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Les marchés actions européens poursuivent leur rebond. Les investisseurs reprennent leurs esprits après le choc provoqué par l'annonce du Brexit. À Paris, le CAC 40 progresse de 2,44% à 4 188,55 points. Bertrand Lamielle, directeur de la gestion chez B*capital, a décrypté les tendances sur les marchés. Pour cet expert, "on est loin d'être sorti d'affaire". Il faut attendre une réponse des politiques, a-t-il estimé. En effet, les responsables européens se sont réunis depuis hier à Bruxelles pour tenter d'ébaucher des pistes de sortie de crise. Pour l'heure, le Conseil européen n'a pas abouti à des solutions concrètes. Les 27 ont simplement exhorté les Britanniques à engager au plus vite leur procédure de divorce avec l'UE. Les banques et la livre britannique, qui ont le plus souffert en Bourse depuis le Brexit, ont également repris des couleurs malgré ces incertitudes politiques. - Intégrale Bourse, du mercredi 29 juin 2016, présenté par Grégoire Favet, sur BFM Business.
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Après la décision historique du Royaume-Uni de sortir du bloc européen, le président du Conseil européen a voulu rassurer sur la solidité de l'Union. "Nous sommes préparés pour ce scénario négatif", a assuré Donald Tusk depuis Bruxelles. "Nous sommes déterminés à maintenir notre unité à 27", a-t-il ajouté.
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En déplacement dans les Balkans le président du Conseil européen appelle au respect des règles de Schengen. Donald Tusk reconnaît que l'application du règlement de l'espace de libre circulation ne résoudra pas à elle seule la crise migratoire. Mais ce serait le premier pas vers une réponse européenne. Lors de son étape en Croatie, le Premier ministre croate a insisté auprès du président du Conseil européen pour plus de soutien de l'Union à l'égard de tous les pays touchés par l'arrivée massive de réfugiés et en particulier la Macédoine. Donald Tusk se rendra justement à Skopje avant de poursuivre son déplacement en Grèce puis en Turquie. Cette dernière étape doit permettre de préparer le sommet de lundi prochain entre Européens et Turcs sur la question migratoire.
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BRUXELLES - 19 février 2016 - François Hollande a ironisé sur les conseils qu'il donnerait à son homologue David Cameron, engagé désormais dans une campagne référendaire sur le maintien de son pays dans l'Union européenne. Au terme d'un conseil européen de plusieurs heures, le premier ministre britannique a obtenu un "statut spécial" comportant de nombreuses dérogations mais doit désormais convaincre ses concitoyens de poursuivre la route au sein de l'UE.
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David Cameron s'est lui même mis dans une situation très délicate en annonçant, en 2013, un réferendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union Européenne. Après des négociations avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, pour, a t-il dit, 'trouver le meilleur accord pour le Royaume Uni', le Premier ministre britannique semble parvenu à imposer le gros de ses réformes pour eviter le 'Brexit'. La requête la plus polémique de Londres consiste à vouloir priver pendant quatre ans les immigrants européens des aides sociales perçues par les travailleurs pauvres. Ils seraient aussi privés des allocations familliales notamment si leurs enfants sont restés dans leur pays d'origine. Ils n'auraient pas non plus accès pendant quatre ans aux logements sociaux. Autant de mesures qui vont pourtant à l'encontre du principe de libre circulation, fondateur de l'UE. L'autre concession de Tusk touche à la souverainté politique. Il s'agit de mettre en place un 'système de carton rouge' qui permettrait, aux parlements nationaux de s'opposer à un projet législatif européen dés lors que 55% de l'ensemble des Parlements y sont opposés. L'Union européenne reconnaîtrait aussi que le Royaume-Uni 'n'est pas engagé vers une plus grande intégration politique dans l'UE', comme le soulignent les traités européens. Reste qu'il est très improbable que l'on modifie des traités européens afin de les accomoder aux exigences britanniques. Autre gros dossier, celui de la gouvernance économique de l'Union. Le Royaume-Uni a obtenu une série de garanties pour protéger les intérêts des pays qui n'appartiennent pas à la zone euro. Londres s'inquiète notamment du poids que la Banque centrale européenne pourrait exercer sur la première place financière européenne qu'est la City. Donald Tusk a proposé la création d'un mécanisme protégeant les pays non membres de l'Union économique et monétaire. Mais le Conseil européen exclut qu'un tel mécanisme s'apparente à un véto britannique ou permette de reporter des décisions nécessaires à la bonne gouvernance de l'Eurozone.
