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(AFP Une Palestinienne a été abattue ce vendredi 24 juin après avoir blessé deux civils israéliens dans une attaque à la voiture bélier à l'entrée d'une colonie israélienne proche de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, a indiqué l'armée israélienne. 'Une assaillante a accéléré et son véhicule s'est écrasé contre un véhicule à l'arrêt à l'entrée de Kiryat Arba, blessant deux civils', a déclaré l'armée dans un communiqué. 'Des forces présentes sur les lieux ont riposté et ouvert le feu sur l'assaillante, provoquant sa mort', a-t-elle ajouté. Les deux Israéliens, un couple d'une cinquantaine d'années, ont été légèrement touchés, a indiqué l'hôpital de Jérusalem où ils ont été admis après avoir reçu des soins sur place. La Palestinienne a été identifiée par le ministère palestinien de la Santé comme étant Majd al-Khoudour, de la localité de Bani Naïm, proche de la colonie de Kyriat Arba. Les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël sont en proie à des violences qui ont coûté la vie à 210 Palestiniens et 32 Israéliens depuis le 1er octobre, selon un décompte de l'AFP. La plupart des Palestiniens tués sont des auteurs ou auteurs présumés d'attaques, selon Israël. Nombre de ces attaques ont été commises au couteau par des individus isolés. Certaines ont aussi été perpétrées à la voiture bélier. Le secteur de Hébron, poudrière du sud de la Cisjordanie, a concentré une large part des attaques. La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Les colonies dans les territoires occupés sont considérées comme illégales par l'ONU.
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Les présidents israélien et palestinien étaient tous deux à Bruxelles pour rencontrer les responsables européens. Mais les deux hommes ne se sont pas croisés lors des différentes réunions entre les institutions. Le dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, aurait refusé une telle rencontre. Une décision critiquée par le chef d'État israélien. " Nous ne pourrons pas construire la confiance entre nous si nous ne commençons pas par nous parler directement ", a regretté Reuven Rivlin. Le dirigeant palestinien n'a pas voulu faire de commentaire. Il a préféré saluer les efforts des autorités françaises pour essayer de trouver une issue au conflit israélo-palestinien. Paris veut d'organiser d'ici la fin de l'année une conférence internationale pour la paix. " Il faut poser des bases pour ces négociations, un agenda et un mécanisme de négociations ", a précisé Mahmoud Abbas. Cette initiative est soutenue par l'Union européenne mais critiquée par Israël.
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Son mandat était de toutes façons 'anti-israélien'. Réaction ce mardi de l'Etat hébreu après la démission lundi du rapporteur spécial de l'ONU sur les territoires palestiniens, Makarim Wisibono. Une démission selon les Nations Unies due au refus d'Israël de le laisser pénétrer dans ces territoires. 'Il s'agit d'un mandat anti-israélien et dans ces conditions il était absolument clair que nous ne pouvions pas coopérer avec lui', a déclaré le porte-parole de la Diplomatie israélienne. Makarim Wisibono avait pris ses fonctions en juin 2014, succédant à l'américain Richard Falk qui n'avait pas non plus été autorisé par Israël à se rendre dans les territoires palestiniens. Comme le montre cette carte, les Palestiniens, en Cisjordanie, ne peuvent accéder librement à de nombreuses zones, l'un des points soulignés par l'envoyé de l'ONU dans son rapport de janvier 2015. Mais Tel Aviv a accusé les missions onusiennes en général de ne mettre en avant que le point de vue palestinien et pas le 'tort fait aux civils israéliens'.
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Depuis le 1er octobre, 41 Palestiniens ont été tués, dont plusieurs auteurs d'attaques, et des centaines blessés. Sept Israéliens ont péri et des dizaines ont été blessés. C'est dans ce contexte très tendu que plusieurs municipalités dont celle emblématique de Tel Aviv ont interdit l'accès des écoles aux employés chargés du nettoyage pendant les heures où les élèves sont présents, par crainte d'attentats. La mesure concerne 'aussi bien les employés juifs que les arabes'. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a par ailleurs assuré que l'Etat hébreu 'était le meilleur garant du statu quo sur les règles régissant l'esplanade des mosquées', troisième lieu saint de l'islam dont la défense est l'un des facteurs des tensions et qui est aussi révéré par les juifs. Une réponse aux Palestiniens l'accusant de vouloir modifier ses règles mais aussi à la France qui a émis l'idée d'une présence internationale sur l'esplanade. Israël allant jusqu'à accuser Paris de 'récompenser le terrorisme palestinien'. Pour tenter de trouver une issue à la crise, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé qu'il allait rencontrer Benyamin Netanyahu cette semaine en Allemagne et Mahmoud Abbas au Proche-Orient. De son côté, le pape François a appelé ceux qui sont pris par la violence en Terre sainte d'avoir le 'courage et la force morale de dire non à la haine'. Le souverain pontife a dit suivre 'avec une grande inquiétude la situation'. #UPDATE Secretary of State John Kerry will meet Israeli and Palestinian leaders on trips to Germany and Middle East http://t.co/gPkY5IZ5wD- Agence France-Presse (@AFP) 18 Octobre 2015 Cisjordanie et Jérusalem-Est: 41 Palestiniens et 7 Israéliens ont été tués depuis le 1er octobre http://t.co/ISjCDDtXpo- Le HuffPost (@LeHuffPost) 18 Octobre 2015
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À peine la matinée s'était-elle écoulée ce samedi que trois attaques au couteau avaient déjà eu lieu en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Dans la ville de Hébron, un Palestinien de 18 ans a tenté de poignarder un colon israélien. Ce dernier l'a tué par balle. Quelques heures plus tard, à Hébron toujours, c'est une garde-frontière qui était agressée par une femme. L'assaillante a là encore été abattue. Même scénario dans la partie occupée de Jérusalem, lors d'un contrôle d'identité. Le Palestinien qui tentait de poignarder un soldat est mort. Depuis le 1er octobre, le sang ne cesse de couler quotidiennement et l'on compte désormais 40 morts côté palestinien, et sept côté israélien. Au Conseil de sécurité des Nations Unies, ça n'en reste pas moins l'impasse. L'ambassadeur israélien a dénoncé les incitations à la haine, brandissant ce schéma destiné à apprendre aux enfants palestiniens comment poignarder. Les Palestiniens réclament quant à eux une protection internationale sur l'esplanade des Mosquées, option exclue par l'Etat hébreu. L'incendie du tombeau de Joseph vendredi - un lieu sacré pour les juifs - a accru la dimension confessionnelle du conflit, mais c'est avant tout l'occupation israélienne que dénoncent les Palestiniens. Le Conseil de sécurité étant divisé, il n'y aura ni résolution ni prise de position commune.
