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De violents combats ont lieu depuis deux jours à Juba, la capitale sud-soudanaise. Les forces loyalistes et les anciens rebelles continuent de s'affronter malgré la réprobation de la communauté internationale, impuissante. Vendredi dernier, les combats auraient fait près de 300 morts. Au moins un casque bleu chinois a perdu la vie dans l'attaque d'un véhicule blindé. Il aurait été atteint par un tir de l'armée loyaliste selon un témoin. 'Les membres du Conseil de Sécurité ont insisté sur le fait que les attaques contre les civils et les sites de l'ONU pourraient être considérés comme des crimes de guerre. Le Conseil de Sécurité est prêt à envisager d'augmenter les effectifs de l'UNMISS pour que la communauté internationale puisse mieux répondre à la violence au Soudan du Sud', a déclaré Koro Besso, l'ambassadeur japonais à l'ONU. Ces nouvelles violences coïncident avec le cinquième anniversaire de l'accession à l'indépendance du Soudan du Sud. Elles font craindre une reprise des combats à grande échelle dans tout le pays, déchiré depuis décembre 2013 par une guerre civile dévastatrice, ayant fait plusieurs dizaines de milliers de morts, opposant l'armée loyale au président Salva Kir à des rebelles soutenant le vice-président Riek Machar.
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Le chef du principal parti islamiste du Bangladesh, le Jamaat-e-Islami, a été exécuté mardi. Il a été condamné à mort pour meurtres et viols durant la guerre d'indépendance de 1971 avec le Pakistan. Un des conflits les plus meurtriers du XXe siècle. L'annonce de sa pendaison a suscité des manifestations de joie de ses opposants dans la capitale Dakka. Monsieur Nizami est le quatrième leader de de la Jamaat-e-Islami à être exécuté. La Première ministre Sheikh Hasina a mis sur pied en 2010 un tribunal spécial en charge de juger les crimes de guerre. Une instance critiquée par les ONG et notamment Amnesty international car trop opaque et peu soucieuse des standards internationaux. De nombreux observateurs craignent que cette exécution mette le feu aux poudres dans un contexte déjà très tendu. Ces dernières années des blogueurs laïcs, intellectuels...ont été assassinés par des islamistes présumés. En 2013, lors d'une autre vague d'exécution, 500 personnes avaient trouvé la mort.
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Le procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) a fait appel de l'acquittement de l'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj, qui était poursuivi pour les crimes commis par les milices serbes en Croatie et en Bosnie. Le procureur a invoqué des 'erreurs de grande envergure' des juges qui ont estimé qu'il n'était pas pénalement responsable. Avec AFP
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C'est à 14h00 que Radovan Karadzic sera fixé sur son sort. Le Tribunal pénal international doit rendre son verdict, huit ans après son arrestation. A 70 ans, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie est inculpé de onze chefs d'accusations de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre pour son rôle dans le conflit, qui a fait 100.000 morts entre 1992 et 1995. Dans la campagne de nettoyage ethnique planifiée par les Serbes, le massacre de près de 8.000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica en juillet 1995 reste le moment le plus tragique de cette guerre. Amir Kulaglic n'a pas voulu quitter Srebrenica. Son père a été tué ici. Lui a survécu en se cachant dans la forêt. Autour de l'incontournable café bosniaque, préparé à la turque, il nous confie son souhait : que Radovan Karadzic soit condamné à la perpétuité : 'Nous devons montrer aux extrémistes, pas seulement serbes, mais tous les extrémistes dans le monde, que ceux qui commettent des génocides ou d'autres crimes de guerre, seront punis.' Karadzic a déclaré qu'il s'attendait à être acquitté, des paroles qui résonnent douloureusement dans l'immense cimetière de Srebrenica. 'En 21 ans 8372 victimes ont été identifiées, explique notre envoyée spéciale Andrea Hajagos. Pour leurs familles le verdict attendu à la Haye est très important.'
