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A Bahreïn, les membres de la communauté chiite continuent d'exprimer leur colère après la décapitation du dignitaire religieux Nimr Baqer al-Nimr par l'Arabie Saoudite. Depuis l'annonce de son exécution, des violences sporadiques secouent le petit royaume ; ce fut le cas notamment ce mardi sur l'île de Sitra. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des émeutiers munis de pierres et de cocktails molotovs. Des manifestations similaires avaient eu lieu ces derniers jours autour de Manama, la capitale. Bahreïn est peuplé majoritairement de chiites, mais le pays est dirigé par la dynastie sunnite des Al-Khalifa qui se pose en allié de l'Arabie Saoudite. Les autorités ont averti que les fauteurs de troubles pourraient être poursuivis pour incitation à la sédition et menace à l'ordre civil.
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Les pays du Golfe se rangent derrière l'Arabie Saoudite dans le conflit diplomatique qui l'oppose à l'Iran. Le Koweït a rappelé à son tour ce mardi son ambassadeur à Téhéran, imitant ainsi les Émirats arabes Unis ou encore Bahreïn, qui allé est plus loin en suspendant ses liaisons aériennes vers la République islamique. Les monarchies du Golfe, qui doivent se réunir samedi, condamnent le saccage de l'ambassade saoudienne à Téhéran. Une attaque de représailles, suite à l'exécution d'un dignitaire chiite par l'Arabie Saoudite. Ryad et Téhéran qui, ont rompu leurs relations diplomatiques, se livrent depuis une guerre des mots. La communauté internationale craint que cette escalade entre les deux puissances régionales sunnites et chiites ne fasse qu'envenimer les conflits en cours au Moyen-Orient.
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L'escalade qui oppose l'Iran à l'Arabie saoudite a gagné l'Irak. Des milliers de chiites sont descendus dans les rues de Bagdad et de plusieurs autres villes du pays pour dénoncer l'exécution d'un haut dignitaire chiite en Arabie saoudite samedi dernier. Un nouveau signe de la régionalisation de cette crise entre chiites et sunnites. ' L'exécution du cheikh est une décapitation des valeurs humaines et des droits de l'Homme, clame un manifestant. Les jeunes qui protestent en Irak et à travers le monde manifestent contre les violations des droits de l'Homme, ni plus ni moins. ' Suite à cette exécution, des représentations diplomatiques saoudiennes sur le sol iranien ont été attaquées, et en représailles, Ryad a aussitôt rompu les relations diplomatiques avec Téhéran. Pour le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Hossein Jaberi Ansari, le gouvernement d'Arabie Saoudite joue avec le feu. ' Il envisage ses intérêts et son existence dans la poursuite des tensions et des affrontements dans la région ', a-t-il accusé. D'autres pays dirigés par des sunnites ont emboîté le pas de l'Arabie saoudite, rompant ou réduisant leurs liens diplomatiques avec l'Iran. C'est le cas de Bahreïn, des Emirats arabes unis mais aussi du Soudan. Quant à la famille du cheikh chiite Nimr Baqer al-Nimr, elle a entamé trois jours de deuil en l'absence de sa dépouille. Le chef religieux, un opposant à la dynastie sunnite des Al-Saoud, a été inhumé dans un endroit que les autorités saoudiennes ne veulent pas divulger.
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De l'Iran au Liban, en passant par le Bahreïn et le Yémen, manifestations et violences se sont répandues dans le monde musulman... Téhéran et Ryad ont souvent été en désaccord, mais l'exécution du chef religieux chiite Nimr Baqer al-Nimr, samedi, pourrait marquer un changement dangereux dans une région déjà instable en approfondissant le fossé entre sunnites et chiites. Les chiites représentent environ 15 % de tous les musulmans. L'Iran a la plus importante population chiite, mais ils sont aussi majoritaires en Irak, au Bahreïn et le Koweit, le Yémen, le Liban et le Qatar abritent des communautés chiites considérables. Virulent critique de la dynastie sunnite des Saoud au pouvoir à Ryad, Nimr défendait la cause chiite. Pendant le printemps arabe, il avait mené la contestation, prêchant en 2011 en faveur d'une sécession de l'est de l'Arabie Saoudite et de sa fusion avec le royaume proche de Bahreïn, alors en ébullition. Son exécution illustre la nouvelle ligne dure de l'approche saoudienne concernant la dissidence et l'influence de l'Iran dans la région. Tout comme l'Iran est le leader du monde chiite, l'Arabie Saoudite est la plus influente des puissances sunnites, qui sont majoritaires aussi en Egypte, en Jordanie, aux Emirats, au Yémen, en Syrie et au Qatar. En tant qu'allié arabe le plus proche des Etats-Unis au Moyen-Orient, l'Arabie Saoudite a bénéficié d'une aide militaire américaine massive et a longtemps influencé la politique étrangère américaine. Mais l'accord sur le nucléaire iranien a changé la donne en 2015. Les Saoudiens craignent à présent que le dégel des avoirs iraniens qui se montent à plusieurs dizaines de milliards de dollars servent à soutenir des groupes rebelles chiites dans la région pour déstabiliser les gouvernements sunnites, de même qu'à acheter des armes pour soutenir les velléités expansionnistes des chiites. L'Iran a déjà donné son soutien militaire aux milices chiites en Irak, au président syrien Bachar al-Assad, et aux rebelles Houthis au Yémen. Le Yémen est devenu le théâtre d'une guerre par procuration entre Téhéran et Ryad. Le royaume saoudien étant à la tête d'une coalition qui a pour objectif de vaincre les rebelles chiites houthis qui menacent le régime sunnite... En Syrie, l'Arabie Saoudite soutient également les groupes rebelles sunnites opposés à Assad aux côtés des Etats-Unis et de la Turquie. Mais les Saoudiens sont aussi accusés de soutenir financièrement en secret les djihadistes d'Etat islamique, qui se réclame du sunnisme... La confrontation entre ces deux courants de l'Islam et ces deux puissances régionales est encore montée d'un cran.
