Vidéos A la une
Embouteillages monstres à la frontière austro-hongroise à hauteur de la commune d'Hegyeshalom. En raison d'une opération de contrôle migratoire organisée par la police autrichienne le point de passage avec la Hongrie est totalement saturé par des centaines de poids-lours. Il faut désormais huit heures pour traverser la frontière.
Vidéos A la une
En Italie de violents heurts ont opposé les forces de l'ordre à plusieurs centaines de jeunes manifestants qui protestaient contre l'annonce autrichienne de préparer un dispositif anti-migrants sur la frontière entre les deux pays. Les manifestants, de jeunes anarchistes, marchaient devant une banderole proclamant 'abattons les frontières' et tentaient de rejoindre le territoire autrichien depuis celui de l'Italie, quand ils se sont heurtés à de nombreuses forces de l'ordre, policiers et carabiniers en tenue anti-émeutes. Les manifestants, qui ont brièvement occupé la petite station ferroviaire dans le bourg de Brenner, sur le col du Brenner, ont lancé des pierres et des fumigènes vers les forces de l'ordre qui ont répondu avec des gaz lacrymogènes. La police a libéré la station mais plusieurs dizaines de manifestants se sont alors dirigés vers l'autoroute voisine, fermée à la circulation, où les forces de l'ordre ont alors utilisé des canons à eau. #Brenner: Italian police, demonstrators clash in protest against Austrian fence: https://t.co/kD6s9JlGpi #Refugees pic.twitter.com/snf34DkqNQ- Saulo Corona (@saulocorona) May 7, 2016 Selon l'agence AGI,deux policiers ont été blessés, un véhicule de police incendié et plusieurs manifestants ont été arrêtés. L'Autriche a commencé l'installation d'un dispositif anti-migrants à sa frontière avec l'Italie, sur le col du Brenner, estimant que Rome n'en fait pas assez pour contrôler les migrants. Le gouvernement italien estime ces mesures inutiles et contraires à l'esprit de Schengen. Quelque 2.500 camions et 15.000 voitures transitent en moyenne chaque jour par le tunnel du Brenner, axe économique crucial pour l'Italie et ses entreprises exportant vers le nord de l'Europe. Un blocage par l'Autriche de sa frontière avec l'Italie au col du Brenner pour lutter contre l'afflux de migrants serait une 'catastrophe politique' pour l'Europe, a prévenu samedi le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker. L'Autriche a vu transiter plusieurs centaines de milliers de réfugiés en 2015 et en a accueillis 90.000, soit plus du 1% de sa population. Pour 2016, Vienne s'est fixée un plafond de 37.500 demandeurs d'asile, et en a déjà enregistré près de la moitié. #Brenner: Italian police, demonstrators clash in protest against Austrian fence: https://t.co/kD6s9JlGpi #Refugees pic.twitter.com/snf34DkqNQ- Saulo Corona (@saulocorona) May 7, 2016
Vidéos A la une
La Commission européenne doit donner mercredi son feu vert à un assouplissement des règles d'entrée des citoyens turcs dans l'espace Schengen. Cela concernera uniquement les séjours de 3 mois maximum dans le cadre familial, de voyages d'affaires ou touristiques. La fin des visas serait une victoire pour le gouvernement de Recep Erdogan. C'est en effet l'une des principales conditions posées par la Turquie à l'accord sur la prise en charge des migrants. En échange, Ankara doit se conformer d'ici fin juin à 72 critères, notamment le respect des droits fondamentaux et la sécurité des papiers d'identité. La Turquie devait également reconnaitre les passeports chypriotes, ce qu'elle a fait mardi. Mais le bras de fer n'est pas terminé : le Parlement européen et les Etats membres auront, eux aussi, leur mot à dire dans les prochaines semaines. La mesure est très controversée alors que la méfiance grandit envers le régime islamo-conversateur de Turquie.
