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Pas d'avancée significative dans les négociations de Genève sur la Syrie. Une sixième rencontre s'est achevée ce vendredi sans réel progrès si ce n'est, de l'aveu du représentant de l'opposition syrienne, le bon résultat de 'maintenir actifs' les pourparlers. Mais pour lui, c'est l'Iran qui pose problème : 'Il est impossible aujourd'hui d'obtenir une solution politique, a déclaré Nasser al-Hariri, il est impossible pour la Syrie et les autres pays de la région de trouver la stabilité et la sécurité, aussi longtemps que l'Iran sera en Syrie et dans d'autres pays'. Ces négociations se sont déroulées dans un contexte tendu car jeudi le convoi d'une milice pro-régime a été visé par un raid aérien américain dans le sud de la Syrie... Une frappe qualifiée d'agression par la Russie.
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Plusieurs centaines de familles syriennes sont arrivées en pleine nuit dans la province rebelle d'Idlib, après avoir été évacuées de Damas. Un accord conclu dimanche prévoit que plus de 1000 combattants de Barzé, un des six quartiers de la capitale encore tenu par les rebelles, doivent être transportés avec leurs proches ces prochains jours vers Idlib, bastion de l'opposition armée au nord-est du pays. 'Nous sommes toujours dans notre pays. Mais nous sommes en colère contre ceux qui nous ont trahi. Nous vivions en état de siège, nous mangions du pain rassis. Même de l'herbe ces trois derniers mois', peste un rebelle syrien après son arrivée à Idlib. Cette évacuation se fait dans le cadre de l'accord d'Astana conclu entre la Russie et l'Iran, alliés du régime syrien, et la Turquie, soutien de la rébellion. L'accord prévoit notamment la mise en place de quatre 'zones de désescalade', dans les régions disputées de Syrie, sous la surveillance des trois pays garants.
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Le nouveau plan international pour la paix en Syrie est parti sur de mauvaises bases. L'opposition armée syrienne - qui n'est pas signataire - a rejeté l'accord dans la foulée de sa signature ce jeudi à Astana par la Russie, la Turquie et l'Iran. L'accord, qui prévoit la mise en place de zones sécurisées en Syrie sous la surveillance des trois pays garants, représente une 'menace pour la souveraineté territoriale du pays', a estimé la délégation de l'opposition syrienne. Son porte-parole, Osama Abu Zaid, a protesté contre la signature du mémorandum par l'Iran : 'Nous refusons que l'Iran et ses milices aient un rôle dans ce plan. Nous refusons que l'Iran soit un garant, puisque c'est une nation hostile au peuple syrien' a déclaré Abu Zaid lors de la Conférence dans la capitale du Kazakhstan. L'accord d'initiative russe conclu entre la Russie et l'Iran, alliés de Bachar al-Assad, et la Turquie, qui soutient les rebelles en présence de l'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie, vise à garantir une désescalade des tensions dans quatre régions disputées. Nauert: We continue to have concerns about the #Astana agreement, including the involvement of Iran as a so-called 'guarantor.' #Syria- U.S. Embassy Syria (@USEmbassySyria) 4 mai 2017 Il concerne notamment la province d'Idlib, bastion des rebelles et des djihadistes dans le nord du pays, la Ghouta orientale, près de Damas, une partie de la province de Homs et une zone près de la frontière jordanienne. Les détails sur la mise en place du plan sont encore floues. Les armes seraient proscrites à partir de samedi et les avions cloués au sol. Les trois pays garants seraient en charge d'assurer le respect de ces interdictions. La guerre civile en Syrie a fait au moins un demi-million de morts, et forcé le déplacement de la moitié de la population.