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Avec: Jean Quatremer, journaliste à Libération. Philippe Lamberts, eurodéputé Les Verts. Marc Tarabella, eurodéputé PS. Et Bernard Monot, eurodéputé FN. - 500 millions d'Européens, du samedi 9 janvier 2016, présenté par Yann-Antony Noghès, sur BFM Business.
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Pour le dernier conseil européen de l'année, les chefs d'État européens se réunissent à Bruxelles pour discuter de la gestion du flux migratoire, mais aussi d'un éventuel "Brexit". Le point avec Hughes Beaudouin à Bruxelles.
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Avant de risquer de claquer la porte de l'Union européenne, David Cameron a envoyé une lettre au président du Conseil européen, Donals Tusk, énumérant ses exigences pour que le Royaume-Uni reste un pays membre. Londres souhaiterait revenir sur un certain nombre d'acquis, et notamment limiter les droits des citoyens européens sur le sol britannique. Le Premier ministre britannique souhaite "qu'ils ne puissent pas toucher les allocations familiales ou le chômage durant les quatre premières années où ils sont installés au Royaume-Uni. Ce serait de la discrimination pour la Commission européenne et ça va sans doute poser problème", a expliqué Isabelle Ory, correspondante de BFMTV à Bruxelles.
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La question des réfugiés sera une nouvelle fois au coeur du sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union. C'est la deuxième fois en moins d'un mois que les dirigeants européens se retrouveront pour évoquer cette question. La Commission européenne compte ainsi rappeler aux États membres leurs engagements comme celui de participer à un fond pour l'Afrique, un fond évalué à un peu moins de deux milliards d'euros. Les 28 évoqueront aussi la mise en place des hotspots. Ces centres d'accueil sont l'un des points clefs du processus de relocalisation des réfugiés. Ces espaces doivent permettre d'identifier et de traiter plus rapidement les demandes d'asile. Quatre sont déjà à pied d'oeuvre en Italie. Ils ont ainsi permis la semaine dernière de relocaliser vers la Suède 19 réfugiés venus d'Érythrée. Un autre hotspot devrait d'ailleurs voir le jour prochainement en Grèce.
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Le Conseil européen a débuté ce mardi à Bruxelles, tandis que l'Europe est dans l'attente des nouvelles propositions concrètes de la Grèce pour sortir de la crise actuelle. Le ministre grec des Finances n'aurait pas présenté de document officiel lors de la réunion de l'Eurogroupe qui l'a précédé, mais ce document existe bel et bien, selon les membres de Syriza, et amenderait les propositions de Jean-Claude Juncker. "Maintenant, il faut connaître très concrètement ce que sont ces amendements car le diable se cache dans les détails", note Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS.
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Réuni exceptionnellement à Bruxelles pour répondre aux drames des migrants en Méditerranée, le conseil européen s'est appuyé sur trois axes. Dans un premier temps, l'UE va tripler les moyens alloués pour le sauvetage en mer des migrants. Neuf navires, trois hélicoptères et des officiers devraient se greffer au dispositif dans le but de lutter contre les passeurs. Le conseil prévoit également de lutter contre le sous-développement en Afrique. Les 28 sont en revanche divisés sur la prise en charge des réfugiés. Aucune décision n'a été prise sur cet aspect.
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Le sujet des migrants divise les dirigeants européens. Si Donald Tusk a avoué qu'il ne fallait pas laisser se reproduire de telles situations, il a aussi confessé qu'il n'y avait pas de solutions pour répondre aux causes profondes des migrations. Des déclarations qu'a voulu contrer François Hollande en insistant sur l'importance du conseil européen de jeudi. Une "situation insupportable et pourrie" de ses propres mots.