Vidéos A la une
Craignant un afflux massif de migrants, l'Autriche a décidé d'imposer des contrôles très stricts à sa frontière avec l'Italie. Des mesures critiquées à Rome. Matteo Renzi a dénoncé la fermeture de la frontière. L'#Italie juge 'inacceptable' le projet de barrière au col du #Brenner https://t.co/hQIYwSc9sR- RTSinfo (@RTSinfo) 28 avril 2016 Jeudi, c'est le sécrétaire général des Nations unies qui a manifesté son inquiétude. En visite officielle à Vienne, Ban Ki-moon s'est exprimé devant les députés autrichiens : 'De telles politiques affectent négativement les obligations des Etats membres au regard du droit international et du droit européen (...). Mais je m'inquiète de voir monter la xénophobie ici et ailleurs.' L'Autriche a annoncé son intention d'établir une clôture au col du Brenner. Et fin mai des contrôles routiers et ferroviaires pourraient être instaurés. En réaction, dmanche, plusieurs centaines d'Italiens ont manifesté à la frontière autrichienne. Jeudi, les ministres de l'Intérieur italien et autrichien se sont rencontrés. La fermeture du col du Brenner semble avoir été repoussée. Ministre italien de l'intérieur : 'nous avons évité la fermeture du col du #Brenner'- François Beaudonnet (@beaudonnet) 28 avril 2016 Sous la pression de l'extrême droite arrivée au premier tour des élections présidentielles, l'Autriche cherche surtout à faire pression sur Rome pour que l'Italie réduise le nombre de migrants transitant sur son territoire. Avec AFP et Reuters
Vidéos A la une
Mis sous pression par l'Autriche, le ministre de l'Intérieur italien a donné des gages au gouvernement autrichien en matière de politique migratoire lors d'une rencontre à Rome ce jeudi. Angelino Alfano a présenté les grandes lignes du plan de gestion de crise que l'Italie doit prochainement soumettre à l'Union européenne : il inclue la mise en place de centres d'identification en mer pour renvoyer plus rapidement les migrants économiques et une aide plus poussée aux pays d'origine et de transit. 'Nous soutenons l'initiative italienne de travailler à une solution européenne commune, en particulier avec les pays du Maghreb et la Lybie', a réagi le ministre de l'Intérieur autrichien Wolfgang Sobotka. Vienne avait annoncé mercredi son intention de fermer la frontière avec son voisin transalpin pour tarir le flux d'entrées sur son territoire. Les autorités autrichiennes ont d'ors et déjà entamé la construction de postes-frontières au col du Brenner, l'un de ses principaux axes commerciaux de l'Italie vers le Nord de l'Europe. 'Nous avons oeuvré pour sauver le droit de libre circulation au col du Brenner et nos efforts ont payé, a affirmé Angelino Alfano à l'issue de la réunion avec son homologue autrichien. Nous avons cherché à clarifier les choses et à empêcher une crise avec l'Autriche.' L'Autriche se réserve cependant le droit de préparer de nouvelles mesures en cas de nouvelle vague migratoire exceptionnelle, avec notamment la création d'un mur de 370 mètres de long et quatre mètres de haut dans le col alpin. Ces menaces de l'Autriche interviennent dans un contexte de montée du populisme dans le pays, qui a accueilli 90 000 réfugiés en 2015. Le Parlement autrichien a voté un texte prévoyant 'l'état d'urgence migratoire', permettant de suspendre le droit d'asile. Jeudi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit 'alarmé de la montée de la xénophobie en Autriche, et ailleurs". 'La fermeture des frontières, l'érection de murs n'est pas la bonne réponse' a-t-il déclaré, en visite à Vienne.
Vidéos A la une
L'accueil aux réfugiés se durcit encore un peu plus en Autriche. Le Parlement vient d'adopter une loi selon laquelle il sera possible de décréter un 'état d'urgence migratoire', et donc, de fermer la porte aux demandeurs d'asile, selon les circonstances. Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a condamné cette nouvelle loi, votée dans un contexte de montée de l'extrême-droite en Autriche, et qui n'a d'équivalent qu'en Hongrie. L'Autriche est située au croisement des deux principales routes empruntées par les candidats à l'exil en Europe - via les Balkans et via l'Italie. A sa frontière avec la Hongrie, dans l'est, le pays a renforcé les contrôles en début de semaine. Et à sa frontière avec l'Italie, l'Autriche a engagé il y a deux semaines des travaux de construction d'une clôture, provoquant la colère de Rome, de Bruxelles, du pape François, mais aussi de centaines de manifestants au col du Brenner, dans les Alpes. Ce dimanche, ils ont exprimé leur solidarité avec les migrants. 'Pas de frontières, pas de nations, stop aux déportations', ont ils scandé. Les protestations ont ensuite dégénéré. Une personne a été interpellée. L'Autriche a vu transiter plusieurs centaines de milliers de réfugiés en 2015. Elle en a accueilli 90.000, soit plus du 1% de sa population, dépassée seulement par la Suède au sein de l'UE. Avec AFP
Vidéos A la une
Sur l'île grecque de Lesbos, plus de 3 000 personnes étaient jusqu'ici détenues dans un centre de rétention. Beaucoup plus que ce que peut normalement accueillir ce lieu en construction. Désormais, les migrants dont la procédure d'asile a débuté seront officiellement libres de leurs mouvements, à condition de ne pas quitter Lesbos. Des mesures similaires ont été prises dans les autres îles grecques. Elles ont pour objectif d'éviter les tensions. Si les autorités grecques refusent leur demande d'asile, les réfugiés devront être renvoyés vers la Turquie, en vertu de l'accord signé entre Bruxelles et Ankara. Depuis le Vatican, où il a accueilli trois familles de réfugiés syriens, le pape François a pointé du doigt l'égoïsme des sociétés occidentales. 'Pardonnez la fermeture et l'indifférence de nos sociétés qui craignent le changement de vie et de mentalité que votre présence requiert', a déclaré le pape. 'Vous êtes traités comme un poids, un problème, un coût alors que vous êtes un cadeau'. Dans le camp de fortune d'Idomeni, 10 000 personnes espèrent toujours une rouverture de la frontière greco-macédonienne. Mais la route des Balkans est fermée depuis fin février. Les réfugiés ne peuvent ni avancer, ni retourner en arrière. En Grèce, ils sont aujourd'hui près de 50 000, en grande majorité des femmes et des enfants.
