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Le congolais Jean-Pierre Bemba a été condamné à 18 ans de prison ce mardi à La Haye. C'est la peine plus lourde jamais imposée par la Cour pénale internationale. Ancien vice-président de la République démocratique du Congo, il a été jugé responsable d'une campagne de meurtres et de viols commis par sa milice dans la République centrafricaine voisine entre 2002 et 2003. La juge Sylvia Steiner a estimé qu'il n'avait pas pris les mesures nécessaires pour éviter ces crimes et qu'il avait ainsi délibérément pour objectif d'encourager ces attaques qualifiées de 'particulièrement cruelles' contre des victimes 'particulièrement vulnérables'. C'est la première peine à sanctionner ainsi la responsabilité d'un commandant militaire. Ce riche homme d'affaires devenu chef de guerre est emprisonné depuis huit ans à La Haye. Sa milice, le Mouvement de libération congolais est intervenue en Centrafrique pour soutenir le président Patassé face à une tentative de coup d'Etat menée par le général Bozizé. Le jugement souligne également l'utilisation du viol comme arme de guerre. GOOD NEWS: ICC Bemba sentencing - historic step forward for victims of rape in conflict https://t.co/updigaSZI1 pic.twitter.com/1h1vgbQNjf- amnestypress (@amnestypress) June 21, 2016
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'Nous avons remporté la victoire aujourd'hui' : pour les associations de victimes, c'est la joie et le soulagement. Au palais de justice de Dakar, c'est l'heure des embrassades et des félicitations, la satisfaction se lit sur les visages. #Habré condamné, une victoire posthume pour Rose Lokossim et toutes les victimes, par MadameKAM https://t.co/7UDO3KKaw5- Jeune Afrique (jeune_afrique) 30 mai 2016 Scenes de joie parmi les victimes des crimes de #Habré qui ont attendu plus de 20ans ppur ce verdict pic.twitter.com/7yOkF29DgP- Delphine Carlens (@D_Carlens) 30 mai 2016 Procès #Habré: l'ex-président tchadien condamné à la prison à vie https://t.co/pVmNFywix2 pic.twitter.com/siYbVpAY50- lalibre.be (@lalibrebe) 30 mai 2016 Condamnation de #Habré : l'ONU salue 1 verdict historique. Radio_ONU - https://t.co/gBMEr5LQmI #Tchad #Sénégal pic.twitter.com/ND8KyknG2p- UN Geneva (UNGeneva) 30 mai 2016 'Hissène Habré lui-même ne s'imaginait pas qu'un jour il serait devant un tribunal' explique Clément Abaïfouta, président de l'Association des victimes des crimes du régime de Hissène Habré (AVCRHH); nous nous sommes battus et nous sommes arrivés au summum de notre sacrifice.' 'Moi c'est la condamnation d'Hissène Habré qui m'intéresse' souligne Fatime Thiangdoum, une victime, 'ce n'est pas l'indemnisation, cela viendra après.' Les partisans de l'ancien président, indignés parlent de 'crime contre l'Afrique'. Hissène Habré accuse lui la Françafrique. Son avocat Ibrahim Diawara, s'attendait à un autre verdict : 'Nous sommes très déçus, parce qu'avec tout ce qui a été fait, le déroulement du procès, la manière dont nous avons rapporté la preuve de l'innocence du président Habré en face d'une accusation défaillante,nous nous attendions à un verdict d'acquittement.' Pour Assane Dioua Ndiaye, avocat de victimes, 'C'est un exemple très fort qui est lancé aujourd'hui à tous les tenants du pouvoir en Afrique où à tous ceux qui aspirent à un pouvoir, aujourd'hui on ne peut plus commettre de violations massives de droits humains en toute impunité et dormir tranquille.' VICTOIRE POUR LES VICTIMES! Le dictateur #Habré condamné à perpétuité pour ses crimes! https://t.co/c2JRqAz7fd pic.twitter.com/Lw4hT0J23y- FIDH (@fidh_fr) 30 mai 2016 Procès #Habré: un exemple à suivre?' Débat RFI avec ClemenceBectare FIDH & Mamadou Konaté ex-avocat d'Habré- Le débat du jour (debatRFI) 30 mai 2016 Hissène Habré, récit d'une traque de vingt-cinq ans http://t.co/XtL8tND9Ub pic.twitter.com/JfR9pYIIY0- Le Monde (@lemondefr) 20 juillet 2015 avec AFP
