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L'OTAN et la Russie ont tenté de reprendre le dialogue à Bruxelles. En effet, le torchon brûle depuis le sommet de Varsovie la semaine dernière. Le sommet a entériné le déploiement d'une force multinationale dans les pays Baltes et la Pologne en réponse à la crise en Ukraine. Des efforts plus ou moins vains. L'exercice semble avoir tourné au dialogue de sourds Jens Stoltenberg, Secrétaire général de l'OTAN : 'Les membres de l'Alliance et la Russie ont des désaccords profonds et persistants sur la crise, (...) mais c'était une occasion importante de clarifier nos positions respectives et d'échanger nos points de vues sur la crise en Ukraine.' Le président russe, Vladimir Poutine, a accusé l'OTAN de vouloir entraîner son pays dans une course aux armements et de rompre l'équilibre militaire en vigueur en Europe depuis la chute de l'Union Soviétique. Bref des relents de Guerre froide. Alexander Groushko, envoyé de la Russie auprès de l'OTAN : 'Il n'y a aucune raison de developper de telles activités militaires de la part de l'OTAN. Nous pensons que cela ne contribue pas à la sécurité donc ce n'est pas une question de transparence. Il s'agit de la direction que prend l'OTAN en termes militaires, et c'est une situation vraiment très inquiétante.' La crise en Ukraine inquiète les anciens pays du bloc soviétique ayant rejoint l'Otan quant à leur propre intégrité territoriale. Elle a également poussé l'Alliance à un renforcement militaire sans précédent depuis la fin de la Guerre froide.
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Pietro Parolin est venu en Ukraine pour distribuer de l'aide aux populations touchées par le conflit mais il a aussi rencontré le président Petro Porochenko, dans un effort pour tenter de faire avancer une mise en application complète des accords de Minsk. Sergio Cantone, Euronews : Votre Eminence, bienvenue sur Euronews. Vous êtes venu en Ukraine pour distribuer de l'aide et soutenir la population qui souffre à cause de ce conflit. Quelle est votre position vis-à-vis de cette guerre et envisagez-vous une solution politique ? Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège : Le Saint-Siège se repose sur les principes et les valeurs qui doivent être la base des relations entre les pays, les nations, au sein de la communauté internationale. Il s'agit des principes du droit international, et dans ce cas cela concerne le respect de la légalité internationale sur le territoire et sur les frontières de l'Ukraine. Sergio Cantone, Euronews : Cela concerne t-il aussi la Crimée ? Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège : Oui, cela concerne tout. Sergio Cantone, Euronews : Les accords de Minsk devraient être la clé car ils sont la base de ce cessez-le-feu difficile, et dont la mise en application n'est pas du tout totale. Selon vous est-ce que l'Ukraine devrait entreprendre des actions elle aussi ? Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège : Certainement, et même le Saint-Père lui-même a plusieurs fois déclaré que les accords de Minsk étaient la plate-forme d'où il il fallait partir et avancer. Sergio Cantone, Euronews : Pensez-vous que le fait que ces pays soit gangrenés par la corruption rende encore plus difficile la signature d'un accord honnête ? Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège : Quand j'ai rencontré les personnes déplacées, j'ai pensé qu'il était extrêmement important que ceux qui dirigent la destinée de l'humanité et qui sont les dirigeants politiques regardent les gens dans les yeux et voient que ces gens pleurent, comme nous l'avons vu, et se rendent compte que ce peuple souffre ; ils devraient être émus par cette souffrance. La corruption est comme un mur qui empêche quelqu'un de voir au-delà de ses propres intérêts et de voir que d'autres gens existent. Sergio Cantone, Euronews : La position de l'Église catholique est claire : 'ouvrons les portes à tous ceux qui sont dans le besoin et qui fuient les guerres, les réfugiés et les migrants économiques'. Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège : Nous savons tous que l'Europe se trouve face à un défi qui met à l'épreuve sa propre nature et sa cohésion. Bien-sûr, le sujet de l'immigration est un sujet extrêmement inquiétant. Il évolue tellement vite que nous n'avons même pas le temps d'appréhender et d'assimiler les migrants. C'est la raison pour laquelle nous avons besoin d'un grand effort culturel qui pourrait nous aider à vivre ensemble, et de façon à éviter que ces différences ne deviennent des sources de conflits et de contrastes, mais plutôt qu'elles se transforment en opportunités pour une amélioration mutuelle.
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Pas rancunier, Vladimir Poutine. Le président russe a profité du Forum économique international de Saint-Pétersbourg ce vendredi pour tendre la main aux Européens au moment-même où Bruxelles étendait d'un an les sanctions liées à l'annexion de la Crimée par Moscou en 2014 - sanctions qui interdisent tout commerce avec la péninsule. 'Les tensions géopolitiques actuelles sont aussi causées par l'incertitude économique et l'épuisement des ressources de croissance. Il y a un risque que ces tensions soient même provoquées artificiellement,' a-t-il relativisé. Poutine vise des taux de croissance d'au moins 4% pour la Russie https://t.co/R0HdhyXQK1- Les Echos (@LesEchos) 17 juin 2016 Certes, la présence la veille au Forum du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pourrait laisser penser que Bruxelles est en train de mettre de l'eau dans son vin. Mais ce dernier a insisté sur le nécessaire respect par Moscou des accords de paix de Minsk sur l'Ukraine. Les 28 devraient ainsi reconduire pour six mois la semaine prochaine leurs sanctions économiques contre la Russie pour son rôle présumé dans la poursuite des combats dans l'est du pays. Cela n'a pas empêché Vladimir Poutine d'insister. 'Les représentants des entreprises allemandes et françaises que j'ai rencontrés ont attesté de la volonté du monde des affaires européen de coopérer avec notre pays. Les hommes politiques devraient écouter les entreprises, se montrer sages, visionnaires et flexibles.' Même s'ils privilégient la solidarité européenne, Athènes et Rome sont favorables à une normalisation des relations commerciales. Le premier ministre italien, Matteo Renzi avait d'ailleurs fait le déplacement à Saint-Petersbourg. Faute de réciprocité de la part de Bruxelles, Moscou menace cependant de prolonger son embargo sur les produits alimentaires européens jusqu'en 2017.
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Pour la deuxième fois de son histoire, l'Ukraine a remporté le concours de l'Eurovision. Cette année, c'est Jamala, une Tatare de Crimée qui a remporté le prestigieux trophée. Elle est l'invité de Maria Korenyuk, dans Global Conversation. 'Jamala, merci d'avoir accepté notre invitation. Félicitations pour cette victoire. J'aimerais savoir si vous vous attendiez à gagner. Est-ce que cela a été facile ou difficile de l'emporter ?' - 'Je peux vous dire que ça n'a pas été facile, ça c'est sûr ! C'était difficile parce que ma chanson sort du cadre habituel de cette compétition. Dès le départ, on m'a dit qu'elle était bizarre, triste, etc. L'Eurovision ce sont des souvent des chansons légères alors que moi j'ai présenté un titre très intime, très personnel'. Biographie express Jamala, de son vrai nom Susana Jamaladinova est une chanteuse, compositrice et comédienne ukrainienne. Elle est née en 1983 à Osh, au Kirghizistan, qui faisait à l'époque partie de l'URSS. À la fin des années 1980, sa famille a déménagé dans la péninsule de Crimée, en Ukraine, la région d'origine de son père. L'Ukraine faisait également partie de l'URSS. Jamala est diplômée de l'académie ukrainienne de musique en tant que chanteuse d'opéra. Elle chante en ukrainien, tatar, russe et anglais. 'Votre chanson s'appelle '1944'. C'est une année tragique pour les Tatars de Crimée puisque c'est en mai 1944 que Staline a ordonné leur déportation. Cette chanson, c'est l'histoire de votre famille. Que s'est-il passé pour les membres de votre famille à l'époque ?' - 'Cela remonte au 18 mai 1944 vers trois heures du matin. Des agents du NKVD sont arrivés chez mes arrière-grands-parents et ils ont dit 'Prenez vos affaires !'. Ils leur ont donné 15 minutes. Mon arrière-grand-mère, Nazalkhan, avait cinq enfants : quatre garçons et une fille. Ils ont été poussés dans un train et expulsés de Crimée pour être déportés en Asie centrale. Mon arrière-grand-mère a passé plusieurs semaines dans ce train, sans eau ni nourriture. Pendant le trajet, elle a perdu sa fille. J'ai réalisé que j'avais envie de raconter cette histoire'. 