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Athènes s'est fait rappeler à l'ordre en marge du sommet européen de Bruxelles. Le mini sommet à sept (Grèce, Allemagne, France, présidents du Conseil, de la Commission européenne, de l'Eurogroupe et de la BCE) a permis de faire le point sur la situation réelle de la Grèce, et de rétablir la confiance selon le Président du Conseil européen, Donald Tusk. ' Il est certain qu'aujourd'hui, il nous semble que travailler ensemble, négocier, à Bruxelles et à Athènes, nous sera plus facile, ' a-t-il déclaré en conclusion du sommet européen ce vendredi. La chancelière allemande a elle rappelé son attachement à chaque paragraphe de l'accord de l'Eurogroupe du 20 février sur la Grèce. Angela Merkel a aussi insisté sur le fait qu'Athènes avait, je cite, ' la propriété des réformes '.' Cela veut dire que le gouvernement grec a la possibilité de remplacer certaines réformes par d'autres réformes, si elles génèrent les mêmes effets. Il appartiendra aux institutions et à l'Eurogroupe de déterminer si elles génèrent bien les mêmes effet, ' a-t-elle précisé. Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, s'est engagé à présenter une liste complète de réformes dans les prochains jours, afin de décrocher la dernière tranche du prêt accordé à son pays en 2010. Il s'est aussi employé à rassurer : ' il n'y a absolument aucun problème de liquidité à court terme pour l'économie grecque. Nos obligations envers les personnes concernées et les institutions sont totalement garanties. Et il est clair que l'argent déposé dans les banques grecques est en sécurité. ' De son côté, la Commission européenne a mis 2 milliards d'euros à disposition de la Grèce, des fonds destinés à renforcer les efforts en faveur de la croissance et de la cohésion sociale.
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Le dernier sommet européen de l'année a été le premier présidé par le Polonais Donald Tusk. Peu de décisions étaient attendues. Les Vingt-huit ont surtout donné leur feu vert au vaste plan d'investissement de la Commission. Reste à se mettre d'accord sur les détails, ce qui ne sera pas une mince affaire. Sujet sommet 2000. C'est le nombre des propositions déposées par les pays européens qui espèrent profiter de ce plan d'investissement. Mais les projets seront triés sur le volet, et leur financement dépendra de l'intérêt qu'ils suscitent chez les investisseurs privés. Nous nous sommes intéressés à la liste belge. Sujet projets Il a dirigé la Pologne pendant sept ans et a démissionné pour prendre la présidence du Conseil européen. Donald Tusk veut insuffler un changement de style dans l'institution européenne, avec des débats qui s'éternisent moins et qui se concentrent sur les grandes questions. Mais comment sa reconversion est-elle perçue par ses concitoyens ? Nous sommes allés poser la question aux Polonais de Bruxelles. Sujet Polonais Les dirigeants européens ont beau avoir réaffirmé leur attachement au Traité de libre-échange qui se négocie avec les Etats-Unis, les opinions publiques restent très sceptiques. Pour preuve, la manifestation qui avait lieu vendredi matin dans le quartier européen de Bruxelles. Sujet demonstration A présent, un rapide coup d'oeil à l'agenda des deux prochaines semaines. Mardi aura lieu le deuxième tour de l'élection présidentielle au parlement grec. S'il n'y a pas de vainqueur, un troisième tour sera organisé le lundi 29 décembre. Et si là encore, personne ne l'emporte, des législatives anticipées seront convoquées, la gauche radicale étant donnée favorite dans les sondages. Jeudi 1er janvier, ce sera le coup d'envoi de la présidence lettone de l'Union européenne. Un grand jour aussi pour la Lituanie qui troquera ses litas contre des euros. 'Europe Weekly' vous donne rendez-vous dans trois semaines. Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année à tous.
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"On peut toujours donner la présidence à Donald c'est quand-même Picsou qui tient la caisse", a lancé Jean-Luc Mélenchon en commentant la nouvelle fonction de Donald Tusk. L'ancien Premier ministre polonais succède au Belge Herman van Rompuy au poste de président du Conseil européen.