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Le massacre de Srebrenica, c'était il y a plus de 20 ans, en juillet 1995. Un drame que les habitants de cette ville de Bosnie n'ont pas oublié. Une page d'histoire qu'ils s'apprêtent à relire en même temps que les juges du tribunal pénal international de La Haye. Le TPI doit en effet rendre ce jeudi son verdict concernant l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic. A Srebrenica, 8000 musulmans ont été massacrés. Un 'génocide', aux yeux du procureur. Un cauchemar, toujours à l'esprit des témoins de l'époque. 'Quand je dors dit cette femme, je me réveille parfois en sursaut avec les coups de feu qui résonnent dans ma tête. Ce que j'espère, c'est que Karadzic aura la peine la plus lourde.' 'Ce qui compte pour moi, aujourd'hui, dit cet homme, c'est d'avoir de quoi manger pour moi et les enfants. Concernant Karadzic, s'il est coupable, alors il sera puni.' Eviter que cela se résume à un morceau de papier Faut-il ou non rouvrir les plaies du passé ? La question divise. Le maire de la ville amil Duraković estime, lui, que ce verdict, il sera davantage suivi et commenté à La Haye qu'ici à Srebrenica. Cela dit, ajoute-t-il, 'si le jugement ne s'accompagne d'aucun changement réel dans le pays, alors cela voudra dire que tout ce procès n'aura servi à rien'. 'Cela ne fera qu'avaliser le génocide et tout ce qui s'est passé dans ce pays. Il ne faudra pas que tout cela se résume à un simple morceau de papier.' Radovan Karadzic est accusé d'avoir planifié un 'nettoyage ethnique', voulant chasser les musulmans et les Croates des territoires revendiqués par les Serbes de Bosnie. 'Ici, la moitié des gens prient dans des églises, l'autre moitié prient dans des mosquées, commente Andrea Hajagos, envoyée spéciale d'euronews à Srebrenica. Vu ces différences religieuses et les clivages toujours existant, le jugement qui sera rendu risque de ne pas faire que des heureux.'
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Arrêté en Belgique où il était en exil et transféré à la Haye en 2008, c'est donc 8 ans plus tard que Jean-Pierre Bemba est fixé sur son sort. Étant en outre sous le coup d'une seconde affaire corolaire à la première, pour subornation de témoins, Bemba n'en a pas fini avec les barreaux. A plusieurs titres, ce procès était inédit. Issu de l'entourage du dictateur sanguinaire Mobutu, Bemba crée le mouvement de libération du Congo en 1998. Une milice rebelle qu'il envoie officier de l'autre côté de la frontière, en Centrafrique en 2002, pour soutenir le régime d'Ange Felix Patassé en proie à un coup d'état. Et c'est cette période et ces circonstances-là qui étaient objet du procès. Une courte période durant laquelle le MLC aurait commis les pires exactions, comme le soulignait à l'ouverture du procès le premier procureur de la Cour Pénale Internationale, Luis Moreno Ocampo: 'De petits pelotons étaient créés, des groupes de trois ou quatre soldats qui forçaient les maisons les unes après les autres. Ils volaient tout ce qu'ils pouvaient emporter et violaient les femmes, les petites filles et les personnes agées, quelque soit leur âge' Ce qui est inédit, c'est qu'il s'agit de la première fois dans l'histoire de la Cour Pénale Internationale qu'un commandant militaire est accusé de crimes commis par ses troupes dans un pays tiers. Car en Centrafrique, Bemba n'y était pas. Toute la stratégie de la défense a bien évidemment porté sur ce fait tentant de démontrer qu'il ne savait pas ce qui s'y passait. Par ailleurs, ce verdict est également un signe fort de reconnaissance du viol comme arme de guerre. C'était l'un des principaux chefs d'accusation du procès. S'il avait été acquitté Bemba, candidat aux présidentielles en 2006, aurait sans doute tenté un retour sur la scène politique congolaise.