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Les appels au calme se faisant timides, c'est la haine qui parle au Proche-Orient. Ce vendredi a été marqué par un nouvel épisode de violences dans les territoires palestiniens. Quatre Palestiniens tués, un soldat israélien poignardé Trois Palestiniens ont été tués par des tirs de l'armée israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Un autre individu a été abattu après s'être fait passé pour un journaliste et avoir poignardé un soldat israélien. Celui-ci a été grièvement blessé. Le tombeau de Joseph incendié La journée avait par ailleurs débuté par l'incendie, par des Palestiniens, du tombeau de Joseph, un lieu sacré pour les Juifs. L'acte a été condamné par Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne et par Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l'Onu. Dialogue de sourds à l'Onu Au sein des Nations unies une solution diplomatique semble dans l'impasse. Chaque partie accusant l'autre d'être responsable de la situation. Danny Danon, l'ambassadeur d'Israël, a ainsi montré un schéma à la presse, représentant une cage thoracique et des couteaux. 'Il donne des instructions très précises aux enfants palestiniens sur la manière de poignarder un Juif. Nous parlons beaucoup d'incitation à la violence à l'Onu. Voici à quoi ressemble l'incitation', a déclaré le diplomate israélien. Depuis le début du mois, les attentats et les affrontements ont fait 37 morts côté palestinien, 7 côté israélien et de nombreux blessés de part et d'autre. La jeunesse palestinienne est en première ligne. Elle dénonce l'occupation israélienne, tout comme l'envoyé palestinien auprès de l'Onu. 'Nous sommes devant vous aujourd'hui pour vous demander d'intervenir de toute urgence pour mettre fin à l'agression de notre peuple sans défense, et de nos lieux de culte, qui font l'objet de violations de la part de l'armée israélienne d'occupation, des colons israéliens et d'extrémistes', a déclaré Riyadh Mansour. Obama 'inquiet' Barack Obama s'est dit 'très inquiet' face à cette explosion de violences. John Kerry pourrait rencontrer Benjamin Netanyahu prochainement lors de son déplacement en Allemagne. Les Etats-Unis et Israël sont en froid depuis l'échec du processus de paix l'an dernier.
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Des Palestiniens tentant de faire barrage aux véhicules de l'armée israélienne... La scène se passait hier soir à Naplouse, en Cisjordanie. Israël venait d'annoncer avoir arrêté les membres d'une cellule du Hamas dans cette ville, des hommes soupçonnés d'être responsables de l'assassinat d'un couple de colons jeudi dernier. Pour les jeunes Palestiniens sortis dans les rues, un seul objectif : bloquer le passage. ' On ne se sent pas en sécurité quand on se déplace à l'intérieur de la Cisjordanie. Ils nous attaquent, détruisent nos voitures, ils occupent nos terres et on est là pour défendre notre pays ', clame un militant. ' Notre message aux Israéliens, c'est que nous resterons sur cette terre, nous les combattrons même à coups de pierre, comme Arafat nous a appris. Nous sommes nés sur cette terre pour résister ', affirme un autre. Comme bien souvent, aux tirs de pierre ont répondu les tirs tout court. L'hôpital de Naplouse a reçu plusieurs blessés par balles.
