Vous avez entendu parler d'Open, la nouvelle offre d'Orange comprenant Internet, la télévision, la téléphonie fixe et mobile ? Si elle peut faire faire des économies aux abonnés, elle compte également un certain nombre de modalités qui ne sont pas du goût de l'UFC-Que Choisir qui dénonce des pratiques anticoncurrentielles. Explications.  

 

Publicité
Jeudi 5 janvier, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir a publié sur son site un communiqué dénonçant l'offre Open de l'opérateur Orange. L'association a saisi l’Autorité de Concurrence et prévient les abonnés que cette offre est un "cadeau empoisonné" à cause de ses "caractéristiques commerciales potentiellement anticoncurrentielles".
 
Il semblerait que l'opérateur soit quelque peu possessif avec ses abonnés qu'il craint peut-être de voir partir chez la concurrence (rappelons l'arrivée imminente de Free sur le marché de la téléphonie mobile), les clients Orange se sont donc vus proposer une offre quadruple play
Open regroupe l’offre triple play classique : téléphone, télévision et internet illimité à laquelle s’ajoute l’offre mobile, d’où l’appellation quadruple play
 
Or, même si cette offre permet au client de réaliser des économies, elle les retient également "prisonniers" chez Orange car : 
- L’abonné ne peut résilier l’une des offres (triple play ou mobile). Les deux deviennent indissociables.
- La souscription de l’offre Open entraine la reconduction de l’engagement sur la partie de fixe (le triple play) même si le client fait évoluer son forfait mobile.    
- Lors de la résiliation, l’abonné ne pourra conserver ses numéros de téléphone mobile et fixe. 
 
 
Contactée par l’Agence France Presse, Orange a réagi en affirmant qu'"il n'y a aucun engagement sur la partie fixe, et qu'on peut résilier son offre triple-play sans que soit résiliée la partie mobile".
 
Toujours est-il que l’UFC-Que choisir, soucieuse d’"éviter tout abus de position dominante de la part d’Orange", déplore que les consommateurs "se trouvent verrouillés dans la durée et que leurs coûts de sortie augmentent très fortement". 
 
L’association note également que cette offre "limite corrélativement leur possibilité de rejoindre un autre opérateur plus performant ou innovant, restreignant, dès lors, le jeu concurrentiel".