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Le régime syrien a été reconnu responsable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, d'après les conclusions du rapport sur les morts en détention établi par une commission d'enquête indépendante des Nations Unis, et présenté ce lundi à Genève. Ces exactions de masse, qui portent sur la torture, les mauvais traitements et le décès de détenus relevant d'une 'volonté délibérée' concernent aussi les forces d'opposition, le groupe Etat Islamique et le front al-Nosra, rattaché à al-Qaïda. Syrian civilians suffering widespread executions & death in detention centers on all sides of the conflict #COISyria pic.twitter.com/6XAmmFuZVI- HRC SECRETARIAT (@UN_HRC) 8 Février 2016 'Ceux qui ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité doivent être tenus responsables [de leurs actes], a déclaré Paulo Pinheiro, président de la commission en charge de l'enquête. 'Comme l'a affirmé à juste titre le haut commissaire aux droits de l'homme, le 1er février dernier, 'dans le cas de la Syrie, nous sommes là pour rappeler à chacun que là où il y a des allégations qui rentrent dans le cadre de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, l'amnistie n'est pas acceptable'. L'étude, qui s'appuie sur plus de 620 témoignages et sur une base documentaire, met en évidence les actes de torture et les mauvais traitements imposés aux détenus dans les centres de détention gouvernementaux, ou dans les geôles de fortune, sur une période qui s'étend de mars 2011 à décembre 2015. L'ONU entend 'traduire devant la justice internationale ou devant un tribunal spécial' les responsables de ces crimes.
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Moscou rejette les accusations d'Amnesty International sur ses frappes en Syrie. L'ONG estime, dans un rapport, que la Russie a tué 'des centaines de civils' et s'est rendu coupable 'de possibles crimes de guerre' lors de ses raids aériens. #Russia's attacks on civilians in #Syria may amount to war crimes. https://t.co/MOB3hK3gBL pic.twitter.com/jQd68gdq2L- AmnestyInternational (@amnesty) 23 Décembre 2015 Ces accusations sont gratuites et sans fondement, d'après le porte-parole du ministère russe de la Défense qui souligne que ce rapport a été établi à distance, lors d'entretiens par téléphone. 'Encore une fois, il n'y a rien de nouveau ou de concret dans ce rapport, seulement les mêmes clichés et les mêmes fausses informations que nous avons déjà dénoncées auparavant à plusieurs reprises. Le rapport utilise à l'envie des expressions comme 'des frappes russes présumées' ou de 'possible violations du droit international', etc...autrement dit ce sont beaucoup de suppositions mais il n'y a pas de preuves', a déclaré Igor Konashenkov. Sur Twitter, le ministère russe de la Défense a également invité Amnesty International 'à révéler les sources lui ayant donné ses 'supposées données' ou la Russie le fera'. #FAKEAI Amnesty International, reveal who and when provided you with this so-called data or it will be done by the Rus MoD itself- (@mod_russia) 23 Décembre 2015 En attendant, la guerre des images se poursuit sur les réseaux sociaux. Une vidéo postée sur internet dit montrer des victimes civiles de raids supposés russes à Idlib. Moscou a déclaré avoir mené plus de 300 raids et frappé plus d'un millier de cibles terroristes ces 5 derniers jours (entre le 18 et le 23 décembre). Depuis fin septembre, la Russie apporte son soutien aérien au régime de Bachar al-Assad, officiellement pour éliminer les groupes terroristes. La coalition occidentale l'accuse cependant de frapper avant tout l'opposition syrienne modérée pour favoriser le maintien au pouvoir du président syrien.
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Au Bangladesh, deux leaders d'opposition ont été exécutés cette nuit pour des crimes de guerre commis durant la guerre d'indépendance en 1971. L'islamiste Ali Ahsan Mohammad Mujahid et Salahuddin Quader Chowdhury, ancien député du principal parti d'opposition, ont été pendus à la prison centrale de Dacca. Leur condamnation à mort en 2013 avait provoqué des émeutes faisant 500 morts. Les forces de sécurité ont été déployées à travers le pays. Mercredi, la Cour suprême avait rejeté l'ultime appel des condamnés, confirmant leur condamnation à mort prononcée par un tribunal spécial très controversé, ne respectant pas les normes internationales de procédure selon Human Rights Watch. Après l'annonce des pendaisons, des vétérans de la guerre d'indépendance sont descendus dans la rue pour exprimer leur satisfaction. Des membres de l'opposition ont aussi manifesté pendant la nuit, mais pour l'heure, aucune violence n'est à déplorer. Ils ont appelé à une grève générale pour ce lundi.