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Un jour de fierté pour les Palestiniens. Ce sont les mots de Mahmoud Abbas, leur président, alors que le drapeau palestinien a été hissé cet après-midi pour la première fois au siège des Nations Unies à New York. La Palestine y bénéficie du statut d'Etat non membre, comme le Vatican d'ailleurs. Auparavant à la tribune de l'Assemblée générale, Mahmoud Abbas s'est fait l'auteur d'un long plaidoyer pour la reconnaissance de la Palestine comme Etat à part entière, tout en accusant Israël de ne pas respecter les accords passés : 'Aussi longtemps qu'Israël refusera de cesser la colonisation et libérer le quatrième groupe de prisonniers comme prévu dans nos accords, a déclaré Mahmoud Abbas, nous n'aurons d'autre choix que de dire que nous ne serons pas les seuls restant engagés dans l'application de ces accords (...) Quiconque cherche la paix et veut combattre le terrorisme doit commencer par chercher une solution au conflit palestinien'. L'ambiance est extrêmement tendue depuis plusieurs semaines dans les territoires palestiniens et à Jérusalem-Est sur l'Esplanade des Mosquées, où Israéliens et Palestiniens s'accusent mutuellement de provocations.
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Les affrontements entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes à Jérusalem et en Cisjordanie sont un rituel le vendredi, autour, notamment, de la question du statut de l'Esplanade des Mosquées. Mais ce vendredi 18 septembre avait aussi été décrété 'jour de colère' par le Hamas, au pouvoir à Gaza. Les camps de réfugiés palestiniens de Jalazone et de Chouafat, les abords de la prison d'Ofer, Hébron, Naplouse et Ramallah ont ainsi été le théâtre de manifestations, accompagnées de heurts et d'arrestations. A Jérusalem, 3 000 policiers avaient été mobilisés, soit 800 de plus qu'en temps normal. Ce dispositif visait à ne pas revivre le début de semaine marqué par des violences. Les hommes de plus de 40 ans n'ont pas eu accès à l'Esplanade des Mosquées. Pour prier, plusieurs centaines de musulmans ont alors déroulé leur tapis devant les barrières en métal, par conséquent au pied de policiers casqués. Sur ce site ô combien sensible, la semaine prochaine risque de connaître des moments de forte tension, avec, mercredi, la concomittance des fêtes juives de Yom Kippour et musulmane de l'Aïd el-Adha : des dates majeures pour les deux religions.
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Pro-palestiniens et partisans de Benyamin Netanyahu se sont affrontés ce mercredi, à Londres, devant le 10, Downing Street . Des échauffourées ont éclaté devant la résidence du chef du gouvernement britannique, David Cameron, qui doit recevoir son homologue israélien dès ce jeudi. Près de 400 personnes ont manifesté côté pro-palestinien, contre une centaine dans le camp adverse. La police dû intervenir. Au moins deux manifestants ont été interpellés. Plus de 108 000 personnes ont signé une pétition sur le site du Parlement britannique. Elles demandent l'arrestation de Benyamin Netanyahu pour 'crimes de guerre', notamment après le conflit de l'an dernier à Gaza qui a causé près de 2000 morts. Seize pays européens, dont la Grande-Bretagne, ont appelé à mettre en place l'étiquetage des produits fabriqués dans les colonies israéliennes.
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Des affrontements entre Palestiniens et des soldats israéliens ont fait plusieurs blessés dans le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie. Ces heurts ont éclaté hier soir alors que les militaires recherchaient un ''important'' activiste du Hamas. Après plusieurs sommations, ils ont fini par détruite le bâtiment dans lequel il se cachait. L'homme a finalement arrêté ainsi que son frère. Un autre activiste recherché aurait en revanche réussi à s'échapper. Cette intervention armée, au nord de la Cisjordanie, a déclenché la colère de dizaines de Palestiniens qui ont jeté toute sortes de projectiles dont des pierres et des bouteilles incendiaires sur les soldats israéliens. Il y aurait eu également des échanges de coups de feu, selon une source palestinienne. Le bilan est d'au moins cinq blessés côté Palestinien est d'un blessé côté israélien.
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Angela Merkel fait le buzz sur les réseaux sociaux suite à une émission de télé au cours de laquelle elle a fait pleurer, malgré elle, une jeune Palestinienne, menacée d'expulsion. On voit la chancelière écouter le récit de l'adolescente qui lui explique, dans un allemand parfait, son souhait de pouvoir étudier en Allemagne, où elle vit avec sa famille depuis quatre ans. Mais, faute de droite d'asile, elle risque d'être reconduite vers les camps de réfugiés au Liban. Une situation qui la fait souffrir énormément, raconte-t-elle. ''Je comprends, mais la politique c'est parfois dur'', lui répond alors Angela Merkel, puis d'ajouter : ''Tu sais aussi que dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban, ils sont des milliers et des milliers. Et si nous disons maintenant : vous pouvez tous venir ; nous ne pouvons pas y arriver (...) Et il y en a aussi qui vont devoir rentrer chez eux.'' Sur ces mots, la jeune fille fond en larmes ; la chancelière se précipite alors vers elle pour la réconforter. Les détracteurs d'Angela Merkel voient à travers cette scène une nouvelle preuve de son intransigeance. Sur Internet, l'image a déjà été détournée plusieurs fois. On y voit notamment la chancelière réconfortant Alexis Tsipras ou la planète Terre. Montage photo Tsipras Merkel en référence au #Merkelstreichelt via Dies_Das_Ananas pic.twitter.com/epbFNqcMtm- Gilles Klein (GillesKLEIN) 16 Juillet 2015 Merkel doit faire des caresses au globe terrestre pour que tous nos problèmes soient résolus. #merkelstreichelt pic.twitter.com/xMdko4Dgqa- Dindane Zouhir (@dzouhir) 16 Juillet 2015
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Les célébrations par des nationalistes juifs du 48ème anniversaire de la prise orientale de la ville sainte ont dégénéré alors que des milliers de personnes participaient à une 'marche aux drapeaux'. Plusieurs Palestiniens ont été arrêtés par les forces de l'ordre de l'État hébreu après des échauffourées opposants des jeunes musulmans et des jeunes juifs malgré un important dispositif de sécurité. Des Palestiniens et journalistes auraient été blessés selon différents médias présents sur place. L'annexion par Israël de Jérusalem-Est depuis 1967, n'a jamais été reconnue par la communauté internationale. Pour ce représentant d'une organisation proche de la gauche israélienne, cette 'journée dite de la réunification de Jérusalem donne lieu à des débordements inacceptables comme la fermeture de la ville. Les habitants ne peuvent n'y entrer, ni sortir notamment de la vieille ville et ils sont victimes d'attaques'. Les autorités israéliennes rappellent que 'Jérusalem est la capitale du peuple juif'. Les Palestiniens revendiquent eux sa partie-Est comme capitale de l'État auquel ils aspirent.
