Les soldes d’hiver ont débuté ce mercredi 10 janvier 2018 et s’achèveront le 20 février prochain. Au programme : six semaines de bonnes affaires, mais aussi nombre d’arnaques. 

La DGCCRF (comprenez : la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) le rappelle chaque année : la période des soldes se révèle propice à la multiplication d’arnaques souvent difficiles à déceler. Et pourtant, il est possible de réaliser de bonnes, voire de très bonnes affaires à cette occasion dès lors que lesdites arnaques sont identifiées.

L’arnaque au prix augmenté

Il s’agit de l’arnaque la plus répandue. Celle à laquelle quantité de consommateurs sont confrontés chaque année. L’arnaque au prix augmenté. Concrètement, le prix de référence d’un article (celui vis-à-vis duquel la remise est calculée) est gonflé quelques temps avant que les soldes ne débutent. L’objectif : vous faire croire que le rabais se révèle plus important que ce qu’il est en réalité. Il se peut même que cette augmentation tarifaire rende votre article encore plus cher. Ce, même en prenant en compte la remise liée aux soldes. D’où la nécessité de bien vous renseigner en amont sur les prix de base. Histoire de vérifier que réduction effective il y a.

L’arnaque du "ni repris, ni échangé"

Elle se révèle tout bonnement illégale. Le gouvernement le souligne régulièrement, le fait d’ajouter la mention "ni repris, ni échangé" durant les soldes constitue un véritable abus. En cas de vice caché, rappelle Le Figaro Madame, le vendeur est soit obligé de vous rembourser, soit contraint de remplacer votre produit. A noter cependant que, dans le cas où il n’y a pas de vice caché, ce dernier n’est juridiquement pas tenu d’échanger votre article, ni même de vous le rembourser. Idem pour un achat effectué sur Internet.

L’arnaque au pourcentage

Ce n’est pas parce que les mathématiques et vous avez noué des relations conflictuelles qu’il faut, pour autant, continuer sur cette lancée une fois adulte. Surtout pendant les soldes. En effet, il se peut, précise Le Figaro Madame, que des enseignes vous indiquent un pourcentage sur un produit mais que ledit pourcentage soit différent. Sous-entendu inférieur à celui qui est affiché. Résultat : n’hésitez pas, surtout durant cette période, à jouer les sceptiques et à effectuer quelques calculs mentaux. La règle : multipliez le prix de base de votre article pour le pourcentage de la remise (10, 20, 30 %, etc.). Divisez par 100 ce résultat, puis soustrayez cet ultime montant par le prix initial de votre produit. Vous obtiendrez alors le juste prix de votre article. Charge à vous ensuite de le contester. Pour les moins enclins à effectuer ce type de calcul, sachez que nombre d’applications mobiles existent et vous feront, non seulement gagner du temps, mais aussi de l’argent en cas d’arnaque.

L’arnaque trop belle pour être vraie

Autre arnaque épinglée par Le Figaro Madame : l’arnaque bling bling, tape-à-l’œil… Bref, l’arnaque un peu trop belle pour être réelle. Imaginez : votre futur lave-vaisselle à moins 90 % ! Vous en rêviez ? Certaines enseignes l’ont fait. Sauf que non. Point de rabais à 90 %. Ledit rabais ne correspond, en réalité, qu’aux cordons d’alimentation électriques. Des remises invraisemblables, des couleurs à tout-va… Là encore, la prudence est de mise.

L’arnaque à l’étiquette

Si vous avez jeté votre dévolu sur un produit dont l’étiquette n’indique ni le prix de base, ni le pourcentage de réduction prévu, encore moins le prix final… Vous êtes, à n’en pas douter, face à ce que l’on appelle, une arnaque à l’étiquette, ou arnaque étiquetée, tel que l’indique Le Figaro Madame. Dans ce cas, demandez des explications au commerçant ou bien passez votre chemin.

L’arnaque aux marchandises spéciales soldes

Ultime arnaque à laquelle vous pouvez être confronté : celle qui concerne des articles, récents, trop récents. Lesquels n’ont, en réalité, jamais été mis en rayon, mais ont été conçus dans le seul et unique but d’être vendus au rabais durant les soldes.

Problème : les produits en question n’ont jamais été mis en vente auparavant. Or, la loi impose qu’ils l’aient été au minimum un mois avant la date de début des soldes, rappelle L’Est éclair.

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Sans compter qu’il peut donc s’agir de produits low cost voués à cette période de promotion et issus soient d’anciennes collection, soit nettement moins qualitatifs que les articles vendus hors période de soldes. Une fois n’est pas coutume, tromperie il y a envers le consommateur.

 En vidéo - Dupin Quotidien : tout ce qu'il faut savoir sur les soldes

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