Vidéos A la une
L'Autriche a commencé des travaux pour construire une clôture au col du Brenner, un des principaux points de passage avec son voisin italien. L'objectif est simple : barrer la route aux migrants. Une décision qui fait monter la tension entre Vienne et Rome. 'Ce n'est pas en érigeant des murs à l'improviste que les problèmes vont se résoudre', estime le secrétaire d'État italien aux affaires européennes. Si l'Autriche souhaite contrôler le col du Brenner, c'est parce qu'elle craint un nouvel afflux de migrants arrivant en Italie par la Méditerranée. En particulier depuis la fermeture récente de la route migratoire des Balkans. Selon des chiffres du Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU datant de fin mars, environ 17 500 personnes sont arrivées en Italie depuis le début de l'année. En Grèce, le gouvernement souhaite évacuer le camp improvisé d'Idomeni, situé à la frontière avec l'ex-République macédonienne de Yougoslavie. 11 000 personnes vivent ici dans des conditions misérables. La Grèce souhaite les acheminer par car vers des centres d'accueil. Quelques centaines de réfugiés ont ainsi déjà quitté Idomeni car ils craignent pour leur sécurité. Dimanche, des centaines de migrants ont tenté de franchir la frontière s'attirant une réplique de gaz lacrymogène et, selon la partie grecque, de balles en caoutchouc. Médecins sans Frontières a dénombré 260 blessés.
Vidéos A la une
Ils seraient près de 30 000 à être piégés à la frontière gréco-macédonienne. Syriens, Irakiens, Afghans...ils comptaient aller vers l'Europe de l'ouest mais leur voyage s'arrête pour l'instant ici, à Idomeni. Un camp de fortune, fait de tentes de camping...des conditions de vie très compliquées... Et l'accord trouvé dans la nuit entre l'Union européenne et Ankara les inquiète. Même si les modalités exactes ne sont pas encore fixées, ils pourraient être obligés de repartir en Turquie qu'importe leur nationalité. Abu Haida, syrien, commence à perdre espoir: 'Nous sommes des cartes à jouer. Personne ne nous regarde comme des êtres humains, nous avons une vie, des rêves, des enfants. On nous voit comme de l'argent, des chiffres...' 'Bien sûr que nous sommes déçus, résume amèrement Ahmed, la vingtaine._ Les gens ici avaient l'espoir qu'ils ouvrent la frontière, au moins pour les gens coincés ici. Mais finalement on nous dit que c'est impossible. Ca nous met en colère'_ Sur la frontière, de plus en plus de migrants tentent de passer illégalement. Mardi matin quatre ressortissants afghans ont été arrêtés par la police macédonienne et renvoyés côté grec. Une manifestation a aussi été organisée. 'WE ARE DYING SLOWLY HERE'#idomenihttps://t.co/SSVRwFM4CX#refugeesGr pic.twitter.com/Lc4kVgwBmb- (@DOC_PROVOCATEUR) 8 mars 2016 Face à une montée des tensions,Athènes a annoncé lundi la création de 17 400 places d'hébergement afin de désengorger la frontière, en attendant une solution pérenne.
Vidéos A la une
Pour faire face à une crise migratoire qui commence à devenir une véritable crise humanitaire, en particulier en Grèce, Bruxelles va débloquer une nouvelle enveloppe de 700 millions d'euros sur trois ans. La Grèce ne sera pas la seule bénéciaire, mais elle dit avoir besoin à elle seule de près de 500 millions d'euros d'assistance. C'est à la frontière avec la Macédoine que la situation est la plus critique. ' Il n'y a pas assez de tentes parce qu'elles sont très petites, et deux, trois personnes s'y entassent, témoigne un réfugié syrien. On voit des personnes âgées dormir dehors où c'est trempé. Il fait trop froid. ' Ils seraient entre 7 000 et 10 000, selon les estimations, à attendre de pouvoir passer côté macédonien. Or l'ex-République yougoslave de Macédoine - mise sous pression par les restrictions des autres pays sur la route des Balkans - n'ouvre les grilles que très épisodiquement. Fermées depuis lundi, elles ont été rouvertes brièvement durant la nuit de mardi à mercredi pour laisser entrer 170 réfugiés. A ce rythme-à, la Grèce craint que le nombre des migrants sur son sol, actuellement autour des 23 000, n'atteigne les 100 000 à la fin du mois.
Vidéos A la une
A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Le Danemark a instauré des contrôles de passeports à sa frontière avec l'Allemagne jusqu'au 4 mars. Il y a désormais sept pays de l'espace Schengen qui ont rétabli des contrôles temporaires à leurs frontières. Le Danemark a reçu plus de 21.000 demandes d'asile en 2015, une hausse de 44% par rapport à 2014. Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, s'inquiète de ces fermetures progressives de frontières : 'Jusqu'à présent, le contrôle systématique des frontières de l'espace Schengen était interdit. Et si vous vouliez le faire, il vous fallait commencer un processus spécial de consultation. La proposition de la Commission européenne au sujet du terrorisme suggère que ces contrôles deviennent la règle mais que l'on pourrait faire des exceptions dans certains cas. C'est un point important et nous y sommes favorables'. Une étude de la Fondation Bertelsmann en Allemagne a montré que la fin du libre espace de circulation de Schengen pourrait coûter jusqu'à 1.400 milliards d'euros à l'Union sur les dix prochaines d'années si les coûts de production augmentaient de 3%.
