Vidéos A la une
La Russie a admis hier à son tour, et pour la première fois, que le crash du 31 octobre dans le Sinaï égyptien pourrait être une attaque terroriste. Une piste déjà privilégiée par Israël, les Etats-Unis, ou encore la Grande-Bretagne. Mais cette fois, c'est le Kremlin qui reconnaît qu'il a pu être la cible d'une attaque revendiquée à plusieurs reprises par l'État islamique en raison du soutien de Moscou à Damas. Les enquêteurs russes et égyptiens sur les lieux du drame n'acceptent pas pour autant l'aide proposée par le FBI pour poursuivre leurs investigations. Le Caire refuse pour sa part de parler de bombe ou d'attentat, sans doute pour éviter de faire fuir les touristes. D'autant plus que Moscou et Londres sont en train de rapatrier leurs ressortissants restés à Charm el-Cheikh, la station balnéaire égyptienne d'où était parti l'avion de la compagnie russe Metrojet et qui n'a jamais pu rejoindre Saint-Pétersbourg.
Vidéos A la une
Par milliers, les touristes russes sont rapatriés d'Egypte ce week-end, suite au crash de l'Airbus dans le Sinaï il y a une semaine. L'hypothèse de l'attentat progresse, y compris à Moscou. Conséquence : les agences de voyage russes ont déjà commencé à enregistrer des annulations de réservations. De quoi être préoccupé quand on sait que l'an dernier, ce sont trois millions de Russes qui sont partis en vacances en Egypte. 'L'Egypte est une de nos destinations les plus prisées, confirme Irina Tiurinade, responsable de l'Union des tour-opérateurs russes. Pour nos clients, ce pays est l'endroit à la fois le plus proche, le plus ensoleillé et le moins cher. Vous savez, 80% des Russes qui partent en vacances à l'étranger choisissent des destinations balnéaires. Donc c'est vrai que là, les choses deviennent un peu plus compliquées.' C'est de Charm el-Cheikh qu'avait décollé l'Airbus qui s'est écrasé. La station balnéaire sur la mer Rouge a connu un développement rapide ces dernières années, et était jusque-là relativement préservée sur le plan de la sécurité. Après les Russes, ce sont les Britanniques qui sont les plus présents sur ces plages. Certains refusent de céder à la panique.'La réaction de mon gouvernement est excessive, commente ainsi une touriste britannique. Le Premier ministre David Cameron a pris des décisions avant même que les boîtes noires n'aient été examinées'. 'On se sent en sécurité ici, ajoute cette autre femme. Cela fait 11 ans qu'on vient ici. Vous pensez qu'on viendrait encore s'il y avait le moindre risque ?' Reste que les hôteliers de Charm el-Cheikh, et plus largement, les responsables du tourisme égyptien se font du souci. La désertion des touristes étrangers serait un coup dur pour un secteur qui peine à se stabiliser après la révolution populaire de 2011. Pour aller plus loin > 'L'Egypte tente de convaincre sur la sécurité pour éviter un nouveau choc touristique' - article d'euronews, à lire ici >'Crash dans le Sinaï: un coup dur pour le tourisme en Egypte' - article de RFI, à lire ici > 'Le tourisme égyptien plombé par les menaces d'attentats' - article du Figaro, à lire ici > 'Ironie de l'histoire: le tourisme au Sinaï est né après une vague d'attentats' - article de Slate, à lire ici
Vidéos A la une
La thèse de l'attentat n'est toujours pas confirmée par l'Egypte. Ayman Al Muqqadam, le chef de la commission d'enquête égyptienne, l'a rappelé lors d'une conférence de presse ce samedi au Caire. Il s'est contenté d'affirmer que les enquêteurs étaient toujours en phase de 'collecte d'information' : 'Un bruit a été entendu à la dernière seconde de l'enregistrement dans le cockpit et une analyse spectrale va être menée par des laboratoires spécialisés pour identifier la nature de ce bruit'. Plusieurs sources proches du dossier ont affirmé ces dernières heures que la thèse d'un attentat terroriste devrait être privilégiée, les données des boîtes noires de l'appareil étant assez explicites. Mais si les enquêteurs égyptiens admettent que l'avion s'est disloqué en vol, ils ne veulent en tirer aucune conclusion. Mohammed Shaïkhibrahim, notre correspondant au Caire : 'L'absence de représentants d'autres commissions internationales lors de cette conférence a soulevé beaucoup de questions ici, et cela laisse la porte ouverte à de nouvelles spéculations et controverses au sujet des raisons du crash de l'avion russe'. Le crash de l'Airbus de Metrojet le 31 octobre au dessus du désert du Sinaï a coûté la vie à 224 personnes. Une semaine après le drame, plusieurs membres des services russes et égyptiens travaillant sur le site ont déposé des fleurs ce samedi sur le site.