'En 2014, des événements ont bouleversé la Crimée. Vous savez de quoi je veux parler : l'annexion de la péninsule par la Russie et l'oppression, la répression, des Tatars de Crimée. Comment ces événements récents ont influencé l'écriture de votre chanson ? Ont-ils été un déclencheur pour vous ?' - 'Je peux dire que ces événements m'ont rendu très triste. Ils m'ont certainement influencé dans l'écriture de ma chanson. Cependant, je souligne que j'ai écrit ce titre spécifiquement pour évoquer l'année 1944. C'est d'ailleurs pour cela que je l'ai baptisé '1944'. 'Jamala, vos parents vivent toujours en Crimée, au sein de la communauté tatare, qui fait l'objet d'une répression. Qu'est-ce que votre victoire à l'Eurovision a changé pour vos parents ?' - 'Ils ont reçu beaucoup de félicitations. Beaucoup d'inconnus sont allés chez eux pour leur dire bravo. Certains leur ont dit leur gratitude, certains ont apporté des gâteaux... Le soir où j'ai gagné, il y a même des habitants qui ne sont pas pro-Ukrainiens qui ont dit que c'était leur victoire à eux aussi. C'était peut-être éphémère mais pendant quelques jours, les gens se sont sentis unis'. 'Comment est né votre amour de la musique ?' - 'Ce sont mes parents qui me l'ont donné. Ce sont des musiciens. Mon père est accordéoniste, ma mère joue du piano. Elle a été professeur de musique, elle donne encore des cours. À la maison, on faisait des fêtes de famille où tout le monde chantait des chansons ukrainiennes, grecques, arméniennes, azéries. Il y avait toujours de la musique dans la maison, beaucoup de musique'. 'Comment vous êtes-vous préparée avant de monter sur scène ? Avez-vous une routine, un rituel spécial ? Comment se mettre en condition avant d'interpréter une chanson si personnelle et réussir sa prestation ?' - 'Pour la chanson '1944', c'était très difficile. J'ai essayé d'imaginer ce que j'aurais pu ressentir si on avait été en 1944. C'est un concours de chant, on passe les uns après les autres. Et moi je devais passer après quelqu'un qui chantait une chanson légère... Et là, c'est à vous et vous avez seulement trois minutes pour vous exprimer. Quand je suis montée sur scène, mes yeux étaient remplis de larmes. J'étais vraiment très émue. De toute façon, si vous faites semblant d'être bouleversé, ça ne marche pas. Personne ne peut vous croire.' 'Jamala, vous avez rencontré le succès, et pas seulement en Ukraine. Vous avez débuté une carrière de comédienne. Et maintenant vous êtes impliquée dans le domaine public. Le président ukrainien Poroshenko vous a nominée pour devenir ambassadrice de l'Unicef et vous avez été approchée par des partis politiques. Êtes-vous prête à vous engager dans une autre voie que celle de la chanson ?' - 'Oh, je ne le souhaite pas, non. Vous savez ce que je me suis dit quand je suis rentrée en Ukraine après ma victoire ? Je me suis assise et je me suis dit : 'J'aimerais écrire un nouvel album. Me cacher quelque part dans la cave avec des musiciens et faire de la musique !'. Faire de la politique ? Ah non, à aucun prix ! En politique, il n'y a pas de sentiments. Et moi, je ne peux pas vivre sans sentiments. Voilà pourquoi la politique, ce n'est pas pour moi !' 'Jamala, j'imagine qu'il serait logique que vous preniez un peu de repos après le concours de l'Eurovision, toutes ces répétitions, le spectacle... Mais vous avez décidé de partir en tournée pour présenter votre dernier album. D'où ma question : d'où vous vient cette énergie, cette inspiration ?' - 'Pour être honnête, je suis inspirée par les gens. Quand j'ai été accueillie à l'aéroport de Kiev, j'ai pleuré de joie avec tout le monde. Les enfants pleuraient, les adultes aussi, moi aussi... C'était quelque chose de... Je ne sais pas... Je ne peux pas le décrire. Je pense que les autres peuvent vous prendre de l'énergie mais ils peuvent aussi vous donner de l'énergie. Le plus grand plaisir, la plus grande inspiration vient toujours du public. Bien sûr, je pourrais partir en vacances. J'aime l'eau, la mer, l'océan, les rivières, les lacs... Mais là je n'ai pas le temps pour ça. J'ai vraiment envie de chanter et de donner au public le meilleur de moi-même'.
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Il y a déjà deux ans que l'Est de l'Ukraine est plongée dans la guerre civile... Ces affrontements entre l'armée ukrainienne et les rebelles pro-russes ont fait près de 9.300 morts et plus de un million et demi de déplacés. Un conflit qui est parti d'une étincelle, le refus du Président Viktor Ianoukovitch de signer un accord qui aurait rapprocher l'Ukraine et l'Union européenne... Kiev s'embrase, la décision est largement et vivement critiquée. En février 2014, les affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre font une centaine de morts. Quelques jours plus tard, un accord est trouvé entre l'opposition et la présidence, mais Ianoukovitch s'enfuit, ce qui précipite les choses. Un gouvernement intérimaire se met en place. Vladimir Poutine déclare qu'il s'agit d'un coup d'Etat et se réserve le droit de recourir à toutes les options possibles, y compris la force, en dernier ressort. En Crimée, envahie par des hommes en noir, un référendum sur l'autodétermination se met en place. Le 18 mars 2014, la Russie annexe le territoire, de même que la ville de Sébastopol. Ce sénario motive d'autres régions pro-russes, comme dans le Donbass. Les régions de Lougansk et Donetsk, fiefs séparatistes, qui ont une frontière commune avec la Russie, organisent des référendums d'autodétermination, le 11 mai. Le 25 mai, l'élection présidentielle a lieu. Petro Poroshenko est élu comme président et intervient sans perdre de temps pour empêcher que ces deux régions connaissent le même sort que la Crimée. Les combats se multiplient. Des batailles meurtrières ont lieu, entre autres, autour de Soviansk et dans l'aéroport de Donetsk. Porochenko ne veut pas laisser l'Ukraine se démanteler... Puis, le 17 juillet, le vol MH 17 assurant la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur est abattu alors qu'il survole l'Est de l'Ukraine. 298 personnes périssent. Les deux parties s'accusent mutuellement d'être responsables et le conflit prend une autre dimension. De nouvelles sanctions contre la Russie sont mises en place par les Occidentaux qui, en parallèle, redoublent d'efforts pour trouver un terrain d'entente entre Poutine et Poroshenko. Un premier cessez-le-feu est négocié à Minsk, au Bélarus. Mais le protocole n'est pas respecté. Cinq mois plus tard, en février 2015, un nouveau compromis, Minsk II, est trouvé. Mais depuis plus d'un an, les choses ont peu et mal évolué. Les violences continuent d'éclater de manière sporadique le long de la ligne de front qui s'est figée avec les régions du Donbass sous contrôle séparatiste. 600 soldats ukrainiens sont morts... Les pertes rebelles sont inconnues. Et malheureusement, les civils sont toujours en première ligne. Operational Environment in E. Ukraine as of May 11, 2016, 00:00 EET pic.twitter.com/qnbKRGWleL- UaUnderAttackEn (@UaUnderAttackEn) 11 mai 2016 #OSCE recognized: by holding 'parades' in occupied territory of Ukraine pro-Russian forces violated #Minsk. And? pic.twitter.com/7heiJRzgTj- Euromaidan Press (@EuromaidanPress) 11 mai 2016
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Peu de résultats à Berlin après les pourparlers organisés entre l'Ukraine, la Russie, l'Allemagne et la France pour tenter de faire avancer le processus de paix. 'Aujourd'hui, le bilan est resté mitigé', a déclaré le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier à l'issue d'une réunion d'environ trois heures. La veille il s'était impatienté face 'au rythme d'escargot' qu'avait pris le processus de paix. Les discussions 'sur le processus politique (de règlement du conflit) ont été difficiles et sans percée', a reconnu M. Steinmeier, même s'il s'est réjoui que 'Moscou et Kiev aient travaillé de façon plus étroite dans le but d'un maintien du cessez-le-feu', décidé fin avril pour la Pâques orthodoxe. Selon lui, un 'progrès' a néanmoins été enregistré 'dans le domaine de la sécurité', notamment en ce qui concerne 'l'échange d'informations le long de la ligne de contact' ou de 'nouvelles consultations entre l'OSCE et des experts militaires'. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavlo Klimkine, a rejeté sur Moscou la faute du piétinement des négociations, déplorant 'l'absence de volonté' d'avancer des Russes. 'J'ai dit à (Sergueï) Lavrov (son homologue russe, ndlr) que nous sommes capables d'écrire la législation (électorale) ukrainienne nous-mêmes et que nous n'avons besoin d'aucun conseil', a-t-il indiqué. De son côté le ministre russe a estimé que les pourparlers n'avaient pas connu de percée faute d'un dialogue direct entre Kiev et les séparatistes. 'Nous n'avons pas pu avancer concrètement sur ces problèmes car ces problèmes doivent se régler dans le cadre d'un dialogue direct entre Kiev, Donetsk et Lougansk', a-t-il dit selon l'agence Interfax. L'Ukraine craint que Moscou ne se serve des élections pour déstabiliser encore l'Est et veut des garanties que le scrutin soit libre et sans violences. 'Nous avons besoin de vraies élections, pas d'une nouvelle farce', avait dit avant de quitter Kiev Pavlo Klimkine.
