Revue du web
Avec Atlantico
Ils éprouvent de "la méfiance" et du "dégoût". Certains dénoncent la corruption, selon le huitième Baromètre annuel de la confiance politique du Cevipof.
Revue du web
Avec La Tribune
La presse grecque évoque "des versements de pots-de-vin à des fonctionnaires par Novartis" dans le cadre de cette affaire où près de 180 personnes ont été convoquées pour témoigner. Une mauvaise année pour le groupe pharmaceutique suisse déjà épinglé deux fois auparavant, en Turquie et en Corée du Sud, pour corruption visant à doper les commandes de certains de ses médicaments.
Société
Patrick et Isabelle Balkany ont appris deux mauvaises nouvelles. Elles concernent leur moulin dans l’Eure et la constitution d'une association pour les contribuables de Levallois.
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La justice du Vatican a rendu son verdict dans l'affaire 'Vatileaks'. Le tribunal a condamné à 18 mois de prison ferme un prélat espagnol, Mgr Balda, accusé d'avoir divulgué à deux journalistes des informations confidentielles sur les finances du Vatican. Les deux reporters ont en revanche été acquittés. L'un d'eux, Emiliano Fittipaldi, s'est exprimé après l'énoncé du verdict : 'Je pense que les juges du Vatican ont été courageux parce que cette sentence, montre, quelque part, que même ici, le droit de travailler comme journaliste est respecté, le droit de décrire des choses vraies, vérifiées et de révéler des informations importantes.'' Quant à la consultante italienne, Francesca Chaouqui, membre comme le prélat espagnol d'une commission sur les finances mise en place par le Pape, elle a été condamnée à dix mois de prison avec sursis. 'Le tribunal a dit que je n'étais pas coupable d'avoir divulgué des informations. Le Saint-Père, quand il lira le verdict, saura que je ne l'ai pas trahi.' Les fuites de documents s'étaient retrouvées dans deux livres chocs portant sur des malversations financières au sein du petit État. Le porte-parole du Vatican, le Père Federico Lombardi, a souligné dans une note écrite 'qu'il ne s'agissait en aucune façon d'un procès contre la liberté de la presse.'
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Près de deux mois après sa mise à l'écart du pouvoir au Brésil, Dilma Rousseff réaffirme son innocence. 'Je n'ai jamais commis aucun crime de responsabilité, jamais je n'ai détourné un seul centime public pour mon enrichissement personnel', affirme-t-elle dans une lettre envoyée au Sénat. Une lettre qui a été lue par son avocat, l'ex ministre de la Justice Eduardo Cardozo : 'Je suis jugée, car je n'ai pas accepté le chantage. Cette procédure de mise en accusation existe parce que j'ai refusé le harcèlement des maîtres-chanteurs. Le plus grand risque auquel fait face le Brésil aujourd'hui est d'être dirigé par un gouvernement qui n'a pas été élu. Un gouvernement qui n'a pas reçu le soutien du peuple ne résoudra pas la crise, car il est lui-même au coeur de cette crise.' Dilma Rousseff est accusée d'avoir maquillé les comptes publics pour favoriser sa réélection. Elle se dit victime d'une 'farce politique et juridique'. Le Sénat décidera fin aôut, probablement après les Jeux olympiques, si elle doit être officiellement destituée. Avec AFP
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Douze et neuf mois de prison avec sursis pour deux lanceurs d'alertes français. C'est la décision prise par le tribunal du Luxembourg ce mercredi dans l'affaire dite LuxLeaks. Antoine Deltour, ancien collaborateur du cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers, tout comme son ancien collègue Raphaël Halet, sont reconnus coupables. Le motif : 'vol et violation du secret pofessionnel'. Ces deux anciens employés au Luxembourg de PwC avait fait fuiter près de 30.000 pages internes, éclairant les pratiques fiscales de grandes multinationales établies au Grand-Duché. Le journaliste français Edouard Perrin, poursuivi pour complicité, est pour sa part acquitté. C'est lui qui avait révélé en 2012 ces accords fiscaux confidentiels entre des multinationales et le fisc luxembourgeois, grâce aux documents des ex salariés. Antoine Deltour est depuis devenu l'un des emblèmes des lanceurs d'alerte, très soutenu en Europe. Il y a un an, le Parlement européen lui remettait même le prix du citoyen européen. Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Luxembourg a malgré tout salué leur rôle, relevant qu'il était 'acquis' que les deux ex-employés de la filiale luxembourgeoise de PwC étaient 'aujourd'hui à considérer comme des lanceurs d'alerte'. Les deux Français devraient faire appel de la décision de la justice luxembourgeoise. 'Le jugement nous reconnaît comme des lanceurs d'alerte. A partir du moment où l'on confirme que notre action sert l'intérêt général, je ne vois pas la pertinence de la condamnation', a expliqué Raphaël Halet en sortant du tribunal.
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Le gouverneur de la région de Kirov, Nikita Belykh, est accusé de corruption et a été placé en détention provisoire pour deux mois. La décision été prise par le juge Artur Karpov qui s'est déjà illustré dans plusieurs affaires politiques. Nikita Belykh a été arrêté vendredi dans un restaurant de Moscou alors que lui étaient présentés 400 mille euros. Nikita Belyk est le troisième gouverneur arrêté en un peu plus de douze mois. Il assure être innocent.