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Une mosquée sunnite presque entièrement détruite par des chiites fondamentalistes à Hilla, en Irak : les très fortes tensions entre Arabie Saoudite et Iran font craindre la multiplication de tels actes violents et aveugles. Au niveau international, les craintes sont de plus en plus vives. La France appelle à la désescalade et la Grande-Bretagne se dit extrêmement inquiète : 'Nous voulons voir la stabilité au Moyen-Orient, a déclaré David Cameron. Nous voulons voir de bonnes relations entre les différents pays du Moyen-Orient, au moins parce que cela est absolument essentiel pour résoudre la crise que nous avons en Syrie, qui est la source de tant de ces problèmes'. L'Allemagne a appelé Riyad et Téhéran à reprendre le dialogue, et le gouvernement allemand s'est exprimé, lui, sur le fond du dossier, et s'est fait très précis dans ses accusations et ses menaces : 'Les derniers développements en Arabie Saoudite sont alarmants, a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand. Le gouvernement allemand s'oppose fermement à la peine de mort et surveille les derniers évènements en regard de l'exportation d'armes'. Faire preuve de retenue, c'est aussi l'appel venu de la Russie, où un responsable du ministère des Affaires Etrangères a proposé que Moscou serve d'intermédiaire dans la crise. Le cabinet de Sergueï Lavrov serait ainsi prêt à accueillir des pourparlers entre les chefs des diplomaties iranienne et saoudienne.
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Les tensions entre l'Iran et l'Arabie Saoudite pourraient avoir des répercussions dans toute la région. Pour analyser plus en profondeur cette crise nous avons interrogé Ahmad Salamatian, ancien vice-ministre iranien des Affaires étrangères. Euronews: 'Ahmad Salamatian cette crise va au-delà de la simple escalade diplomatique. Pensez-vous que l'Iran et l'Arabie Saoudite peuvent contrôler la situation?' Ahmad Salamatian: 'Les tensions entre l'Iran et l'Arabie Saoudite dans la région ont atteint un tel niveau que cette situation pourrait être comparée à celles qui ont précédé les grands conflits du 20e siècle, comme la Première Guerre Mondiale. C'est comme si les décideurs marchaient tels des somnambules vers une crise qui pourrait exploser au moindre petit incident comme une exécution ou un assassinat et qui entraînerait inexorablement une guerre entre les deux pays.' Euronews: 'Qu'attendent justement les deux pays?' Ahmad Salamatian: 'Cette crise est liée au leadership dans la région alors que les États de cette région sont eux-mêmes profondément ébranlés par le printemps arabe. Dans cette situation, les gouvernements autocratiques et les dictatures sont remis en cause. A cette difficulté s'ajoute le fait que la crise entre l'Iran et l'Arabie Saoudite s'étend du Yémen à la Syrie, du Liban au Bahreïn et dans toute cette région vitale à l'échelle du globe. Or ces deux puissances se voient, que cela soit intentionnel ou non, comme les représentants du leadership géostratégique, religieux et politique de la région. Dans cette situation très volatile le moindre incident peut devenir incontrôlable.' Euronews: 'Quelles peuvent être les conséquences de ces tensions entre l'Iran et l'Arabie Saoudite sur la crise syrienne?' Ahmad Salamatian: 'Si les tensions ne diminuent pas, toute conférence consacrée au conflit en Syrie tout calendrier ou toute résolution risquerait d'être nul et non avenu. S'il n'y a pas un minimum d'entente entre l'Iran et l'Arabie Saoudite il n'y a pas de sortie de crise en Syrie, il n'est pas possible de battre le groupe État islamique, il n'est pas possible de réduire les combats au Yémen et il n'y a pas de moyen de prévenir d'autres conflits ailleurs dans la région. Il n'y aura pas non plus la possibilité de former un gouvernement au Liban. Aujourd'hui la sûreté du Proche Orient ne se limite pas à ses frontières. La sûreté de l'Europe, celle des États-Unis ou encore celle de nombreux autres pays dans le monde est directement liée à cette région du Proche Orient.'
