négociations seront au coeur de la réunion internationale organisée ce lundi, avec également la France, l'Italie et la Grande-Bretagne.
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Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU redoute un nouveau drame en Méditerranée. Des candidats à l'exil secourus en Grèce ont en effet raconté avoir vu des centaines de migrants (environ 500) sombrer durant une traversée.Pour en savoir plus sur cette tragédie récente et sur la crise des migrants en général, nous sommes avec Veronica Naqwor Kwabla, rédactrice en chef adjointe de notre chaîne soeur africanews. Nial O'Reilly , euronews : Veronica, plusieurs centaines de personnes ont disparu selon des témoignages de rescapés, avez-vous quelque chose à ajouter? Veronica Naqwor Kwabla, africanews : Les informations qui nous proviennent sont très limitées. Tout ce qu'on a, c'est ce que les rescapés ont dit au HCR. Le HCR dit craindre la disparition en mer de 500 personnes, et les survivants sont originaires sont d'Ethiopie, de Somalie, du Soudan et d'Egypte. L'ambassade de Somalie au Caire avait quant à elle évoqué 400 morts. Le voyage a commencé il y a une semaine. Nial O'Reilly : L'Europe dit qu'elle intensifie ses efforts pour lutter contre la crise des migrants et les États africains ont également promis de faire plus. Y a t-il des signes visibles de ces mesures contre le trafic d'êtres humains ? Veronica Naqwor Kwabla : Après avoir discuté avec certains experts sur le terrain, il semble que les Etats africains n'aient pas beaucoup agi pour arrêter ce trafic, et en premier lieu, parce qu'ils engagent peu de moyens pour améliorer la situation dans leur pays. La plupart de ces migrants partent à cause du chômage, des conflits etc. L'année dernière, quand l'UE a promis un financement de 1,8 milliards d'euros pour l'Afrique, les dirigeants africains ont ensuite discuté de cette mesure. Certains ont dit que ce montant n'était pas assez élevé, d'autres ont plaidé pour le commerce équitable et davantage d'investissements pour améliorer l'économie, d'autres encore n'étaient pas satisfait de voir certains de ces migrants être expulsés et renvoyés vers leur pays d'origine. Nial O'Reilly : Vous évoquez les problèmes auxquels sont confrontés ces migrants. Qu'est-ce qui les conduit à risquer leur vie, à entreprendre ces traversées incroyablement difficiles et dangereuses? Veronica Naqwor Kwabla : Certains sont des migrants économiques, des chômeurs, certains ont fait des études supérieures, ils sont diplômés d'école ou d'université, mais ils n'ont pas d'emploi, et peut-être qu'ils ont vu des amis prendre cette même route vers l'Europe et envoyer ensuite de l'argent à leurs familles. Certains de ces jeunes sont des piliers de la famille et ils sont chargés de nourrir leur famille, donc ils sont obligés d'entreprendre ces voyages très dangereux. Après il y a d'autres pays, comme le Soudan, la Somalie avec des problèmes de conflit et de violences. Certaines de ces personnes sont obligées d'entreprendre ces voyages parce qu'ils cherchent une forme de tranquillité. Donc ils ne fuient pas un problème unique. Il y a beaucoup de questions qui entrent en jeu. Mais l'objectif essentiel de ces voyages, c'est une vie meilleure.