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Dans quelques heures, l'Assemblée nationale votera le projet de loi Sapin 2. Lutte contre la corruption, encadrement des lobbies, rémunération des grands patrons, reporting public pays par pays ... divers points seront à l'ordre du jour. Pour Dominique Potier, co-rapporteur de la loi Sapin 2 à l'Assemblée nationale et député PS de Meurthe-et-Moselle, la plupart des mesures citées dans ce projet de loi permettent de lutter contre l'évasion fiscale. Elles offrent aussi plus de transparence à la vie économique française. - 12h l'heure H, du mardi 14 juin 2016, présenté par Hedwige Chevrillon et Guillaume Paul, sur BFM Business.
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19 ans et six mois de prison ont été requis à l'encontre du beau-frère du roi d'Espagne, Iñaki Urdangarin, jugé pour des détournements de fonds publics aux côtés de son épouse, l'infante Cristina, poursuivie pour fraude fiscale. Fait notable, le couple princier était présent à l'audience. Le procès doit reprendre ce mercredi avec les plaidoiries de l'accusation et de la défense.
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Le Parlement européen approuve la mise en place d'une commission d'enquête sur le scandale des Panama Papers. Son mandat prévoit de se concentrer sur les éventuelles infractions commises par les institutions et les États membres au regard de législation européenne en matière de blanchiment d'argent et d'évasion fiscale. " Ce que les journalistes ont découvert c'est qu'il était possible d'ouvrir des comptes bancaires, d'établir des sociétés secrètes et de cacher le bénéficiaire réel de ces énormes sommes d'argent ", explique l'eurodéputé écologiste Sven Giegold. Les 65 parlementaires de cette commission auront 12 mois pour remettre leur rapport. Le scandale des Panama Papers a révélé l'utilisation à l'échelle mondiale de sociétés écrans dans le but d'échapper à l'impôt.
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L'Office européen de lutte anti-fraude a présenté son rapport annuel. En 2015 l'Olaf a conclu 304 enquêtes et lancé 219 nouvelles investigations. Selon l'organisme ce sont près de 888 millions d'euros qui ont été distribués de manière frauduleuse. Trois États membres ont concentré les efforts des enquêteurs : la Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie. Ces investigations concernent principalement l'utilisation des Fonds structurels européens. Mais pour le directeur général de l'Olaf il faut désormais dépasser les frontières nationales. Giovanni Kessler précise que l'Office européen " a la capacité d'enquêter comme si l'Europe était un pays. La réalité est que nous sommes confrontés à des crimes qui sont de plus en plus transnationaux ". L'Olaf a pour mission d'enquêter sur la corruption et les fraudes au sein des institutions européennes mais aussi celles liés au budget européen.
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Le scandale Petrobras fait une nouvelle victime au Brésil. En une semaine, un deuxième ministre quitte le gouvernement. Ironie du sort, c'est le ministre de la Transparence, un poste créé pour lutter contre la corruption. Hier les employés de ce ministère réclamaient le départ de leur chef, Fabiano Silveira. Fabiano Silveira démissionne donc après la divulgation d'un enregistrement où on l'entend critiquer l'enquête en cours sur l'affaire de corruption Petrobras. Ce scandale, le plus grand de l'histoire du Brésil, a envoyé derrière les barreaux des politiciens et des hommes d'affaires. Le Parti des travailleurs de Dilma Rousseff est dans la tourmente au point que la présidente a été suspendue, accusée par l'opposition d'avoir maquillé les comptes publics. Les Brésiliens excédés réclament sa destitution.
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L'Union européenne peut visiblement encore faire rêver. C'est le cas en Albanie, un pays des Balkans encore très associé à des maux, tels que la corruption ou la criminalité. Mais le socialiste Edi Rama, qui le dirige depuis près de trois ans, s'efforce de le réformer. Objectif : rentrer dans le club européen. Alors où en est l'Albanie ? Nous avons rencontré Edi Rama. Audrey Tilve, Euronews Commençons par l'objectif européen puisque c'est votre mantra. L'Albanie a le statut de candidat depuis 2014. Vous poussez pour que les négociations d'adhésion débutent le plus vite possible, dès cette année. Qu'a-t-elle encore de si attrayant cette Union européenne quand on voit l'état dans lequel elle se trouve ? Edi Rama, Premier ministre albanais 'Je pense que chez nous et en général dans les Balkans, on n'a pas oublié ce qu'on oublie souvent en Europe, que l'Union européenne, c'est surtout un projet de paix et de prospérité construit ensemble. Il faut juste se souvenir que j'ai visité Belgrade après 68 ans et que mon homologue serbe est venu à Tirana pour la première fois dans l'histoire de deux pays voisins qui ont mené des guerres l'un contre l'autre. Et pourquoi ? Parce qu'on est tous unis dans cet effort pour rejoindre l'Europe. Et oui, si l'Europe a des problèmes, ce sont des problèmes qu'il faut traiter non pas comme le résultat d'un projet qui ne marche pas mais comme le résultat d'un manque de courage et de leadership pour accomplir ce projet.' Euronews Et dans une Union européenne déjà très affaiblie, quel serait l'intérêt d'accueillir une Albanie qui a encore beaucoup de problèmes ? Edi Rama, Premier ministre albanais 'Exactement pour les raisons dont Marine Le Pen et ses proches en Europe font la propagande contre le soit-disant élargissement, exactement