Tandis que les cas de surendettement constatés ces dernières années en France affichent un net recul, le profil type des personnes qui se retrouvent dans cette situation a, lui aussi, évolué. Et ce n’est pas ce que vous imaginez.

Depuis trois ans, le nombre d’individus considérés comme étant surendettés recule de façon impressionnante. 22 % de dossiers de surendettement en moins ont été déposés entre 2014 et 2017 faisant passer cette baisse de 231 000 à 181 123 dossiers l’an passé.

De fait, il faut dire que le portrait-robot d’une personne considérée comme étant dans une situation de surendettement s’avère, aujourd’hui, bien loin de l’image que l’on pourrait en avoir, révèle BFMTV. Oubliez les acheteurs compulsifs et les accros aux crédits à la consommation. Non. Selon la Banque de France, les surendettés ne sont pas "flambeurs". Interrogé dans les colonnes du Parisien, Stéphane Tourte, directeur des particuliers à la Banque de France, tient à le préciser : "Au début des années 1990, le surendettement était lié à une surconsommation de crédit… Trente ans plus tard c'est davantage une question de fragilité sociale".

Portrait-robot

Résultat : A l’aube des années 2020, le surendetté est, en général, une personne qui vit seule (50,3 % ne sont pas en couple). Il s’agit plutôt de femmes (dans 54,4 des cas). Quant à leurs revenus, ils se révèlent bas. Dans 27,5 % des cas référencés, les personnes sont au chômage.

Quels sont les impayés concernés ?

De manière générale, rappelle BFMTV, la majorité des impayés est liée aux charges courantes (factures, loyers). C’est d’ailleurs là, en ce qui concerne les loyers précisément, que le bât blesse le plus souvent. 46,2 % des personnes se trouvant en situation de surendettement ont, en effet, des impayés qui portent sur le paiement de leur logement avec un montant moyen de dettes estimé à 4 700 euros (environ 7 mois et demi de loyer en retard).

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Vous l’aurez compris, les surendettés ont, au final, du mal à joindre les deux bouts et se retrouvent, dans la majorité des cas, seuls. Ils ne sont pas non plus frénétiquement attachés aux crédits à la consommation. Et si tel est le cas, ils sont, de toute manière, plus encadrés compte tenu de la loi Lagarde 2010. Laquelle loi a pour ambition de limiter les crédits renouvelables considérés, jusqu’à récemment, comme étant l’un des principaux facteurs de surendettement en France.

En vidéo - Surendettement: baisse de 11% en 2016

 

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