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Il s'agissait de leur premier entretien téléphonique depuis les frappes américaines contre le régime syrien le 4 avril dernier. Donald Trump et Vladimir Poutine ont accepté de 'faire tout leur possible pour mettre un terme à la violence en Syrie' et de faire pression pour un cessez-le-feu général. Leur discussion a été commentée depuis le Département d'État par le chef de la diplomatie américaine. Pour Rex Tillerson, l'échange téléphonique entre les présidents russe et américain a été 'riche de détails et très constructif'. La conversation pour trouver une issue au conflit syrien a donc été productive, mais sur le terrain, l'horreur est encore quotidienne. Comme à Kafr Batna par exemple, une ville située à l'est de Damas et qui a été la cible de violents raids aériens meurtriers ces dernières heures. Avec Agences
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Une attaque de Daesh fait des dizaines de morts dans un camp de réfugiés en Syrie, près la frontière irakienne. #Syrie Plus de 30 morts dans une attaque suicide de #Daech sur un camp de #réfugiés. Le bilan risque de s'alourdir https://t.co/UR3o1Lv8Ox pic.twitter.com/oMQf3gjWUR- B3infos (@B3infos) 2 mai 2017 Plus de trente civils et de nombreux combattants des forces kurdes ont péri dans cette attaque, les membres de l'Etat islamiste s'en sont pris à un camp de fortune où des réfugiés syriens, mais aussi irakiens étaient rassemblés. Les terrristes ont ciblé un petit village près de la ville stratégique d'Al-Shadadi, situé entre Raqqa en Syrie et Mossoul dans le kurdistan irakien. #BREAKING/#Syrie. 24 morts après une attaque de l'EI près d'un camp de réfugiés (OSDH) pic.twitter.com/wIJECwZ43Y- i24NEWS Français (@i24NEWS_FR) 2 mai 2017 La région est peuplé majoritairement de kurdes, premières victimes de cette attaque meurtrière. L'Observatoire syrien pour les droits de l'homme, un groupe de surveillance basé au Royaume-Uni, rapporte qu'au moins cinq kamikazes se sont fait exploser à l'extérieur et à l'intérieur du camp de réfugiés.
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L'armée israélienne a visé des positions militaires syriennes ce week end, en riposte aux projectiles qui ont touché le plateau du Golan peu de temps avant. Deux tirs de mortiers en provenance de combats de l'autre côté de la frontière, qui ont déjà atteint cette zone à plusieurs reprises ces derniers mois. Aucun blessé n'est à déplorer. Côté syrien, trois membres de milices loyalistes auraient été tuées dans la province d'Al Quneitra, d'après l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme.
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Le cercueil est fermé. A l'intérieur, la dépouille de Sergueï Bordov. Ce commandant de la marine russe est mort jeudi en Syrie. Trentième soldat russe à tomber sur le sol syrien, il est par contre l'un des premiers à avoir des funérailles aussi médiatisées. A Sébastopol en Crimée, lieu où est située son unité, ses proches et d'autres soldats ont pu lui rendre un dernier hommage. Les conditions de sa mort reste encore floues. D'après certaines sources militaires, un autre officier russe serait aussi décédé. Selon le ministère de la Défense, le soldat aurait été tué lors d'une attaque rebelle contre une base militaire syrienne. D'après Moscou, il faisait parti d'un groupe d'instructeurs militaires entraînant les forces de Bachar al-Assad . Il s'agit de l'officier le plus haut gradé de l'armée russe tué en Russie.