pour ça, pour une Europe plus sûre, il faut accomplir le projet et ne pas laisser au milieu de l'Europe, dans le coeur de l'Europe, une zone grise où des acteurs d'en dehors de l'Europe - la Russie ou le fondamentaliste islamique - trouvent leurs fiefs pour mettre en danger la sécurité européenne.' Euronews En tout cas, avant de commencer à négocier votre adhésion, Bruxelles vous demande une grande 'réforme': http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/20160407IPR21791/Albanie...'efforts-n%C3%A9cessaires-en-mati%C3%A8re-de-r%C3%A9formes du système judiciaire. Une réforme qui tarde à venir notamment en raison des rapports extrêmement conflictuels entre votre gouvernement et l'opposition, qui ralentissent les travaux au Parlement. Comment allez-vous sortir de cette impasse ? Edi Rama, Premier ministre albanais 'La réforme ne tarde pas à venir. On s'est embarqué dans cette réforme il y a un an et quelques mois et on est en train de la finaliser. C'est une réforme constitutionnelle, c'est une réforme fondamentale et radicale pour changer complètement le système judiciaire. Et bien sûr, c'est très, très difficile. Il y a des débats, il pourrait y en avoir beaucoup plus, et il ne faut jamais oublier deux choses, premièrement, nous, on est dans le calendrier...' Euronews Quel est le délai, quand est-ce que vous voulez faire adopter cette réforme ? Edi Rama, Premier ministre albanais 'Nous, on veut ouvrir les négociations d'adhésion à la fin de l'année, voilà, et il faut que quand le Conseil européen soit réuni, la réforme soit passée, et elle sera passée. Et de l'autre côté, il faut arrêter avec cette histoire de l'Albanie corrompue et criminelle parce que c'est...' Euronews Les magistrats ne sont pas corrompus en Albanie ? Vous prenez à témoin les Albanais qui nous regardent ? Edi Rama, Premier ministre albanais 'Il faut arrêter avec cette histoire de l'Albanie corrompue et criminelle et des Balkans corrompus et criminels parce que c'est un stéréotype qui a été créé pendant de nombreuses années pour criminaliser ces pays très facilement.' Euronews D'après le parquet anti-mafia italien et des rapports d'experts, un tiers à peu près de l'économie albanaise serait régi par la criminalité avec des trafics en tout genre trafic de drogue, trafic d'armes, des femmes, d'organes. Edi Rama, Premier ministre albanais 'Ca c'est dégueulasse, ça c'est dégueulasse. Il n'y a jamais eu un rapport nulle part qui dit qu'un tiers de l'économie albanaise, c'est du trafic d'êtres humains, de drogues etc.' Euronews Quelles sont vos estimations, quels sont vos chiffres ? Vous niez le fait qu'il y ait du trafic de drogue, d''armes':http://www.politico.eu/article/the-european-nation-with-a-deadlier-gun-c... une traite des femmes en Albanie ? Edi Rama, Premier ministre albanais 'Je nie profondément et je vous dis que c'est complètement faux de parler de trafic d'armes de l'Albanie.' Euronews Donc il n'y a aucun problème en Albanie avec la criminalité ? Tout va bien ? Edi Rama, Premier ministre albanais 'Pourquoi on doit aller d'une extrême à l'autre ? Je ne comprends pas. Soit il n'y a aucun problème soit il y a la criminalité totale en Albanie. Pourquoi ? Il n'y a pas quelque chose de plus rationnel ? Ou c'est journalistiquement intéressant de raconter ces histoires. Vous avez décrit l'Albanie comme si c'était la source des maux de l'Europe mais ce n'est pas vrai.' Euronews Ca n'est pas ce que j'ai dit. Edi Rama, Premier ministre albanais 'C'est un pays qui change chaque jour, avec des problèmes, avec un passé vraiment très, très difficile, le plus difficile de tous les pays communistes parce qu'on a été durant 50 ans isolé non seulement de l'Europe occidentale mais aussi de l'Europe de l'Est, et voilà. On a fait en 25 ans un vrai miracle si on considère d'où on est parti.' Euronews Alors changeons de sujet pour parler de l'économie du pays que vous essayez de développer, de booster. Les investissements étrangers sont en hausse. Néanmoins, le pays produit encore peu, il importe beaucoup. Sur quels secteurs est-ce que vous misez pour l'avenir ? Edi Rama, Premier ministre albanais 'Alors, l'Albanie est très riche en ressources naturelles, le pétrole, le gaz, les minerais. L'Albanie a un potentiel extraordinaire pour le tourisme, l'Albanie peut développer une agriculture assez compétitive pour ses propres besoins, on a fait beaucoup aussi sur l'énergie, et bien sûr on a une main d'oeuvre encore très peu chère et ça nous a aidé à développer davantage le secteur de la manufacture. C'est sur ces sources de croissance qu'on cherche à construire notre nouveau modèle économique et ça marche.' Euronews On va finir sur une note un peu plus personnelle. Avant d'entrer en politique, vous étiez artiste peintre. Avec le recul, vous ne regrettez pas d'avoir quitté le monde des arts ? Edi Rama, Premier ministre albanais 'Je ne regrette jamais rien moi. J'avais d'autres plans mais voilà, je suis ici, je suis devant vous, et j'ai pris la grande responsabilité de diriger le gouvernement de mon pays et c'est le plus grand privilège et le plus grand honneur que quelqu'un puisse avoir. Mais dans le même temps, je n'ai pas suspendu mon travail d'artiste. Je fais l'artiste pendant que je fais le Premier ministre. Je peins pendant des réunions, je peins pendant les coups de fil et ça m'aide beaucoup à me concentrer dans les coups de fil et dans les réunions, et vous voyez, comme je ne peins pas pendant les interviews, ça ne marche pas toujours parfaitement.' ---------------- Biographie : Edi Rama Edi Rama est né à Tirana, la capitale albanaise, le 4 juillet 1964 Il devient Premier ministre en septembre 2013 Il a été maire de Tirana entre 2000 et 2011 Edi Rama a été ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports entre 1998 et 2000 Avant de faire de la politique, il était peintre