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L'Autriche a commencé des travaux pour construire une clôture au col du Brenner, un des principaux points de passage avec son voisin italien. L'objectif est simple : barrer la route aux migrants. Une décision qui fait monter la tension entre Vienne et Rome. 'Ce n'est pas en érigeant des murs à l'improviste que les problèmes vont se résoudre', estime le secrétaire d'État italien aux affaires européennes. Si l'Autriche souhaite contrôler le col du Brenner, c'est parce qu'elle craint un nouvel afflux de migrants arrivant en Italie par la Méditerranée. En particulier depuis la fermeture récente de la route migratoire des Balkans. Selon des chiffres du Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU datant de fin mars, environ 17 500 personnes sont arrivées en Italie depuis le début de l'année. En Grèce, le gouvernement souhaite évacuer le camp improvisé d'Idomeni, situé à la frontière avec l'ex-République macédonienne de Yougoslavie. 11 000 personnes vivent ici dans des conditions misérables. La Grèce souhaite les acheminer par car vers des centres d'accueil. Quelques centaines de réfugiés ont ainsi déjà quitté Idomeni car ils craignent pour leur sécurité. Dimanche, des centaines de migrants ont tenté de franchir la frontière s'attirant une réplique de gaz lacrymogène et, selon la partie grecque, de balles en caoutchouc. Médecins sans Frontières a dénombré 260 blessés.
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Cinq jours après la fermeture de la frontière gréco-macédonienne, la tension monte à Idomeni. Les migrants, frustrés de ne pas pouvoir poursuivre leur chemin à travers la route des Balkans vers l'Europe du nord, tentent de forcer le grillage. Situation today at the border with the policeman who said that he is willing to die for his country. #Idomeni pic.twitter.com/YgLn7IODGW- Björn Kietzmann (@bjokie) 11 avril 2016 C'est le premier incident grave enregistré dans ce qui va devenir un énorme camp improvisé où vont s'entasser plus de 11 000 personnes. Leur seul abri: des tentes qui poussent au milieu de la boue, en plein hiver. Elles bloquent la voie ferrée qui fait la liaison entre la Gréce et Skopje, ce qui coupe la route et met à l'épreuve la patience des habitants. #refugeesGR have taken a freight train wagon and are moving towards the police buses d_tosidis pic.twitter.com/uQdMi8K0b3- Marianna Karakoulaki (Faloulah) 11 avril 2016 Les conditions de vie se dégradent, comme l'explique Liene Veide du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) : 'Idomeni n'est pas un camp officiel, il ne répond pas aux standards humanitaires, ni à tous les besoins. Les services ne sont pas bien établis, ce n'est pas organisé, on va le dire comme ça. Il n'y a pas qu'un seul élément en cause. Il y a aussi l'assainissement, l'eau, la nourriture, l'aspect médical, et la vie privée.' Il n'y jamais eu de pire époque pour les travailleurs humanitaires. https://t.co/favJtxXCMH pic.twitter.com/o3fPLRriNz- LeHCRenfrançais (@Le_HCR) 5 avril 2016 Découvrez la 1ère vidéo du travail de MdM_Suisse à #Idomeni sur https://t.co/eTPSTLfSww pic.twitter.com/tjQWsWCWAP- Medecins du Monde (MdM_Suisse) 11 avril 2016 Des conditions misérables et un mot d'ordre sorti d'on ne sait où, vont pousser des centaines de personnes à traverser une dangereuse rivière en crue et faire une courte incursion en ex-République yougoslave de Macédoine, le 14 mars, avant d'être ramenées manu militari à Idomeni par la police macédonienne. Quelques jours plus tard, le 20 mars entre en vigueur l'accord UE-Turquie pour renvoyer tous ceux étant arrivés en Grèce irrégulièrement après cette date. Migrants : la tension monte à #Idomeni, près de 300 blessés https://t.co/VzDFBfyqNt pic.twitter.com/81W5uTmLl2- Le Point (@LePoint) 11 avril 2016 A Idomeni personne ne veut bouger. Le 25 mars, seulement quelques familles acceptent d'être transferées en bus vers des centres d'accueil mis en place par le gouvernement grec. Seulement 4 des 20 bus envoyés à Idomeni vont finalement se remplir. Le gouvernement grec est dépassé par la situation et demande du temps. Le 1er avril devant le Parlement, le ministre de l'immigration Yannis Mouzalas assure que ces camps fermeront un jour. 'La honte d'Idomeni, la disgrâce du port du Pirée s'arrêteront. Cela prendra du temps. Le gouvernement doit l'organiser. Mais ça va se faire. Souhaitez-vous l'intervention de la police anti-émeute ? Vous ne le voulez pas. Voulez-vous du gaz lacrymogène contre les enfants ? La réponse est non. Nous avons donc besoin de temps et d'organisation.' Une jeune syrienne porte son bébé - Idomeni à la frontière entre la Macédoine & la Grèce #Europe pic.twitter.com/oHGRj7xmKK- LeHCRenfrançais (@Le_HCR) 8 avril 2016 En dépit de vives critiques, le plan du gouvernement grec se présente ainsi explique notre correspondant à Athènes, Stamatis Giannisis : quand les migrants seront excédés par les conditions effroyables des camps de fortune et ce, sans recourir à la force, alors ils auront la volonté de chercher eux-même un logement approprié dans les structures d'accueil déjà en place dans le pays.