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Il succède à Herman van Rompuy pour deux ans et demi. Le Polonais Donald Tusk a pris la présidence du Conseil européen. Il est celui qui présidera les sommets et qui devra négocier les compromis à 28. Après trois mois de soutien intensif, c'est dans un anglais pas si laborieux qu'il s'est adressé au personnel. ' Si vous êtes un peu nerveux à propos de ce remplacement, ce changement de patron, ne vous inquiétez pas. Je suis moi-même un peu nerveux aussi, peut-être plus que vous. Mais ça passera. En fait, c'est un grand honneur pour moi de commencer à travailler ici, et évidemment, un grand défi. ' Ayant passé sept ans à la tête du gouvernement polonais, il connaît bien les dirigeants européens à qui il lui est arrivé de tenir tête pour défendre les intérêts de son pays. Désormais, c'est en rassembleur qu'il devra agir. Et le fait qu'il vienne de l'Etat le plus peuplé à l'Est lui donne une certaine assise. Donald Tusk entend par ailleurs mettre l'accent sur la politique étrangère et sa nomination est de nature à rassurer les pays d'Europe centrale et orientale inquiets de ce qui se passe en Ukraine. IL n'en reste pas moins un pragmatique et saura négocier avec la Russie s'il le faut pour tenter de trouver une issue à la crise ukrainienne. Pour mieux comprendre ce que l'on attend de Donald Tusk, euronews a interrogé Piotr Maceij Kaczynski, professeur à l'Institut européen d'administration publique. euronews : ' Le prédécesseur de Donald Tusk, Herman van Rompuy, était surnommé Mr Invisible, en partie à cause de son manque de charisme et aussi pour sa discrétion et sa patience pendant les négociations avec les dirigeants européens en coulisses. Quelles sont les qualités du nouveau président ? ' Piotr Maceij Kaczynski : ' Je pense que Herman van Rompuy est un maître dans l'art du compromis, et c'est précisément pour cette raison que Donald Tusk a été choisi pour lui succéder. En tant que Premier ministre polonais, il a prouvé qu'il était un leader plutôt charismatique, donc nous verrons comment cela se manifestera dans ses nouvelles fonctions. ' euronews : ' Nous savons qu'il ne parle pas français et essaie d'améliorer son anglais qui est laborieux. Dans quelle mesure la connaissance de ces langues est-elle importante pour communiquer avec les dirigeants européens ? ' Piotr Maceij Kaczynski : ' Il y avait un jeu de mot qui circulait il y a quelques mois, disant qu'il allait essayer de polir son anglais, polish his english en englais, avant le 1er décembre. Donc il faudra voir s'il y a réussi. Mais je pense que son anglais est déjà suffisamment bon pour pouvoir négocier ces compromis. ' euronews : ' On sait aussi qu'il parle très bien allemand, ce qui est un bon point, il a d'ailleurs de très bonnes relations avec la chancelière allemande, Angela Merkel, n'est-ce pas ? ' Piotr Maceij Kaczynski : ' Oui, et c'est crucial. C'est la relation centrale. D'ailleurs au niveau des langues il pourrait nous surprendre. Herman van Rompuy jonglait d'une langue à l'autre en conférence de presse passant du néerlandais au français ou à l'anglais, et Donald Tuks fera sans doute de même entre le polonais, l'anglais et l'allemand. ' euronews : ' Passons maintenant aux défis qui l'attendent, à son programme. La réforme de l'Union européenne en fait partie. Elle est réclamée par le Royaume-Uni qui menace de quitter l'Union. Quelle sera sa stratégie pour gérer David Cameron ? ' Piotr Maceij Kaczynski : ' La relation ou le partenariat entre le Premier ministre britannique - David Cameron si c'est encore lui après les prochaines élections - et le président du Conseil européen ainsi que les autres membres du Conseil sera centrale. Pourquoi ? Parce que cela se soldera soit par l'ouverture de la boîte de Pandore et la sortie de l'Union européenne pour le Royaume-Uni soit par une issue plus favorable. ' euronews : ' En matière de politique étrangère, il y a évidemment le défi de la Rusie qui est majeur, avec la crise ukrainienne mais aussi la dépendance énergétique des Européens par rapport au gaz russe. En tant que Polonais, Tusk sera-t-il le faucon qui