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Tout juste en place et déjà dans l'urgence. 'Nous avons peu de temps', avait d'ailleurs prévenu jeudi le nouveau président brésilien Michel Temer, lors de sa prise de fonction. Son gouvernement a ainsi dès vendredi annoncé de premières mesures, consistant en une réduction des dépenses publiques et le maintien des programmes sociaux pour les plus démunis. L'urgence est économique. Le pays connaît sa pire récession depuis les années 1930. L'inflation est élevée et le chômage, massif. Elle est aussi politique. L'image du Brésil a été fortement abîmée ces dernières années à l'étranger, alors que le pays traverse toujours une crise sanitaire avec la propagation du virus Zika et qu'il s'apprête à accueillir dans trois mois la plus grande des compétitions internationales : des jeux olympiques d'été. De plus, le nom du nouveau président est cité dans un scandale de corruption tentaculaire. C'est aussi le cas du tiers de son gouvernement. Un gouvernement uniquement composé d'hommes. Pour couronner le tout, il est très impopulaire. Entretien avec Andrei Netto Maria Barradas, journaliste de notre service portugais, a posé plusieurs questions à Andrei Netto, correspondant du journal brésilien Estadão à Paris, notamment sur l'avenir de Michel Temer à la tête du Brésil. Michel Temer, a-t-il les coudées franches et la légitimité pour gouverner ? Andrei Netto : 'Au parlement oui, Michel Temer rassemble les conditions pour gouverner parce qu'il a une base de soutiens assez large, avec le Parti du mouvement démocratique brésilien, le PMDB et le parti de la social-démocratie brésilienne, le PSDB, de centre droit, et aussi quelques petits partis qui soutiennent également son gouvernement. D'autre part, il y a ce problème de légitimité, et c'est la question qui se pose aujourd'hui au Brésil. En ce moment même, une partie importante de la société brésilienne, se questionne pour savoir si Michel Temer a la légitimité d'exercer le pouvoir.' La presse internationale évoque ce paradoxe : Temer est soupçonné et appelé à comparaître dans plusieurs procès pour corruption et ferait lui-même l'objet d'une procédure de destitution. Que pouvez-vous nous dire à ce propos ? Andrei Netto : 'Il y a de fait une procédure de destitution qui est en cours à la chambre des députés contre Michel Temer, et il est vrai aussi qu'il y a certaines 'situations' en rapport avec le vice-président dans l'enquête concernant l'opération Lava Jato, qui est une espèce de version brésilienne de l'opération Mains Propres. Michel Temer, pour le moment, n'est pas parmi les personnalités les plus touchées au sein du parti centriste qu'il représente, le PMDB. Il y a des noms plus impliqués dans ces scandales de corruption comme celui de l'ancien président de la chambre des députés Edouardo Cunha, ou celui du président du sénat Renan Calheiros et aussi six des ministres qui viennent d'intégrer le nouveau gouvernement formé par Michel Temer.' Il doit impérativement fournir des résultats convaincants dans les six prochains mois, il doit notamment commencer à assainir les comptes publics et contrer la pire récession que connaît le pays depuis des décennies. Les conditions sont-elles réunies pour le faire ? Andrei Netto : 'Je dirai que, paradoxalement, ce n'est pas l'un des plus grands problèmes de Michel Temer. Car depuis deux ans, l'économie brésilienne est à l'arrêt, le taux de croissance était négatif l'an dernier, moins 4 %, sous la direction de Dilma Rousseff, donc une reprise est quasiment inévitable. Mais en plus, Michel Temer a choisi un ministre des Finances, Henrique Mereilles, qui est un homme extrêmement expérimenté. Il a travaillé, avec succès, à la Banque centrale du Brésil pendant le mandat de Luiz Inacio Lula da Silva. C'est un homme capable de rééquilibrer les comptes publics.' Comment pensez-vous que les Brésiliens vont réagir dans l'éventualité où Michel Temer n'obtient pas très rapidement des résultats visibles ? Andrei Netto : 'Si Michel Temer réussit à équilibrer les comptes publics, relancer la croissance, réduire le chômage, c'est possible que de ces mesures émerge une sorte d'état de grâce, ou un soutien populaire qui légitime Michel Temer. Dans le cas contraire, je ne doute pas que Michel Temer ne soit confronté à une grande et croissante opposition de la rue les mois prochains. Donc, les six prochains mois vont être cruciaux dans cette crise politique qui ne s'achève pas maintenant, mais continue au Brésil.' Quelles conséquences a, selon vous, cette crise politique sur les engagements internationaux du Brésil, notamment pour les JO qui arrivent ? Andrei Netto : 'Je ne sais pas, peut-être qu'il y aura un petit impact ou bien un impact considérable sur les Jeux olympiques parce que l'image extérieure du Brésil est endommagée. Mais ce qui me préoccupe le plus ce ne sont pas les JO, mais la position du Brésil dans les grandes institutions internationales. Souvenons-nous par exemple que des présidents comme Barack Obama aux Etats-Unis, ou François Hollande en France, n'ont pas félicité Michel Temer, ils n'ont pas contacté le vice-président, aujourd'hui président en exercice, et cela montre une certaine réticence, une prudence, un attentisme de la communauté internationale qui se demande bien quel sera le développement de la crise politique au Brésil.'