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Des Arabes israéliens et des Palestiniens de Cisjordanie ont célébré la journée de la Terre ce lundi, comme chaque année. Cette journée commémore les évènements du 30 mars 1976. Ce jour-là, un mouvement de grève générale fut lancé pour protester contre la confiscation de terres et des manifestations furent réprimées par l'armée israélienne et se solda par la mort de six Arabes israéliens et des centaines d'arrestations, selon les Palestiniens. Des manifestations et des heurts ont eu lieu ce lundi à Jérusalem à Hawara près de Naplouse, et notamment à Silwad en Cisjordanie. Ces protestations se déroulent dans un contexte tendu, alors que le Premier ministre israélien a enterré l'idée d'un État palestinien pendant sa campagne électorale. Mercredi, la Palestine deviendra formellement membre de la Cour pénale internationale, la CPI. Et les Palestiniens ont l'intention de faire juger les dirigeants israéliens pour crimes de guerre ou des crimes liés à l'occupation.
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Le président américain a officiellement critiqué hier les propos du Premier ministre israélien qui avait la veille du scrutin législatif publiquement enterré l'idée d'un État palestinien s'il conservait son poste. Dans une interview au journal en ligne The Huffington Post, Barack Obama a dénoncé une déclaration qui 'met sérieusement à mal l'idée même d'une possible reprise des négociations'. 'Nous le prenons au mot quand il a dit que cela n'arriverait pas pendant son mandat de Premier ministre, et c'est pour cela que nous devons explorer d'autres options afin d'empêcher que la région ne sombre dans le chaos', précise le chef de la Maison Blanche. L''Administration Obama':http://fr.euronews.com/2015/03/20/nouvelles-tensions-netanyahu-obama/ avait déjà affirmé qu'elle allait réévaluer ses options aux Nations Unies. Autre anicroche et de taille, les commentaires de Benyamin Netanyahu sur sa page Facebook sur les électeurs arabes israéliens lorsqu'il avait le jour même du vote dénoncé le 'danger' d'un vote massif. 'Une rhétorique contraire à la plus pure tradition israélienne', selon Barack Obama. Victorieux et en tractation pour constituer un nouveau gouvernement, Benyamin Netayanhu s'emploie depuis à faire machine arrière et à tenter de réparer les dégâts en affirmant à qui veut bien l'entendre 'qu'il n'a pas changé de politique, qu'il veut une solution à deux États, pacifique, durable. Mais pour que cela, il faut que les conditions changent.'
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Le représentant palestinien auprès de l'ONU a transmis ce vendredi la demande officielle d'adhésion à la Cour pénale internationale (CPI). Cette requête doit désormais être examinée par le secrétaire général des Nations Unies qui a deux mois pour avertir les Etats-membres de la CPI. Le Tribunal de La Haye a été créé pour juger les auteurs de génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. 'C'est une étape très importante, a insisté l'observateur permanent de la Palestine auprès des Nations Unies à New York, Riyad Mansour. C'est une option pacifique, une option civilisée, une option que nous recherchons afin d'obtenir justice pour toutes les victimes qui ont été tuées par Israël, la puissance occupante'. La procédure a été initiée mercredi par le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui a mis à exécution une menace ancienne. Les autorités palestiniennes souhaitent ainsi pouvoir poursuivre des responsables israéliens devant la justice internationale, notamment au regard du conflit l'été dernier à Gaza. Côté israélien, on dénonce cette initiative considérée comme 'une déclaration de guerre diplomatique'. Les Etats-Unis, traditionnels alliés d'Israël, estiment que la démarche palestinienne est 'totalement contre-productive'. Plus d'infos ici.