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Dans l'Est de l'Ukraine, au moins quatre civils ont été tués dans un bombardement visant un point de contrôle rebelle à Olenivka, un village situé en territoire sous contrôle des séparatistes. Selon eux, l'attaque aurait aussi fait au moins 15 blessés. #Olenivka checkpoint shelled last night, civilians killed and wounded. https://t.co/OAdUiWKTBE pic.twitter.com/hfwUwWg0g0- News of Donbas (@novostidnua_en) 27 avril 2016 C'est le plus grave bilan concernant des civils depuis plusieurs mois en Ukraine, où les combats se sont calmés depuis une trêve instaurée en septembre 2015. 'Je voudrais dire qu'il y avait un drone ukrainien avant l'attaque. Cela signifie que c'était une attaque planifiée contre des civils. Le commandant qui a donné l'ordre ne peut pas être considéré comme un officier ni un être humain', affirme Eduard Basurin, vice-commandant des forces armées de la République populaire auto-proclamée de Donetsk. Dans la zone de conflit, les points de contrôle sont connus pour être bondés de civils, qui attendent des heures, voire des jours et des nuits, formant parfois des kilomètres de file, pour passer d'un territoire à l'autre. Malgré la trêve, les combats se sont intensifiés depuis dimanche entre l'armée ukrainienne et les séparatistes.
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La libération de Nadia Savtchenko se précise. Selon le ministère de la justice russe l'Ukraine aurait fait les démarches officielles afin de demander l'extradition de la pilote d'hélicoptère de combat. Les autorités russes ne ferment officiellement aucune porte et disent prendre en compte cette demande. Cela permettrait à la jeune femme d'effectuer sa peine de 22 ans dans une prison ukrainienne. Ukrainian court sentences Russians Alexandrov, Yerofeyev to 14 years in prison https://t.co/WbBEFfiq4V pic.twitter.com/QfVzOZO9Vg- Interfax-Ukraine.Eng (@InterfaxUkr) 18 avril 2016 Lundi, deux soldats russes, Alexandre Alexandrov et Evgueni Erofeïev ont été condamnés à 14 ans de prison à Kiev, pour avoir combattu du côté rebelle. Selon un avocat de Nadia Savtchenko, interrogé par l'agence Interfax, ils pourraient servir de monnaie d'échange. Si un accord est trouvé, ce qui semble être en bonne voie d'après les décalarations de Petro Porochenko, la pilote pourrait alors être libérée sans conditions.
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La pilote ukrainienne Nadia Savtchenko est condamnée à 22 ans de prison par la justice russe, qui l'a reconnue coupable notamment de complicité dans le meurtre en juin 2014 de deux journalistes russes dans l'est séparatiste de l'Ukraine. Au moment de l'annonce du verdict par le juge, la jeune femme de 34 ans a entonné l'hymne national ukrainien, aussitôt repris par ses supporteurs dans ce tribunal de Donetsk, petite ville russe à la frontière avec l'Ukraine. Le président ukrainien Petro Porochenko a proposé à Moscou d'échanger cette prisonnière contre deux agents présumés du renseignement militaire russe, détenus en Ukraine. 'L'Ukraine, a-t-il ajouté, ne reconnaîtra jamais, je répète, jamais le procès de Nadiya Savtchenko, ni la soi-disant peine. J'ai évoqué la question de la libération de Nadiya Savchenko et d'autres otages ukrainiens à de nombreuses reprises. Le président Poutine a déclaré qu'une fois que la soi-disant cour aurait prononcé son verdict, il renverrait Nadiya Savtchenko en Ukraine. C'est à présent le bon moment de tenir sa promesse.' Ce procès long de six mois a aggravé les tensions entre la Russie et l'Ukraine. Les accords de Minsk ont permis de faire taire en partie les armes, mais sans avancée réelle du règlement politique. Plusieurs responsables politiques étrangers se sont indignés sur Twitter de la détention et de la condamnations de la pilote ukrainienne, à l'instar du chef de la diplomatie de Lettonie, de l'ambassade du Canada en Russie, ou de la présidente lituanienne : Latvian Foreign Ministry calls for immediate release of Nadiya #Savchenko #FreeSavchenko https://t.co/JEjpw6lWAH https://t.co/8u241y7DMw- Latvian MFA (@Latvian_MFA) 22 de março de 2016 Canada calls on Russia to end #Savchenko's illegal detention #FreeSavchenko- Canada in Russia (@CanadaRussia) 22 de março de 2016 Farse & mockery - that is what the trial of Nadya Savchenko is. #FreeSavchenko- Dalia Grybauskait (@Grybauskaite_LT) 21 de março de 2016 Avec AFP
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La militaire ukrainienne Nadia Savtchenko est-elle coupable ou non ? Les juges russes du tribunal de Donetsk sont en train de le décider, mais l'audience de ce lundi matin s'est passée dans une certaine confusion. Plusieurs agences de presse ont annoncé que la jeune femme avait été déclarée coupable, alors même que le jugement n'avait pas été formellement prononcé. Les avocats de Nadia Savtchenko ont indiqué que jusque-là, le tribunal n'avait fait que lire l'acte d'accusation. Interrogé au téléphone par euronews, Nikolaï Polozov a expliqué ainsi que 'la cour a énoncé les preuves étudiées durant l'instruction, elle a repris les témoignages avancés par l'accusation et par la défense, puis elle a présenté les pièces à conviction'. 'Une fois que tout cela sera terminé, a-t-il ajouté, la cour se penchera sur la question de la culpabilité ou non. Nous attentons pour demain l'énoncé du jugement en tant que tel.' Nadia Savtchenko est jugée dans l'affaire du meurtre de deux journalistes russes dans l'est de l'Ukraine en juin 2014. La jeune femme risque jusqu'à 23 ans prison. Son procès a débuté il y a 6 mois. Nadia Savtchenko a toujours clamé son innocence, dénonçant un procès politique. >> Russie : le bras d'honneur de l'Ukrainienne Savtchenko à ses juges Elle fait figure d'héroïne en Ukraine. Elle a reçu le soutien de nombreuses capitales occidentales. - avec agences
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Un pont, quoi de mieux pour sceller un rapprochement. Pour célébrer les deux ans de l'annexion controversée de la Crimée par Moscou, Vladimir Poutine ne craint pas les symboles. Bientôt ici un pont va relier l'ex-péninsule ukrainienne au sud de la Russie, première voie terrestre, pour un coût de presque trois milliards de d'euros. Des célébrations ont lieu ce 18 septembre dans toute la péninsule, où le soutien à la Russie perdure. 'Evidemment il y a des difficultés, mais il y a des moments positifs aussi, dit Alexander Talipov. D'abord les résidents de Crimée sont satisfaits parce qu'ils sont revenus dans le giron russe, notre mère-patrie, et ça c'est le principal, que la Crimée ait totalement intégré la Fédération russe.' 'Il y a aussi beaucoup de problèmes, par exemple le nombre d'officiels a augmenté dramatiquement, et parallèlement la pression sur le business aussi, dit l'homme d'affaires Oleg Nikolayev. Et aussi l'autre problème c'est les actions des autorités qui révèlent leur manque d'expérience.' Nous voici à Yalta, perle de la mer Noire, chargée d'une histoire appréciée des touristes. Mais depuis les sanctions contre la Russie, ils se font rare. L'an dernier seulement un tiers des chambres d'hôtels ont été occupées, au grand désespoir du maire de la ville : 'S'il n'y avait pas les sanctions aujourd'hui, je pense qu'il y aurait plus de touristes européens, regrette Andrej Rostenko. A Yalta, nous dépendons énormément du passage des bateaux de croisière. Avant pendant la saison il pouvait y avoir plus de 200 navires, avec beaucoup de touristes'. 97% des habitants de la Crimée avaient appuyé l''annexion':http://www.regard-est.com/home/breves.php?idp=1787 il y a deux ans lors d'un référendum controversé organisé par la Russie.