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Des mesures inédites ont été annoncées pour lutter contre l'argent sale dans l'immobilier au Royaume-Uni, par le Premier ministre britannique David Cameron à l'ouverture du sommet anticorruption à Londres. Une annonce qui vise les sociétés offshores qui possèdent plus de 100 000 logements en Angleterre et au Pays de Galles. La mesure, très attendue, vise d'abord les quelque 100.000 logements en Angleterre et au Pays de Galles, dont 44.000 rien qu'à Londres selon les chiffres officiels, qui sont détenus actuellement par des sociétés offshore sans qu'on ne connaisse l'identité réelle de leur bénéficiaire. Sans être illégale, la pratique a transformé l'immobilier londonien en 'refuge pour l'argent volé du monde entier', selon l'association Transparency International. Entre 2004 et 2014, des biens immobiliers d'une valeur totale de 180 millions de livres ont été visés par des enquêtes de la police pour corruption. Transparency International estime qu'il ne s'agit là que 'de la partie émergée de l'iceberg'. Sommet anti-corruption : Londres s'engage contre l'argent sale dans l'immobilier https://t.co/M8yLFNm1OL par alicejritchie #AFP- Agence France-Presse (afpfr) 12 mai 2016 Autre décision : la mise en place d'un échange automatique d'informations sur les registres avec les dépendances de la Couronne, comme l'île de Jersey. Philip Ozouf, ministre des finances de l'île de Jersey: 'Dès qu'une personne veut ouvrir un compte bancaire à Jersey, cette information sera enregistrée automatiquement dans ''un registre et communiquée à l'administration fiscale du pays d'origine, donc il n'y a plus de secret. On ne peut plus dire que Jersey est un paradis fiscal. C'est une étiquette qui doit être consignée dans les livres d'histoire.' Mais cette mesure reste très insuffisante aux yeux des ONG, et des militants anticorruption, qui dénoncent une poudre aux yeux, et qui attendent plus de mesures concrètes et de résultats. Pr. Richard Murphy, professeur d'économie à la City University de Londres: 'Un paradis fiscal existe pour le bénéfice de personne qui ne sont pas là physiquement, et offre un voile de secret pour vous assurer que personne ne peut être identifié. Voilà comment nous définissons maintenant un paradis fiscal. C'est ce que Jersey est en train de faire : un faible taux d'imposition pour le bénéfice de personne étrangères, pour saper le régime fiscal d'autres pays.' Mon message au sommet anti-corruption: Fight corruption = Close Tax heaven Bon papier sur double jeu UK https://t.co/zdIt5wd73g IciLondres- Eva Joly (EvaJoly) 12 mai 2016 'La corruption est un cancer qui sévit dans le monde aujourd'hui. Elle détruit des emplois et freine la croissance, privant l'économie mondiale de milliards de livres chaque année', a écrit David Cameron, qui doit clôturer le sommet dans l'après-midi. Un décret instituant un registre équivalent a été publié ce mercredi 11 mai en France. Il doit regrouper '16.000 entités aujourd'hui en France dont le public ne connaît pas les propriétaires ou les bénéficiaires', a indiqué le ministre français des Finances Michel Sapin. Dans une interview au Guardian mercredi 11 mai, Michel Sapin a fait part de son sentiment que la Grande-Bretagne voulait 'sincèrement mettre fin à certaines pratiques'.
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Au Brésil, Dilma Rousseff est sur le point de céder le pouvoir. Le Sénat est en ce moment réuni pour une session marathon afin de décider ou non de destituer la présidente brésilienne, accusée de maquillage de comptes publics. Et la balance ne penche pas en sa faveur. Depuis hier matin, les sénateurs s'expriment à la tribune à tour de rôle pendant 15 minutes pour défendre ou accabler Dilma Rousseff. Ils vont ensuite prendre part à un vote. Si une majorité des 81 sénateurs souhaite sa destitution, la présidente devra céder le pouvoir à son vice-président Michel Temer pour une durée maximale de 180 jours. Elle devra être soumises à un procès en destitution. Ce procès sera organisé par le Sénat. Cette fois, si deux tiers de ses membres votent en faveur d'une destitution, Dilma Rousseff sera définitivement écartée du pouvoir et ne pourra pas se représenter avant 8 ans. Le vice-président Michel Temer sera alors confirmé dans son intérim pour gouverrner jusqu'à la fin du mandat, le 31 décembre 2018. A l'extérieur du Sénat à Brasilia, la tension reste vive. 5 000 manifestants, anti et pro-Dilma Rousseff sont présents. Face à la foule, un dispositif policier impressionnant a été déployé. Les supporters de la présidence dénoncent un coup d'État. Le camp d'en face l'accuse de corruption. Le Brésil semble aujourd'hui profondément divisé. Selon les derniers sondages, environ 60 % des Brésiliens souhaiteraient le départ de Dilma Rousseff.