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Une confrontation de plusieurs heures et au moins 260 blessés. Voilà le triste bilan d'une manifestation qui a dégénéré dans le camp de migrants d'Idomeni, à la frontière greco-macédonienne. La police macédonienne a fait usage de gaz lacrymogènes pour contrer trois groupes de 500 personnes chacun qui tentaient de forcer le grillage alors que la frontière est fermée depuis début mars. 'L'usage massif de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et même de balles en caoutchouc de façon indiscriminée, y compris sur des femmes et des enfants et cela pendant des heures est un fait déplorable et une pratique extrêmement dangereuse, a déclaré George Kyritsis, porte-parole des services d'immigration grecs. Nous estimons que les autorités de l'ancienne République yougoslave de Macédoine devraient évaluer les risques liés à l'attaque de réfugiés et de migrants.' 200 personnes environ ont été secourues par l'ONG Médecins sans frontières pour des problèmes respiratoires, 30 pour des blessures provenant des balles en caoutchouc et 30 pour d'autres blessures. Trois personnes blessées plus grièvement ont été hospitalisées. Plus de 11 000 migrants et réfugiés s'entassent dans ce camp aux conditions de vie déplorables, depuis un mois et demi, lorsque la route des Balkans empruntée auparavant a été fermée.
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Dans le camp d'Idomeni, à la frontière greco-macédonienne, les forces de l'ordre ont faut usage de bombes lacrymogènes pour dissuader des centaines de migrants de passer la frontière et d'entrer en Macédoine. Des balles en caoutchouc ont également été tirées. La police macédonienne dément avoir fait usage de bombes lacrymogènes et indique que ce sont les forces de l'ordre grecques qui y ont eu recours. Des migrants s'étaient rassemblés pour réclamer l'ouverture de la frontière fermée depuis début mars. 'C'est un jour décisif pour nous, témoigne un migrant. Soit nous passons, soit encore nous mourons en essayant de passer, ou alors nous mourons en Grèce. C'est le dernier jour, c'est notre dernier espoir. Nous en avons assez des résolutions de l'Union européenne qui ne donnent rien.' Certains migrants sont parvenus à forcer le grillage qui sert de barrière entre les deux pays. Ils ont passé quelques minutes sur le sol macédonien avant d'être ramenés manu militari du côté grec. Des dizaines de migrants atteints par les gaz ont été blessées, souffrant surtout de problèmes respiratoires. Par ailleurs, les experts s'inquiètent des risques d'infection telles la gale, le choléra ou la fièvre typhoïde dans ce camp surpeuplé où plus de 11 000 migrants s'entassent depuis un moi et demi.