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Sans surprise, le Premier ministre israélien souhaite que la Cour pénale internationale, la CPI, refuse la demande d'adhésion palestinienne. Un souhait exprimé hier après que Benjamin Netanyahu a présidé une réunion d'urgence de ses principaux ministres à Tel-Aviv. 'Nous attendons de la CPI qu'elle rejette purement et simplement la demande hypocrite faite par l'Autorité palestinienne, qui n'est pas un État, mais une entité liée à une organisation terroriste, le Hamas, auteur de crimes de guerre, a déclaré Benjamin Netanyahu. Israël est un État de droit, avec une armée morale, qui respecte les règles internationales. Nous défendrons les soldats israéliens tout comme eux nous défendent' Une adhésion à la CPI est censée permettre aux Palestiniens d'engager des actions légales contre des dirigeants israéliens. 'La Palestine est un Etat sous occupation soulignait hier à Ramallah le négociateur en chef palestinien Saëb Erekat en présence d'un représentant de l'Onu, le coordonnateur spécial adjoint pour le processus de paix au Moyen-Orient, James Rawley. La Palestine s'engage à respecter la législation internationale, à respecter toutes les obligations émanant des conventions et traités que nous avons signés'. Le président de l'Autorité palestinienne a ratifié mercredi une vingtaine de conventions internationales. Et ce, après l'échec du projet de résolution de l'ONU réclamant le retrait israélien des territoires occupés d'ici 2017.
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C'était une menace ancienne brandie par les Palestiniens : pouvoir poursuivre des responsables israéliens devant la justice internationale. Ce mercredi, Mahmoud Abbas a mis cette menace à exécution. Le président de l'Autorité palestinienne a en effet signé le statut de Rome , le document qui régit la Cour pénale internationale (CPI). Il souhaite ainsi que son pays adhère au Tribunal de La Haye, créé pour juger les auteurs de génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. 'Je signe ici afin de demander l'adhésion à la Cur pénale internationale, a-t-il commenté. Nous souhaitons pouvoir engager des poursuites. Nous sommes victimes d'agressions. Notre territoire est en proie à une agression', a estimé Mahmoud Abbas. Israël a aussitôt dénoncé cette décision. Même réaction de la part des Etats-Unis, allié traditionnel de l'Etat hébreu. L'adhésion à la CPI doit encore être entérinée dans les prochaines semaines. Cette initiative intervient au lendemain du rejet d'une résolution palestinienne à l'ONU. Le texte présenté au Conseil de sécurité prévoyait un délai d'un an pour aboutir à un règlement du conflit avec Israël. Il donnait ensuite deux ans au maximum aux Israéliens pour se retirer des territoires qu'ils occupent depuis 1967. Cette résolution a été rejetée, plusieurs pays ayant voté contre ou préférant s'abstenir. Plus de détails en cliquant ici.
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Difficile d'occulter les tensions israélo-palestiniennes lors de la messe de Noël à Bethléem, en Cisjordanie. Le patriarche latin de Jérusalem - autrement dit le chef de l'Eglise catholique en Terre Sainte - a prié pour que la paix règne à Jérusalem. Il a également appelé à reconstruire Gaza, devant le président palestinien Mahmoud Abbas. Fouad Twal a dénoncé 'un cercle vicieux de violences et de représailles' entre Israéliens et Palestiniens, notamment depuis le conflit de l'été dernier qui a fait près de 2300 morts, en grande majorité palestiniens. Pas de trêve en perspective. Ce mercredi, l'armée israélienne a tué un militant du Hamas dans le sud de la bande de Gaza après avoir essuyé des tirs. Ses obsèques ont eu lieu dans la journée.
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30 octobre 2014, Stockholm reconnaît l'État palestinien et lance le débat au sein de l'Union Européenne. Avant la Suède, seuls Malte, Chypre et les pays du bloc soviétique l'avaient fait pendant la guerre froide. Pour la chef diplomatie suédoise, Margot Wallstrom, reconnaître la Palestine est un geste pour la paix. 'On espère vraiment que nous allons inspirer d'autres pays et injecter une nouvelle dynamique pour relancer le processus de paix' dit elle. Depuis la Suède, quatre parlements européens ont procédé à des votes non contraignants pour appeler à reconnaître l'État de Palestine. Il s'agit des parlements espagnol, britannique, français et irlandais. L'assemblée danoise devrait suivre l'exemple et voter en janvier une résolution réclamant la reconnaissance de la Palestine. Le nombre des pays ayant reconnu l'état palestinien en tant qu'État indépendant est allé croissant, hors du monde occidental jusqu'à la décision suédoise, pour atteindre aujourd'hui 135. 29 novembre 2012, une très large majorité des membres de l'Assemblée Générale des Nations Unies accorde à la Palestine le statut intermédiaire d'État observateur. Une décision critiquée par Israël et ses alliés pour qui seules des négociations israélo-palestiniennes peuvent aboutir à la reconnaissance de l'existence d'un état palestinien indépendant. C'est ce que pense encore aujourd'hui le prix Nobel de la paix 1994 et ancien Premier ministre israélien Shimon Peres. 'Nous avons besoin d'un État palestinien en son temps' dit il. 'Je pense que ce serait mieux que cela soit le fruit d'une négociation et non quelque chose d'imposé.' La position de l'Autorité palestinienne est d'établir les frontières de son Etat sur celle de 1967, avant la guerre des Six jours et l'avancée israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem Est, mais aussi avant les colonisations qui rendent le projet difficile à réaliser. Face aux colonisations, l'Autorité palestinienne compte adhérer à la Cours pénale internationale et accuser Israël de crime de guerre. Selon les statuts de Rome, à la base de la création de la Cours pénale internationale en 1998, tout transfert forcé de populations civiles par une puissance occupante, doit être considérer comme un crime de guerre.
