Avant de devenir le Monopoly, le jeu de société s’appelait "The Landlord’s Game", et sa créatrice Elizabeth Magie n’imaginait sûrement pas ce qu’il allait devenir. 

S’enrichir sur le dos des autres n’a pas toujours été un objectif du Monopoly. Attribué à l’Américain Charles Darrow, le jeu de société, inventé en 1934, aurait pourtant vu le jour quelques années plus tôt, selon le pure player Slate, qui a repéré mardi un article du New York Times sur le sujet.

Le jeu de société s’intitulait au départ "The Landlord’s Game", et a été breveté au début du XXe siècle par une certaine Elizabeth Magie, membre de la "Société religieuse des amis" (quakers), un mouvement qui se démarquait par sa liberté de convictions et par son concept de "lumière intérieure". "Ce jeu avait pour but d'expliquer de manière pédagogique les théories de l'économiste Henry George, qui prêchait pour une taxe unique imposée sur la plus-value afin de lutter contre les bénéfices réalisés par les propriétaires fonciers", rappelle Slate.

Une règle anti-monopole

L’idée de s’enrichir toujours plus était alors loin. Deux règles avaient en effet été imaginées par la créatrice du jeu : "une règle anti-monopole, dans laquelle tous les joueurs étaient récompensés lorsqu'il y avait une création de richesse, et une règle dans laquelle le but était de créer des monopoles", précise le site.

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Quelques différences ont toutefois été reconnues entre les deux jeux. Celui créé par Elizabeth Magie comportait notamment des banques, une maison pour les pauvres ainsi que des chemins de fer et plusieurs prisons. "Les cases du jeu ont des noms comme 'La maison des pauvres', 'la rue facile', ou encore 'la propriété du Seigneur Sang-bleu', des noms qui collent avec la vision 'socialo-utopiste', comme la qualifie Libération, du jeu", ajoute le site. Une vision qui semble bien loin des éditions à présent commercialisées.

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