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L'hommage au dignitaire chiite exécuté en Arabie saoudite... Dans son village natal à l'est du pays, là où est concentrée la minorité chiite, la famille de Nimr Baqer al-Nimr observe trois jours de deuil, sans dépouille. Les autorités saoudiennes ont refusé de leur dire où le corps avait été inhumé. Côté iranien, les blâmes continuent de fuser. ' Malheureusement, les autorités d'Arabie saoudite voient non seulement leurs intérêts mais aussi leur existence dans la poursuite des tensions et des affrontements dans la région. ', a déclaré Hossein Jaberi Ansari, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Les attaques contre des représentations diplomatiques saoudiennes en Iran et la rupture des relations diplomatiques côté saoudien nourrissent l'escalade entre les deux grands rivaux chiite et sunnite. Et le chef de la diplomatie saoudienne de marteler sa détermination à ' ne pas laisser l'Iran mobiliser, créer ou établir des cellules terroristes dans son pays ou des pays alliés '. L'Arabie saoudite à majorité sunnite a donné 48 heures aux représentants diplomatiques de l'Iran pour quitter le pays. Les représentants saoudiens en Iran ont d'ores et déjà été rapatriés. Autre conséquence de cette crise, le Bahreïn - proche de l'Arabie saoudite - a rompu ses relations diplomatiques avec l'Iran.
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Sur la ligne de front entre les combattants kurdes et les djihadistes de l'EI, des jeunes combattantes ont rejoint les Unités de protection du peuple (YPG) pour défendre leur terre. Ces jeunes femmes ont tout laissé derrière elles pour venir se battre dans les rangs des forces kurdes. Dilbreen a 17 ans. Venir ici s'entraîner, se former aux armes, au contrôle des check-points, ce choix, dit-elle, s'est imposé à elle. 'J'ai rejoint les YPG volontairement. Je les ai rejoints pour défendre les Kurdes, les Arabes, les chrétiens... Je veux défendre mon pays et tous ceux qui se battent pour ça', explique-t-elle. 'Les combattants masculins se battent physiquement, les femmes se battent avec leur esprit et avec leur patience, ajoute Cicek, une autre combattante. La femme sait quand utiliser des armes, naturellement, elle est un ennemi de la violence de la guerre. Mais nous sommes obligées de nous défendre, on nous a amenées à ça'. Les Unités de protection du peuple sont l'aile armée du Parti syrien de l'unité démocratique (PYD), affilié au PKK. En 2015, leurs effectifs sont estimés entre 35 000 et 65 000 combattants. 40 % seraient des femmes. 'A la maison, c'est sur, les filles prennent bien plus soin d'elles que sur la ligne de combat, dit Zireena, 18 ans. Quand je vais sur la ligne de front, je ne me sens pas la même, je sens que je suis devenue une adulte, que je comprends mieux les choses.' Ces jeunes combattantes assurent qu'ici, il n'y a pas de différences entre les hommes et les femmes. Mais un seul objectif, combattre les horreurs de Daech, pour la génération future.
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Depuis le début de la crise syrienne il y a 4 ans, 220 000 Syriens se sont réfugiés ici, à Erbil, dans le Kurdistan irakien. Ils ont été rejoints ces derniers mois par plus de 2 millions d'Irakiens fuyant les jihadistes. La moitié de tous ces réfugiés sont des enfants. L'Unicef a déclaré 2014 'année dévastatrice' pour des millions d'enfants pris au piège de conflits à travers le monde. Parmi eux, des petits Syriens de moins de 5 ans. Déplacés en Irak, ils ont grandi avec comme seuls repères la guerre, la violence et l'exil, perdant tout sentiment de normalité. Jeffrey Bates, directeur de communications, Unicef, Irak : 'Ce qui pour nous est une urgence, une crise, pour eux, c'est normal. Pour eux, ce qui est étrange, c'est la vie normale. Ce que l'Unicef et ses partenaires cherchent à faire, c'est créer une vie normale. Un camp ne sera jamais une maison, mais si ces enfants peuvent avoir des endroits où jouer, aller à l'école, s'ils peuvent être avec leurs amis, leurs familles et simplement être en sécurité, cela leur aidera pour continuer à grandir.' Voir leurs enfants s'épanouir, c'est le voeu le plus cher de ces réfugiés irakiens de la minorité yézidis. Une utopie aussi. 'Il n'y a pas d'avenir pour nos enfants... Et pour nous non plus estime ce père de famille. Les jihadistes contrôlent encore de nombreuses régions tout autour, alors on ne peut pas penser à l'avenir. Il est incertain.' L'avenir, qui passe aussi par la scolarisation des enfants, mais ici c'est impossible Raphaële Tavernier: 'Juste en face de moi, il y a une école, réellement collée à ce camp de réfugiés. Une école à laquelle ces enfants yézidis n'ont pas accès, car ici les cours sont réservés aux enfants d'Erbil en priorité, mais aussi car ils sont dispensés en anglais et en kurde et que ces réfugiés ne parlent que l'arabe'. Même constat dans ce camp de réfugiés chrétiens. Il manque actuellement près de 4 000 places en primaires et plus encore en collège et lycée pour les seuls enfants des familles chrétiennes. Sans école et loin de chez eux, les journées sont longues pour ces enfants déracinés. Et les activités dispensées par les ONG ne suffisent pas à égayer leur quotidien. 'Avant, on avait notre dignité, notre maison, notre école. A Bachika, c'était pas comme ici. Ici on n'a rien du tout' dit Youssef. Savio est d'accord : 'On vivait mieux avant. Au moins on avait des écoles, on vivait dans la prospérité. Qu'est ce qu'il y a ici ? Il n'y a rien du tout, on ne fait rien'. 'Je veux rentrer chez moi, retourner à Bachika', ajoute Zina. Lueur d'espoir en cette période de fête, la première école en préfabriqué a ouvert le 11 décembre dernier dans le quartier chrétien d'Ankawa à Erbil. Un bâtiment qui fait partie d'un programme d'aide aux réfugiés mené par l'Aide à l'Eglise en Détresse (AED). Au total, 8 écoles réparties entre Ankawa et la ville de Dahuk doivent être installées et opérationnelles d'ici la fin janvier.