Vidéos A la une
Des centaines de poids lourds russes sont bloqués à la frontière entre le Bélarus et la Lituanie qui est depuis lundi la seule route que ces camions peuvent emprunter vers l'Union Européenne. Le passage par la Pologne ou l'Ukraine leur est fermé et les camionneurs attendent jusqu'à 48 heures avant de pouvoir passer a frontière. 'Ils veulent un droit exclusif ' dit un chauffeur. 'L'idée est de priver la Russie et la Lituanie de ses transporteurs, pour que seuls les Polonais fassent le travail.' La crise a commencé début février avec la suspension du trafic entre la Pologne et la Russie faute d'un accord entre Moscou et Varsovie sur l'attribution des permis aux transporteurs. Le différend avec l'Ukraine a été déclenché la semaine dernière quand un groupe de nationalistes ukrainiens a bloqué le passage de poids lourds russes revenant d'Europe. https://t.co/WTTyTnps8c pic.twitter.com/F8k1ur7RDl- . (@GraniTweet) 12 Février 2016 Par mesure de représailles, le ministère des Transport russe a suspendu le passage de camions ukrainiens et, en réponse, l'Ukraine a fermé sa frontière aux poids lourds russes. Le gouvernement ukrainien indique que la suspension du trafic russe sera maintenue tant que Moscou ne fournira pas 'd'explication.'
Vidéos A la une
Le compte à rebours est officiellement lancé pour la Grèce. Athènes a trois mois pour corriger ses défaillances dans le contrôle de ses frontières extérieures. L'Union souligne que les négligences grecques frappent l'ensemble du système de libre circulation en Europe. Les 28 demandent donc aux autorités d'améliorer l'enregistrement et le contrôle des réfugiés. Les Européens insistent aussi sur un renforcement de la surveillance des frontières maritimes avec la Turquie, la voie la plus empruntée par les demandeurs d'asile. Si la Grèce ne remplit pas ses obligations la Commission pourrait alors décider de réintroduire pour une durée maximale de deux ans des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen.
Vidéos A la une
Conséquence des combats dans la région d'Alep, des milliers de civils, dont de nombreux enfants, s'entassent toujours dans des camps près de la frontière turque. Ils ont reçu ce jeudi de l'aide humanitaire. Pressé par les Nations Unies d'ouvrir ses frontières à cette nouvelle vague de réfugiés syriens, le président turc a exprimé publiquement son exaspération. Recep Tayyip Erdogan menace l'Europe de lui envoyer des migrants. 'A Edirne, près de la Grèce et de la Bulgarie, nous avons mis des réfugiés dans un bus et nous les avons renvoyés. On peut le refaire, une fois, deux foix. Désolé, mais nous pouvons ouvrir les portes et leur dire : bon voyage.' La Turquie s'est dite prête à accueillir des réfugiés syriens si nécessaires. Mais pour l'heure, la frontière leur est toujours fermée. En attendant, ils patientent dans ces camps sur le sol syrien, dans des conditions très difficiles. ''C'est à cause de l'offensive de l'armée syrienne et de l'intensité des frappes russes sur les villages et localités près d'Alep qu'il y a tant de déplacés', dit cet homme. Selon la Croix-Rouge, plus 50.000 personnes ont fui les récents combats qui font rage dans la région d'Alep. Des milliers d'autres pourraient affluer vers ces camps.
Vidéos A la une
Ils sont plus de 35 000, agglutinés aux portes de la Turquie. Des Syriens stoppés net dans leur fuite, massés à Bab al-Salameh en Syrie, car Ankara a fermé sa frontière. Le Premier ministre turc a de son côté dénoncé des appels 'hypocrites', répondant à ceux qui critiquent cette fermeture, les appelant à condamner plutôt les frappes russes. L'aide humanitaire rentre. La distribution s'organise... Mais selon Médecins sans frontière, les camps sont désormais pleins et 'il n'y a plus suffisamment de places pour accueillir toutes les familles.' 'Les enfants sont malades, ils ont la diarrhée, ils vomissent à cause du froid, raconte une réfugiée. On a pas de quoi se laver, pas de papier toilette. Les gens nous disent 'Allez ici, allez là'. Que Dieu nous aide, qui va venir à notre secours ? on a déjà passé huit jours dans la rue.' Alors qu'une nouvelle nuit s'annonce, dans le froid et pour certains à la belle étoile, le ballet diplomatique se remet en branle. Ce jeudi à Munich va se rassembler le Groupe international de soutien à la Syrie, rassemblant 17 pays et trois organisations. L'objectif est d'avancer sur la feuille de route adoptée en novembre dernier à Vienne. Ce texte, consacré par une résolution de l'ONU mi-décembre, réclame notamment l'instauration d'un accès humanitaire aux villes syriennes assiégées et un cessez-le-feu.
Vidéos A la une
L'armée macédonienne a entamé la construction d'une deuxième clôture à la frontière entre la Macédoine et la Grèce, pour assurer la sécurité du pays, explique le gouvernement. Elle aura une longueur de 37 km, sera plus large, et se situera cinq m devant celle érigée en novembre. L'objectif affiché est de donner plus de temps à la police pour réagir si d'aucuns s'aventuraient à vouloir cisailler le premier grillage. Pour ajouter à la confusion ambiante dans la localité de Gevgelija, des chauffeurs de taxi ont bloqué la voie de chemin de fer. Ils voulaient ainsi protester contre l'attitude des autorités, qui dirigent les migrants vers des trains et des bus pour les transporter plus au nord en Serbie, avant de partir vers l'Europe de l'Ouest. Côté grec, à Polikastro, ce sont des fermiers qui ont manifesté... contre la réforme des retraites. Et des dizaines de bus remplis de candidats au départ, la plupart étant des Syriens ayant fui la guerre, sont restés stationnés pendant des jours, certains réfugiés se résignant finalement à passer la frontière à pied. 'Je ne comprends pas pourquoi ils ferment la frontière, s'étonne Yassar, un réfugié en provenance de Damas. Nous ne voulons pas rester dans leurs pays (Grèce et Macédoine, ndlr). Même la nourriture, ce n'est pas important pour nous. Nous voulons juste partir d'ici.' A cette frontière entre la Grèce et la Macédoine, 60% des réfugiés sont désormais des enfants et des femmes, a établi l'organisation onusienne Unicef. Il y a neuf mois, les trois-quarts étaient des hommes et seulement 10% avaient moins de 18 ans.