Vidéos A la une
Les 137.000 employés d'Airbus étaient appelés à observer une minute de silence ce lundi en hommage aux quatre salariés espagnols tués samedi près de Séville dans le crash d'un A400M flambant neuf destiné à la Turquie. Les deux boîtes noires de l'appareil sont en cours d'analyse. Mais l'avionneur européen ne compte pas attendre les conclusions de l'enquête : les vols d'essai de son transporteur militaire reprendront comme prévu ce mardi. A l'ouverture de la bourse de Paris, le titre Airbus effaçait tout de même ses gains de la semaine dernière. L'A400M est entré en service en 2013 avec plus de 3 ans de retard qui ont coûté près de 5 milliards d'euros à Airbus. Seuls 12 exemplaires ont à ce jour été livrés. En attendant de connaître les causes du crash, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la Malaysie ont cloué au sol leurs A400M. La France, qui en possède six, a apporté son soutien à Airbus, appelant à ' ne pas tirer de conclusions hâtives ' du crash de samedi.
Vidéos A la une
La réputation de Lufthansa mise à mal par les nouvelles révélations sur le drame du crash de Germanwings, alors que la compagnie allemande traverse des turbulences financières. Ce mardi, Lufthansa, la maison-mère de Germanwings, a révèlé que Andreas Lubitz, le copilote de l'A320 sinistré, avait informé l'école de pilotage de Lufthansa en 2009 qu'il avait traversé un 'épisode dépressif grave'. Cette révélation remet en question le processus de sélection des pilotes, alors que la compagnie, par la voix de son PDG, se vante de 'former les meilleurs pilotes du monde', un gage de sécurité. Elle met aussi en mauvaise posture Carsten Spohr, qui avait dit le 26 ne pas avoir le droit de révéler les raisons de son interruption à l'époque : 'Par la suite, il n'a pas seulement réussi tous les examens médicaux, mais aussi tous les entraînements et tests de vols. Il était à 100 pour cent apte, sans aucune restriction et sans aucune condition. ' Les arrêts maladie déchirés trouvés dans l'appartement de Lubitz faisaient porter toute la responsabilité du drame sur un seul homme. Christoph Kumpa, le procureur de Düsseldorf en tirait cette conclusion : 'Le fait qu'ont été retrouvés des certificats médicaux, entre autres, des documents récents, y compris du jour même du crime, soutient l'hypothèse fondée sur les premiers examens, selon laquelle le défunt avait caché sa maladie à son employeur et ses collègues de travail.' Cette affaire vient plomber l'enviable réputation de fiabilité de Lufthansa, quelque part entachée par les grêves à répétition des pilotes depuis un an. 'Heureusement, nous avons des clients très fidèles. Même si nous constatons une baisse des réservations à chaque annonce de grève, ce n'est que pour une courte période. Pour autant, c'est une atteinte à notre réputation, et évidemment, c'est quelque chose que nous aimerions laisser derrière nous le plus vite possible' a précisé la porte-parole de la compagnie, Barbara Schäder. Le conflit a coûté à la compagnie plus de 230 millions d'euros en 2014, alors que Lufthansa doit impérativement réduire ses coûts pour faire face à ses concurrents low-cost en Europe, et sur les longs courriers, face à des rivaux comme Emirates et Turkish airlines.
Vidéos A la une
L'armée américaine a mis à disposition des autorités indonésiennes des hélicoptères et des experts français du BEA, le Bureau d'enquêtes et d'analyses devaient arriver pour compléter l'organisation avec un sonar 3D. La zone de recherches concerne désormais quelques km avec une profondeur moins forte qu'attendue. D'après le porte-parole des recherches, 'l'objectif est de retrouver la plus grande partie de l'avion et les boîtes noires. Ces dernières ont une batterie qui peut durer environ un mois. Le mauvais temps continue à perturber les opérations et les secours n'ont que de petites fenêtres de répit pour progresser'. Au moins 22 corps ont été rapatriés sur les 162 personnes qui étaient à bord de l'Airbus A320-200 de la compagnie AirAsia qui s'est abîmé dimanche en mer alors qu'il effectuait la liaison entre Surabaya, en Indonésie, et Singapour. Une majorité était Indonésiens et il y avait un co-pilote français. Un centre de crise a été installé à Surabaya, deuxième ville d'Indonésie avec des cellules psychologiques pour les familles et des services techniques pour procéder à des tests ADN nécessaires pour le processus d'identification des victimes. Les premières cérémonies de deuil se font également sur place.
Vidéos A la une
Des bateaux supplémentaires ont été mobilisés aujourd'hui pour retrouver le fuselage de l'avion d'AirAsia qui s'est abîmé dans la mer de Java le week-end dernier. Des membres du Bureau d'enquêtes et d'analyses français devaient également se rendre sur place afin de participer aux recherches sous-marines. Ce matin, l'agence EFE indiquait qu'au moins seize corps ont été repêchés alors que l'appareil transportait 162 personnes. Il effectuait la liaison entre Surabaya en Indonésie et Singapour. 'Nous menons des recherches spéciales au-dessus de la mer aujourd'hui et nous allons le faire avec des hélicoptères. Il s'agit de rechercher des corps, des objets flottants, des débris et les affaires des passagers. Nous allons les récupérer', a indiqué un responsable indonésien des opérations de recherches et de secours La plupart des 162 victimes de ce drame sont indonésiennes. Les enquêteurs travaillent sur une piste selon laquelle l'Airbus A 320 a pu connaître une avarie grave alors qu'il était en phase d'ascension rapide pour éviter un gros orage, 40 minutes environ après son décollage. Selon une source proche de l'enquête, des données radar suggèrent que l'avion aurait suivi une trajectoire beaucoup trop pentue, peut-être au-delà de ses limites.
Publicité