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Devant une caméra qui avait su se faire oublier, David Cameron a décrit hier le Nigeria et l'Afghanistan comme étant des états 'extraordinairement corrompus'. Au lendemain de sa gaffe diplomatique, le Premier ministre britannique réagit. Il s'est exprimé devant les Communes. En se permettant de faire de l'humour. 'Tout d'abord, laissez-moi vérifier que le micro fonctionne avant de parler. C'est sûrement une bonne idée. Des pays comme le Nigeria ou l'Afghanistan ont des dirigeants qui se battent avec courage contre de vastes systèmes de corruption et ils ont fait de grands progrès. Voilà pourquoi je suis heureux de les recevoir ici à Londres pour la conférence anti-corruption. Par contre, je ne pense pas qu'il serait judicieux de suspendre notre aide à ces pays. Parce que sincèrement, les problèmes de ces pays finissent par revenir nous hanter ici, qu'il s'agisse de problèmes de migrations, de terrorisme, et tout le reste', a-t-il déclaré. Présent à Londres, le président nigérian Muhammadu Buhari reconnaît des problèmes de corruption dans son pays. Ce qu'il demande, c'est que l'argent détourné par des Nigérians via la place de Londres revienne au pays'. 'Je ne vais pas demander d'excuses à qui que ce soit. Tout ce que je demande, c'est le retour des actifs' a déclaré le chef d'Etat nigérian. President Buhari: 'What i am demanding is the return of our assets... What will i do with an apology?'https://t.co/zhD9nSEWRc- Wolé II (@Kingwole) 11 mai 2016 En Afghanistan, les réactions aux propos de David Cameron sont vives. Pour ce membre du parlement, il est facile de pointer son pays du doigt alors que c'est l'attitude des pays occidentaux en Afghanistan qui est en cause. 'La corruption existe en Afghanistan, cela ne fait aucun doute. Mais le Royaume-Uni lui-même, l'Amérique et la communauté internationale portent une part de responsabilité dans l'expansion de la corruption en Afghanistan. Au moment où la conférence anti-corruption est sur le point de commencer à Londres, nous ne nous attendions pas à de tels propos du gouvernement britannique. C'est une insulte à la nation afghane', affirme le député Mohammad Farhad Sediqi. L'Afghanistan est l'un des trois pays les plus corrompus au monde. Personne ne peut donc nier le problème. Mais les propos de David Cameron tombent mal au moment où il essaie d'obtenir des dirigeants mondiaux qu'ils signent la toute première déclaration mondiale contre la corruption.
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Au Brésil, l'étau se resserre un peu plus autour de Dilma Rousseff et Lula. Le procureur général a demandé l'ouverture d'une enquête contre la présidente brésilienne pour obstruction à la justice. En cause, la nomination en mars de son prédécesseur au poste de chef de cabinet, l'équivalent de Premier ministre. Or, pour le Procureur, cette nomination, bloquée depuis par la justice, a pu avoir pour objectif de perturber les investigations en cours sur le scandale de corruption Petrobras. La présidente brésilienne n'a jamais été autant menacée. Les sénateurs doivent décider la semaine prochaine s'ils votent pour sa destitution, comme l'ont déjà fait les députés. Par ailleurs, le procureur a demandé ce mardi, au Tribunal suprême fédéral, l'autorisation d'inclure Lula dans l'enquête principale pour 'association de malfaiteurs sur les détournements de fonds systématiques au sein du groupe pétrolier publique.' Cette requête vise également trois ministres influents du gouvernement de Dilma Rousseff. Avec AFP
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L'ancien chef de l'antigang et ex-numéro deux de la PJ de Lyon, Michel Neyret, comparaît ce lundi au tribunal correctionnel de Paris pour corruption. Une affaire qui pousse la justice à remettre au centre du débat la question des relations ambiguës entre policiers et "indics". Le super flic déchu est notamment accusé de s'être procuré ou d'avoir tenté de se procurer du cannabis provenant de saisies pour rétribuer des informateurs. - Avec: Matthieu Frachon, grand reporter spécialiste de l'histoire du crime et de la police. Charles Prats, magistrat spécialiste de la lutte contre la fraude. Et Stéphanie Gibaud, ancienne cadre chez UBS, lanceuse d'alerte à l'origine de l'affaire UBS France, a permis à l'Etat de retrouver les 12 milliards d'euros que la société avait caché au fisc. - Les Décodeurs de l'éco, du lundi 2 mai 2016, présenté par Fabrice Lundy, sur BFM Business.
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Michel Platini s'est dit 'encore plus optimiste' à sa sortie du Tribunal arbitral du sport ce vendredi à Lausanne, en Suisse. Le président en titre de l'UEFA a plaidé toute la journée pour la levée de sa radiation de six ans infligée par la Fifa pour 'conflits d'intérêts'et 'abus de position'. Qu'a-t-il dit aux trois juges de la plus haute juridiction sportive chargés de trancher l'affaire ? 'J'ai dit que comme devant le but, j'essaie d'être précis, net et concis, a expliqué Michel Platini aux journalistes. Donc j'ai travaillé, j'ai fait une facture, j'ai suivi les directives de la Fifa, j'ai reçu l'argent et j'ai payé mes impôts.' L'ancien président de la FIFA, le Suisse 'Sepp' Blatter, a lui aussi été suspendu des instances du football mondiales dans ce dossier. Il a été auditionné vendredi par le tribunal, mais en tant que témoin uniquement. ' Je sors de cette réunion avec la conscience tranquille, a-t-il déclaré. J'espère avoir pu donner des informations importantes dans ce dossier qui m'intéresse également.' Au coeur de cette affaire, le paiement suspect de 1,8 million d'euros, versé en 2011 par Sepp Blatter, alors président de la FIFA, à Michel Platini pour rémunérer son travail de conseiller de l'organisation footballistique. Mais il n'existe aucun contrat écrit de cette mission effectué neuf ans plus tôt, en 2002. La décision des juges est cruciale pour l'ancien numéro dix des Bleus, qui joue ici son avenir politique. Michel Platini saura au plus tard le 9 mai s'il peut retrouver son poste de président de l'UEFA et, à ce titre, ouvrir l'Euro de football en France le 10 juin prochain.
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Le président Sud-africain, Jacob Zuma, encore une fois, rattrappé par la justice. Deux ans avant son élection à la tête du pays, il avait été inculpé pour corruption, fraude fiscale et racket concernant la signature d'un contrat d'armement. En 2009, quelques semaines avant son élection, le parquet général avait décidé d'abandonner ces charges. Ce vendredi, la Haute Cour de Pretoria est revenue sur cette décision, estimant que le Chef de l'Etat devrait être poursuivi pour ces accusations. Jacob Zuma a déjà été affaibli par plusieurs scandales ces dernières semaines. La plus haute juridiction du pays l'a notamment reconnu coupable de violation de la Constitution pour n'avoir pas remboursé une partie des 20 millions d'euros d'argent public utilisés pour rénover sa résidence privée. Une nouvelle procédure judiciaire contribuerait à ternir un peu plus l'image du chef de l'Etat à trois mois d'élections municipales. Si l'opposition remporte une victoire de taille, la saga judiciaire devrait se poursuivre. La décision rendue vendredi par le tribunal de Pretoria est susceptible d'appel.