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Cela fait près de 3 mois que la ville syrienne de Kobané est assiégée par les djihadistes du groupe Etat islamique (EI). Et 3 mois que les combattants kurdes tentent de résister, avec les moyens du bord. Ils ont bien reçu du soutien de la part des peshmergas, ces combattants kurdes venus d'Irak. Il y a bien aussi les frappes aériennes menées par la coalition internationale. Mais cela ne semble pas modifier les positions tenues de part et d'autres. C'est une guerre qui s'enlise. Alors pour éviter qu'elle ne tombe dans l'oubli, des journalistes occidentaux sont parvenus à se rendre sur place. 'On a très bon moral, assure un jeune combattant kurde. Aussi longtemps que l'ennemi djihadiste nous attaquera, on le combattra.' L'hôpital de la ville a été détruit lors de bombardements. Pour soigner les blessés, il faut improviser. La ville est en partie désertée. Certains ont pu ont traversé la frontière turque à quelques kilomètres de là. Mais tous n'ont pas eu cette chance... Un père de famille témoigne : 'Il n'y a nulle part où aller, aucun abri souterrain. On a voulu fuir en Turquie, mais on s'est fait refouler. On est obligé de vivre ici, sous la menace des bombes'. D'après les témoignages recueillis sur place, ce qui fait défaut aux combattants kurdes, ce sont des armes lourdes, pour faire le poids face aux djihadistes qui, eux, semblent très bien équipés.
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En Israël, une des rares écoles bilingues arabe-hébreu a été saccagée et partiellement incendiée la nuit dernière. L'établissement est situé à Jérusalem-ouest. Des slogans hostiles aux arabes ont été inscrits à proximité. Les autorités soupçonnent des colons juifs et des activistes d'extrême-droite. L'école appartient à un groupe scolaire appelé 'Main dans la main'. Il s'efforce de promouvoir une co-existence entre Israéliens et Palestiniens. 'Ceux qui ont fait ça blessent les juifs autant que les Arabes, estime Hatem Matar, responsable du Conseil des parents d'élèves. Ils s'en prennent à un idéal qu'on essaie de faire vivre depuis 15 ans. C'est triste, évidemment, mais je pense que cela peut aussi contribuer à consolider les liens dans notre communauté'. La ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni s'est rendue sur place. Elle a promis 'une tolérance zéro contre la discrimination et le racisme'. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a également condamné cette attaque. 'Nous déployons actuellement de grands efforts pour ramener le calme à Jérusalem, a-t-il dit. Nous ne pouvons tolérer aucune attaque de ce genre, quels qu'en soient les auteurs. Nous ne pouvons accepter qu'une école bilingue soit ainsi incendiée.' Cet incident intervient dans un contexte de tension accrue entre Israéliens et Palestiniens, entre juifs et arabes, à Jérusalem et dans toute la région. Ces dernières semaines notamment, plusieurs attaques suivies de représailles ont élargi un peu plus le fossé entre les communautés.
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Un attentat à la bombe a visé ce vendredi la grande mosquée de Kano, la plus grande ville du nord pays. Trois explosions ont retenti alors que les fidèles venaient de se rassembler pour la prière. On ignore encore le nombre de victimes. Cet attentat pourrait être l'oeuvre de Boko Haram. La semaine dernière, l'émir de Kano, un dignitaire très influent au Nigeria, avait appelé les habitants à prendre les armes contre le groupe islamiste.
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Des milliers de personnes ont été jetées sur les routes par l'offensive fulgurante de l'Etat Islamique en Irak. Des jiahdistes qui avancent vers le Kurdistan autonome. Les forces kurdes tentent non sans mal de les freiner. Reportage de la télévision italienne, RAI 1. L'acheminement de l'aide humanitaire s'accélère au Kurdistan irakien où des milliers de personnes se sont réfugiées fuyant l'avancée des jihadistes. Pour cette province autonome, une chance peut-être de devenir un Etat indépendant réconnu. C'est un sujet de la télévision suisse allemande SRF. L'ONU estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre de déplacés en Irak, issus en majorité de la minorité kurdophone et non musulmane des Yézidis, pris au piège sans vivre et sans eau dans les montagnes de Sinjar. France 2 a rencontré ceux qui ont réussi à s'enfuir. Aucune communauté n'a été épargnée par la cruauté des jihadistes de l'Etat Islamique qui ne laisse aux populations d'autres choix qu'obéir, se convertir ou mourir. L'Etat Islamique est-il plus dangereux qu'Al-Qaida ? C'est un sujet de la tévision suisse italienne RSI.