Vidéos A la une
Ils provoquent un véritable tollé en Allemagne. Les tweets de la chef du parti populiste AfD. 'Les policiers devraient avoir le droit de tirer sur les réfugiés dans des cas extrêmes', voilà ce qu'écrit Frauke Petry, la présidente du parti 'Alternative pour l'Allemagne', pour empêcher les migrants d'entrer en Allemagne. Son parti est le troisième parti d'Allemagne, avec 13% des voix. La classe politique s'indigne, mais la question des réfugiés reste un sujet sensible dans le pays, et qui fragilise Angela Merkel. 'J'espère que pendant l'hiver, quand le nombre de réfugiés est plus bas, nous allons faire des progrès visibles, a déclaré la chancelière. Les chiffres doivent être encore réduits, et ils ne doivent pas augmenter à nouveau.' Décourager les migrants Car la coalition gouvernementale cherche à décourager les migrants. Elle a annoncé jeudi une nouvelle série de mesures destinées à rendre le pays moins attractif pour les migrants économiques et à canaliser les arrivées de réfugiés. Berlin va limiter le rapprochement familial pour certaines catégories de réfugiés et largement exclure Marocains, Algériens et Tunisiens de l'accès à l'asile.
Vidéos A la une
La Commission européenne lance un avertissement à l'encontre de la Grèce à propos de sa gestion de la crise migratoire. L'institution donne trois mois à Athènes pour régler les problèmes concernant le contrôle de ses frontières extérieures. Pour le vice-président de la Commission il y a un manquement de la part des autorités grecques. " Le projet de rapport conclut que la Grèce a sérieusement négligé ses obligations ", précise Valdis Dombrovskis. Si la Grèce ne parvient pas à régler ses défaillances dans le délai imparti, les États membres pourraient alors faire un pas supplémentaire vers une prolongation de deux ans des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen. Cette option est réclamée par plusieurs capitales au sein de la zone de libre circulation en Europe.
Vidéos A la une
Les 28 ministres de l'Intérieur évoquent la possibilité de prolonger de deux ans les contrôles aux frontières internes de l'espace Schengen. Cette option existe au sein de la zone de libre circulation en Europe. Cette procédure est cependant longue à mettre en oeuvre et délicate d'un point de vue politique. Mais le secrétaire d'État néerlandais chargé de la Justice et de la Sécurité, a rappelé l'ampleur de la crise migratoire. " L'afflux sans précédent de demandeurs d'asile, qui a poussé les États membres à prendre ces mesures, n'a toujours pas diminué', a souligné Klaas Dijkhoff. Lors de cette rencontre informelle les ministres ont aussi demandé à Athènes de mieux contrôler sa frontière avec la Turquie. L'Autriche avait même menacé d'exclure provisoirement la Grèce de l'espace Schengen. Le ministre grec chargé de la Migration rejette toutes les accusations d'inaction ou de retard à l'encontre de la Grèce. Iannis Mouzalas demande d'ailleurs à ses partenaires européens de fournir l'aide promise à Athènes pour répondre à ses obligations.
Vidéos A la une
Alors que l'Europe est toujours aux prises avec une crise migratoire sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, le président du Conseil européen a appelé les Etats membres à cesser de réagir en ordre dispersé. Dans un discours devant le Parlement européen à Strasbourg, Donald Tusk a prévenu : après mars, il sera trop tard. ' Avec plus de 2 000 arrivées par jour selon Frontex, les statistiques sur la période de Noël ne sont pas encourageantes, a-t-il déclaré. Le sommet européen de mars sera la dernière chance de voir si notre stratégie fonctionne. Si ce n'est pas le cas, nous ferons face à de graves conséquences telles que l'effondrement de Schengen. ' Dans les faits, la zone de libre circulation Schengen est d'ores et déjà bien compromise. Le Danemark, la Suède ou encore l'Allemagne ont rétabli des contrôles, et l'Autriche compte faire de même à la frontière avec la Slovénie. ' Nous souhaitons ces contrôles systématiques, a expliqué le chancelier Werner Faymann. Le but est de savoir qui arrive, et ces contrôles nous permettront de renvoyer les réfugiés qui ne veulent pas demander l'asile, qui ne veulent pas coopérer. ' De son côté, la Hongrie, qui a érigé des clôtures le long de ses frontières avec la Croatie et la Serbie, se dit prête à en construire une à la frontière avec la Roumanie si le migrants affluaient par cette route.
