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L'objectif de la visite en Grèce du Commissaire européen en charge des Affaires économiques et financières est simple. Pierre Moscovici veut s'assurer que le gouvernement grec maintienne le rythme et l'ampleur des réformes structurelles promises en échange d'un troisième plan de sauvetage de 86 milliards d'euros sur trois ans. Le Commissaire reconnaît cependant qu'Athènes doit prendre des " décisions lourdes " d'ici la fin de l'année. Le Parlement grec doit ainsi adopter rapidement un nouveau train de réformes, comme celui du système des retraites ou une dérégulation du secteur des pharmacies. Pour le président de la Banque européenne d'investissement la Grèce doit poursuivre sur cette voie. Mais Werner Hoyer demande aux autorités de grecques de bien cibler les coupes. " Je crois par exemple que tout ce qui affecte l'éducation, la recherche, l'innovation dans ce pays est préjudiciable. Ce n'est pas là où je ferais les coupes ", précise-t-il. Respecter le calendrier convenu avec l'Union européenne est aussi essentiel pour ramener la confiance entre Athènes et ses créanciers.
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Une explosion de joie a retenti au quartier général de Syriza à l'annonce des résultats des premiers sondages sortis des urnes. Les premières tendances annoncent la très large victoire du parti anti-austérité et les réactions sont enthousiastes. 'Je suis au chômage et pratiquement SDF' dit une militante. 'Je vie dans un logement municipal, j'ai très peu de revenus et ça fait des années que je cherche du travail. Je pense que maintenant les choses vont s'améliorer.' 'Je suis très contente' renchérit une jeune femme. 'C'est un parti vraiment de gauche, on espère que c'est un nouveau pour départ pour nous, mais aussi pour l'Europe. ' Ambiance radicalement différente au quartier général de Nouvelle Droite... Les sondages donnent le parti du Premier ministre Antonis Samaras loin derrière Syriza, la déception se lit sur les visages des militants. 'Ce n'est pas bon pour mon parti' dit un homme. 'Je crois que la colère a guidé le choix de Grecs, je ne crois pas que la Grèce soit devenue un pays de gauche en si peu de temps. ' Pour la correspondante d'Euronews à Athènes, Nikoleta Drougka, 'la victoire écrasante de Syriza' qui semble se dessiner, 'doit être comprise comme un message à l'attention de l'Europe, un message des Grecs, mais aussi de tous ceux qui, dans le sud de l'Europe, font l'expérience des politiques d'austérité.'
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Pour tenter de sauver l’économie du pays, le Parlement grec a adopté dimanche soir une nouvelle loi prévoyant la suppression de 15.000 postes de fonctionnaires d’ici la fin de l’année prochaine. Une décision qui est loin de satisfaire la population.
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