contrebalance la colombe, comme on a tendance désigner la Haute représentante Federica Mogherini ? ' Piotr Maceij Kaczynski : ' Donald Tusk est celui qui a lancé l'idée d'une union énergétique au printemps dernier. Et cette idée d'une union énergétique et d'une indépendance énergétique des Européens, dans le contexte actuel, pourrait être un sujet majeur, quelque chose que l'on voudra voir se concrétiser. En ce qui concerne la Russie et l'Ukraine, c'est une crise qu'il comprend. Il a une approche différente de la Russie par rapport à d'autres pays européens. Il connaît bien mieux la Russie que d'autres membres du Conseil. Et cela devrait l'amener à insuffler une politique plus réaliste. '
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Après cinq années consacrées à forger des compromis entre les 28 pays de l'Union, Herman van Rompuy tire sa révérence. Et c'est le Polonais Donald Tusk qui lui succède à la tête du Conseil européen. Premier ministre pendant sept ans, il devra passer de la défense des intérêts nationaux à l'arbitrage européen. Premier test, le discours dans un anglais compréhensible et plus ou moins fluide, après une remise à niveau intensive. ' Je viens ici avec un but. En ces temps difficiles, l'Europe a besoin de succès. Il nous faut une détermination sans faille pour en finir avec la crise économique. Et il est de notre responsabilité de compléter l'union économique et monétaire ', a-t-il déclaré après avoir pris ses fonctions. Après Jean-Claude Juncker à la Commission et Federica Mogherini à la diplomatie, le trio de tête de l'Union européenne est désormais entièrement renouvelé. Donald Tusk présidera son premier sommet européen les 18 et 19 décembre. Ses talents de coordinateur seront mis à l'épreuve sur des dossiers déterminants tels que le plan européen d'investissement et la crise ukrainienne.
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Donald Tusk est le nouveau président du Conseil européen : quels sont les pouvoirs réels de cet ancien premier ministre polonais ? Est-ce que ce sont les principaux chefs d'État qui décident encore ? On le connaît très critique envers la Russie. Mais la politique russe de Federica Mogherini, la nouvelle chef de la politique étrangère de l'U.E., est plus douce. Est-il là pour équilibrer les choses ? Qui va l'emporter ? En tant que premier président du Conseil européen venant de l'est, va t'il favoriser les intérêts de sa région d'origine ? Peut-il gérer les conséquences du changement climatique sans endommager les économies de l'Europe de l'est, très dépendantes du charbon ? Discussion entre Chris Burns, d'Euronews, et Richard Corbett, ancien bras-droit du Président sortant du conseil européen Herman van Rompuy, et membre du Parlement européen ddans le Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates, Danuta Hübner, membre polonais du parlement, ancien commissaire européen, et membre du Parti populaire européen de centre-droit, et l'analyste des politiques, Paul Ivan, du Centre de politique européenne. CHRIS BURNS Une Question pour vous tous, mais on commence avec Richard. Quel est le pouvoir réel du président ? Donald Tusk peut-il imposer sa personnalité et sa volonté au conseil européen ? RICHARD CORBETT Il n'a pas le pouvoir individuel pour prendre, seul, des décisions. Mais il dirige un groupe très puissant, avec les plus grandes figures politiques de chaque état membre, et les présidents des commissions. Donc il peut les amadouer pour qu'ils parviennent à un accord. Le défi est de mettre d'accord, autour d'une table, 28 états membres. CHRIS BURNS Danuta vous connaissez bien Donald Tusk, le pensez-vous capable de réussir cela ? DANUTA HUBNER Je pense que l'essentiel n'est pas seulement la coordination et la recherche de compromis. Dans son nouveau rôle il est parfait. Il l'a déjà prouvé en Pologne. Je pense que cela dépend aussi de la personnalité de chacun. M. van Rompuy a déjà laissé un héritage, donc je pense que M. Tusk pourra s'appuyer sur ce qu'il a laissé. J'espère qu'il comprendra également l'importance de travailler avec le Parlement européen. Et je pense que sa personnalité est exactement