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La foule met un peu de temps avant de réaliser et applaudir. Le Tribunal spécial africain vient de rendre son verdict. Hissène Habré, l'ancien président tchadien, est reconnu coupable de crimes contre l'humanité, crimes de guerre, viol, esclavage et enlèvements. Il passera le restant de ses jours en prison. Il a quinze jours, cependant pour faire appel. Hissène Habré a dirigé le Tchad entre 1982 et 1990 avant d'être renversé par l'un de ses anciens collaborateurs, l'actuel président Idriss Déby, et de se réfugier au Sénégal. Arrêté en 2013, Habré n'a jamais reconnu la légitimité de la juridiction sénégalaise. C'est de force qu'il a comparu à son procès et ses avocats ont refusé eux aussi de participer aux audiences. #Senegal " Vive l'Afrique, à bas la Françafrique ", les derniers mots de #Habréhttps://t.co/x43YQdhmVv pic.twitter.com/GaTw7f4BYd- malcom (@TyhbMalcom) May 30, 2016 La répression politique de son régime, à base de détentions arbitraires et et de torture, aurait fait 40.000 morts. C'est la première fois qu'un ancien chef d'Etat africain est jugé sur son continent et pas par la Cour Pénale Internationale, ainsi pour l'ONG Human Rights Watch, 'ce procès est un précédent extraordinaire qui montre que des tribunaux africains peuvent juger des crimes commis en Afrique'.
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Le Tribunal spécial africain a enfin rendu son verdict. Hissène Habré, l'ancien président tchadien, a été reconnu coupable de crimes contre l'humanité, crimes de guerre, viol, esclavage et enlèvements. Il passera le restant de ses jours en prison. Hissène Habré a dirigé le Tchad entre 1982 et 1990 avant d'être renversé par l'un de ses anciens collaborateurs, l'actuel président Idriss Déby, et de se réfugier au Sénégal. La répression politique de son régime, à base de détentions arbitraires et et de torture, aurait fait 40.000 morts. Hissène Habré dispose de quinze jours pour faire appel de la décision. Pour l'ONG Human Rights Watch, 'ce procès est un précédent extraordinaire qui montre que des tribunaux africains peuvent juger des crimes commis en Afrique'.
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Cela faisait des années qu'ils attendaient ce verdict. Devant cet écran, les rescapés ou les proches des victimes de Srebrenica. Si la sentence sonne comme la fin d'un chapître douloureux pour l'ex-Yougoslavie, pour eux, elle est synonyme de frustration et de mécontentement. 'Quelle autre sentence que la prison à vie aurait-on pu lui infliger ? Je ne sais pas si sa famille est toujours en vie, moi j'ai perdu tous les miens, je suis seule' explique Saliha Osmanovic. Au cimetière de Poto ari, le mémorial des victimes du génocide de 1995, il y a beaucoup d'amertume. _Quarante ans de prison pour Karadzic, c'est un cadeau après tout ce qu'il a fait, organisé, et ordonné' dit Amir Kulaglic, un survivant de cette tragédie. Même à Pale, en République serbe de Bosnie, les habitants ne sont pas satisfaits par ce verdict. 'Etant donné qu'il a été condamné à 40 ans de prison, je pense que les Serbes vont se plaindre; ce qui ne va pas apporter la paix et la réconciliation. S'il avait été relâché, cela aurait été la même réaction côté musulman .Je ne croient pas ce verdict contribuera à améliorer les relations entre les Serbes et les musulmans ici' souligne Milan Mitrovic. 'Personne ici n'apprécie ce verdict, et la vie ne sera pas meilleure après explique Sanja Rackovic. Les gens sont déçus. Notre vie ici n'est pas bonne, alors ce verdict est perçu comme une autre grosse déception.'
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L'ancien président ivoirien est accusé de crimes contre l'humanité lors des violences post-électorales de 2010. C'est la première fois que la Cour pénale internationale juge un ancien chef d'État.