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Un pas important et symbolique vers une paix durable et une solution à deux États. Le Parlement européen affirme son soutien à la reconnaissance d'un État palestinien. À Strasbourg, les eurodéputés ont adopté par 498 voix une résolution de compromis. Une prise de position immédiatement condamnée par l'ambassadeur israélien auprès de l'UE. Une solution négociée n'est pas l'affaire des Européens dit-il : 'La seule façon d'atteindre cet objectif ambitieux est de réunir Israéliens et Palestiniens autour d'une même table et de négocier directement un accord de paix souligne David Walzer. La décision ne peut être prise ni à Strasbourg, ni à New-York, ni à Genève.' Pour l'eurodéputé français Gilles Pargneaux, à l'origine de la résolution, le vote du Parlement peut contribuer à relancer des négociations sérieuses pour une paix réelle : 'Je l'ai dit à l'Ambassadeur d'Israël, vous savez, le fait d'avoir cette reconnaissance et cette résolution qui soit votée va vous permettre bien évidemment d'avoir un interlocuteur, le Fatah, avec Mahmoud Abbas, qui va être renforcé, grâce à notre résolution politique, à notre pression politique.' La reconnaissance d'un État palestinien gagne donc du terrain en Europe. Depuis octobre, quatre parlements ont déjà voté pour : Paris, Londres, Madrid et Dublin.
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Même divisé, le Parlement européen entend réagir après les événements de l'été à Gaza. Il n'y aura finalement pas de vote sur la reconnaissance d'un Etat palestinien mercredi à Strasbourg mais les eurodéputés se prononceront sur un compromis qui appuie une solution négociée à deux Etats. Sociaux-démocrates, Verts et élus de gauche souhaitaient un vote symbolique après d'autres initiatives similaires dans plusieurs Etats-membres. A leur tête, l'eurodéputée nord-irlandaise Martina Anderson :'Cela envoie un signal clair aux Israéliens, que nous voulons la sécurité, la diplomatie, nous voulons une démocratie qui travaille et qui agit dans les deux États, c'est un signal très clair au gouvernement israélien que l'Etat palestinien, son peuple, son territoire est reconnu, que l'occupation doit cesser.' Pour le Parti populaire européen, le groupe le plus important de l'hémycycle, et les libéraux, une telle reconnaissance ne peut se concevoir que dans le cadre d'un accord négocié avec Israël. L'eurodéputé Italien Fulvio Martusiciello : 'Il serait intéressant que ce débat s'occupe à la fois de la reconnaissance de la Palestine et de la sécurité du peuple israélien. Il est inadmissible qu'un citoyen israélien ne puisse pas sortir de chez lui sans courir le risque d'être blessé à l'acide, d'être la victime d'un attentat ou d'être renversé par une voiture.' La résolution européenne pour la reconnaissance d'un Etat palestinien n'était pas contraignante. Elle aurait dû être votée en novembre, mais faute de consensus, elle avait été repoussée à décembre.
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A leur tour les députés français votent en faveur de la reconnaissance d'un Etat palestinien. Ils se sont prononcés à une large majorité. : 339 voix pour, 151 contre et 16 abstentions. La quasi-totalité des socialistes ont approuvé le texte, ainsi que l'ensemble des élus écologistes et du Front de gauche. Cette résolution socialiste a une valeur avant tout symbolique. Le texte invite le gouvernement à reconnaître officiellement l'Etat de Palestine 'en vue d'obtenir un règlement définitif' du conflit avec Israël. L'initiative s'inscrit dans un mouvement global en Europe. Ses défenseurs estiment qu'il s'agit d'un 'signal de paix' face à l'impasse de la situation. Ses détracteurs affirment au contraire que cela ne sert qu'à jeter de l'huile sur le feu. Nicolas Sarkozy, le nouveau patron de l'UMP a plaidé en faveur du vote contre. Au final,48 députés UMP, dont l'ancien Premier ministre François Fillon, ne se sont pas déplacés pour voter.