ce qu'il faut ici, pour cette institution: CHRIS BURNS Mais Paul, n'est-il pas simplement un portier ? N'est-il pas là uniquement pour qu'à la fin de la journée, ce soit en réalité les chefs d'Etat des plus grandes capitales, qui continuent de prendre les décisions importantes ? PAUL IVAN Eh bien, certes les chefs d'Etat, en particulier les plus grands Etats membres, conserveront la même puissance dont ils disposent actuellement. Mais je dirais que le rôle de M. Tusk sera d'établir l'ordre du jour, il aura un rôle de médiation, en essayant d'asseoir à la même table 28 chefs d'Etat et de gouvernements. CHRIS BURNS Parlons d'une question délicate : le changement climatique. M. Tusk vient d'une région qui dépend du charbon, bien plus que d'autres. Pensez-vous qu'il peut convaincre le Conseil de faciliter l'économie de sa région pour sauver des emplois ? RICHARD CORBETT Son travail de président du conseil est d'obtenir un consensus, il n'est pas là pour défendre les intérêts de son pays. Il y a un Premier ministre polonais autour de la table pour cela. Donc, son rôle c'est surtout de mettre tout le monde d'accord, il faut convaincre , amadouer, construire des compromis, mettre un texte sur la table, l'ajuster pour ensuite obtenir un bon accord. CHRIS BURNS Actuellement, nous sommes au milieu de discussions pour arriver l'an prochain à Paris à un accord sur le changement climatique. Danuta, pensez-vous qu'il y aura un changement sur la politique de l'Union Européenne, étant donné que Donald Tusk vient d'un pays dépendant du charbon? DANUTA HUBNER Je pense que nous avons déjà adapté et ajusté notre attitude à l'égard du changement climatique, ainsi que les actions qui sont nécessaires. Nous comprenons les différentes situations dans les États membres. L'approche de l'Union européenne envers le changement climatique est d'une grande flexibilité. Donc je pense que nous allons continuer cette approche, et nous espérons qu'elle sera comprise et respectée par les autres partenaires dans le monde. CHRIS BURNS Allons-nous assister à une compétition entre M. Tusk et Federica Mogherini, la nouvelle chef de la politique étrangère européenne ? Nous voyons bien que le rôle du président du conseil est de rechercher des consensus. Mais il doit aussi représenter la politique étrangère et la politique de sécurité, sans marcher sur les plates-bandes de la chef de la politique étrangère. M. Tusk étant considéré comme plus dur sur la Russie que Mme. Mogherini, qui va l'emporter ? Richard ? RICHARD CORBETT Eh bien, les positions politiques dans ces deux domaines doivent être accordées par les états membres. Donc il ne devrait pas y avoir de grandes différences entre ce qui sort de la réunion des ministres des affaires étrangères, et ce qui sort de la réunion des premiers ministres. Sur l'entente et la relation entre les deux, c'est comme la relation entre un Premier ministre d'un coté, et son ministre des Affaires étangères de l'autre côté. CHRIS BURNS Pensez-vous que M. Tusk va essayer d'imposer une ligne plus dure envers la Russie? DANUTA HUBNER Nous devons tous regarder en avant. Mme Mogherini devra préparer une stratégie, à long terme, pour passer de la confrontation à la coopération, peut-être pas un partenariat, mais une coopération. Je pense que l'expérience de M. Tusk sera extrêmement utile, parce qu'il comprend la nécessité de trouver un mode de coopération avec la Russie, même si maintenant nous devons rester ferme en continuant bien sûr notre politique de sanctions. CHRIS BURNS D'autre part M. Tusk pourrait être comme un pont vers la Russie, comme Nixon l'a été avec la Chine ?' PAUL IVAN En 2008 / 2009 il a essayé d'améliorer les relations entre la Pologne et la Russie. Il a fait quelques pas dans ce sens : mais apparemment, il y a des limites à une telle politique.' CHRIS BURNS Une question sur la structure du conseil. Beaucoup d'Européens, beaucoup de gens se demandent pourquoi nous avons autant de présidents ? Nous avons un conseil avec une présidence tournante. Devrions-nous éliminer ce système, maintenant que nous avons un président du Conseil ? RICHARD CORBETT Nous avons pléthore