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Le crash du vol MH17 avait accentué les tensions entre l'Ukraine et la Russie. La présentation du rapport sur le crash n'a rien arrangé. Pourtant, les enquêteurs n'ont désigné aucun coupable. N'empêche, les Russes rejettent catégoriquement les conclusions du rapport (voir ici). Quand aux Ukrainiens, ils continuent d'affirmer que Moscou est responsable. Et ils entendent bien le prouver, comme l'a précisé le ministre ukrainien des Affaires étrangères. Pavlo Klimkin était ce mardi au siège de l'ONU à New York. 'Nous allons trouver d'autres voies, à la fois pour identifier des personnes physiques et les traduire en justice, et aussi pour prouver de manière claire que la Russie est un Etat qui soutient le terrorisme', a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse. Un tribunal international ? L'Ukraine souhaite demandé à nouveau la création d'un tribunal international pour juger les responsables du crash. En juillet dernier, une requête avait déjà été formulée dans ce sens à l'ONU, mais Moscou avait alors mis son veto (voir ici). Cela avait suscité une vague d'indignation. 'Le veto ne devrait jamais être autorisé quand il empêche la justice', avait ainsi dit la ministre australienne des affaires étrangères. Pour aller plus loin > Vidéo présentant les conclusions du rapport établi par le Bureau néerlandais d'enquête pour la sécurité (en anglais) - voir ici
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Manuel Contreras dirigeait la DINA, la redoutée Direction nationale du renseignement à qui l'on impute plus de 3 200 morts ou disparus de la dictature de Pinochet. Manuel Contreras est mort vendredi soir dans un hôpital militaire de Santiago et, dès l'annonce de son décès, des centaines de Chiliens se sont spontanément rassemblées pour célébrer sa disparition. 'Je suis content, mais ce meurtrier est mort de maladie et il aurait dû souffrir bien plus, tout comme nos camarades ont souffert' dit Sergio Contreras, un Chilien d'une soixantaine d'années devant l'hôpital militaire où est mort l'ancien chef de la DINA. 'J'ai l'impression qu'il n'y a pas encore de justice dans notre pays' poursuit-il. 'Après tant d'années, on continue encore de découvrir de nombreux crimes, des assassinats commis par la dictature.' 'Cet homme a suscité la haine, il a tué' dit en écho Veronica Caceres qui elle aussi s'est déplacé pour célébrer la disparition de Manuel Contreras. 'Nous étions fiers de notre démocratie en 73, fiers d'être démocrates et il a détruit le pays, c'est un autre pays maintenant.' Manuel Contreras avait été reconnu coupable d'une quarantaine de cas de tortures, disparitions et enlèvement d'opposants et condamné à 529 années de prison. Malgré les 38 000g personnes torturées au nom de la lutte 'anti-subversion', Manuel Contreras avait toujours nié l'évidence. Manuel Contreras est décédé des suites d'un cancer à l'âge de 86 ans.
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Manuel Contreras, ancien bras droit du dictateur, était considéré comme l'un des plus grands criminels de l'histoire chilienne. Il est décédé ce vendredi à Santiago, à l'âge de 86 ans. L'ex-général a fondé la Direction Nationale du Renseignement, la DINA, qu'il a dirigée pendant plus de quatre ans, agence à laquelle est imputée une grande partie des victimes de la dictature militaire. Entre 1973 et 1990, plus de 3 200 personnes ont été tuées ou portées disparues, plus de 38 000 ont été torturées. Condamné à plus de 500 ans de prison dans des procès pour disparitions et enlèvements de dissidents, il a été emprisonné en 2005 pour l'enlèvement d'un jeune opposant. Après l'annonce de la mort de Manuel Contreras, plusieurs dizaines de personnes se sont massées devant l'hôpital de Santiago pour célébrer l'événement.