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Nous ne voulons pas rentrer en Turquie, nous voulons rester en Europe... C'est la prière de ces réfugiés syriens, parqués sur l'île de Lesbos, alors que dans les heures qui viennent des centaines d'entre eux doivent être emmenés par bateau en Turquie en vertu de l'accord passé entre Ankara et Bruxelles. 'La Turquie est dangereuse pour nous, implore ce jeune homme, nous ne voulons pas y retourner. Nous voulons rester en Europe, nous ne voulons pas repartir, c'est tout'. 'Je ne peux pas aller en Turquie, je ne peux pas, affirme cette Syrienne. C'est trop difficile là-bas, il n' y a pas d'aide, rien. La Turquie prend de l'argent de l'Europe, de certains pays, mais ne donne rien aux Syriens, pas d'aide'. 2.800 personnes vivent dans le camp de Moria à Lesbos. Tous sont dans l'angoisse d'une déportation prochaine. Le Haut Commissariat aux Réfugiés s'inquiète des conditions d'un retour en Turquie. 'Nous avons besoin de voir des gardes-fous, déclare Boris Cheshirkov, pour nous assurer que ces gens auront une réponse crédible à leurs besoins de protection, avant que les retours commencent. Nous sommes très inquiets et nous demandons urgemment à la Grèce et la Turquie de mettre en place ces gardes-fous, car nous voyons encore des déficiences dans les deux pays'. Le coordinateur grec pour cette question migratoire a affirmé que les retours qui doivent avoir lieu ce lundi ne concerneraient 'que des personnes qui n'ont pas demandé l'asile'. Frontex, l'agence de surveillance des frontières extérieures de l'UE, a affrété deux bateaux turcs pour opérer ces retours depuis Lesbos, et un troisième pour opérer depuis Chios. A Lesbos, notre envoyé spécial Apostolos Staikos : Pour des dizaines de milliers de réfugiés et de migrants, Lesbos était l'île de l'espoir. Mais beaucoup d'entre eux, qui vivent dans le camp de Moria, vont devoir rentrer en Turquie, un pays où ils ne souhaitent pas vivre, un pays où ils ne savent pas à quoi s'attendre'.
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Des centaines de demandeurs d'asile manifestent à Idomeni pour exiger l'ouverture de la frontière avec l'Ancienne République yougoslave de Macédoine. Plus de 11 000 personnes restent bloquées du côté grec dans l'espoir de pouvoir reprendre une route des Balkans fermées depuis plus d'une semaine. Athènes tente de déplacer des migrants dans d'autres camps, sans grand succès. Migrants bloqués en Grèce: manifestation à Idomeni pour rouvrir la frontière https://t.co/N43EVzPO4n pic.twitter.com/obOsQ4lJmw- RFI (@RFI) 27 mars 2016 'Hier, une femme a accouché ici, raconte Hana, originaire de Damas. Une autre a eu un bébé il y a 12 jours. Les conditions de vie ici ne sont pas satisfaisantes pour des animaux. Nous ne l'accepterons pas. Nous sommes humains, nous avons des droits et nous continuerons à protester jusqu'à l'ouverture des frontières.' Five-day-old baby at #idomeni #refugee camp #Greece #Macedonia pic.twitter.com/vcNj7ajb66- Sara de Melo Rocha (@SaradeMeloRocha) 18 mars 2016 Ces derniers jours, les rumeurs d'une éventuelle ouverture des frontières a provoqué des mouvements de foule sans violence. Des rumeurs récurrentes, mais sans aucun fondement, qui mettent les nerfs de migrants à rude épreuve.
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La Turquie met en oeuvre l'accord passé avec l'UE. Les gardes-côtes disent avoir stoppé 2000 migrants depuis vendredi. Ils sont emmenés dans un camp, installé dans la ville côtière turque de Dikili. Une fillette, derrière les grilles, crie que son père est malade. A Lesbos, l'île grecque juste en face, les migrants débarquent pourtant toujours. Mais ceux arrivés depuis ce dimanche seront renvoyés en Turquie comme prévoit l'accord. Hussein, Syrien, espère pouvoir y échapper. Les premières expulsions sont prévues le 4 avril : 'Je suis arrivé là, je veux aller au Danemark pour poursuivre mes études. J'ai travaillé très très dur en Turquie pour gagner de l'argent pour venir ici. Après cela, il faut que je reparte en Turquie ? C'est très très dangereux et... ce n'est pas bien.' Et quel avenir pour les 12 000 migrants coincés à Idomeni, à la frontière greco-macédonienne, toujours fermée ? S'ils ne sont pas concernés par le renvoi vers la Turquie, ils s'inquiètent des perspectives de réinstallation dans des pays de l'Union européenne, qu'ils n'ont pas choisis.