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Sur ces deux images satellite, le temple de Baal à Palmyre en Syrie, à quatre jours d'intervalle. Il ne reste rien ou presque rien de ce joyau de la cité antique, conquise au mois de mai par le groupe Etat Islamique. Les jihadistes l'ont démoli à coup d'explosifs, d'après l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme. La confirmation est venue des Nations Unies qui ont publié ces clichés. C'est le deuxième temple que les islamistes rayent de la carte en une semaine après la destruction de celui de Baalshamin. Pour eux, toute oeuvre religieuse préislamique est considérée comme de l'idolâtrie. Le temple de Baal était le monument le plus impressionnant à Palmyre. Il avait fallu plus d'un siècle pour le construire au début du premier millénaire. Avant la guerre, 150 000 touristes se pressaient à Palmyre, un site classé par l'Unesco au patrimoine mondial de l'Humanité, pour admirer ce mariage de l'art oriental et de l'art gréco-romain. Le groupe Etat islamique continue son travail de sape du patrimoine mondial. L'organisation avait déjà détruit des joyaux archéologiques en Irak.
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BUCAREST - 24 juil 2015 - La sentence est tombée pour Alexandru Visinescu. L'ancien tortionnaire communiste roumain a été condamné à 20 ans de réclusion. Jugé pour " crimes contre l'humanité " depuis septembre 2014, il était accusé d'avoir soumis des détenus politiques à un " régime d'extermination " dans la prison de Ramnicu Sarat. Au moins 14 d'entre eux sont morts durant son mandat entre 1956 et 1963. Pendant son procès, Alexandru Visinescu n'a jamais exprimé de regrets, ni demandé pardon aux victimes. Âgé de 89 ans, il n'était pas présent au tribunal lors du verdict. Selon son avocate, l'ancien officier " va probablement faire appel de cette décision ". Ce procès est le premier du genre en Roumanie, 25 ans après la chute du régime communiste.
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Le mouvement pro-démocratie des parapluies est l'héritier direct des idées qui animaient le mouvement étudiant de la place Tiananmen. Il y a...
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Les jihadistes du groupe État islamique pourraient avoir perpétré un génocide contre les Yézidis. C'est ce qu'ont estimé ce jeudi des enquêteurs de l'ONU qui ont présenté leur rapport et demandé la saisie de la Cour pénale internationale. Ils ont obtenu le témoignage d'une centaine de personnes. Leur rapport explique que 'le schéma' des attaques contre les Yézidis a montré l'intention des jihadistes de les 'détruire en tant que groupe'. 'Aucune communauté n'a été épargnée par la violence du groupe État islamique en Irak, a indiqué Suki Nagra, la responsable de la mission d'enquête de l'ONU sur l'Irak que ce soit les Yézidis, les Chrétiens, les Turkmènes, les Mandéens, les Sabéens, les Kaka'e, les Kurdes, les Chiites et Sunnites. Ce que nous voyons essentiellement, c'est que la riche diversité ethnique et religieuse de l'Irak a été brisée'. Le rapport fait état de meurtres, tortures, viols, esclavage sexuel, conversions forcées et enrôlement des enfants. Il précise qu'après 'avoir pu s'échapper, des femmes et des filles yézidies ont décrit avoir été ouvertement vendues ou remises' à des jihadistes comme si elles étaient un 'butin de guerre'.
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'Gouvernement assassin ! On veut les revoir vivants'. Les Mexicains sont déterminés. Ils ne lâcheront rien. Ils veulent connaître toute la vérité sur la disparition, en septembre dernier, à Iguala, de 43 étudiants. Des élèves-enseignants de l'école normale d'Ayotzinapa dans l'État de Guerrero, au sud du Mexique. Surtout, ils veulent les retrouver vivants. C'est dans une rue d'Iguala que les étudiants ont disparu. Leur bus a été attaqué par la police. Cette attaque a fait six morts et 25 blessés. Quatorze des 57 étudiants enlevés sont réapparus dans leur famille ou dans leur école. Le sort de 43 autres reste un mystère. Le maire d'Iguala, José Luis Abarca et sa femme seraient les commanditaires de cette attaque, selon les autorités judiciaires qui se basent sur les déclarations de plusieurs personnes arrêtées dans cette affaire, policiers mais aussi membres du cartel. 