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82 des 120 députés ont voté hier les amendements à la Constitution nécessairesà la création de cette nouvelle juridiction qui sera basée aux Pays-Bas, notamment pour assurer une meilleure protection des témoins et éviter les tentatives de corruption. 'Ce processus nous fera avancer ensemble, sans différence politique, tout en coopérant étroitement avec les États-Unis, l'Union européenne et l'OTAN. C'est pour cela, chers députés, que je vous demande de voter pour la création de ce tribunal spécial', a déclaré le chef de la diplomatie, Hashim Thaçi, juste avant le vote du Parlement. L''UÇK, qui luttait contre les forces serbes dans ce qui était alors une province de la Serbie, est accusée d'avoir prélevé des organes sur des prisonniers serbes avant de les tuer à la fin des années 90. Les organes étaient ensuite vendus au marché noir. La guérilla comptait dans ses rangs une grande partie de ce qui est aujourd'hui l'élite politique du Kosovo. Avec Reuters et EFE
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Amnesty International accuse Israël d'avoir commis 'des crimes de guerres' lors de la guerre de l'été 2014 dans la bande de Gaza. Dans un rapport publié ce mercredi, l'ONG met l'accent sur des attaques menées par l'Etat hébreu entre le 1e et le 4 août contre la ville de Rafah, en représailles à la capture d'un de ses soldats, une offensive qui a causé la mort d'au moins 135 civils le premier jour. Philip Luther, Directeur Amnesty International, Moyen-Orient et Afrique du Nord: 'Ce fut l'attaque la plus meurtrière menée par l'armée israélienne durant ce conflit de 50 jours en 2014. L'armée israélienne a déclenché une puissance de feu massive sur la ville de Rafah, entraînant le plus grand nombre de victimes civiles en un jour, de tout le conflit '. Le rapport qui évoque 'le caractère systématique et délibéré' des attaques, se fonde sur des témoignages occulaires nombreux, des centaines de photos et de vidéos, des images satellite, un travail mené avec l'équipe de recherche londonienne Forensic Architecture. 'Nous sommes comme des détectives-architectes explique cet expert. Ce que nous faisons, c'est pénétrer des zones de guerre, des situations où les droits humains ont été violés, ou des crimes de guerre ont été dénoncés, et nous regardons les traces de la violence laissées sur les bâtiments'. Bien sur, le Hamas et les autorités israéliennes ont réagi à la publication du rapport. Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas: 'Il faut présenter le plus vite possible toutes ces preuves à la Cour pénale internationale et aux juridictions nationales afin de prendre rapidement des mesures punitives contre l'occupation israélienne'. Emmanuel Nahshon, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères: 'Ce rapport est totalement faux, dans sa méthode, et dans ses conclusions. Le rapport isole un lieu particulier de Gaza, et affirme qu'Israël l'a attaqué sans aucune raison, mais nous savons tous qu'il se trouvait dans d'une zone de guerre en cours'. Amnesty International et d'autres ONG affirment que, pendant ce conflit de l'été 2014, les forces israéliennes tout comme les groupes armés palestiniens ont commis des crimes de guerre et autres violations graves du droit international. A ce jour, aucune des deux parties n'a été amené à rendre des comptes.
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C'est un geste fort et symbolique : le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al-Malki, vient déposer à la Cour pénale internationale (CPI) un premier dossier, pour convaincre la justice de La Haye d'ouvrir une enquête sur d'éventuels crimes de guerre israéliens. Alors que les Palestiniens sont membres de la CPI depuis le 1er avril, Israël qui n'en fait pas partie dénonce une provocation et une manipulation. 'C'est une tentative de politiser le travail de la CPI en présentant des documents qui n'ont absolument rien à voir avec la mission judiciaire de la CPI', dit un représentant du ministère des Affaires étrangères israélien. Les Palestiniens ont saisi la CPI pour deux affaires : la colonisation israélienne de la Cisjordanie occupée, et la guerre à Gaza l'été dernier, qui a tué 2.200 Palestiniens. Selon l'ONU de 'possibles crimes de guerre' auraient commis par Israël comme par les groupes armés palestiniens à ce moment- là.