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La nuit est tombée sur le gigantesque camp d'Idomeni, au nord de la Grèce. Autour du feu, on se réchauffe, on discute... A quelques kilomètres de là se trouve la frontière gréco-macédonienne, dont la fermeture il y a une dizaine de jours a coupé court aux projets d'exil en Europe de milliers de personnes, fuyant la violence ou la pauvreté. Plus de 10 000 d'entre eux sont encore bloquées dans ce camp surpeuplé. 'Il faut que l'Europe fasse quelque chose pour nous, il le faut. On ne veut pas être pris en photo, passer dans les journaux, juste pour rappeler aux gens qu'on existe. On n'existe plus maintenant, c'est fini, on n'existe plus', témoigne Mohammed, un Syrien originaire d'Alep. Combien de jours encore ces enfants #réfugiés dormiront-ils dans la boue ?https://t.co/95kgfQEXqm #RefugeeCrisis pic.twitter.com/DFjmvzOjOp- Maud Saheb (@MaudSaheb) 17 mars 2016 Le surpeuplement a pour corollaire la dégradation des conditions d'hygiène et de santé. Il y a une semaine a été diagnostiqué un premier cas d'hépatite A, une infection qui se transmet notamment par le contact humain. Mais d'autres maladies se propagent, touchant en premier lieu les enfants, qui représentent près de le moitié des habitants du camp d'Idomeni. 'Tout ce que je demande à l'Europe, c'est d'avoir de la compassion pour les enfants ici et de nous laisser entrer. Dieu merci, ma fille n'a pas été affectée, mais il y a des enfants à l'hôpital qui sont en train de mourir, à cause des conditions de vie ici', explique une jeune mère, originaire elle aussi de Syrie. Sur les 63.300 réfugiés, surtout Syriens et Irakiens, censés être relocalisés sous deux ans depuis la Grèce, seuls 569 ont déjà été accueillis dans 13 autres Etats membres. Avec AFP
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Les migrants continuent d'arriver massivement sur les rives de la Méditerranée, en Grèce et en Italie. Le port du Pirée à Athènes et le point de passage frontalier d'Idomeni dans le Nord du pays sont les deux principaux goulots d'étranglement depuis la fermeture de leurs frontières par plusieurs pays des Balkans. Alors qu'Angela Merkel s'est défendue face au Bundestag de céder au chantage d'Ankara, le Premier ministre italien a appelé à accélérer les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union 'L'Europe capable d'aller sur Mars se retrouve bloquée à Idomeni, face à un enfant que sa mère lave avec une bouteille d'eau parce qu'il est né dans un camp de réfugiés. Donc, nous avons besoin d'une Europe qui facilite la conclusion d'un accord avec la Turquie, tout en préservant la cohérence et le respect des valeurs constitutionnelles' La carta d'identità dell'Europa di oggi This is today's Europe ID Card La carte d'identité de l'Europe d'aujourd'hui pic.twitter.com/2WV96zqnMv- Matteo Renzi (@matteorenzi) 14 mars 2016 Mercredi, un navire allemand a secouru au large des côtes lybiennes plus de 600 migrants à bord de canots pneumatiques en détresse, acheminés dans le port de Pozzallo en Sicile. Après plusieurs semaines de calme relatif, plus de 2 400 migrants ont été secourus depuis mardi au large de la Lybie. Le nombre de migrants empruntant cette voie est en baisse depuis l'an dernier.

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