'Les prisonniers eux-mêmes déclarent que l'ordre d'attaquer a été donnée par la radio de la centrale. On leur a dit que cet ordre émanait de l'A5, le code utilisé pour identifier le maire d'Iguala', explique le Procureur général Jesus Murillo Karam. Partis en cavale, deux jours après la disparition des étudiants, le maire d'Iguala et sa femme ont été arrêtés ce mardi. Mais à l'heure actuelle, il n'y a toujours aucune trace des étudiants, en dépit d'une vaste opération de recherches dans l'Etat de Guerrero où une douzaine de fosses clandestines ont été mises au jour avec au moins 38 corps non identifiés. Pourtant, le 20 octobre dernier, le prêtre Alejandro Solalinde déclare à la télévision qu'un témoin anonyme lui aurait rapporté de macabres informations. 'Il m'a dit que certains des jeunes étaient blessés et que d'autres étaient déjà morts, mais il ne m'a pas dit combien. Mais leurs corps ont été brûlés. Rassemblés dans une fosse commune, les corps ont été couverts de bois puis aspergés d'essence avant qu'on y mette le feu', raconte le père Solalinde. Cette affaire a soulevé l'indignation au Mexique, et même au delà, comme devant le consulat du Mexique à Rio de Janeiro au Brésil. Et les cris des manifestants sont les mêmes : 'ils les ont pris vivants, nous voulons les retrouver vivants'. Entretien avec Elena Poniatowska, journaliste, écrivaine et activiste politique mexicaine. Véritable icône de la vie littéraire et politique de son pays, Elena Poniatowska nous a reçus chez elle, à Mexico. Lauréate du prix Miguel de Cervantes 2013, récompense la plus prestigieuse de la langue espagnole, Elena Poniatowska est aujourd'hui une figure emblématique du combat pour les droits de l'Homme au Mexique. Le 26 octobre dernier, un mois après la disparition de 43 étudiants à Iguala, elle livrait un discours poignant sur la place du Zócalo et touchait profondément les Mexicains. Avec sa colère tranquille, elle raconte les récents enlèvements. Elena Poniatowska : 'Il s'agit de 43 étudiants très pauvres, issus de familles sans ressources et en général d'origine paysanne. Sur des photos, j'ai vu que leurs chambres à l'Ecole normale étaient misérables. On voit leurs sacs à dos par terre, il n'y a aucun meuble et des morceaux de carton gisent sur le sol. Il n'y a pas de lits superposés, pas de lits tout court. C'est un abandon total. Pour réaliser leurs stages, ils doivent mendier. Ils tendent un petit pot aux gens et leur demande de les aider financièrement, de leur donner un peu de monnaie pour qu'ils puissent commencer leur formation. Ce sont aussi des garçons très jeunes, pleins d'ambitions et avec l'envie de s'en sortir. Alors c'est terrible parce que c'est les traiter comme s'ils étaient des détritus, simplement parce qu'ils sont pauvres'. L'écrivaine dénonce le lien qui existe, selon elle, entre la disparition des étudiants et la corruption qui gangrène les autorités locales. Elena Poniatowska est sans concessions. Elena Poniatowska : 'Ils les ont embarqués dans des bus. Selon l'épouse de l'ancien maire de la ville d'Iguala - José Luis Abarca, un homme qui s'est enrichi au pouvoir tout comme sa femme d'ailleurs. On dit que c'est elle qui commandait à Iguala et dans le village d'Ayotzinapa - selon elle, les étudiants allaient interrompre une fête, une réunion politique, qu'elle organisait. Alors ils ont été emmenés dans des camions. Depuis, nous n'avons absolument aucune nouvelle d'eux. Vraiment, c'est un crime d'État, parce que certains jeunes qui ont réussi à échapper à la répression policière, ou à celle de groupes que je pense gouvernementaux, des groupes aux actions punitives, et bien certains jeunes qui ont réussi à s'enfuir, ont témoigné'. Devenue célèbre notamment grâce à son livre 'La nuit de Tlatelolco' - un ouvrage sur le mouvement étudiant de 1968 au Mexique et le massacre du 2 octobre sur la Place des Trois Cultures - à 82 ans, Elena Poniatowska garde intact son engagement politique et en faveur de la justice dans son pays. Elena Poniatowska . 'C'est un crime contre l'humanité ! Il n'est pas possible que l'enlèvement de 43 jeunes, qui avaient toute la vie devant eux, reste impuni. Que du jour au lendemain, leurs parents les recherchent et qu'ils n'aient aucune nouvelle d'eux. Mais aussi pour nous les Mexicains, pour nous, c'est une infamie, une perte considérable, une perte pour notre pays tout entier. Tout ça tire le Mexique vers le bas'.