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Un déploiement inhabituel de forces dans des zones stratégiques à Bagdad a été le corollaire de la crise politique irakienne. La situation est toutefois restée calme en dépit de l'annonce du premier ministre sortant Nouri al-Maliki. Ce dernier dont la coalition a remporté les législatives a en effet l'intention de déposer une plainte contre le président qu'il accuse d'avoir violé la Constitution en désignant son successeur Haïder al-Abidi. Une nomination largement approuvée par la communauté internationale qui critique son autoritarisme et son choix de marginaliser la minorité sunnite. Sur le plan militaire, les forces kurdes ont repris la main sur les djiadistes de l'Etat islamique, au cinquième jour des frappes aériennes menées par les Etats-Unis. La Grande-Bretagne a procédé à un deuxième parachutage d'aide humanitaire dans le nord de l'Irak. L'armée de l'air britannique a pu acheminer 15.900 litres d'eau et 816 lampes solaires à la minorité yazidie réfugiée dans les montagnes de Sinjar pour fuir l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique (EI). En deux mois, les combats ont chassé de chez eux près de 200.000 personnes. Précédés par leur réputation de cruauté les jihadistes ont fait fuir les populations en quelques heures à peine.
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Menacés par la famine, la soif et les jihadistes, des milliers de Yézidis, une communauté kurdophone d'Irak, tentent de survivre sous une chaleur écrasante. Le 3 août dernier, quand l'Etat islamique s'empare de Sinjar, bastion de cette minorité, près de 400.000 civils selon l'ONU prennent la fuite. Nombre d'entre eux sont aujourd'hui piégés dans les montagnes environnantes. Vian Dakhil, députée irakienne yézidie est devenue le visage de cette communauté. Devant le Parlement, en larme, elle lance un appel à l'aide déchirant : 'Mes frères, oublions les querelles politiques, nous voulons une solidarité humanitaire. Je parle ici au nom de l'humanité. Sauvez-nous, sauvez-nous ! Nous sommes massacrés, exterminés. Notre religion est en train d'être rayée de la surface du globe. Je vous en supplie, au nom de l'humanité, sauvez-nous !' 15 000 à 30 000 Yézidis auraient réussi à s'extraire des montagnes. Certains vont en Syrie espérant ensuite rejoindre le Kurdistan irakien. Rares sont ceux qui réussisent à passer la frontière turque. Ni musulmans, ni chrétiens, les Yézidis sont persécutés depuis la nuit des temps. Leur tort ? Etre considérés comme des 'adorateurs du diable'. Ils font partie des populations les plus anciennes de la Mésopotamie, où leur croyance est apparue il y a plus de quatre mille ans. Ils sont plusieurs milliers à vivre en Syrie, en Turquie, en Arménie en Géorgie, en Russie, au Canada et aux Etats-Unis. On compte d'importantes communautés en Europe, particulièrement en Allemagne où ils sont 40 000. En Irak, ils seraient environ 600.000, installés près de la région du Kurdistan autonome. Persécutés sous Saddam Hussein, ils sont de nouveau pris pour cible en 2007. Quatre attentats-suicides simultanés coordonnés par Al-Qaida font 400 morts. Même si leur droit à pratiquer leur culte est reconnu par la nouvelle Constitution irakienne, c'est l'existence même des Yézidis comme groupe éthnique et religieux qui est menacée aujourd'hui. La mobilisation internationale et l'aide humanitaire seraient, pour l'heure, insuffisantes.
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Après trois jours de frappes aériennes américaines contre les djihadistes, les combattants kurdes reprennent le contrôle de deux villes dans le nord de l'Irak. Les peshmergas ont libéré Makhmour et Gwer, deux localités situées à proximité d'Erbil, la capitale de la république irakienne du Kurdistan. Les États-Unis ont par ailleurs annoncé hier l'évacuation du personnel du consulat américain de la région. De son côté, le chef de la diplomatie française, en visite sur place, a appelé les Irakiens à l'unité contre les djihadistes. 'Sur le plan sécuritaire, nous n'avons pas l'intention d'intervenir. Cela dit, de façon générale, nous ne laissons jamais tomber nos amis', a confié Laurent Fabius à Erbil. Le ministre français des Affaire étrangères promet un soutien humanitaire, mais pas militaire, de Paris. La France, qui a fait parvenir 18 tonnes d'aide aux déplacés, envisage néanmoins de livrer des armes aux Irakiens. Et alors que les réfugiés tentent de récupérer une couverture, une tente, ou encore un peu de nourritures, un kamikaze tuait hier dix combattants kurdes et blessait 80 personnes dans une localité au nord-est de Bagdad.