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Une poignée de manifestants ukrainiens attaque l'ambassade de Russie à Kiev après la condamnation de Nadia Savtchenko à Moscou. Manifestations à Kiev pour la libération de Nadia Savtchenko, emprisonnée en Russie https://t.co/fEmUYbEf2O pic.twitter.com/DviuqZyyzv- Le Monde (@lemondefr) 6 mars 2016 L'attaque s'est produite en marge d'un rassemblement, hier, pour exiger la libération de cette pilote de l'armée ukrainienne arrêtée en juillet 2014 sur le territoire russe, selon Moscou. Une version contestée par la prisonnière qui affirme avoir été enlevée par des séparatistes pro-russes dans l'Est de son pays avant d'être livrée à Moscou. 'Nadiya Savtchenko, c'est l'Ukraine, lance Victoria, une manifestante qui habite Kiev. Elle est inflexible, comme l'Ukraine. C'est la liberté ou la mort.' '[Les Occidentaux] doivent trouver un langage commun, estime pour sa part Vira, la soeur de Nadia Savtchenko. Je ne sais pas si ce doit être une pression économique, politique, ou juste des mots gentils. Tout ce que je sais, c'est que nous avons déjà eu l'occasion de voir que la Russie ne comprenait que le langage de la pression économique ou de la force. Mais [les Occidentaux] doivent le faire, c'est leur boulot.' Savtchenko:'La Russie n'aura d'autre choix que de me renvoyer en Ukraine, vivante ou morte!' https://t.co/GicKlGPyup pic.twitter.com/O1lPrFcY5F- Courrier inter (@courrierinter) 4 mars 2016 Accusée de meurtres, Nadia Savtchenko a entamé une grève totale de la faim jeudi, lors de sa dernière audience. La reprise du procès est prévue ce mercredi. La pilote encourt jusqu'à 23 ans de prison pour avoir, selon Moscou, participé au meurtre du journaliste russe Igor Korneliouk et de son ingénieur du son Anton Volochine.
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Elle s'appelle Jamala, elle est Tatare et elle a été choisie par le public ukrainien pour représenter le pays à l'Eurovision 2016 en mai. Sa chanson intitulée '1944' évoque la déportation de 250.000 Tatars de Crimée par Staline durant la Seconde Guerre mondiale. Un choix qui va sans nul doute déplaire à la Russie et qui pourrait être remis en cause mi-mars par les garants du respect du règlement du concours, mais dimanche soir, l'heure était à la joie : 'Je suis si fatigué et si heureuse. Je crois que je peux dire beaucoup sur l'Ukraine à l'Europe, beaucoup de choses qu'elle ignore.' En 2009, l'Eurovision avait déjà retoqué la chanson de la Géorgie 'We don't wanna put in', dont le titre jouait sur les mots et pouvait être entendu comme un rejet direct du président russe. La télévision publique géorgienne avait alors refusé toute modification de la chanson et décidé de se retirer du concours... Autre polémique en 2014, avec la participation et la victoire de Conchita Wurst. Sa chanson n'avait pas été retouchée, mais la candidate autrichienne transsexuelle avait été victime d'une grande campagne de boycott par la Russie, la Biélorussie et l'Arménie. Certains hommes politiques russes ayant crié au scandale et déclaré que c'était la fin de l'Europe. L'an dernier, c'est la participation de la Hongrie et la chanson du groupe Boggie 'Wars for nothing', 'Des guerres pour rien' qui avaient été remises en cause. Le texte mentionnait 500 enfants de Gaza tués durant l'attaque israélienne de 2014. Après la plainte d'Israël, le groupe s'était auto-censuré... Incidents et polémiques de ce type sont légions depuis le début de l'Eurovision qui a été créé en pleine guerre froide, en 1955, par les télévisions publiques occidentales et qui interdit les messages politiques dans les chansons... Le jury ukrainien le sait, mais comme l'explique Ruslana, juge et gagnante de l'Eurovision 2004 : 'Cette chanson porte une idée, et elle sera portée aux Européens. Il faut prendre en compte la personne qui apporte ce message, il est très important pour moi et pour des millions d'Ukrainiens que ce soit Jamala...' Le choix de Jamala, Tatare de la Crimée annexée par Vladimir Poutine, est déjà en soi, un symbole fort pour l'Ukraine. 'Ici, le lien vers les paroles de la chanson '1944' de Jamala':http://lyricstranslate.com/fr/1944-1944.html-6.
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Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées samedi sur la place de l'Indépendance de Kiev, le Maidan. Elles ont commémoré le deuxième anniversaire de la répression sanglante - plus d'une centaine de morts - qui a conduit au départ du président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch. L'homme lui ayant succédé, Petro Porochenko, s'est recueilli, avec son épouse, devant les portraits des victimes. Mais il y avait là surtout beaucoup d'anonymes, venus témoigner leur reconnaissance envers ceux qui, entendait-on ici et là, n'étaient pas morts en vain. 'C'est important de se souvenir de ceux qui ont été tués, a confié un homme. Ils ont donné leur vie pour la justice, pour que d'autres aient une vie honnête.' Dans le même temps, des groupes radicaux ont attaqué des établissements bancaires russes. Depuis l'extérieur puis à l'intérieur. Sans que les forces de l'ordre ne s'interposent. Illustration par la violence des relations extrêmement tendues entre l'Ukraine et la Russie depuis le changement de régime, laissant la place à un pouvoir pro-européen.
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Trois soldats ukrainiens ont été échangés contre cinq combattants rebelles pro-russes et un prêtre orthodoxe au nord-ouest du fief rebelle de Donetsk. Il s'agit d'un premier échange après une pause de près de quatre mois. La libération de tous les prisonniers de guerre est l'une des clauses des accords de paix de Minsk, signés il y a un an. Avec AFP
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La Russie est considérée par de nombreux pays à l'Ouest comme une menace, alors que paradoxalement, c'est l'un des principaux acteurs dans la recherche d'une solution au conflit syrien et que le pays traverse une grave crise économique. Dans ce numéro de The Global Conversation, Isabelle Kumar a interviewé en exclusivité le Premier ministre russe Dmitri Medvedev pour Euronews. Un entretien qui s'est déroulé en marge de la conférence sur la sécurité de Munich. Repères biographiques - Dmitri Medvedev est né le 14 septembre 1965 - Dans les années 1990, Vladimir Poutine et lui travaillent à la mairie de Saint-Pétersbourg - Il remporte l'élection présidentielle de 2008 - En 2012, Vladimir Poutine est à nouveau élu président de la Fédération de Russie et le nomme Premier ministre # # pic.twitter.com/m13iBLFwCD- Roman Kolesnikov (@Kolesnikov_R) February 2, 2016 (Photo non datée) Isabelle Kumar, Euronews - Le problème syrien domine l'agenda international. On a l'impression d'être à une étape décisive, mais on ne voit pas bien comment cela pourrait tourner. Qu'en pensez-vous? Dmitri Medvedev - Vous savez, avant de venir ici, mon sentiment sur ce problème était que nos relations avec nos partenaires étaient tout à fait difficiles et complexes, du fait que nous ne sommes pas d'accords sur des points-clefs, notamment la création d'une possible coalition et la coopération militaire. Mais à ce propos, je tiens à dire qu'ici, à la conférence de Munich, des négociations ont eu lieu entre notre ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d'État américain John Kerry, ainsi que d'autres partenaires qui les ont ensuite rejoints. Un accord a été obtenu sur la manière d'agir dans le futur proche. C'est pour cette raison que je suis relativement optimiste sur les chances de mise en place d'une coopération face à ce problème. Cette coopération est absolument nécessaire : si nous ne parvenons pas à nous unir, la guerre en Syrie sera sans fin, les gens continueront de mourir, les réfugiés continueront d'émigrer massivement vers l'Europe, l'Europe aura à régler des problèmes extrêmement complexes, et le plus important est que nous ne pourrons pas lutter contre le terrorisme qui est une menace pour l'ensemble de la civilisation moderne. Dans ce cas, quelles actions, militaires ou autres, la Russie est-elle prête à mettre en oeuvre pour favoriser la désescalade du conflit en Syrie ? Je voudrais rappeler pourquoi nous sommes en Syrie. La Russie participe à cette opération militaire tout d'abord pour défendre ses intérêts nationaux : il y a beaucoup de combattants en Syrie qui sont prêts à n'importe quel moment à partir pour aller organiser des attentats en Russie. Ils sont des milliers. Le deuxième point, c'est la base légale que constitue la demande du président Bachar al-Assad. Nous prendrons donc nos décisions militaires en tenant en compte ces deux facteurs et, bien sûr, en tenant en compte du développement de la situation. Le plus important est maintenant de se mettre d'accord pour que commencent des négociations avec tous les acteurs du conflit syrien. Et se mettre d'accord sur qui sont les formations terroristes parce que cette question fait l'objet de discussions interminables. Qui sont les gentils, qui sont les méchants. Ça, c'est une chose, mais j'ai aussi vu que le secrétaire d'État Kerry a dit que si la Russie et l'Iran n'aident pas, alors ils pourront mener une opération militaire sur le terrain avec d'autres pays. Ces propos sont inutiles. Il n'aurait pas dû dire ça. Et