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La Suède est le premier pays membre de l'Union européenne à avoir reconnu l'Etat de Palestine, donc un territoire, un peuple et un gouvernement, comme l'exige de façon stricte la loi internationale et comme l'a confirmé officiellement la ministre suédoise des Affaires étrangères. 'Aujourd'hui, le gouvernement suédois a décidé de reconnaître l'Etat de Palestine', a-t-elle annoncé. Mais les raisons de cette reconnaissance sont aussi politiques que pragmatiques. 'Nous avons assisté à une escalade de la violence dans les colonies, à Jérusalem et en Cisjordanie Et, nous avons vu, en six ans, trois guerres à Gaza. Nous avons également observé une radicalisation de nombreux jeunes gens, qui n'ont que deux choix : soit accepter la situation telle qu'elle est ou adopter des méthodes violentes', a expliqué ensuite Margot Wallström. C'est en réalité la Grande-Bretagne qui lance l'impulsion, même si plus modérée, quelques jours auparavant. Mi-octobre, les députés britanniques adoptent une motion appelant, à 274 voix contre 12, leur gouvernement à reconnaître l'Etat de Palestine. Un vote qui reste cependant symbolique et n'engage pas le gouvernement de David Cameron. Une abstention, deux voix contre et 319 pour, le Parlement espagnol suit la même ligne courant novembre. À la tribune du public, la délégation palestinienne laisse exploser sa joie. Pour l'ex-ministre des Affaires étrangères du gouvernement Zapatero, ce vote, là aussi symbolique peut faire avancer les choses. 'Pour tenter de contenir la violence exacerbée des groupes terroristes, Israël doit arriver à un accord avec les dirigeants modérés qui rejettent la violence, comme le président de l'Autorité palestinienne', dit Trinidad Jiménez. La rupture des négociations de paix en avril dernier, après neuf mois de pourparlers, y est pour quelque chose. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait donné comme cause de cette interruption entre autres la réconciliation entre le Hamas et l'OLP. Mais dans le même temps, il relançait la politique d'expansion des colonies juives en Cisjordanie et notamment à Jérusalem-Est. Une colonisation niée par le gouvernement israélien, mais qui entrave la viabilité d'un État palestinien. Sur le terrain diplomatique, les Palestiniens tentent de faire avancer leur cause à l'ONU. La Ligue Arabe a mandaté la Jordanie, membre non-permanent du Conseil de Sécurite, afin qu'elle présente une proposition de résolution sur la reconnaissance d'un l'État palestinien dans les frontières de 1967, avec comme capitale, Jérusalem. En 2012, la Palestine était devenue un État observateur à l'Assemblée nationale des Nations unies. Une victoire diplomatique, certes, mais un petit pas en avant seulement, car aujourd'hui, seuls 134 pays dans le monde ont reconnu la Palestine, selon l'Autorité palestinienne. Et dix seulement font partie du G20.
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Les députés français ont débattu ce vendredi matin de la reconnaissance de l'État palestinien. Pendant un peu plus d'une heure, chaque groupe politique a présenté ses arguments. Le vote est prévu mardi prochain. Ensuite, ce seront les sénateurs qui se pencheront sur la question, le 11 décembre. Le texte appelle le gouvernement à 'reconnaître l'État de Palestine en vue d'obtenir un règlement pacifique du conflit' (voir les détails ici). Cela n'oblige en rien le gouvernement, mais cette démarche s'inscrit dans le cadre d'un mouvement européen pour la reconnaissance de l'État de Palestine aux côtés d'Israël. Il y a quelques jours, les parlementaires espagnols ont voté un texte dans ce sens. Les Irlandais et les Britanniques avaient fait de même le mois dernier. Quant à la Suède, elle est allée plus loin en reconnaissant officiellement l'Etat de Palestine. A ce jour, 135 pays ont reconnu la Palestine. Pour en savoir plus sur la question de la Palestine à l'ONU, cliquer ici.
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Sans surprise, Israël a dénoncé le vote des députés espagnols ce mardi appelant à reconnaître l'Etat palestinien, comme l'a déjà fait la Suède. 'Nous estimons que de telles initiatives de la part de parlements en Europe ne font que donner aux Palestiniens le sentiment qu'ils n'ont pas besoin de négocier', a ainsi réagi Emmanuel Nahshon, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. A l'inverse, les autorités palestiniennes se réjouissent de cette décision et souhaitent que cela fasse tache d'huile. 'Il faut suivre cette dynamique en faveur d'une reconnaissance d'un Etat palestinien et en faveur d'une paix juste. Faute de quoi, Israël poursuivra sa politique visant à détruire l'idée d'une solution à deux Etats, visant à détruire les chances d'avoir un Etat palestinien viable', a déclaré Hanan Ashrawi, une des représentantes de l'Autorité palestinienne. La chambre basse du parlement espagnol a adopté ce mardi à la majorité une motion demandant au gouvernement espagnol de reconnaître l'Etat palestinien. Le mois dernier, ce sont les députés britanniques qui se sont symboliquement prononcés dans ce sens. Les députés puis les sénateurs français ont prévu de faire de même dans les prochaines semaines.
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Les commémorations du 10ème anniversaire de la mort de Yasser Arafat ont laissé éclaté au grand jour les divisions palestiniennes. Le chef du Fatah et président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a ouvert les hostilités. Lors de son discours à Ramallah, en Cisjordanie, il a accusé le Hamas d'être derrière une série d'attentats à la bombe contre des membres du Fatah dans la bande de Gaza. Il a également accusé le groupe islamiste de retarder par ses actions les opérations de reconstruction dans le territoire palestinien, contrôlé par le Hamas depuis 2007. Les deux parties ne sont pas parvenues à mettre en application un accord qui devait faciliter l'entrée de l'aide à la reconstruction dans la bande de Gaza. Du côté du Hamas, la réplique ne s'est pas fait attendre. 'Le discours d'Abbas était destiné à susciter des tensions. C'est un discours partisan et méprisable, qui n'est porteur d'aucune bonne intention, que ce soit à l'égard du Hamas ou de la population de Gaza', a réagi Faouzi Barhoum, porte-parole du mouvement islamiste. A Ramallah, des milliers de personnes ont brandi le drapeau du Fatah, pour célébrer les dix ans de la disparition de l'icône du peuple palestinien. Tandis que dans la bande de Gaza, les commémorations ont été annulées à la suite des attaques qui ont visé les alliés d'Abbas.