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'Gouvernement assassin ! On veut les revoir vivants'. Les Mexicains sont déterminés. Ils ne lâcheront rien. Ils veulent connaître toute la vérité sur la disparition, en septembre dernier, à Iguala, de 43 étudiants. Des élèves-enseignants de l'école normale d'Ayotzinapa dans l'État de Guerrero, au sud du Mexique. Surtout, ils veulent les retrouver vivants. C'est dans une rue d'Iguala que les étudiants ont disparu. Leur bus a été attaqué par la police. Cette attaque a fait six morts et 25 blessés. Quatorze des 57 étudiants enlevés sont réapparus dans leur famille ou dans leur école. Le sort de 43 autres reste un mystère. Le maire d'Iguala, José Luis Abarca et sa femme seraient les commanditaires de cette attaque, selon les autorités judiciaires qui se basent sur les déclarations de plusieurs personnes arrêtées dans cette affaire, policiers mais aussi membres du cartel. 'Les prisonniers eux-mêmes déclarent que l'ordre d'attaquer a été donnée par la radio de la centrale. On leur a dit que cet ordre émanait de l'A5, le code utilisé pour identifier le maire d'Iguala', explique le Procureur général Jesus Murillo Karam. Partis en cavale, deux jours après la disparition des étudiants, le maire d'Iguala et sa femme ont été arrêtés ce mardi. Mais à l'heure actuelle, il n'y a toujours aucune trace des étudiants, en dépit d'une vaste opération de recherches dans l'Etat de Guerrero où une douzaine de fosses clandestines ont été mises au jour avec au moins 38 corps non identifiés. Pourtant, le 20 octobre dernier, le prêtre Alejandro Solalinde déclare à la télévision qu'un témoin anonyme lui aurait rapporté de macabres informations. 'Il m'a dit que certains des jeunes étaient blessés et que d'autres étaient déjà morts, mais il ne m'a pas dit combien. Mais leurs corps ont été brûlés. Rassemblés dans une fosse commune, les corps ont été couverts de bois puis aspergés d'essence avant qu'on y mette le feu', raconte le père Solalinde. Cette affaire a soulevé l'indignation au Mexique, et même au delà, comme devant le consulat du Mexique à Rio de Janeiro au Brésil. Et les cris des manifestants sont les mêmes : 'ils les ont pris vivants, nous voulons les retrouver vivants'. Entretien avec Elena Poniatowska, journaliste, écrivaine et activiste politique mexicaine. Véritable icône de la vie littéraire et politique de son pays, Elena Poniatowska nous a reçus chez elle, à Mexico. Lauréate du prix Miguel de Cervantes 2013, récompense la plus prestigieuse de la langue espagnole, Elena Poniatowska est aujourd'hui une figure emblématique du combat pour les droits de l'Homme au Mexique. Le 26 octobre dernier, un mois après la disparition de 43 étudiants à Iguala, elle livrait un discours poignant sur la place du Zócalo et touchait profondément les Mexicains. Avec sa colère tranquille, elle raconte les récents enlèvements. Elena Poniatowska : 'Il s'agit de 43 étudiants très pauvres, issus de familles sans ressources et en général d'origine paysanne. Sur des photos, j'ai vu que leurs chambres à l'Ecole normale étaient misérables. On voit leurs sacs à dos par terre, il n'y a aucun meuble et des morceaux de carton gisent sur le sol. Il n'y a pas de lits superposés, pas de lits tout court. C'est un abandon total. Pour réaliser leurs stages, ils doivent mendier. Ils tendent un petit pot aux gens et leur demande de les aider financièrement, de leur donner un peu de monnaie pour qu'ils puissent commencer leur formation. Ce sont aussi des garçons très jeunes, pleins d'ambitions et avec l'envie de s'en sortir. Alors c'est terrible parce que c'est les traiter comme s'ils étaient des détritus, simplement parce qu'ils sont pauvres'. L'écrivaine dénonce le lien qui existe, selon elle, entre la disparition des étudiants et la corruption qui gangrène les autorités locales. Elena Poniatowska est sans concessions. Elena Poniatowska : 'Ils les ont embarqués dans des bus. Selon l'épouse de l'ancien maire de la ville d'Iguala - José Luis Abarca, un homme qui s'est enrichi au pouvoir tout comme sa femme d'ailleurs. On dit que c'est elle qui commandait à Iguala et dans le village d'Ayotzinapa - selon elle, les étudiants allaient interrompre une fête, une réunion politique, qu'elle organisait. Alors ils ont été emmenés dans des camions. Depuis, nous n'avons absolument aucune nouvelle d'eux. Vraiment, c'est un crime d'État, parce que certains jeunes qui ont réussi à échapper à la répression policière, ou à celle de groupes que je pense gouvernementaux, des groupes aux actions punitives, et bien certains jeunes qui ont réussi à s'enfuir, ont témoigné'. Devenue célèbre notamment grâce à son livre 'La nuit de Tlatelolco' - un ouvrage sur le mouvement étudiant de 1968 au Mexique et le massacre du 2 octobre sur la Place des Trois Cultures - à 82 ans, Elena Poniatowska garde intact son engagement politique et en faveur de la justice dans son pays. Elena Poniatowska . 'C'est un crime contre l'humanité ! Il n'est pas possible que l'enlèvement de 43 jeunes, qui avaient toute la vie devant eux, reste impuni. Que du jour au lendemain, leurs parents les recherchent et qu'ils n'aient aucune nouvelle d'eux. Mais aussi pour nous les Mexicains, pour nous, c'est une infamie, une perte considérable, une perte pour notre pays tout entier. Tout ça tire le Mexique vers le bas'.