de présidents. Chaque institution a son propre président. Je pourrais aller plus loin. Si, comme cela fonctionne en Angleterre, nous avions un président du parlement, un gouverneur de la banque centrale, un président du Conseil européen, et un président des commissions les gens comprendraient un peu plus leurs rôles. Mais au lieu de cela, on appelle tout le monde président, et plus personne ne comprend rien. CHRIS BURNS Devrions-on nous nous débarasser de la présidence tournante?' DANUTA HUBNER Non, je pense que c'est très important, que les gens, les citoyens des Etats membres, voient leur Premier ministre, leurs ministres, aller à Bruxelles. Il faut qu'ils se sentent responsables de l'Union européenne. La présidence tournante nous donne une grande responsabilité. C'est quand nous nous connectons avec nos peuples, quand les gens sentent qu'ils font partie de l'Europe, qui est aujourd'hui dirigée par leurs gouvernements, donc je pense qu'il est très important que nous nous en tenions à cela. CHRIS BURNS Paul, est-ce que l'on n'a pas trop de chevauchement, trop de chefs ? PAUL IVAN Eh bien en fait, je dirais que le système n'est pas très clair pour les citoyens ordinaires. En même temps la présidence tournante est un moyen de rapprocher l'Union vers ses Etats membres. L'Union gagne beaucoup de visibilité dans les six mois d'une présidence tournante. Je pense que c'est quelque chose qui doit être maintenu.
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C'est l'image du jour. Herman Van Rompuy l'actuel président du Conseil européen s'apprête à quitter ses fonctions le 30 novembre prochain. Pour l'occasion, il a posé sur la photo officielle avec les chefs d'Etats et... une partie de ses petits enfants.
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La Commission européenne a-t-elle été la cible d'un projet d'attentat, imaginé par des djihadistes revenus de Syrie ? C'est ce qu'a laissé entendre la chaîne publique néerlandaise NOS, qui dit s'appuyer sur des sources anonymes. La Commission a toutefois indiqué ce dimanche ne pas avoir connaissance de menaces ; la sécurité autour du bâtiment n'a pas été renforcée. Sur les 400 Belges partis faire le djihad, 90 seraient déjà rentrés au pays, rapporte de son côté le quotidien l'Echo. Plusieurs d'entre eux ont été arrêtés et des attentats auraient ainsi pu être déjoués. Pour le maire d'Anvers, Bart De Wever, 'les 4000 à 5000 ressortissants européens, qui sont partis combattre en Syrie, représentent un danger imminent à l'ordre public en Europe et en Belgique.'' En mai dernier, un attentat contre le musée juif de Bruxelles avait fait quatre morts. L'auteur, le Français Medhi Nemmouche, avait passé plus d'un an en Syrie dans les rangs de l'État islamique. Des djihadistes arrêtés récemment en Belgique auraient admis avoir préparé un attentat similaire, dont l'objectif était de faire un maximum de victimes.
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Les dirigeants européens ont chargé la Commission européenne de proposer de nouvelles sanctions contre la Russie, à cause de son intervention en Ukraine. Herman Von Rompuy a rappelé que les sanctions de niveau trois adoptées fin juillet produisent un effet visible sur l'économie russe. 'Le Conseil européen a dit qu'il se tenait prêt à prendre de nouvelles mesures significatives au vu de l'évolution de la situation sur le terrain. Cela nécessite que la Commission mène de façon urgente des travaux préparatoires et qu'elle présente des propositions à examiner d'ici une semaine' a déclaré Herman Van Rompuy. Il en fallait peut-être plus pour satisfaire le président ukrainien Petro Porochenko qui attendait une riposte européenne à l'entrée de troupes russes dans l'Est de l'Ukraine : 'Je crois que nous sommes tous près du point de non-retour. Le point de non-retour, c'est la guerre totale, qui se déroule déjà sur le territoire contrôlé par les séparatistes - où combattent des troupes régulières russes à la place des séparatistes' a-t-il déclaré. Le président du Conseil a reconnu que les sanctions créaient des tensions entre les états membres, mais que c'était 'le prix à payer'.
