Depuis le 27 mars 2014, toutes les banques doivent nommer leurs services de la même façon, ce qui facilite les comparaisons entre les enseignes. Tous les conseils de Planet.fr.

Selon la dernière enquête de satisfaction menée par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir en mai 2014, les Français sont toujours aussi mécontents de leurs banques. Des frais bancaires élevés, des changements trop fréquents de conseillers et le traitement des incidents de paiement constituent les principaux motifs de rancoeur. 

 

A cette aune, la Société Générale et la Caisse d’Epargne sont les deux lanternes rouges du classement de l’UFC, La Banque Postale et le Crédit Mutuel s’en tirant un peu mieux que les autres. Seul ING direct obtient un satisfecit de ses utilisateurs, les banques en ligne ( Boursorama, Fortuneo, Hello bank…) s’en tirant globalement mieux que les enseignes traditionnelles.

 

- Une offre enfin comparableTranparence ! Depuis le mois d’avril dernier, les usagers bancaires disposent d’une nouvelle arme pour mieux repérer les abus bancaires. Jusqu’à présent, il était difficile de comparer le coût des services car leur dénomination changeait d’une enseigne à l’autre. Ce rideau de fumée a été dissipé par un décret d’application paru le jeudi 27 mars 2014. Toutes les plaquettes tarifaires en ligne doivent désormais nommer ces services de la même façon. Il faudra attendre le 1er juillet prochain pour qu’il en soit de même avec les versions papier. Mais, la loi du 26 juillet 2013 destinée à encourager la mobilité bancaire est désormais effective. 

 

La nouvelle dénomination concerne tant les opérations de crédit/débit du compte courant que les frais de fonctionnement. Chaque appellation est associée à un élément de définition. Par exemple, les "frais par opposition administrative" sont définis comme ceux liés à une "procédure du Trésor public pour le recouvrement de sommes dues à l'État notamment au titre d'amendes ou de condamnations pécuniaires de caractère pénal".

 

- Abus les plus fréquentsC’est sur le tarif des cartes bancaires de base à débit immédiat (environ 40 euros/an) et sur celles à autorisation systématique (jusqu’à 32 euros à la Société Générale) que les banques se sucrent le plus. Si l’augmentation du prix de location d’un coffre bancaire (environ + 5% en 2014) ne concerne qu’une fraction de clients, celle des frais de tenue de compte touche davantage de monde. 

 

L’objectif des banques est de vendre une convention de compte, un package de services pas toujours indispensables et vendu au prix fort. Pour forcer la main des usagers rétifs, elles facturent des frais de tenue de compte ( parfois + 100% en 4 ans) à ceux refusant d’y souscrire, par exemple 1,50 euros par mois à la Bred. Or, l’achat d’un package est rarement intéressant pour les petits consommateurs de services bancaires si on en croit l’association CLCV. Et il ne l’est que dans 1 cas sur 2 pour un "consommateur moyen".

 

Autre poste où les abus bancaires sont fréquents : les pénalités pour retraits d'argent effectués dans les distributeurs d’autres enseignes. Elles ont progressé de près de 70% en quelques années. Au-delà de 3 retraits autorisés par mois dans un DAB concurrent, la banque populaire vous facturera, par exemple, 0,80 euro, la Caisse d’Epargne 0,90 euro, le Crédit Agricole, la Société Générale, LCL allant jusqu’à 1 euro !

 

- Des frais parfois illicitesAutre sujet de grogne : malgré l’engagement de la Fédération Bancaire (2004), certaines banques tentent toujours de facturer des frais de clôture de compte pour dissuader leurs clients de recourir à la mobilité bancaire. Selon l’Afub, ces frais de clôture sont pourtant illicites dès lors que le compte existe depuis plus d’un an, selon l'article L 312-1-III du code monétaire financier. De même, soyez méfiants quant aux frais de rejets facturés par votre banque. Ces frais sont limités à 50 euros pour les chèques dont le montant est supérieur à 50 euros et à 30 euros pour ceux qui y sont inférieurs.

 

En cas de présentation et de rejet répété du même chèque dans un délai de 30 jours, différentes opérations ne peuvent être tarifées qu’une seule fois. De même, les commissions d’intervention prélevées à chaque opération effectuée sur un compte à découvert sont plafonnés à 8 euros par opération et 80 euros maximum par mois, voire moins pour les ménages fragiles.

 

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- Des prêts avec des erreurs de calcul ?Si vous avez souscrits un prêt immobilier auprès de votre banque, vous pouvez éventuellement faire vérifier par une société spécialisée s’il ne contient pas une erreur de calcul. Selon certaines officines, un emprunt sur deux comporterait une erreur de calcul pouvant être exploitée devant les tribunaux.
 Ainsi, un emprunteur de Haute-Saône a récemment réclammé à sa banque 76 000 euros pour un prêt de 167 000 euros contracté en 2010, car elle aurait oublié d’inclure les frais de notaire dans le calcul du TEG. Si vous soupçonnez votre banque d’avoir commis une bévue, dépéchez-vous car ces erreurs sont prescrites au bout de 5 ans !