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Une fosse commune clandestine, 43 étudiants portés disparus et des policiers suspects. L'affaire se déroule à Iguala, à 200 kilomètres au sud de Mexico. Le procureur a ordonné des tests génétiques et un représentant de la Commission Nationale des droits de l'homme est déjà sur place. 'Nous avons pu voir la scène en restant éloigné pour ne pas interférer, dit Juan Lopez, et nous coopérons avec le opérations en cours. L'endroit est inaccessible, il y a deux kilomètres de route et c'est ensuite très difficile d'accès.' Un dispositif militaire et policiers bloque l'accès à la collines où se trouve la fosse clandestine. C'est dans le cadre de l'enquête sur la disparition des étudiants que le charnier à été découvert. Pour le responsable des investigation, Tomas Zeron, 'l'Etat mexicain ne peut pas permettre que cette événement indigne puisse rester impuni.' Les 43 jeunes gens portés disparus sont des élèves d'une école venus manifester à Iguala le 26 septembre. 6 manifestants y avaient été tués et les disparus auraient été vus pour la dernière fois dans des véhicules de police.
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Une fosse commune clandestine, 43 étudiants portés disparus et des policiers suspects. L'affaire se déroule à Iguala, à 200 kilomètres au sud de Mexico. Le procureur a ordonné des tests génétiques et un représentant de la Commission Nationale des droits de l'homme est déjà sur place. 'Nous avons pu voir la scène en restant éloigné pour ne pas interférer, dit Juan Lopez, et nous coopérons avec le opérations en cours. L'endroit est inaccessible, il y a deux kilomètres de route et c'est ensuite très difficile d'accès.' Un dispositif militaire et policiers bloque l'accès à la collines où se trouve la fosse clandestine. C'est dans le cadre de l'enquête sur la disparition des étudiants que le charnier à été découvert. Pour le responsable des investigation, Tomas Zeron, 'l'Etat mexicain ne peut pas permettre que cette événement indigne puisse rester impuni.' Les 43 jeunes gens portés disparus sont des élèves d'une école venus manifester à Iguala le 26 septembre. 6 manifestants y avaient été tués et les disparus auraient été vus pour la dernière fois dans des véhicules de police.
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L'ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier est mort à l'âge de 63 ans d'une crise cardiaque. Celui qui règna de 1973 à 1986 sur le pays le plus pauvre du continent américain et s'autoproclama 'président à vie', était revenu à Port-au-Prince en 2011, après 25 ans d'exil en France. Chassé du pouvoir par une révolte populaire en 1986, Jean-Claude Duvalier, surnommé 'Bébé Doc', avait reçu le pouvoir en héritage à l'âge de 19 ans, et il gouverna comme son père, de manière autoritaire. Depuis le mois de février, il était poursuivi pour crimes contre l'humanité. Il avait décidé de faire appel. En septembre 2013, la justice suisse avait ordonné la confiscation des biens de l'ancien dictateur, estimés à 4 millions d'euros.
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Depuis un demi-siècle, la Corée du Nord, le pays le plus fermé au monde, et l'une des pires dictatures de la planète, a connu des violations massives des droits de l'homme. Les nations unies...
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