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Pour parler des derniers développements dans ce dossier irakien complexe, nous retrouvons en duplex de Paris, Hasni Abidi, expert en Affaires arabes. Faiza Benhamla, euronews : 'Hasni Abidi, bonjour et bienvenue sur euronews, qui est cette organisation et qui la finance ?' Hasni Abidi : 'Cette organisation est l'héritière d'une première organisation qui s'appelle l'Etat Islamique en Irak et au Levant. Elle a été créée en 2006, par Al-Qaïda en Mésopotamie et son représentant Moussab al-Zarqaoui. Puis al-Baghdadi lui a succédé et a annoncé que son organisation était indépendante. L'Etat Islamique est un ensemble de plusieurs organisations, des organisations qui essayent toujours de trouver un environnement idéal pour se développer. Le financement est interne, grâce aux armes récupérées pendant les combats, il y a aussi des demandes de rançon, ou encore des opérations comme le braquage d'une banque de mossoul, lors de laquelle l' organisation a récupéré près de 500 millions de dollars. Le groupe a également profité de la frontière syro-irakienne pour attirer de nombreux partisans.' euronews : 'Comment expliquez-vous la décision de Washington d'intervenir maintenant via des frappes ciblées alors que l'etat islamique a entamé son offensive depuis plus de deux ans ?' Hasni abidi : 'La décision américaine est une bonne décision, mais elle est venue trop tard. Et la question ici c'est pourquoi la communauté internationale ne se réveille que maintenant ? Depuis lontemps il y avait des appels à la communauté internationale pour qu'elle protège la la société irakienne , avec toutes ses composantes notamment le maillon faible : les chrétiens irakiens qui n'ont pas eu recours à la force militaire pour se protéger, comme l'ont eu les sunnites et les chiites. Et malgré tous ces appels la communauté internationale n'a pas fait le moindre effort. Après son discours, Barack Obama peut aider le gouvernement irakien qui veut exploiter la situation des chrétiens d'Irak pour obtenir l'aide du gouvernement americain.'
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Barack Obama avait donné son feu vert pour éviter je cite 'un génocide' en Irak, et dans l'après-midi deux avions américains ont bombardé des positions d'artillerie de l'Etat islamique, alors que les jihadistes avancent vers Erbil, où se trouve selon le Pentagone du personnel américain en danger. Deux ans et demi après le départ du dernier soldat américain d'Irak, Washington n'envisage pas pour l'instant une intervention au sol.
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Dans le nord de l'Irak, des milliers de personnes sont en fuite après la prise dimanche de Sinjar par les combattants djihadistes. Cette ville est le berceau de la minorité religieuse yézidie qui serait désormais en grand danger, selon des membres de la communauté qui ont manifesté lundi à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Ils demandent l'assistance des Nations Unies. ''On a besoin d'aide, car nos familles sont en train de mourir, dit cette femme. Les personnes âgées et les enfants n'ont rien à manger et ils sont morts de peur. Les combattants de l'État islamique les massacrent.'' Située à 50 kilomètres de la frontière syrienne, Sinjar était tenue par les peshmergas, les combattants kurdes. Mais ces derniers ont été mis en déroute par les hommes de l'État islamique, qui ont également pris la ville de Zoumar, située à proximité du plus grand barrage d'Irak. Préoccupé par l'avancée des djihadistes dans le nord, le gouvernement irakien a proposé pour la première fois son aide aux forces kurdes. Le Premier ministre Nouri al-Maliki a ordonné à l'armée de l'air d'appuyer les peshmergas.
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Avec l'avancée de l'EIIL en Irak, le génie du sectarisme s'est bel et bien échappé, en balayant sur son passage les frontières des Etats. Après s'être emparé de Fallujah en janvier, c'est quelque part à la frontière entre la Syrie et l'Irak que les djihadistes de l'EIIL triomphaient suite à leur offensive fulgurante lancée le 9 juin. La province de Diyala, à l'est est à présent sous le contrôle des djihadistes, mais aussi la province de Ninive au nord, avec sa capitale Moussoul. L'EIIL revendique le contrôle d'une zone allant de Raqqa en Syrie jusqu'aux portes de Bagdad. Suffisant pour proclamer un califat qu'ils promettent d'étendre de la Méditerrannée jusqu'en Iran. L'EIIL n'a jamais fait allégéance au chef d'Al Qaida, Ayman al-Zawarhiri, mais partage la même idéologie djihadiste, et veut installer un Etat islamiste dépassant les frontieres actuelles. Selon Charles Lister du Brookings Doha Centre, ils seraient entre 6 000 et 7 000 combattants en Syrie, et entre 5 000 et 6 000 en Irak. L'EIIL est aussi l'un des groupes djihadistes les plus riches au monde, ce qui explique leur stupéfiante progression en Irak. Selon l'analyste Firas Abi Ali, 'les financements de l'EIIL lui permettent certainement de s'imposer et de gagner plus de territoires, ils lui permettent de s'acheter des fidélités, de corrompre des fonctionnaires ou d'autres groupes afin qu'ils s'engagent à ses côtés. Il a des financements grâce au contrôle d'un certain nombre de points énergétiques en Syrie, ils ont aussi pu extorquer de l'argent à des entreprises dans les villes en Irak'. L'EIIL a mis en alerte tous les pays riverains, dont la Jordanie. Il ne semble pas bénéficier du soutien ouvert d'un Etat, mais, selon les experts, de donateurs individuels, pour la plupart dans le Golfe Persique.