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L'Esplanade des Mosquées est à nouveau au coeur des tensions. Sur ce lieu sacré aussi bien pour l'islam que pour le judaïsme, seuls les fidèles musulmans sont autorisés à prier, selon le statu quo en vigueur depuis 1967. Les non-musulmans n'ont qu'une permission de visite, quelques heures par jour. Mais ces derniers mois, des extrémistes juifs ont rompu ce statu quo provoquant les troubles actuels. En visite sur place, la chef de la diplomatie européenne, favorable à la création d'un État palestinien met en garde contre le risque d'embrasement. 'Parce que précisément, il existe le risque d'un regain de tensions et d'un retour à des expériences dramatiques, nous avons besoin, désespérément besoin, de faire avancer le dialogue politique', a dit Federica Mogherini. La dimension religieuse de ces derniers événements complique la situation et attise les passions de part et d'autre. Quant au dialogue politique, en écoutant les deux parties, on voit bien qu'on en est encore loin, chacun se renvoyant la responsabilité de l'embrasement. 'Les attaques bélier à Jérusalem, sont le résultat de la politique d'appel à la haine de Mahmoud Abbas et de ses partenaires du Hamas. Nous sommes engagés dans une bataille continue pour Jérusalem. Et je ne doute pas que nous la gagnerons', a déclaré le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou lors d'un rassemblement pour la commémoration de la mort d'Yitzhak Rabin mercredi. 'L'invasion de la mosquée al-Aqsa est une alerte pour une guerre religieuse. Peut-être que certains ne savent pas ce que signifie une guerre de religion. Cela veut dire que chaque Israélien deviendra un ennemi direct de tous les musulmans à travers le monde', a de son côté déclaré Mahmoud Al-Habbash, le conseiller du président palestinien pour les questions religieuses. Le Hamas appelle à protéger l'Esplanade des mosquées par tous les moyens et les extrémistes religieux juifs refusent de suivre les règles édictées depuis un demi-siècle, pourtant, ni le gouvernement israélien, ni l'autorité palestinienne n'ont intérêt à ce qu'une troisième intifada se déclenche. C'est pourtant bien le risque et c'est ce que les observateurs redoutent. En 2000, la deuxième intifada était née au même endroit à la suite d'une visite d'Ariel Sharon sur l'Esplanade des mosquées. Cette visite avait été vécue comme une provocation par les Palestiniens. La tension actuelle est à deux doigts de se transformer en explosion. Le récent conflit déborde déjà en Cisjordanie où des affrontements directement liés aux événements de Jérusalem ont eu lieu ce vendredi au point de contrôle de Kalandia, entre Ramallah et Jérusalem entre des soldats israéliens et des manifestants palestiniens.
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A Jérusalem, des centaines de juifs accompagnent la dépouille du bébé de trois mois, tué par un Palestinien. Le président d'Israël, présent aux funérailles, craint désormais une flambée de violence dont les dirigeants arabes devront selon lui supporter leur part de responsabilité. La fillette a été percutée hier par une voiture conduite par un Palestinien à un arrêt de tramway. 'Les parents de Haya-Zissel Braun sont un jeune couple, explique Yitzhak, leur oncle. Ils sont Americains et ils sont venus vivre ici. Lui étudie dans une Yeshiva, une école religieuse. Il a fallu plusieurs années après leur mariage pour que naisse ce petit bébé, et après trois mois, voilà que survient une telle tragédie.' La voiture bélier a également blessé huit personnes, deux sont dans un état grave. Pour les autorités c'est un acte terroriste. Le conducteur de 21 ans était membre du Hamas. Abdelrahman Shalodi a été blessé par la police alors qu'il s'enfuyait à pied. Il est mort ce matin. Après l'accident, des heurts ont éclaté dans Jérusalem. Ce matin, des individus ont lancé des pierres contre un jardin d'enfants de colons juifs dans un quartier palestinien.
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C'est du jamais vu depuis 2007. Le Premier ministre Rami Hamdallah s'est rendu hier dans l'enclave dirigée par le Hamas depuis plus de sept ans. Après des années de déchirement le chef du gouvernement de l'Autorité palestinienne a serré la main de son ex-alter égo islamiste à Gaza, Ismail Haniyeh. Un geste fort destiné à rassurer la communauté internationale sur l'usage qui sera fait de l'argent de la reconstruction. Une somme évaluée à plus de 3 milliards d'euros par le Premier ministre palestinien. Rami Hamdallah a tenu a rappelé que 'la bande de Gaza était la priorité absolue du président Abbas et de son gouvernement. Gaza a été, est et sera toujours une partie importante de la patrie palestinienne. Il n'y aura aucun projet national palestinien sans Gaza. La division est terminée pour toujours'. Cette première réunion du gouvernement d'union palestinien dans la bande de Gaza intervient à quelques jours de la conférence des donateurs prévue dimanche au Caire pour financer la reconstruction après le conflit entre Israël et le Hamas durant l'été. Près de 2200 Palestiniens essentiellement des civils ont été tués et 73 Israéliens ont également perdu la vie. Des milliers d'habitations ont été détruites et 100 000 personnes sont sans abri à Gaza.

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