Utile pour rémunérer vos liquidités, l’intérêt de cette formule est néanmoins pondéré par la fiscalité et quelques rigidités techniques. Nos conseils pour sélectionner le bon compte rémunéré.

Pourquoi stériliser l’argent que vous détenez sur votre compte courant ? Autant qu’il fasse des petits ! Les comptes rémunérés sont là pour ça. Le plus souvent au-delà d’un certain montant, par exemple 2 000 euros, ils rétribuent les liquidités avec un gros avantage : contrairement aux livrets d’épargne, sur lesquels les intérêts sont calculés par quinzaines, les gains sont évalués au jour le jour. De plus, ils sont versés une fois par trimestre contre une fois par an pour les livrets classiques.

Les comptes rémunérés mettent à votre disposition une batterie de moyens de paiement (chéquier, carte bancaire, etc.) permettant de les utiliser au quotidien. A performances égales, donnez la préférence aux banques vous offrant ces moyens de paiement, par exemple une carte bleue.

Les comptes rapportent entre 0,5 % et 2,5 % brut. Fiscalement, les intérêts sont imposables à l’impôt sur le revenu ou selon le régime du Prélèvement forfaitaire Libératoire (PLF) dont le taux a été porté à 24 % depuis le 1er janvier dernier. A cette ponction, il faut ajouter 15,5% de prélèvements sociaux depuis le 1er juillet 2012*. Soit un coquet total de 39,5%.

Par défaut, depuis janvier 2011, les banques optent généralement pour le PLF mais si vous êtes peu imposable, ou si votre tranche d'imposition est inférieure au taux de 24% vous avez intérêt à opter pour l’impôt sur le revenu. Parlez en avec votre banquier.

Les pièges à éviterAvant de choisir un compte rémunéré vous devez savoir que si une banque accepte de vous verser des intérêts c’est parce qu’elle espère que vous allez lui faire gagner de l’argent. Défiez vous des offres promotionnelles, éphémères. Elles masquent un taux de rémunération courant trop bas et, parfois, des frais cachés.

Aussi, avant de vous décider, comparez et vérifiez les points suivants : Quel est le taux de rémunération réel de votre épargne ? Au départ, certains établissements annoncent une rentabilité canon (jusqu’à 6%) qui ne dure que quelques mois. Ensuite, la rémunération chute.

Autre piège : dans beaucoup de cas votre épargne ne produira pas d’intérêts à compter du 1er euro mais au-delà d’un montant de dépôt minimum, par exemple 5 000 euros. Si vous ne remplissez pas ces conditions, vous ne toucherez pas un centime d’intérêt.

Autre point sur lequel vous devez être vigilant : la souscription d’un compte rémunéré est parfois assortie à celle d’un pack facturé au prix fort. Le but est de vous faire acheter des services annexes qui ne vous seront pas forcément utiles. Aussi, évaluez l’intérêt de ce pack et son coût en le mettant au regard de la rémunération attendue.

Dernier point à examiner : beaucoup de banques fixent un plafond, par exemple 20 000 euros, au-delà duquel l’épargne n’est plus rémunérée. Si vous voulez utiliser votre compte comme une super tirelire, utilisez un comparateur en ligne pour repérer les formules sans plafond.

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* Soit : 10,2% de cotisation sociale généralisée (CSG), 3,4% de prélèvements sociaux auxquels s'ajoutent une contribution de 0,3%, une contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) de 0,5% et, enfin, une contribution de financement  au revenu de solidarité active de 1,1%.
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