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En pleine guerre contre l'Etat islamique, la pression monte en Irak contre le gouvernement. Mardi, des milliers de manifestants sont redescendus dans la rue à Bagdad pour réclamer des réformes politiques à l'appel de l'influent dirigeant chiite Moqtada Sadr. Le cortège a traversé Badgad pour se rendre jusqu'à la Zone verte, le quartier ministériel ultra sécurisé. 'Toutes les factions irakiennes, les Sunnites, les Kurdes et les Chiites marchent actuellement vers la Zone verte,' explique un manifestant. 'Tous les politiques de ce pays sont des voleurs. Ils doivent partir.' Après un long sit-in, le cortège s'est disloqué devant les portes d'entrée du quartier ministériel placé sous surveillance militaire. Les manifestants exigent la démission de l'actuel gouvernement accusé d'inertie et de clientélisme. Le Premier ministre Haider al-Abadi essaye depuis plusieurs semaines de remanier son gouvernement en excluant les partis dominants et en confiant les responsabilités à des technocrates mais le parlement s'oppose à ces changements. Un bombardier géant B-52 a bombardé pour la première fois lundi une cible du groupe Etat islamique en Irak #AFP pic.twitter.com/OPEk60C8Sh- AFP USA (@AFPusa) 21 avril 2016 L'ONU et les Etats-Unis ont récemment exprimé leur inquiétude de voir les querelles politiques prendre le pas sur la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique, qui contrôle des territoires à l'ouest et au nord de Bagdad. Avec AFP et Reuters
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Pour ou contre la destitution de la présidente brésilienne Dilma Rousseff. La Chambre basse procède à un vote décisif ce dimanche. Les députés débattent du sujet depuis vendredi. Brésil: Rousseff et Lula à l'attaque à la veille du vote sur la destitution https://t.co/AMbpyI0kY5 par DCWroclaw #AFP- Agence France-Presse (afpfr) 16 avril 2016 D'après des estimations réalisées par des quotidiens brésiliens, le vote en faveur de la destitution atteindrait tout juste la majorité nécessaire des deux tiers. Le Brésil suspendu au sort de la présidente Dilma Rousseff https://t.co/uSN1OpGqC6 #AFP pic.twitter.com/foHkVZ7Rw8- Agence France-Presse (@afpfr) 16 avril 2016 La présidente a défendu une nouvelle fois son honneur lors d'une allocution télévisée ce samedi. Dès ce matin, de nombreux Brésiliens favorables au départ de Dilma Rousseff ont manifesté à Brasilia, à proximité du Congrès. Des partisans de la présidente doivent également se rassembler dans la capitale et dans d'autres villes du pays. A Brasilia, une imposante barrière d'un kilomètre de long et deux mètres de hauteur a été érigée pour séparer les deux camps.
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Jusque tard dans la nuit, des milliers de personnes continuaient de crier des slogans hostiles au parti au pouvoir à Skopjé. Particulièrement visés : le président macédonien, qui veut amnistier plus de 50 personnalités impliquées dans un scandale d'écoutes illégales, et l'ex Premier ministre qui, lui, devrait bénéficier de cette mesure. Pour ce troisième jour de manifestations, quelque 20 000 personnes se sont déplacées dans la capitale macédonienne. 'Ces manifestations se poursuivront jusqu'à ce que le gouvernement démissionne, jusqu'à ce qu'un gouvernement de technocrates soit formé, pour créer les conditions normales à l'organisation d'un scrutin juste et démocratique, et pour que les gens puissent voter librement', a martelé Stojance Angelov, un représentant de l'opposition. Le président macédonien Gjorge Ivanov a réagi à ces protestations et a notamment justifié sa décision de suspendre l'enquête sur un système de surveillance qui a ciblé 20 000 personnes. Il a évoqué la présomption d'innocence et le risque d'instrumentalisation de cette affaire, alors que des législatives devraient se tenir le 5 juin. Il s'agit là aussi d'un point de discorde majeur entre le pouvoir et l'opposition. Cette dernière réclame le report du scrutin sous peine de boycott, prétextant des listes truquées et un risque de fraude. Il semble donc que la perspective de ces législatives contribue à raviver les tensions, dans ce pays enferré depuis deux ans dans une crise politique. Avec AFP
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L'ancien sénateur brésilien Gim Argello a été arrêté par la police dans le cadre de l'opération Lava Jato, enquête au long cours sur le scandale Petrobras. Cet ancien élu membre du parti centriste PTB est accusé d'avoir protégé plusieurs cadres de grandes sociétés lors d'une enquête parlementaire il y a deux ans, en échange de pots de vin.
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Des pneus brûlés pour dénoncer la corruption dans la police en Ukraine. Des manifestants se sont rassemblés devant la présidence à Kiev. Ils exigent que des enquêtes soient ouvertes contre des policiers mais aussi des procureurs coupables selon eux d'être corrompus. Sur leurs banderoles pouvaient se lire 'Porochenko, sors de là'. En guise de réponse, seules des forces de polices ont été déployées. Fin mars déjà, un général ukrainien, Viktor Shokin, avait été limogé, suspecté de corruption. Il était perçu par les états occidentaux comme un obstacle à la lutte contre cette pratique répandue dans le pays.