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Le Premier ministre irakien a 'accueilli favorablement' des raids menés par l'armée syrienne contre des jihadistes au poste-frontière d'Al-Qaïm, en Syrie. Alors que les insurgés renforcent leur emprise des deux côtés de la frontière, Nouri Al-Maliki tente d'éviter l'implosion de son pays. Ce jeudi, les forces spéciales de l'armée irakienne ont mené une opération héliportée et ont repris le contrôle de l'université de Tikrit, une des villes tombées aux mains des insurgés. L'université est située sur la voie vers Baiji, la principale raffinerie de pétrole en Irak. Parallèlement l'influent chef chiite Moqtada al-Sadr continue de mobiliser ses partisans et demande des comptes au gouvernement. 'Il faut premièrement, que les combats et la terreur contre les civils s'arrêtent', dit-il, 'deuxièment, j'appelle le gouvernement irakien à répondre aux demandes légitimes des sunnites modérés d'Irak qui ont souffert d'exclusion et de marginalisation'. Moqtada al-Sadr a appelé à la formation d'un gouvernement rassemblant toutes les communautés. L'offensive des insurgés aggrave les divisions confessionnelles au sein de l'Irak, les combats ont déja fait plus de 1.000 morts et des centaines de milliers de déplacés.
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Erbil, capitale du kurdistan irakien, un sanctuaire pour tous ces déplacés de l'intérieur, des chrétiens pour la plupart. Ils arrivent chaque jour par milliers, fuyant devant l'avancée des combattants de l'Etat islamique en Irak et au levant. Tous dénoncent l'absence flagrante de forces irakiennes pour les défendre. 'La sécurité en ce moment est de niveau zéro. L'EIIL est venue, a attaqué Qaraqosh Al Hamdinya avec des roquettes. Nous n'avons vu aucun soldat, aucune armée, personne. Il n'y a pas de points de contrôle, il n'y a pas d'armée. Nous n'avons vu aucun représentant officiel. Donc on est parti avec toutes nos affaires, nos lits, notre argent. Ma voiture a été prise par l'EIIL,' explique Jozef Wadea. Sur des images amateurs mises en ligne, les djihadistes sunnites exposent les corps de victimes présumées civiles des frappes aériennes de l'armée à Baïji, à 220 kilomètres au nord de Bagdad, théâtre depuis une semaine de combats violents pour le contrôle de la première raffinerie du pays. L'ONU parle de plus d'un millier de morts dans le nord depuis le début du conflit le 5 juin. A Bagdad, le premier ministre al-Maliki s'est engagé à former un nouveau gouvernement mais a rejeté l'idée d'y intégrer des représentants des minorités kurde et sunnite. Dans le sud, l'armée irakienne recrute à tour de bras. 5.000 volontaires se sont présentés hier dans ce stade de Basra, répondant ainsi à l'appel du grand ayatollah chiite Ali al-Sistani.
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L'armée irakienne tente tant bien que mal de freiner l'avancée des jihadistes. Elle aurait reçu le soutien logistique de l'Iran, notamment des drones de surveillance et autres équipements militaires. C'est ce qu'indiquent des officiels américains, cités par le New York Times. Téhéran aurait également déployé en Irak une unité de renseignement pour intercepter les communications. Sur le plan politique, l'impasse se poursuit. Malgré les appels répétés de la communauté internationale, le Premier ministre Nouri al-Maliki a refusé de former un gouvernement regroupant toutes les composantes de la population. ''Il y a des objectifs dangereux derrière cet appel à former un gouvernement de salut national, dit-il. C'est une tentative de ceux, qui sont opposés à la Constitution, d'éliminer le jeune processus démocratique irakien et de voler le vote des électeurs.' Préoccupé par l'avancée des jihadistes, de nombreux Irakiens continuent à se porter volontaires pour rejoindre les rangs d'une armée diminuée par les pertes et les désertions. D'autant qu'en face, les rebelles de l'EIIL ne cessent de se renforcer : ils viennent de fusionner avec le Front al-Nosra à la frontière syrienne, avec toujours le même objectif : établir un État islamique à cheval sur la Syrie et l'Irak.
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L'armée irakienne a montré dimanche des images de bombardements qu'elle a menés sur la deuxième ville du pays, Mossoul, aux mains de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) depuis le 10 juin. Alors que les djihadistes continuent à gagner du terrain. Dans la capitale, Bagdad, la campagne de recrutement de combattants, lancée par le grand ayatollah Ali Al-Sistani, se poursuit. Il faut chasser du pays les insurgés sunnites avant qu'il ne soit trop tard, clame la plus haute autorité religieuse chiite d'Irak. L'inquiétude est également palpable du côté de l'Iran. S'exprimant dans le cadre d'une conférence religieuse à Téhéran, le président Hassan Rohani a 'conseillé aux pays qui aident les terroristes avec leurs pétrodollars de cesser de le faire'. Il faisait clairement allusion à l'Arabie saoudite et au Qatar. 'Car ils doivent savoir que demain viendra leur tour d'être confrontés à ces groupes', a-t-il poursuivi. Le président iranien a souhaité qu'un cessez-le-feu soit respecté pendant le mois du Ramadan, qui débute dans une semaine. Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a quant à lui mis en garde les Etats-Unis contre toute tentation d'intervenir militairement en Irak.