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François Hollande qui est en déplacement à Bruxelles ce samedi a tenté auprès de ses homologues d'obtenir un assouplissement de la politique budgétaire européenne.
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Les chefs d'Etats européens réunis à Bruxelles ont choisi le Premier ministre polonais Donald Tusk pour la présidence du Conseil européen. Ils avaient échoué à s'accorder sur un nom en juillet dernier. Le regain de tension en Ukraine était également au menu de leur réunion.
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Catherine Ashton et Herman Van Rompuy rendront leur tablier fin octobre. Et leur remplacement aux Affaires étrangères et à la présidence du Conseil font l'objet de tractations tous azimuts. L'une des favorites pour succéder à la Britannique, c'est la Bulgare Kristalina Georgieva. Actuelle commissaire en charge de l'aide humanitaire, elle est très appréciée pour son engagement et ses compétences et a la particularité d'être apolitique. Mais à en croire les pronostics, c'est Federica Mogherini qui est la mieux placée. Elle est depuis cinq mois aux commandes de la diplomatie italienne. Les explications de Christophe Garache, rédacteur-en-chef d'Europolitics : ' Elle est jeune - elle a 41 ans - elle est assez compétente, elle connait bien ses sujets. Et Matteo Renzi est le grand gagnant des élections européennes. Il l'a bien fait comprendre à ses partenaires européens, et il n'est pas question qu'un poste de haut niveau lui passe sous le nez. Conclusion, sa candidate, Mme Mogherini, sera évidemment en première ligne.' L'autre poste en jeu, c'est la présidence du Conseil européen. Théoriquement, le succession d'Herman Van Rompuy est au menu de ce sommet mais on parle déjà de reporter la décision à la rentrée tant les 28 ont du mal à trouver un dénominateur commun. Du coup, une multitude de noms circulent. Jusqu'ici très citée, la Première ministre danoise ne ferait pas l'affaire de la France n'étant pas dans la zone euro. Retour à la case départ donc. Christophe Garache nous rappelle le profil recherché : ' Il doit être un secrétaire général, quelqu'un d'assez discret, efficace, qui carbure, qui réfléchit, et surtout qui ne prend pas position publiquement, qui prépare les travaux du Conseil européen en coulisses, prépare les compromis. C'est ce genre de portrait-là, de personnage qu'il faut trouver. ' Il faudra aussi que le nominé soit britannico-compatible. Le Premier ministre britannique s'est fait imposer Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission, mais cette fois, plus question de passer outre l'avis de Londres.
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José Manuel Barroso, dont le mandat à la tête de la Commission européenne s'achève en octobre, se verrait bien succéder à Herman Van Rompuy à la présidence du Conseil européen.
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Hervé Gattegno a donné son point de vue sur l'affaiblissement de la France au sein du Conseil Européen. Après la nomination de Jean-Claude Juncker à la présidence du conseil Européen, François Hollande espère obtenir des assouplissements dans l'application du pacte de stabilité. Chaque matin, Hervé Gattegno, intervient pour un talk politique sans concession dans BourdinCo sur RMC la radio d'opinion.
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Pierre Moscovici, député PS du Doubs, ancien ministre de l'Economie et des Finances et candidat à la Commission européenne, répond aux questions de Thomas Misrachi sur la réunion du Conseil européen qui devrait désigner Jean-Claude Juncker comme le nouveau président de la Commission européenne.
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Le Conseil européen s'est ouvert aujourd'hui à Bruxelles. L'une des vedettes s'appelle Matteo Renzi, le président du Conseil italien. Il est devenu en quelques semaines la nouvelle coqueluche des sociaux-démocrates européens. Il veut changer l'Europe et réformer l'Italie à grande vitesse.
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Alors que la bataille pour la présidence de la Commission européenne fait rage entre Martin Schulz et Jean-Claude Juncker, celle du Conseil européen pourrait être attribuée à…Jean-Marc Ayrault. 
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Le droit de vote, elle en est désormais privée, la délégation russe au Conseil de l’Europe. L’instance paneuropéenne basée à Strasbourg a annoncé cette suspension jusqu‘à la fin de...

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