Vidéos A la une
Dès la semaine prochaine, l'Autriche ne laissera plus transiter via son territoire les demandeurs d'asile qui veulent, pour la plupart, se rendre en Scandinavie. Explications à Bruxelles du ministre autrichien des Affaires étrangères, Sebastian Kurz : 'la politique d'invitation, de bienvenue ne constitue pas une réponse adéquate à la crise des migrants. Nous avons besoin d'une autre réponse. Il faut stopper le flux des migrants, idéalement à l'extérieur des frontières européennes. Si cela ne fonctionne pas, il faut le faire aux frontières nationales.' Depuis que la Hongrie a fermé ses frontières, les demandeurs d'asile empruntent cette route des Balkans pour rejoindre l'Allemagne ou la Scandinavie. La plupart des réfugiés, venus de Syrie, d'Irak ou d'Afghanistan, arrivent par la Turquie puis la Grèce, porte d'entrée de l'espace Schengen pour les candidats à l'immigration. Reçu hier à Berlin par la Chancelière allemande, Angela Merkel, le président grec, Prokopis Pavlopoulos accuse les autorités portuaires turques de soutenir les passeurs.
Vidéos A la une
Le Danemark instaure des contrôles aux frontières avec l'Allemagne. Une décision qui intervient quelques heures seulement après que la Suède a décidé de mettre en place des mesures restrictives pour l'entrée des migrants sur son territoire. Mais pour le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, ce n'est pas de gaieté de coeur : 'Si l'Union européenne ne peut pas protéger ses frontières extérieures, vous allez voir de plus en plus de pays forcés à mettre en place des contrôles temporaires aux frontières. C'est quelque chose que nous devons prendre très au sérieux, car cela aura un impact très négatif sur la prospérité. Je crois fermement à la liberté de mouvement. Il ne s'agit pas du tout d'un mouvement heureux'. Copenhague craint en effet que les migrants arrivés d'Allemagne et refoulés à la frontière suédoise choisissent d'entrer au Danemark et le submergent de demandes d'asile. Les contrôles danois ne seront cependant pas systématiques, mais aléatoires. Ils sont instaurés pour une période de dix jours qui pourra être prolongée. L'Allemagne a tout de même réagi en estimant que l'espace Schengen était 'en danger'.
Vidéos A la une
La Commission européenne propose la mise en place d'un corps de gardes-frontières européen. L'objectif est en fait de préserver l'espace Schengen, la zone de libre circulation en Europe. Pour se faire ce nouveau dispositif bénéficiera de compétences étendues puisque l'institution souhaite pouvoir déployer des hommes en cas d'urgence sans demande spécifique d'un État membre. Pour le Commissaire européen en charge de la Migration, Dimitris Avramopoulos, la Commission doit pouvoir adopter en coopération avec les gouvernements, " une décision précisant si la situation sur une frontière extérieures particulière nécessite une action d'urgence. " Cette proposition a été accueillie avec une certaine prudence dans les rangs des députés grecs issus du parti au pouvoir. Pour Kostas Chrysogonos, membre de Syriza, il faut surtout s'assurer " que ce nouveau corps de gardes-frontières respectera les droits de l'Homme ". La Grèce et l'Italie sont en première ligne dans l'accueil des réfugiés. Pour l'eurodéputée italienne de centre gauche, Patrizia Toia, la proposition devrait être évaluée positivement par son pays. Mais elle souligne que ce dispositif manque d'ambition. " Nous devons nous attacher aussi à l'accueil et à la relocalisation " des réfugiés estime la parlementaire. Mais ce texte n'est qu'au début de son parcours législatif. Il faudra convaincre l'ensemble du Parlement et surtout les États membres.
Vidéos A la une
Le contrôle des frontières et la crise migratoire sont toujours au coeur des préoccupations de l'Union européenne. Euronews a interrogé le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Sziijártó. Euronews: " La Hongrie a fait la une de l'actualité cette année à cause de la crise migratoire. Beaucoup ont accusé Budapest d'agir de façon inhumaine ce qui affecté l'image du pays. Cela vaut-il la peine de résister à la pression européenne? " Péter Szijjártó: " Je pense que ces prétendues réponses européennes communes sont hypocrites et inefficaces. La Hongrie a toujours voulu proposer de véritables solutions à ce défi majeur. Bien que nous n'ayons pas été très populaire auprès des institutions européennes et de la classe politique européenne, finalement la solution hongroise, le modèle hongrois si vous voulez, s'est révélé efficace. Nous avons fait face à un afflux quotidien de 5 000 jusqu'à 10 000 migrants irréguliers et nous avons pris nos propres décisions. Nous avons construit une barrière le long de la frontière extérieure de Schengen et de l'Union européenne, nous avons changé notre législation, nous avons déployé des milliers de policiers supplémentaires le long de la frontière et désormais l'afflux est nul. " Euronews: " La Hongrie a lancé une procédure auprès de la Cour européenne de justice contre le système obligatoire de relocalisation. Quel est le problème de ce dispositif? " Péter Szijjártó: " Et bien je pense que ce système de quotas obligatoires ne peut pas être mis en oeuvre, il va à l'encontre du bon sens et viole les règles européennes. Ce dispositif ne peut pas être mis en oeuvre car il n'y a pas de hotspots, ces centres d'accueil pour les réfugiés. Or la décision européenne souligne que la procédure de relocalisation n'est possible qu'à partir des hotspots. Personne n'a de réponse non plus à propos de l'immigration secondaire. Si quelqu'un est relocalisé en Hongrie, en Bulgarie, en Roumanie ou en Slovaquie évidemment