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Est-ce le début de la fin pour le chiite Nouri al-Maliki ? Depuis le début de l'offensive sunnite, le premier ministre irakien est pointé du doigt pour avoir entretenu les divisions entre la majorité chiite et les minorités sunnite et kurde du pays. Alors qu'il tente en vain de former un nouveau gouvernement depuis les législatives d'avril, il voit son propre camp se fissurer : ce vendredi, jour de prière, il a ainsi été implicitement critiqué par le très influent ayatollah Ali al-Sistani. Le dignitaire chiite a appelé à ' la formation d'un gouvernement efficace qui évite les erreurs du passé.' A Washington, l'idée d'un départ de Nouri Al-Maliki fait son chemin. Hier, le Président Obama a rappelé que seule une véritable entente politique entre les trois communautés donnerait une chance à la paix en Irak. Il a aussi exclu de renvoyer des troupes américaines sur le terrain. Une prise de position qui fait consensus au Congrès. Pour Kenneth Pollack, expert en affaires politiques et militaires au Moyen-Orient, 'ce serait une erreur considérable de la part des Etats-Unis que de s'embarquer dans une campagne militaire en Irak, que ce soit unilatéralement ou conjointement avec l'actuel gouvernement de Bagdad, parce qu'il s'est gravement discrédité aux yeux de la communauté sunnite d'Irak, de sa communauté kurde et même auprès d'acteurs importants de sa propre communauté chiite.' Les Etats-Unis ont toutefois renforcé leurs vols de surveillance de l'Irak, au moyens de drones et de F-18 décollant du porte-avions George H. W. Bush qui croise dans le Golfe persique. 300 conseillers militaires américains vont aussi être dépêchés auprès des forces irakiennes.
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Voilà maintenant plus d'une semaine que les djihadistes sunnites ont lancé une offensive en Irak. Affiliés au groupe radical de l''Etat islamique en Irak et au levant' (EIIL), ils ont déjà pris le contrôle de plusieurs provinces du nord du pays. Dans la capitale Bagdad, la population se fait forcément du souci. 'Ce qui nous inquiète, dit un habitant, c'est que certaines chaînes de télé diffusent des informations selon lesquelles l'armée irakienne n'est pas capable de faire face. Ce genre de rumeur a forcément un impact négatif sur la population'. Ce mardi, la direction de la plus grande raffinerie du pays a annoncé la fermeture du site, par mesure de sécurité. Cette raffinerie est située entre Mossoul et Tikrit, deux villes tombées aux mains des insurgés. Par ailleurs, Tal Afar serait également passée sous le contrôle des djihadistes. Cette ville du nord de l'Irak est une enclave chiite dans une province à majorité sunnite. Les combats auraient fait des dizaines de morts. Plus près de Bagdad, les forces gouvernementales ont repoussé les insurgés de Baqouba au nord-est de la capitale, mais au prix de nombreuses pertes. Des centaines d'hommes, de confession chiites, se sont portés volontaires, ces dernières heures pour rejoindre l'armée et combattre les djihadistes sunnites.
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Attention, certaines de ces images peuvent être difficiles à regarder. Il s'agirait de soldats irakiens capturés par les jihadistes de l'EIIL, l'État islamique en Irak et au Levant avant leur exécution. Le conditionnel reste de rigueur. Ces photos ont été diffusées sur internet par l'EIIL qui a affirmé que les exécutions des soldats avaient été commises pour venger la mort d'un commandant des jihadistes, d'après l'agence AP. Une situation d'horreur que confirment des familles qui ont fui les zones de combats. Comme cet homme qui préfère rester anonyme : 'j'ai vu les cadavres joncher le sol. Ils les ont tués, ils ont dit que soit les soldats rendaient leurs armes, soit ils les tuaient'. Selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), environ 300.000 personnes ont fui vers les gouvernorats d'Erbil et de Dahuk, au Kurdistan. Avec AFP et AP
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L'appel de Kerbala marque-t-il le début officiel d'une guerre religieuse en Irak ? Fait rarrissime : lors de la prière dans la ville sainte de Kerbala, l'un des plus hauts chefs chiites du pays a appellé les musulmans chiites à prendre les armes pour stopper l'avancée des insurgés sunnites. Des volontaires ont été appellés à se joindre aux forces de sécurité. Alors que les jihadistes paradent, quelques milliers de volontaires ont déjà répondu à un appel similaire du gouvernement irakien. Le Premier ministre affirmait hier que l'armée et la police avait commencé à 'nettoyer' certaines villes de ces jihadistes, mais ils gardent l'avantage dans de nombreuses villes. Kirkouk a été saisie par les forces kurdes irakiennes, qui depuis des années se disputaient, avec le pouvoir central, cette ville pétrolière. Selon l'ONU des 'soldats irakiens ont été sommairement exécutés durant la prise de Mossoul'. On en voit ici, capturés par les jihadistes. A Bagdad l'ambiance est extrêmement tendue, les rues sont désertes, les habitants font des stocks de provision, redoutant l'invasion des jihadistes.
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