cela pour une raison simple. S'il veut que la guerre s'éternise, alors bien sûr des opérations sur le terrain peuvent être organisées. Mais inutile d'effrayer qui que ce soit. Il faut discuter sur la même tonalité que celle adoptée avec le ministre Lavrov, et non pas dire que si on ne se met pas d'accord, ils organiseront avec des pays arabes une opération sur le terrain.J'ai déjà répondu plusieurs fois à cette question et suis prêt à le répéter : personne n'a intérêt à une nouvelle guerre, or une opération sur le terrain, c'est la guerre totale et sur la durée. Voilà ce qu'il faut garder à l'esprit. Une des question principales concerne le futur du président Bachar al-Assad. La Russie va-t-elle continuer de le soutenir à cette étape décisive ? La Russie ne soutient pas personnellement le président al-Assad, la Russie maintient des relations amicales avec l'Etat syrien. Ces relations ne datent pas du moment où Bachar al-Assad est devenu président, mais de l'époque où son père Hafez al-Assad est devenu président. C'est le premier point. Deuxièmement, nous n'avons jamais dit que c'était l'élément important de notre participation à ce processus. Nous partons simplement du principe que, pour le moment, il n'existe en Syrie aucun autre pouvoir légitime en dehors de Bachar al-Assad. Qu'il plaise ou non, il est le Président en exercice. Si on l'arrache de cette construction, ce sera le chaos. On l'a observé plusieurs fois dans des pays du Moyen-Orient avec des pays qui sont tombés en morceaux, comme cela a eu lieu en Libye. C'est pour cela qu'il doit participer à toutes les procédures. Mais son destin en tant que figure politique, c'est au peuple syrien de décider. Êtes vous donc déjà en train de réfléchir à une transition politique en Syrie ?* Je crois que nous ne devrions pas nous plonger dans ces problèmes. Je veux parler et de la Russie, et de l'Union Européenne et des Etats-Unis. Nous devons mettre en place les conditions favorables pour que ce processus se mette en place. Nous devons mettre tout le monde autour de la table des négociations. Les pousser à se parler. Honnêtement, nous devons le reconnaître : ce sera un dialogue entre des personnages très complexes. D'un côté, le président Assad qui est soutenu par une partie de la société et l'armée. De l'autre côté, l'autre partie de la société, qui est le plus souvent d'une autre confession, qui n'aime pas Assad et qui, malgré tout, devra s'asseoir à la table des négociations. Mais ils doivent trouver un accord sur l'avenir d'une Syrie unie. Je voudrais maintenant que nous parlions du conflit en Ukraine. Nous avons un conflit gelé avec, semble-t-il, à nouveau des combats à l'Est. Qu'est-ce que la Russie pourrait faire pour trouver une solution à ce conflit ? Ici, pour des raisons assez claires, la réponse est un peu plus facile que pour la Syrie. Ce n'est pas seulement parce que l'intensité ce conflit est moins élevée, mais parce qu'on sait de quelle manière il faut agir. Il faut agir sur les bases des accords de Minsk. Ils doivent être appliqués, dans leur totalité, par toutes les parties. C'est ce que nous souhaitons, nous appelons tout le monde à les respecter, le pouvoir en place dans le sud-est comme les autorités de Kiev. La question n'est pas que nous avons des différends avec les autorités de Kiev, la question n'est pas qu'on ne s'aime pas. Mais d'un point de vu objectif, il faut reconnaître qu'une partie importante de ce qu'il fallait faire dans le sud-est est déjà en place. Le plus important est que les combats ont pratiquement cessé. Malheureusement, parfois quelque chose a lieu de temps à autre, mais, heureusement, ce n'est pas souvent. Aujourd'hui, il est vital de trouver les solutions politiques et juridiques qui découlent des accords des Minsk. Qui doit le faire ? L'Ukraine bien entendu. Si l'Ukraine considère le sud-est comme partie intégrante de son territoire. C'est leur domaine de juridiction, leur compétence, leur autorité. C'est de l'autorité du Président, du Parlement, et du gouvernement de l'Ukraine. D'évidence, la Crimée est un des points douloureux, pour l'Ukraine comme pour la communauté internationale. Le futur de la Crimée est-il négociable ? Non, c'est hors de question, pour la Russie la question ne se pose pas et le problème est pour toujours réglé. La Crimée est une partie du territoire russe, un référendum a eu lieu, nous avons amendé notre Constitution. La République de Crimée et Sébastopol font partie de la Fédération de Russie. Si vous rencontrez le Président Porochenko ici, à la conférence de sécurité de Munich, que lui direz-vous ? Je ne l'ai pas vu et pour être honnête, il ne me manque pas vraiment... Le président Porochenko est en contact avec le président Poutine. Le plus important, et ce qui ne fait aucun doute, c'est que mes collègues doivent respecter les accords de Minsk. C'est dans leur intérêt, dans l'intérêt de l'État ukrainien qui est, quoi qu'on en dise, un état voisin qui nous est proche. Le conflit en Syrie et la situation en Ukraine ont contribué à la dégradation des relations entre la Russie, l'Union Européenne et les Etats-Unis. Est-il possible de repartir à zéro ? La question est de savoir comment et au nom de quoi. S'il fallait repartir à zéro, il faudrait le faire sur une base fondamentalement différente. Laquelle ? Sur la base d'une relation équitable, juste et apaisée. Cela est nécessaire non seulement pour la Fédération de Russie, mais aussi pour l'Union Européenne et les Etats-Unis d'Amérique. Nous voulons des relations étroites et de qualité avec les Etats-Unis et l'Union Européenne. L'Union Européenne est notre premier partenaire commercial. C'est un groupe de pays qui se trouve sur le même continent que nous. Nous sommes liés par la même identité européenne, par l'histoire et les valeurs. Maintenir une telle tension n'est pas dans notre intérêt. Mais si dans un premier temps, on nous a dit qu'on ne voulait plus parler avec nous... Alors ce sont ceux qui ont rompu les relations qui doivent faire le premier pas pour les rétablir. Mais nous sommes disposés à discuter de n'importe quelle question. Cette détérioration des relations a eu pour conséquence, notamment, la prise de sanctions imposées à la Russie, qui touchent durement le pays. Dans quelle mesure votre gouvernement considère-t-il la levée de ces sanctions comme une priorité ? Ils nous ont dit que nous étions les mauvais élèves qui devaient être punis. Puis ils ont fait des estimations et ils ont commencé à pleurnicher : au final, c'est leur propre économie qui a été frappée. Nous avions des échanges commerciaux qui s'élevaient à 450 milliards d'euros, 450 milliards ! Aujourd'hui, ils sont retombés à 217 milliards. Pourquoi ne demandent-ils pas aux personnes qui travaillent pour des entreprises européennes et fabriquent des produits à destination de la Russie si ça leur plaît ? Encore une fois, ce n'est pas nous qui avons été à l'origine de cela, donc ce n'est pas à nous de lever les sanctions. Ils ont toujours essayé de nous intimider avec des sanctions, qui avaient déjà été prononcées à de nombreuses reprises à l'époque soviétique, et cela ne leur a jamais rien apporté sinon de perdre de l'argent. Ce sera la même chose aujourd'hui. Ils devront avoir le courage de dire, " les gars, on va supprimer tout ça à partir de telle date, et pourriez-vous aussi, s'il vous plaît, par la réciproque, lever vos mesures de rétorsion ? ". Ce serait cela, la bonne approche. 'Nous sommes poussé vers l'époque de la guerre froide au moment où la coopération était tout particulièrement importante.' , https://t.co/FfnH0ttGRu pic.twitter.com/3mA25PFMWu- (@MedvedevRussia) February 13, 2016 Comment la classe moyenne russe perçoit cette crise économique ? Parce que si les sanctions économiques sont l'un des facteurs, la chute des cours du pétrole y contribuent aussi. Comment les gens le vivent-ils ? En effet, notre économie n'est pas au mieux de sa forme actuellement, avec la chute des prix du baril qui constitue la cause majeure de la baisse des ressources et qui pèse sur la situation économique générale. C'est quelque chose que l'on n'a pas connu depuis 17 ans. Les prix actuels se situent au même niveau qu'en 1998. Malheureusement, notre budget reste très dépendant des cours du pétrole. Même si les sources de revenus se sont diversifiées, si l'on compare le poids de l'or noir et celui des autres sources, nos ressources restent fortement dépendantes des matières premières. Et cela ne peut qu'affecter le revenu et le niveau de vie général de la population, leur travail et leur revenu réel. Les sanctions économiques ont aussi eu des effets. C'est évident, puisque nos entreprises, par exemple, ont perdu les financements qu'elles tenaient des banques européennes, ce qui signifie pour elles un coup de frein à leur croissance, pour certaines en tout cas. Donc, en ce sens, la situation économique n'est pas des plus faciles. Mais il y a aussi des effets positifs. L'économie est en train de se remettre en devenant moins dépendante des cours du pétrole, et nous avons l'opportunité de développer notre propre industrie et notre agriculture. Peut-être que l'avantage de ces sanctions, et des réponses qu'on y apporte, c'est que nous avons commencé à nous concentrer davantage sur l'agriculture du