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Telles sont les conclusions d'un rapport de la commission indépendante d'enquête des Nations Unies sur le conflit de l'été dernier qui dénonce les exactions commises par les deux parties. L'ONU insiste en particulier sur le sort dramatique des enfants comme l'explique Mary McGowan Davis, la président de la commission indépendante : 'les attaques sur les maisons et les familles, ont conduit un grand nombre de membres d'une même famille à mourir ensemble, souvent en pleine nuit ou au moment de la rupture du jeûne. Ces attaques ont eu des conséquences terribles pour les enfants : environ 550 enfants sont morts l'été dernier à Gaza au cours des combats'. De juillet à août 2014, l'armée israélienne a combattu différents groupes palestiniens armés dont le Hamas qui contrôle Gaza depuis juin 2007. Durant ses 50 jours de conflit, plus de 2100 personnes ont été tuées côté palestinien, essentiellement des civils selon des sources médicales et en Israël, l'État hébreu a annoncé la mort de 67 soldats et de six civils.
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Vojislav Seselj n'a vraiment pas l'intention de retourner derrière les barreaux. Et pourtant, le chef de file des ultranationalistes serbes est convoqué par le Tribunal pénal international en charge de l'ex-Yougoslavie (TPIY). Il doit répondre de ses récentes provocations à l'encontre de la justice internationale et des Occidentaux. Vojislav Seselj a été jugé pour crimes de guerre en ex-Yougoslavie dans les années 1990. Mais aucun verdict n'a été prononcé. L'homme étant gravement malade, il a été remis en liberté en novembre dernier et il a pu rentrer à Belgrade. Aujourd'hui, il tourne le dos à la convocation du tribunal de La Haye. Et le gouvernement serbe n'a pas non plus l'intention de le livrer. Pour le ministre serbe du Travail et des questions sociales, Aleksandar Vulin, la décision du TPIY constitue 'une tentative de déstabilisation suite au récent discours du Premier ministre qui a parlé de l'agression de l'Otan.' La semaine dernière, Vojislav Seselj a participé à une manifestation marquant le 16ème anniversaire du début des frappes aériennes de l'OTAN contre la Serbie, lors de la crise au Kosovo. Il a notamment incendié des drapeaux de l'Otan, de l'union européenne, des Etats-Unis et du Kosovo.
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Dominic Ongwen est parti ce mardi pour la Cour pénale internationale, la CPI à la Haye aux Pays-Bas. Il est l'un des principaux chefs de la sanguinaire rébellion ougandaise de la LRA, l'Armée de résistance du Seigneur qui a semé la terreur pendant une trentaine d'années dans plusieurs pays d'Afrique centrale. Dominic Ongwen était recherché depuis près de dix ans pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Il s'était rendu début janvier alors qu'il était en Centrafrique. La CPI a précisé qu'il devrait arriver ce mercredi matin à la Haye et qu'il était accompagné par une délégation de la Cour. Selon l'ONU, la milice d'Ongwen a tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60 000 enfants.
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Sans surprise, le Premier ministre israélien souhaite que la Cour pénale internationale, la CPI, refuse la demande d'adhésion palestinienne. Un souhait exprimé hier après que Benjamin Netanyahu a présidé une réunion d'urgence de ses principaux ministres à Tel-Aviv. 'Nous attendons de la CPI qu'elle rejette purement et simplement la demande hypocrite faite par l'Autorité palestinienne, qui n'est pas un État, mais une entité liée à une organisation terroriste, le Hamas, auteur de crimes de guerre, a déclaré Benjamin Netanyahu. Israël est un État de droit, avec une armée morale, qui respecte les règles internationales. Nous défendrons les soldats israéliens tout comme eux nous défendent' Une adhésion à la CPI est censée permettre aux Palestiniens d'engager des actions légales contre des dirigeants israéliens. 'La Palestine est un Etat sous occupation soulignait hier à Ramallah le négociateur en chef palestinien Saëb Erekat en présence d'un représentant de l'Onu, le coordonnateur spécial adjoint pour le processus de paix au Moyen-Orient, James Rawley. La Palestine s'engage à respecter la législation internationale, à respecter toutes les obligations émanant des conventions et traités que nous avons signés'. Le président de l'Autorité palestinienne a ratifié mercredi une vingtaine de conventions internationales. Et ce, après l'échec du projet de résolution de l'ONU réclamant le retrait israélien des territoires occupés d'ici 2017.