il va chercher à rejoindre l'Allemagne rapidement et nous ne savons pas comment empêcher cela. " Euronews: " De son côté la Commission européenne a lancé une procédure d'infraction contre la Hongrie à propos de la loi nationale sur la migration adoptée en septembre. Allez-vous revoir ou non ce texte en fonction des remarques de la Commission? " Péter Szijjártó: " En fait nous sommes certain que cette loi est totalement en ligne avec les valeurs européennes et les règles européennes. Je ne vois donc pas pourquoi nous devrions changer notre texte. Nous comprenons qu'il y a comme une sorte de revanche de la part des institutions européennes parce que nous avons lancé une procédure en justice à propos de ce système de quotas obligatoires et maintenant soudainement il y a une procédure en infraction contre nous. Nous comprenons cela mais nous estimons qu'il n'y a aucune justification légale à cette procédure lancée par la Commission. " Euronews: " Désormais la Commission européenne propose de créer un corps de gardes-frontières européen qui aurait de nouvelles responsabilités. Par exemple ce corps pourrait intervenir si un État membre n'est pas capable de protéger ses propres frontières. Vous soutenez ce principe? " Péter Szijjártó, Hungarian Foreign Minister: " Je ne crois pas que cela soit vraiment pertinent d'avoir une nouvelle législation qui imposerait, contre la volonté d'un État membre, des mesures qui toucheraient à la surveillance de ses frontières. Cela fait partiede la souveraineté nationale. Mais afin d'améliorer cette compétence nationale, vous devez pouvoir demander de l'aide, ce qui est le cas actuellement. "
Vidéos A la une
Même s'il y est opposé, un Etat membre pourrait dans l'avenir se voir imposer l'intervention du futur corps européen de gardes-frontières. C'est le point le plus spectaculaire de la proposition que la Commission européenne va présenter mardi. Aujourd'hui, l'agence Frontex est chargée de la coordination de la gestion des frontières extérieures, elle ne peut intervenir qu'à la demande d'un Etat membre. Avec la nouvelle proposition, son rôle serait renforcé, elle aurait ses propres gardes frontières, au lieu de compter sur les contributions des Etats membres. L'objectif serait d'avoir un corps européen composé de mille à deux mille personnes à l'horizon 2020 et mobilisable en deux ou trois jours, une réserve d'hommes établie par les Etats membres. Face à un Etat déficient dans le contrôle d'une frontière extérieure de l'espace Schengen, la Commission européenne proposerait l'activation de l'agence européenne. Le nouvel organisme serait en mesure d'expulser les personnes qui ne possèdent pas le droit de rester en Europe - un pouvoir que n'avait pas Frontex. Ce projet, soutenu notamment par la France et l'Allemagne, pourrait cependant se heurter à l'opposition d'Etats membres craignant de devoir renoncer à la maîtrise de leur territoire.
Vidéos A la une
La France et l'Allemagne souhaitent une diminution du nombre de migrants arrivant en Europe. Les ministres français et allemand de l'Intérieur l'ont fait savoir dans une lettre conjointe envoyée à la Commission européenne il y a quelques jours. Ce courrier a été rendu public ce mardi. Bernard Cazeneuve et Thomas de Maizière appelent à des mesures plus fermes et rapides aux frontières extérieures de l'Union. Ainsi, l'agence Frontex, chargée de coordonner la surveillance des frontières, devrait, selon Paris et Berlin, disposer d'équipes d'intervention rapide, susceptibles d'être déployées très rapidement pour contrôler les entrées. Un nouveau document d'identification en Allemagne Par ailleurs, l'Allemagne a décidé de renforcer ses propres contrôles, en instaurant notamment un document d'identification pour migrants. Le ministre de l'Intérieur Thomas de Maiziere s'en est expliqué ce mercredi à Berlin. 'Il est clair que la délivrance de ce document prendra plus temps que la procédure actuelle. Mais une fois les informations collectées, cela permettra de disposer d'une base de données et, par conséquent d'aller plus vite pour le traitement des demandes d'asile.' Thomas de Maiziere, ministre allemand de l'Intérieur Les autorités allemandes souhaitent que ce document soit délivré aux nouveaux arrivants dès la mi-2016. L'Allemagne est en première ligne dans l'accueil des réfugiés, avec près d'un million d'entrées pour cette année. Certains demandeurs d'asile arrivent sans-papiers ou avec de faux documents d'identité. - avec agences
Vidéos A la une
La première clôture entre deux pays de la zone Schengen est en train d'être installée. L'Autriche a débuté la mise en place d'un grillage de deux mètres de haut sur près de 4 km le long de sa frontière avec la Slovénie. Objectif : mieux contrôler le passage des migrants. Pour l'instant le dispositif ne comporte pas de fils barbelés. Mais cela pourra se faire si nécessaire a précisé le gouvernement. Les migrants restent nombreux sur la route des Balkans. A la frontière entre la Grèce et la République de Macédoine, certains protestent contre le filtre mis en place par les autorités. Seuls les Syriens, les Afghans et les Irakiens,susceptibles d'obtenir l'asile, sont autorisés à passer. 'Nous ne pouvons pas faire marche arrière', clame ce Marocain, 'il faut qu'on avance. Ici tout le monde a dépensé 2 à 3000 euros pour venir jusque-là. Ce n'est pas logique. S'il veulent nous arrêter, il faut le faire avant en Turquie ou en Grèce'. Marocains, mais aussi Iraniens ou Pakistanais restent bloqués entre les deux pays. Alors que les tensions montent, l'association Amnesty International dénonce ce système de discrimination selon la nationalité.