pays, donc, maintenant, nous pouvons subvenir à une large partie de la demande en nourriture, et nous exportons du blé, par exemple, en quantités importantes. En ce sens, les sanctions nous ont aidés. Mais elles n'ont probablement pas aidé les agriculteurs européens. Je vous posais la question pour les gens de la classe moyenne, pour savoir dans quelle mesure ils étaient touchés. On entend parler aussi de possibles revendications sociales, parce que leur vie devient de plus en plus difficile en Russie. C'est un phénomène qui vous inquiète ? Bien sûr, le gouvernement doit d'abord penser à l'impact social des changements économiques et de la situation actuelle. Honnêtement, nous avons été contraints de procéder à des coupes budgétaires dans de nombreux domaines, mais nous n'avons jamais touché aux dépenses sociales, ni aux salaires ou bénéfices dans le secteur public. Par ailleurs, l'an dernier, nous avons revalorisé les retraites, et cette année également, peut-être pas en totalité, mais nous l'avons fait. Et nous essaierons de continuer à le faire à l 'avenir. Par conséquent, la dépense sociale est forte mais on n'y touche pas. En ce sens, nous tenterons de faire le maximum pour le bien-être social des Russes, pour leur offrir autant de confort que possible. C'est une véritable priorité pour le gouvernement. Si l'on se replace dans une perspective internationale, l'un des points qui ternit la réputation de la Russie, c'est la question des droits de l'homme et la liberté d'expression, qui semblent en recul permanent. Pourquoi cela ? Pour être honnête, nos points de vue ont toujours divergé en la matière, sur la situation de la liberté d'expression et sur les médias en Russie. Nous avons souvent été critiqués et nous faisons toujours l'objet de critiques. Nous avons notre propre position sur la question. Peut-être qu'en Russie, les médias sont quelque peu différents, par exemple, des médias européens. Il y a des différences historiques et il y a aussi des enjeux économiques. Je regarde rarement la télévision, je lis la presse et les informations que je reçois me viennent aussi d'internet. Plus de la moitié de la population russe fait pareil. Comme vous le savez, il n'y a pas de régulation d'internet, et tous les points de vue y sont représentés ; y compris, pour dire les choses clairement, ceux des extrémistes. Je crois donc qu'il n'est pas sérieux de penser que les gens n'ont pas accès à différents types d'information dans le contexte mondialisé d'aujourd'hui. Oui, mais il semblerait aussi que des opposants soient muselés. Ce sera bientôt le premier anniversaire de l'assassinat de Boris Nemtsov. Au Royaume-Uni, également, les résultats de l'enquête sur le meurtre d'Alexander Litvinenko pointent du doigt Vladimir Poutine, et disent qu'il pourrait l'avoir commandité. Allez-vous poursuivre le gouvernement britannique pour cela ? On a entendu parler de poursuites après cette enquête. Vous avez mentionné le rapport d'un juge à la retraite, que j'ai regardé par simple curiosité, dans lequel presque chaque paragraphe et chaque section commence par " probablement ". Quel commentaire apporter à cela ? Ce qui est regrettable dans cette histoire, c'est que le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères commentent un rapport qui recèle de termes comme " probablement ". C'est un relent de chasse aux sorcières. En fin de compte, je laisse ceux qui commentent face à leur conscience. Et quant à une éventuelle action judiciaire, c'est tout simplement ridicule. Nous n'avons pas besoin de cela et la Fédération de Russie ne poursuivra jamais un état pour des supputations stupides ou pour des scénarios qui prêtent à rire. Finalement, monsieur le Premier ministre, vous avez occupé ce poste et celui de Président, vous avez donc une vue d'ensemble, une perspective globale des problèmes que nous avons évoqués, mais si je devais vous demander quel a été l'événement le plus marquant pendant votre exercice du pouvoir, quelle serait votre réponse ? Il y en a plein. Ces deux postes ont été très importants, avec de nombreux défis. Ces huit années de ma vie, ces presque huit ans, cela a été comme une poussée constante d'adrénaline, même parfois pendant mon sommeil. Des événements, il y en a eu de nombreux en Russie, de très bons moments à titre personnel, des événements majeurs, parfois tragiques aussi, comme ceux dont nous avons parlé, et il y a eu des événements internationaux également. Après tout ; nous n'avons pas eu que des dissensions. Nous avons aussi réussi une ou deux choses. Par exemple, nous avons trouvé un accord au final sur le Traité START sur la réduction des armes stratégiques. Ce n'était pas mal du tout. Le texte a été signé, il est entré en vigueur. Il est aujourd'hui appliqué et nous pouvons ainsi travailler ensemble et trouver des accords dans d'autres dossiers. Ce dialogue avec mes collègues, y compris ici en Allemagne, mais aussi dans d'autres pays européens, a permis de résoudre de nombreux problèmes. Tout cela est remarquable et passionnant, peut-être qu'un jour j'en parlerai plus en détail. Pour l'instant, je continue à travailler et ce travail est intéressant.
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Le Fonds monétaire international (FMI) donne un avertissement à l'Ukraine. Sa directrice générale Christine Lagarde menace de couper l'aide financière internationale, si Kiev ne mène pas les réformes nécessaires, notamment pour combattre la corruption. Le gouvernement ukrainien a reçu jusqu'ici un tiers environ du plan d'aide de 17,5 milliards d'euros. 'Sans de nouveaux efforts significatifs (...) il est difficile de voir comment ce programme peut continuer', met en garde dans un communiqué Christine Lagarde, qui avait déjà fait part de son ''inquiétude'' après la démission, il y a une semaine, du ministre ukrainien de l'Economie. Ce dernier avait dénoncé des entraves aux réformes et des tentatives d'imposer des personnalités douteuses à des postes clés. Dans un pays, où la corruption est endémique depuis des années, les mesures du gouvernement ukrainien peinent à se concrétiser. Réagissant à l'avertissement du FMI, le Premier ministre Arseni Iatseniouk a promis que l'Ukraine allait 'aller de l'avant'. D'autant que le pays a un besoin vital de l'aide financière pour faire face à une grave crise économique et au conflit séparatiste dans l'Est.
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La ligne de séparation est à une centaine de mètres de la petite ville de Stanitsa Luhanska. Ici, la situation est tendue. La ville a lourdement payé le prix des affrontements entre l'armée ukrainienne et les insurgés de la République auto-proclamée de Louhansk. Et ça continue... Les Ukrainiens sont obligés de passer par ce point de contrôle pour se rendre d'un territoire à l'autre, de Stanitsa Luhanska dans la zone contrôlée par Kiev à celle des rebelles pro-russes, et vice-versa. 'Nous voudrions savoir quand ce bazar prendra fin, l'Ukraine c'est ici, et c'est là-bas, nous voulons savoir pourquoi ils ont coupé cette partie de l'autre ? Pourquoi on doit passer par ce check-point avec des passeports ukrainiens ? Je suis Ukrainienne, mes enfants sont Ukrainiens et ils n'y sont pour rien si ces terroristes ont pris le pouvoir. Qu'on retrouve notre liberté !' dit cette femme qui vit à Stanitsa mais dont la fille travaille et vit à Louhansk. Il fait froid, en dessous de zéro et côté Stanitsa, des tentes ont été installées pour offrir aux gens de quoi attendre au chaud, prendre un thé, un café. Les gens passent en moyenne une heure à attendre ici des deux côtés du point de contrôle. Ils vont voir leur famille, parfois retirer leur retraite, car Kiev ne les paie plus dans les zones séparatistes étant donné qu'il n'y a plus aucune voie officielle pour les distribuer. Ils vont aussi acheter et vendre des produits, sachant que les prix sont au moins deux tiers plus élevés côté rebelle. Avant la guerre, Stanitsa produisait des légumes, mais nombre d'exploitations agricoles ont été détruites par les bombardements : 'Nous faisions pousser des tomates et des concombres, c'était notre revenu. Nous les vendions à Louhansk, pas seulement, mais principalement. Mais maintenant nous ne pouvons plus rien faire pousser, plus rien vendre, nous ne pouvons plus vivre ici, donc nous avons déménagé chez notre fille.' Lourdement bombardée pendant la phase la plus dure du conflit, Stanitsa Luhanska doit être reconstruite. L'UNHCR est venue jusqu'ici fournir des matériaux à ceux dont les maisons sont réparables : tuiles, briques, bois, ciments, fenêtres, clous... 'Nous avons d'abord mené des projets pilotes à Lysychansk, sur l'ancienne ligne de front, il reste des maisons debout et les conditions permettent vraiment de travailler en sécurité. Pour cette année, les villes sur l'ancienne ligne de front continueront probablement à rester la priorité pour la reconstruction, mais on arrivera jusqu'ici, ce n'est qu'une question de temps' explique le responsable de la mission Jeff Wilkinson. Avec d'autres organisations internationales, le gouvernement ukrainien a démarré un programme de reconstruction, mais Stanitsa Louhanska n'en fait pas encore partie, à cause de sa proximité avec la zone séparatiste. Elle serait en première ligne si jamais les combats reprenaient un jour...