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En marge d'une réunion hier à Berlin, aux côtés de la chancelière allemande, des responsables de l'OCDE, de la banque mondiale ou encore de l'Organisation mondiale du Commerce, la présidente du FMI a réagit au micro d'euronews. 'Le travail qui a débuté en 2010 ou 2011, sous la présidence française du G20 en l'occurrence, n'est pas encore une mission accomplie, estime Christine Lagarde. Loin de là. Il reste encore beaucoup à faire. Il faut constamment se renouveler, continuer, parce qu'il n'y a pas de limites à l'imagination de certains.' Alors que plusieurs pays ouvrent des enquêtes pour évasion fiscale, Paris envisage de rémunérer des informateurs dans les affaires comme celles des Panama papers. Une pratique actuellement interdite en France. L'onde de choc des #panamapapers, par AFPgraphics #AFP pic.twitter.com/QSUhSfnmKr- Agence France-Presse (afpfr) 5 avril 2016
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Dans le volet français de l'affaire, la famille Le Pen nie être impliquée dans le scandale des 'Panama papers'. Une enquête du journal 'Le Monde' se basant sur ces documents a dévoilé 'un système offshore sophistiqué' de sociétés écran et fausses factures élaboré par des fidèles de la présidente du Front national. Un homme est au coeur de cette enquête : Frédéric Châtillon, ici à droite de l'image. Ami de longue date de Marine Le Pen et patron d'une société prestataire du FN, il aurait utilisé un système sophistiqué pour sortir de l'argent de France. L'intéressé évoque de simples investissements en Asie. Une enquête judiciaire n'a jamais pu démontrer que ces fonds seraient revenus dans les caisses du Front national. 'Ce qu'il a dit, ce sont ses dires, et manifestement, ça a été entre les mains des juges d'instruction, c'est parfaitement légal. Et tout ce qui sera fait pour essayer de relier cela au Front national ou à Marine Le Pen, ce sera tout simplement de la diffamation', a déclaré Florian Philippot, le vice-président du parti. Dans un communiqué officiel, le parti menace de poursuivre en diffamation les médias qui lieraient le Front national au scandale des 'Panama papers'. Ces menaces ont été réitérées par le fondateur du parti. La cellule anti-blanchiment du ministère des Finances auraient pourtant trouvé des liens entre Jean-Marie Le Pen et une société offshore, dotée de 2,2 millions d'euros.
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Les 'Panama Papers' n'ont pas épargné le Royaume-Uni, ni les proches de son gouvernement. Le père du Premier ministre David Cameron aurait placé la fortune familiale dans un fonds offshore il y a plusieurs dizaines d'années, indique The Guardian. Eclaboussé par ces révélations , le chef du gouvernement a dû s'expliquer. 'J'ai un salaire de Premier ministre, et j'ai des économies dont je perçois des intérêts', a déclaré David Cameron. 'Je possède une maison dans laquelle nous vivions, avant d'emménager à Downing Street,et c'est tout ce que je possède, je n'ai pas d'actions, ni actifs ni compte offshore'. Avant son décès il y a six ans, le père de David Cameron, Ian, dirigeait un fonds d'investissement basé aux Bahamas, dont les profits auraient échappé au fisc britannique pendant trente ans. Un montage réalisé grâce au cabinet Mossack Fonseca, dont les fichiers sont au coeur de cette onde de choc. 'Cette semaine, la publication des Panama Papers ramène de plus en plus de gens à cette impression: il y a un droit pour les riches, et un pour tous les autres', affirme le député travailliste Jeremy Corbyn, 'et il est grand temps de sévir contre les paradis fiscaux'. Depuis 2010, la lutte contre l'évasion fiscale a permis au Royaume-Uni d'empocher deux milliards de livres. Le fonds de Ian Cameron aurait employé une cinquantaine de personnes aux Bahamas. Une méthode qui ne revêt cependant pas de caractère illégal.
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Le secteur bancaire se retrouve au coeur du scandale des 'Panama papers'. La Britannique HSBC et la banque helvétique Crédit Suisse, directement mises en cause, ont démenti haut et fort ce mardi avoir utilisé des structures offshores pour aider leurs clients à échapper au fisc. Matthew Beesley, analyste chez Henderson Global Investors, leur accorde le bénéfice du doute : 'il faut souligner qu'à l'heure actuelle, rien ne prouve qu'HSBC, Crédit Suisse ou toute autre banque est impliquée dans des irrégularités au Panama. Mais bien sûr, cela agite le spectre d'une plus grande participation à ce qui est perçu comme une industrie louche, où des banques, par le passé, ont écopé d'amendes pour avoir aidé certains individus et corporations à ne pas payer la totalité des taxes qu'ils devaient dans une zone géographique donnée.' Les deux établissements figurent parmi les dix banques qui ont le plus sollicité Mossack Fonseca pour leurs riches clients. Au total, le cabinet panaméen a permis à plus de 500 banques, filiales et branches d'ouvrir 15.579 sociétés écrans. La Française Société Générale en a ouvert 979 via ses filiales en Suisse, au Luxembourg et au Bahamas. Toutes les banques sont tenues par la loi de connaître leurs clients et leurs motivations. Si elles ont, au mieux, fermé les yeux, leur cécité peut leur coûter très cher. La banque suisse UBS, citée dans les 'Panama papers', en a fait la douloureuse expérience lors de règlements avec le fisc américain et allemand. Pour analyser vous-mêmes les données (en anglais) de l'enquête du Consortium international des journalistes d'investigation, cliquez ici.

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