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Plus aucune charge ne pèse sur Uhuru Kenyatta. Le président kényan, ravi d'être innocenté, est félicité par ses proches : la Cour pénale internationale vient de renoncer à le poursuivre pour crimes contre l'humanité. Faute de preuves suffisantes, les charges ont été retirées. La procureure Fatou Bensouda dénonce un manque de coopération entre la justice et le gouvernement et surtout des obstacles majeurs à son enquête : 'Dans ma déclaration, j'ai parlé de témoins qui sont restés en dehors de l'affaire, de ceux qui ont été harcelés, intimidés au point d'être terrifiés de venir témoigner. C'est une occasion perdue, c'est un jour très triste pour les victimes de ces crimes.' Les associations de défense des droits de l'Homme ont déploré le retrait des charges, assurant que cela allait faire 'reculer les efforts pour mettre fin à la culture établie de l'impunité du pays'. Cet abandon est un revers pour la CPI mais le tribunal international de La Haye ne l'a cependant pas acquitté comme le demandaient les avocats du chef de l'Etat, et n'a pas exclu de rouvrir des poursuites en cas d'apparition de nouveaux éléments. Uhuru Kenyatta était accusé d'avoir été l'un des instigateurs des violences à caractère politique et ethnique qui ont fait plus de 1.200 morts après la présidentielle de 2007.
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La Cour pénale internationale a annoncé l'abandon des poursuites pour crimes contre l'humanité contre Uhuru Kenyatta, le président du Kenya, faute de preuves suffisantes. Il était soupçonné d'avoir fomenté des violences post-électorales en 2007. Cette décision porte un coup à la CPI illustrant la difficulté d'enquêter sur des responsables au pouvoir. Le gouvernement kenyan a en effet refusé de transmettre un certain nombre de documents à la Cour. A Nairobi, beaucoup ont salué la levée des poursuites contre le chef de l'Etat. 'Nous sommes contents, notre président est de retour et il est libre et il va pouvoir se concentrer sur son travail', estime cette femme. 'C'est bien que les juges se soient rendus à l'évidence qu'ils ne pouvaient maintenir les charges, et l'abandon des poursuites vient de la procureur elle-même', souligne cet autre. Fin 2007, des violences à caractère politique avaient fait plus de 1 200 morts, après l'élection présidentielle. Malgré les accusations portées contre lui, Uhuru Kenyatta avait été élu à la présidence en mars 2013.
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Il est accusé de crimes contre l'humanité, pourtant sa popularité est intacte. Vojislav Šešelj a été accueilli en héros en Serbie par plusieurs centaines de sympathisants. Après 10 ans de détention à La Haye, le leader ultranationaliste est revenu à Belgrade avec une intention claire : renverser le pouvoir pro-européen en place, qu'il accuse de traîtrise. 'Les juges ont dit que c'était temporaire, a-t-il déclaré à la fenêtre de son parti. Mais le temporaire durera jusqu'à ce que nous ayons chassé du pouvoir le président serbe Tomislav Nikolic et son Premier ministre Aleksandar Vucic. Vojislav Šešelj bénéficie d'une mise en liberté provisoire, car il souffre d'un cancer. Mais il doit toujours être jugé pour son implication dans les guerres de Croatie et de Bosnie dans les années 90.