Vidéos A la une
Depuis les attentats de Paris la France souhaite des contrôles plus sévères aux frontières.Mais au-delà des vérifications d'identité, les autorités françaises veulent aussi une consultation systématique du Système d'information Schengen, une base de données européenne accessible à différents services de sécurité. Mais le recours à ce fichier varie d'un État membre à l'autre. Le chef du centre opérationnel, Bernard Kirsch, estime que depuis les attentats le Système d'information Schengen est beaucoup plus consulté. Il rejette d'ailleurs toute accusation d'une sous-exploitation par le passé. " Ce que je peux simplement dire, c'est qu'en 2014 deux milliards de requêtes ont été faites sur le système. Donc je suis un peu dubitatif quand on dit que le système n'est pas utilisé ", souligne-t-il. Jusqu'à maintenant seuls les ressortissants hors Union européenne sont systématiquement contrôlés quand ils entrent dans l'espace Schengen. Pour pouvoir réaliser ces contrôles sur tous les citoyens il faudrait alors modifier le Code Schengen. La Commission européenne devrait donc présenter d'ici la fin de l'année une proposition dans ce sens. Dans le même temps plusieurs États membres, et particulièrement la France, plaident pour un accord avant fin 2015 en faveur d'un fichier européen de passagers aériens, le fichier PNR (Passenger Name Record). Depuis près de deux ans le Parlement européen bloque la mise en oeuvre d'un tel dispositif pour des raisons de protection de données privées. Mais depuis les attentats les négociations se sont accélérées. Des points restent cependant en suspens en particulier sur la question des vols concernés par le fichier PNR. Selon rapporteur du texte au Parlement, Timothy Kirkhope, " il y a des interrogations sur les vols intra-européens ou si cela concerne seulement les vols qui entrent dans l'Union mais sans escale dans un autre pays membre ". L'élu conservateur britannique reste ainsi très réservé sur un fichier PNR qui concernerait les vols à l'intérieur de l'Union. Certains députés aimeraient en contrepartie une législation pour protéger au mieux les données personnelles. Mais un tel texte risquerait alors d'entraîner de longues négociations.
Vidéos A la une
Un ferry qui accoste dans le port du Pirée en Grèce. A son bord, plus de 1500 réfugiés. La police grecque a procédé, là, à de nouveaux contrôles. C'est une des conséquences des attentats de Paris : la peur que des djihadistes soient infiltrés parmi les nouveaux arrivants. Pour limiter le flux, les autorités macédoniennes et serbes ont décidé de n'autoriser le passage qu'aux ressortissants de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan. Les autres se trouvent donc bloqués à la frontière grecque. Cette situation est qualifiée d' 'intenable' par plusieurs agences des Nations Unies. L'ONU dénonce les restrictions imposées aux #réfugiés aux frontières des #Balkans. Audio Le_HCR Radio_ONU - https://t.co/5P3gP821jL- UN Geneva (@UNGeneva) 20 Novembre 2015 'Si on ne passe pas la frontière, on va mourir, assure Sayed. On ne fera pas marche arrière. On a traversé 5 pays pour arriver là. On ne peut s'arrêter là'. Depuis le début de l'année, plus de 800 000 personnes sont arrivées en Europe, la plupart en transitant par la Grèce. 845,893 migrants incl. refugees arrived by sea in Europe 3,519 dead/missing https://t.co/RFhiLzlxOY #MigrationEurope pic.twitter.com/pOKsXksPzs- IOM (@IOM_news) 20 Novembre 2015 Dans le contexte de tension sécuritaire, certaines voix s'élèvent pour durcir les conditions d'accès à l'Europe. #Réfugiés : l'attentat attise les divisions https://t.co/KDh6LCh11k #ParisAttacks pic.twitter.com/3Ppaq8HUsW- Les Echos (@LesEchos) 15 Novembre 2015 Néanmoins d'autres, comme l'ONG Human Rights Watch, rappellent aux dirigeants leur engagement à protéger les réfugiés du monde entier. Crise #réfugiés #UE : suite aux #attaquesParis, ne pas pénaliser tous les demandeurs d'asile https://t.co/qFs8ERtx4k pic.twitter.com/omUBjYxu94- HRW en français (@hrw_fr) 20 Novembre 2015
Vidéos A la une
La vague d'attentats de Paris commence vendredi soir par trois attaques kamikazes autour du stade de France. La police découvre ensuite un passeport syrien à proximité du corps d'un des terroristes. Le document est établi au nom d'Ahman al-Mohammed, né en 1990. Rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit de la véritable identité du terroriste et que ce passeport n'a pas été dérobé à un réfugié avant l'attentat. Le document a en tout cas été enregistré sur l'île grecque de Leros le 3 octobre et sa piste remonte jusqu'en Autrice avant qu'on ne perde sa trace. Qu'il s'agisse ou non du parcours d'un des kamikazes de Paris, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, appelle à ne pas mettre les réfugiés et les terroristes dans le même sac. 'Il ne faut pas confondre deux catégories de personnes qui viennent en Europe' dit-il. 'Celui qui est responsable des attaques à Paris ne peut pas être mis sur un pied d'égalité avec les réfugiés, les demandeurs d'asile et les déplacés. C'est un criminel, pas un réfugié ou un demandeur d'asile.' Face à l'afflux de réfugiés, le ministre grec de la politique migratoire, Iannis Mouzalas, rappelle que la plupart des attentats sont conduits par des gens 'nés dans pays occidentaux' et appelle à trouver un juste équilibre ente la sécurité et les droits de l'homme.

Pages

Publicité