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Syze est un petit village rural ukrainien pris en étau entre la frontière russe et la zone rebelle de la république populaire autoproclamée de Louhansk. Il est donc naturellement devenu un avant-poste du système de défense de l'armée ukrainienne. 'Les champs de mines sont l'un des gros problèmes de cette zone', explique notre journaliste Sergio Cantone, 'aujourd'hui, le village est complètement entouré de mines anti-personnelles.' Un an après les Accords de Minsk, la situation est toujours extrêmement tendue dans la région et le déminage loin d'être mis en oeuvre. Les habitants doivent constamment faire attention où ils marchent... A tel point qu'aujourd'hui, le village de Syze n'abrite plus que 13 habitants, les autres ont fui. Des ONG telles qu'Handicap International, Danish Demining Group, ou encore les Britanniques d'HALO group informent les gens sur la manière de vivre avec les mines, à défaut d'être directement impliquées dans le déminage. Car seule l'armée régulière ou les services d'urgences de l'Etat ont l'autorisation de le faire. 'Vous pouvez seulement marcher sur le chemin, pas à droite, pas à gauche, pas dans la forêt, ni dans les champs', explique Alexander, l'un des rares à être resté. Il est partisan d'une fédéralisation du pays et dit souhaiter que l'argent de ses impôts reste dans la région de Louhansk, qu'il n'aille pas à Kiev. L'équipe d'euronews a pu visiter Syze aux côtés d'une mission du Haut commissariat aux Réfugiés de l'ONU venues apporter à ces 13 personnes coupées du monde ou presque des couvertures et des vêtements chauds. Les champs de mines et la proximité de la zone de guerre isolent un plus ce village reculé... Une infirmière de l'armée ukrainienne rencontrée sur les lieux par notre reporter exprime son inquiétude quant à l'avenir de ces champs de mines entourant le village de Syze : 'Combien de temps a passé depuis la Seconde Guerre mondiale et on trouve encore des mines ! Je ne pense pas que le terrain soit déminé d'ici peu de temps, non. A mon sens, ils vont continuer à en trouver encore longtemps.' Les zones de guerre de l'est de l'Ukraine n'étant pas encore pacifiées, comme le prévoyait Minsk II, les mines ne peuvent être retirées. Elles font d'ailleurs encore parties des tactiques militaires utilisées, et personne ne sait exactement où elles se trouvent... Selon l'ONG Danish Demining Groupe, 730 civils auraient été tués ou blessés par des mines ou des armes qui n'avaient pas explosé l'an dernier dans le Donbass.
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L'Ukraine a décidé ce mercredi d'augmenter le nombre de produits russes interdits. Jusqu'à présent, les produits soumis à cet embargo étaient la viande, le poisson, l'alcool, les friandises. Désormais, des produits comme le ketchup ou les pâtisseries, en provenance de Russie, n'auront plus droit de citer sur les étals des marchés ukrainiens. C'est donc un nouvel épisode dans la guerre commerciale que se livrent les deux pays. Depuis quelques semaines, la Russie a imposé un embargo sur les produits ukrainiens. 'La mesure que nous adoptons ce mercredi doit contribuer à contrer l'agression russe. Et cela doit aussi permettre de protéger davantage notre marché intérieur. Pendant que nos soldats défendent les frontières de notre Etat souverain, le gouvernement, lui, s'emploie à protéger notre marché et nos intérêts économiques' * Arseni Iatseniouk, Premier ministre ukrainien* Le transit des produits ukrainiens via la Russie L'autre préoccupation de Kiev, c'est de pouvoir acheminer ses produits vers des pays tiers. Pour ce faire, il faut souvent transiter par la Russie. Or, ces dernières semaines, Moscou a bloqué ce transit, ce qui handicape les relations commerciales de Kiev notamment avec des pays d'Asie centrale. L'Ukraine en appelle désormais à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). 'Kiev a déjà déposé une plainte auprès de l'OMC par rapport à l'embargo russe. Les autorités ukrainiennes espèrent que la question de l'interdiction de transit des marchandises ukrainiennes via la Russie sera étudiée lors de la prochaine réunion de l'OMC prévue fin février.' Maria Korenyuk, correspondante d'euronews à Kiev
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2016, année de la paix dans l'est de l'Ukraine : c'est en tout cas l'engagement pris par les dirigeants des quatre pays du groupe dit de Normandie. Lors d'une conversation téléphonique de deux heures ce mercredi, le président ukrainien, Petro Porochenko et ses homologues russe, français et allemande, ont convenu d'étendre le délai de mise en oeuvre des mesures de l'accord de Minsk, censées entrer en vigueur avant le 31 décembre. Parmi elles : le retrait concerté des armes lourdes, que Kiev et Moscou se sont engagés à appliquer sans délai. Des affrontements entre armée régulière et séparatistes pro-russes ont fait trois morts ces derniers jours dans l'est du pays, un militaire et deux civils. Kiev a par ailleurs signalé à l'OSCE la présence de chars de la rébellion dans la zone tampon. De quoi ébranler le fragile cessez-le-feu conclu en septembre. Kiev et les rebelles ont toutefois annoncé une énième trêve ce mardi pour le Nouvel An.
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Un cinquième jour sans électricité en Crimée, après le sabotages de lignes à haute tension. Un coup dur pour les deux millions de personnes qui vivent dans la péninsule ukrainienne annexée par la Russie il y a un an et demi. A l'origine de cet acte, des activistes anti-Kremlin, qui auraient voulu mettre à l'épreuve la loyauté des habitants à l'égard de Moscou. Des habitants qui prennent leur mal en patience, plutôt que de céder à la pression. En guise de représailles, la Russie a réduit ses livraisons de charbon vers l'Ukraine. Une manoeuvre qui vise à déstabiliser Kiev, assure le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk. Des ingénieurs ont commencé à réparer certaines lignes défectueuses, mais des activistes Tatars et des nationalistes ukrainiens les ont empêchés de poursuivre leur travail, sans être délogés par les autorités.
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Les dirigeants français, allemand, russe et ukrainien ont passé une partie de la journée, autour d'une même table, à Paris, pour tenter de relancer le processus de paix en Ukraine. Concernant le volet politique, un des points de friction, c'était la volonté des séparatistes d'organiser des élections locales dans les prochaines semaines. 'Ce ne sera pas le cas', a assuré le président français François Hollande. 'Les élections qui étaient prévues le 18 octobre, à nos yeux, ne pourront pas se tenir dès lors qu'elles ne répondent pas aux conditions que nous avons posées, a-t-il souligné. Mais, en même temps, des élections doivent être organisées et, pour ce faire, une loi électorale doit être votée'. Et le président français d'affirmer que ces élections locales n'auront pas lieu avant 2016. Autre sujet évoqué : le retrait des armes légères des zones de conflit, un processus qui pourrait être activé dès ce week-end. Lors de la conférence de presse, la chancelière allemande Angela Merkel a souligné que cette journée avait été 'importante' car 'elle (avait) permis de traiter en profondeur tous les points encore en suspens'. Côté russe, on a qualifié ces négociations de 'sérieuses'. Enfin, le président ukrainien a estimé que la Russie avait encore 'plein de travail à faire' avant une éventuelle levée des sanctions. 'Ce sommet aura permis de consolider les progrès enregistrés dans l'est de l'Ukraine, a commenté Andrei Beketov, envoyé spécial d'euronews à Paris. Mais il reste des incertitudes concernant les élections locales. Cela dit, au terme de ce rendez-vous, la Russie peut nourrir l'espoir de voir les sanctions qui pèsent sur son économie être allégées d'ici à la fin de l'année'.
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Les dirigeants russe, ukrainien, et allemand se sont retrouvés ce vendredi à Paris autour du président français François Hollande, pour un mini-sommet consacré à la crise ukrainienne. Cette réunion était prévue de longue date, mais c'est vrai que l'agenda diplomatique est davantage occupé par la guerre en Syrie. Pour autant, ces deux dossiers (Ukraine et Syrie) ont un point commun : le rôle de la Russie. 'Vladimir Poutine est arrivé le premier au palais de l'Elysée, explique Andrei Beketov, l'envoyé spécial d'euronews à Paris. Il a été brièvement reçu par François Hollande pour évoquer l'intervention russe en Syrie. En promettant de ne s'en prendre qu'aux djihadistes de Daesh, le président russe espère obtenir une avancée dans le dossier ukrainien, notamment un allègement des sanctions économiques.' Car ces sanctions décidées par les Occidentaux pèsent lourdement sur la Russie. Ce qui limite la marge de manoeuvre de Moscou. Philippe de Lara est professeur de Science politique à Paris. 'En Ukraine, commente-t-il, la Russie occupe une certaine position de force, en ce sens que, on ne voit pas comment l'Ukraine pourrait récupérer la Crimée, que ce soit par la force ou la négociation, on ne voit pas comment les combats dans le Donbass pourraient cesser, mais ça n'est pas une victoire'. Ce sommet de Paris doit permettre d'obtenir des avancées dans l'application des accords de Minsk, signés en février dernier. Ces accords sont censés mettre un terme à ce conflit qui a déjà fait plus de 8000 morts. Mais de nombreux points restent en suspens, notamment le retrait des forces armées dans l'est de l'Ukraine. - avec agences
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Une centaine d'hommes d'un groupe militaire ultra-nationaliste est venu assiéger le domicile de Mikhaïl Dobkin, ce mercredi à Kharkiv. Un membre du parti des régions, jugé pro-russe. Des heurts ont éclaté entre les partisans du régiment Azarov et les forces de l'ordre. La police a sécurisé la zone et dispersé la foule, mais les assaillants se sont dirigés vers la mairie. À l'origine des tensions, l'opposition de Mikhaïl Dobkin à ce qu'une rue de la ville porte le nom des 'cent héros célestes', les révolutionnaires tués à Maïdan l'an dernier. L'élu a dit préférer un hommage aux Berkut, l'ancienne unité anti-émeute connue pour ses capacités de répression. Au mois d'août, Mikhaïl Dobkin avait déjà réchappé à l'assaut d'un groupuscule qui avait attaqué sa voiture à coup de bates de base-ball.