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Le leader ultra-nationaliste serbe Vojislav Šešelj , est toujours en instance de jugement devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, depuis février 2002. Il doit être jugé pour meurtres, tortures et autres crimes présumés commis en Bosnie, en Croatie et en Serbie entre 1991 et 1993. Malgré la gravité de charges qui pèsent contre lui, Vojislav Šešelj n'a été condamné pour l'heure que pour outrage à la Cour, à trois reprises. La semaine dernière, le TPIY a ordonné sa remise en liberté provisoire pour raisons de santé. Âgé de 60 ans, Vojislav Šešelj souffre d'un cancer. Affaibli, il n'a pourtant rien perdu de sa fermeté. De retour en Serbie, il a déjà promis de renverser du pouvoir ses anciens alliés, aujourd'hui président et Premier ministre du pays. Vojislav Šešelj avait quitté Belgrade pour les Pays-bas en février 2003, sous les applaudissements nourris d'une foule entièrement acquise à sa cause. L'ex-vice Premier ministre et ancien chef de milice se rendait volontairement au TPIY, estimant qu'il serait le dernier Serbe à y comparaître. Les différents chefs d'inculpation retenus contre lui n'avaient en rien entaché sa popularité. Deux jours avant son départ, il livrait un discours provocateur, galvanisé par sa fraîche et triomphale réélection à la tête du Parti Radical Serbe. Il avait fondé ce parti en 1991 et en est toujours le chef. 'Je suis fier d'aller défendre les intérêts de plus de 10 000 volontaires du parti qui ont combattu pour une cause honorable sur le front', disait alors Vojislav Šešelj . Les volontaires en question, ce sont les 'Seseljevci', littéralement les hommes de Šešelj , groupe paramilitaire dont la mission était de défendre la cause nationaliste Serbe en Bosnie et en Croatie après le déclenchement de la guerre. Persécutions, déportations, meurtres, tortures, tous les moyens étaient bons pour atteindre l'objectif ultime, à savoir la purification ethnique qui devait éradiquer la présence des Bosniaques et des Croates dans ce que Šešelj et ses amis nationalistes voulaient voir devenir 'La Grande Serbie'. 'Nous allons réunir la république de Serbie, la république du Montenegro, la Republika Srpska et de Krajiana. Nous allons créer une grande Serbie', scandait Vojislav Šešelj . Orateur charismatique et populiste, manipulateur, virulent, Šešelj est aussi connu pour ses excès verbaux et physiques. Un homme que l'ancien président serbe Slobodan Milosevic qualifiait tantôt 'd'opposant préféré', tantôt de 'primitif violent'.
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Le Tribunal pénal international pour l'Ex-Yougoslavie (TPIY) a décidé de relâcher temporairement Vojislav Seselj, un ultranationaliste serbe, en raison d'un cancer avancé du foie. Jusqu'à présent, Seselj était jugé pour des crimes de guerre commis en Bosnie dans les années entre 1991 et 1993, principalement contre des croates et des musulmans. Après plus de dix ans de procédure, plusieurs années de prison, le verdict doit être annoncé dans quelques mois. Vojislav SeseljIl est attendu à Belgrade, la capitale de la Serbie, où il attendra son jugement. Son parti, le Parti radical serbe (PRS), a d'ores et déjà annoncé qu'il participerait à un rassemblement public, courant novembre entouré de militants.
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Peine de mort confirmée pour le dirigeant du principal parti islamiste du Bangladesh. La Cour suprême estime que Mohammad Kamaruzzaman s'est bien rendu coupable de crimes de guerre en 1971. Il avait déjà été condamné en mai 2013 pour meurtres de masse, torture et enlèvement. Il risque désormais la pendaison d'ici quelque mois, sauf s'il obtient la grâce présidentielle ou si l'affaire est réexaminée par la justice. Selon l'accusation, le dirigeant islamiste était un chef de la milice pro-pakistanaise Al Badr et aurait notamment tué des intellectuels du pays. Dimanche, l'un des responsables financiers du parti Jamaat, Mir Quasem Ali, a lui aussi été condamné à la pendaison. Un jugement que réclamaient ces militants du parti pour la libération du Bangladesh rassemblés aux abords du tribunal. La guerre indo-pakistanaise de 1971 a débouché sur la création du Bangladesh qui était, depuis 1947, une province du Pakistan.
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Les “Mères de Srebrenica” demandent aux Pays-Bas de leur rendre justice. Les veuves et les mères du massacre accusent le gouvernement néerlandais, et plus particulièrement ses soldats, de ne...
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La Cour pénale internationale de la Haye a déclaré coupable ce vendredi Germain Katanga pour complicité de meurtre et de pillage en République démocratique du Congo, en RDC. Cet ancien chef de...
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Page après page, un rapport accuse le régime de Bachar el-Assad de tortures systématiques et de massacre à grande échelle. Il se base sur les clichés d’un ex-photographe syrien de la police...

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