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Le secrétaire général de l'Otan était en visite en Ukraine, pour la première fois. Avec le président ukrainien Petro Porochenko, ils se sont rendus sur un terrain d'entraînement militaire, l'occasion de dénoncer une nouvelle fois la présence militaire russe dans les régions séparatistes. L'Otan accuse la Russie de soutenir les séparatistes prorusses, ce que Moscou nie farouchement. Jens Stoltenberg, Secrétaire général de l'OTAN : 'Les troupes russes sont présentes en Ukraine. Et elles continuent de soutenir les séparatistes en formation, en équipement, avec un commandement. Par conséquent, je demande à la Russie de retirer toutes ses forces de l'Ukraine orientale et d'appliquer pleinement les accords de Minsk.' Le président Porochenko souhaite que son pays rejoigne l'alliance. Il a annoncé un référundum pour consulter la population. Le secrétaire général de l'Alliance, lui, n'a pas évoqué cette éventuelle adhésion, qui provoquerait la colère de la Russie. Maria Zolkina, sociologue à la Fondation pour des initiatives démocratiques Ilko Kucheriv : 'Environ 64% des électeurs ukrainiens ont dit qu'ils voteraient pour rejoindre l'OTAN. Ils ont indiqué la raison principale : c'est pour assurer la sécurité de leur pays à l'avenir. La deuxième raison est que l'OTAN serait la première étape sur la route pour rejoindre l'Union Européenne.' Le conflit en Ukraine a fait près de 8000 victimes depuis près d'un an et demi, même si une accalmie est apparue sur le front depuis quelques semaines, peut-être en lien avec la prochaine visite de Vladimir Poutine à l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre. Maria Korenyuk, Euronews: 'Petro Porochenko a annoncé que l'Ukraine organiserait un référendum sur l'adhésion à l'OTAN. Cependant, le sondage ne ''se fera pas dans un avenir proche. Avant la tenue du référendum, l'Etat doit mettre en oeuvre un certain nombre de réformes. L'Ukraine devra d'abord rétablir la paix et la stabilité dans ses régions orientales et apporter des forces armées en conformité avec les normes de l'OTAN.'
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Il y a du progrès sur le dossier ukrainien. C'est en tous cas ce qui ressort de la rencontre qui s'est tenue à Berlin entre les ministres des Affaires Etrangères russe, ukrainien, français et allemand. Moscou et Kiev, si l'on en croit Frank Walter Steinmeier, seraient sur le point de s'entendre sur le retrait des armes lourdes de part et d'autre de la ligne de front. 'Nous espérons arriver à une stabilisation du cessez-le-feu à long terme, a déclaré le chef de la diplomatie allemande. Maintenant, nous voudrions trouver les détails du retrait des armes lourdes mais aussi des armes légères. Une autre question importante est celle de l'accès à certaines zones des observateurs de l'OSCE'. Les combats qui ont secoué l'est de l'Ukraine toute l'année, et au sujet desquels les deux parties se renvoyaient sans cesse la responsabilité, ont cessé depuis le 1er septembre. Prochaine étape diplomatique, le sommet des chefs d'Etat des quatre pays le 2 octobre à Paris.
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L'accord de Minsk doit être mis en application totalement avant la fin de l'année. C'est le rappel qu'a fait le président ukrainien lors de la Rencontre Stratégique de Kiev qui se tient en ce moment. Et même s'il s'est inquiété de l'impossibilité pour les observateurs de l'OSCE d'accéder à certaines zones de conflit dans l'est de l'Ukraine, Pétro Porochenko a noté une amélioration dans la tenue du cessez-le-feu. 'Les bombardements dans l'Est ont cessé pour la première fois en dix-huit mois, a t-il déclaré. Cela fait presque deux semaines que le cessez-le-feu est respecté, et ce n'est plus un rêve. (...) Mais nous sommes très inquiets du fait que les observateurs de l'OSCE n'ont pas accès aux zones où les armes lourdes retirées du front doivent être stockées. Car ces armes n'ont pas été retirées du front'. Un autre problème se pose, celui de l'organisation par les séparatistes d'élections locales le 18 octobre dans le Donbass. Des élections illégales selon l'accord de Minsk, et potentiellement sources de troubles. A Kiev, Maria Korenyuk : 'Les présidents ukrainien et russe vont pouvoir discuter en personne de l'avancée de l'accord de Minsk le 2 octobre. Ce jour-là, ils vont se retrouver à Paris en compagnie d'Angela Merkel et de François Hollande'.
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En Ukraine le bilan s'est alourdi après les violents affrontements qui ont eu lieu hier devant le Parlement à Kiev : 3 policiers sont morts. 141 personnes ont été blessées, dont de nombreux membres de la Garde nationale, certains dans un état grave. Les blessés témoignent de la violence des militants qu'ils ont affrontés. Ils étaient visiblement armés et équipés. Roman Perekos, officier blessé: 'Tout a commencé quand des manifestants ont commencé à battre des policiers avec des matraques en bois. Il y avait des clous sur ces matraques. Et puis j'ai entendu une grenade exploser. Mon bras saignait et ma jambe était cassée.' Une enquête pour meurtre a été ouverte, afin d'identifier les coupables de ces violences. Le chef d'un parti d'extrême droite, Svoboda, devrait être interrogé dans le cadre de cette enquête. Les précisions de notre envoyée spéciale Maria Korenyuk : ' Le bureau du procureur a lancé une procédure pénale concernant ces événements violents. 18 personnes ont été arrêtées, dont un suspect soupçonné d'avoir lancé une grenade vers les policiers. Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a souhaité un emprisonnement à vie pour cette personne.' Le président ukrainien Petro Porochenko est venu soutenir les policiers blessés. Il dénonce une manipulation politicienne, dans le cadre des élections locales d'octobre prochain. Petro Poroshenko, Président ukrainien : 'Malheureusement, nous lançons un changement constitutionnel, au moment d'une campagne électorale. Et comme dans beaucoup de pays, des politiciens jouent à ce jeu, pour gagner quelques pourcentages supplémentaires, et cela n'a rien à voir avec les intérêts du pays. Parce que plus de 70% des ukrainiens sont pour le changement constitutionnel et la décentralisation.' Le calme est maintenant revenu devant le Parlement de Kiev qui a été placé sous haute protection. Le projet de loi prévoit d'accorder plus d'autonomie aux régions séparatistes, une mesure demandée par les Occidentaux dans le cadre des accords de Minsk 2.
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C'est le projet de loi qui fait polémique en Ukraine. Il prévoit plus d'autonomie pour l'Est du pays occupé par les rebelles pro-Russes. Un affront pour les députés qui ont voté contre, qui ont bloqué un moment l'accés à la tribune en criant 'Honte'. Berlin a condamné 'avec la plus grande fermeté' ces 'émeutes sanglantes'. La Russie s'est quant-à-elle dite 'naturellement préoccupée' face à ce qu'elle a dénoncé comme des violences 'inacceptables'. Mustafa Nayem, député ukrainien : "Pourquoi certaines régions comme Donetsk et Louhansk ont le droit d'avoir une règle spéciale d'auto- gouvernance, mais les habitants de Kiev, Lviv ou à Sumy ne l'ont pas ? Pourquoi ? Tout simplement à cause de la guerre ? Si c'est à cause de la guerre, ce n'est la règle fixée par Hollande et Merkel, nous savons bien qui dicte les règles.' Un total de 265 députés ont voté pour, comme Anna, car cette réforme était prévue dans les accords de Minsk 2 signés avec les autorités françaises et allemandes. Anna Gopko, députée ukrainienne : ' La guerre à l'Est de l'Ukraine doit nous pousser à mobiliser toutes les ressources et à réformer le pays. Nous devons remplir toutes nos obligations. Les territoires occupés sont maintenant dans une situation différente du reste du territoire, près de 90% du pays. C'est pour cela que nous devons changer la constitution.' Le projet doit encore être voté en deuxième lecture à une date encore non fixée, avec une majorité des deux tiers, une barre qui pourrait s'avérer difficile à passer. Les affrontements devant le Partlement ont suscité la préoccupation de l'Union européenne, comme de la Russie.

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