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Le président de la commission d'enquête internationale sur la Syrie a rendu vendredi ses premières conclusions après l'attaque chimique de Khan Cheikhoun en Syrie. Comme d'autres organisations, Paulo Pinheiro estime que des agents chimiques ont bien été ultilisés le 4 avril dans la province d'Idleb. Mais selon lui les victimes seraient surtout mortes après des blessures causées par des armes conventionnelles. Quant à la responsabilité du régime de Bachar Al-Assad, le président de la commission d'enquête affirme ne pas pouvoir tirer de conclusion à ce stade. Une hésitation à laquelle ne semble pas souscrire la France. Paris prétend au contraire disposer de preuves mettant en cause le régime syrien. L'utilisation d'armes chimiques par Damas contre son peuple alimente les débats depuis des mois. Le journal Le Monde en a décortiqué les ressorts. L'attaque chimique en Syrie au menu d'un entretien entre Moscou et Washington https://t.co/6nh1qFs24r- Le Monde (@lemondefr) 22 avril 2017 Après l'attaque du 4 avril, Donald Trump a rebattu les cartes en ordonnant une attaque contre une base aérienne syrienne. Depuis, la Russie, la Syrie et l'Iran réclament une nouvelle enquête indépendante. Avec Agences
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C'est une opération sous haute surveillance par crainte d'un nouvel attentat. L'évacuation de localités assiégées en Syrie a repris mercredi, quatre jours après avoir été interrompue par un attentat qui a fait une centaine de morts, dont de nombreux enfants. Plusieurs dizaines de rebelles armés gardaient les cars stationnés à Rachidine. Ces véhicules ont été disposés en demi-cercle afin de limiter les risques d'attaque. Un long convoi d'une soixantaine d'autocars, a quitté Foua et Kafraya, deux localités loyalistes assiégées depuis deux ans par les rebelles. Ils se sont ensuite rassemblés à Rachidine, une banlieue rebelle de la métropole d'Alep, utilisée comme zone de transit. Parallèlement, 11 autres bus ont quitté les localités rebelles de Zabadani, Serghaya et Jabal Charqi, dans la province de Damas.
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En Syrie, les combats ont repris de plus belle dans la province sunnite de Hama, à l'ouest du pays. Lundi, l'armée de Bachar Al-Assad a pilloné des villages tenus par des rebelles et des jihadistes. De nombreux combattants auraient été tués ou blessés selon le régime syrien. Ces combats interviennent après la reconquête de Sourane, une localité reprise dimanche avec l'aide de la Russie. La province de Hama a toujours été un bastion anti-régime depuis des décennies. Malgré ces combats, les évacuations de populations se poursuivent : au total près de 10 000 personnes doivent changer de territoires en vertu d'un accord entre le Qatar, soutien de la rébellion, et l'Iran, l'allié de Damas. Samedi, lors de ces évacuations, une attaque kamikaze a tué 126 personnes dont 68 enfants dans la banlieue d'Alep. Ce massacre n'a pas été revendiqué. La plupart des victimes étaient issues de villages chiites loyalistes au régime syrien. Carnage en Syrie : le cliché d'un photographe en larmes bouleverse la toile https://t.co/WWBOGfvsma pic.twitter.com/hIy1YNgmhC- lalibre.be (@lalibrebe) 17 avril 2017 En dépit de ce massacre, les civils en provenance de Kefraya et d'Al-Foua, deux villages pro-régimes au nord du pays, ont pu être évacués. Mais plusieurs centaines de familles et de combattants attendent toujours leur ordre d'évacuation. Avec Agences
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Au moins 68 enfants ont péri dans l'une des attaques les plus meurtrières qu'ait connue la Syrie en six ans de conflit. Samedi, un kamikaze aurait lancé sa camionnette piégée contre le convoi de bus transportant des milliers d'habitants des villes pro-régime de Foua et Kafraya vers Alep. En tout, 126 personnes ont été tuées dans cette attaque qui n'a pas été revendiquée. Un bilan provisoire étant donné l'ampleur du carnage. Les évacuations, un temps suspendues, ont repris hier. Depuis vendredi, après l'accord conclu entre le Qatar, soutien des rebelles, et l'Iran, soutien du régime, ces villes assiégées, tout comme les bastions rebelles tristement célèbres de Madaya et Zabadani, sont évacuées.
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Les familles évacuées des villages de Kefraya et al-Foua sont arrivées à Jibrin près d'Alep où elles ont été reçues dans des refuges ce dimanche. Les villages sont pour la plupart chiites et sont assiégés par des forces rebelles dans leur province-fief d'Idleb. Les familles sont arrivées après avoir attendu plus de 28 heures pour entrer dans les zones gouvernementales. Ce samedi, l'une des attaques les plus graves contre des réfugiés en six ans de guerre a tué 110 personnes : un attentat à la bombe contre un convoi de bus de personnes évacuées de deux villages chiites la veille. L'accord sur l'évacuation des réfugiés des zones rebelles ayant été rendu caduc, des milliers de personnes se sont retrouvées bloquées à deux points de transit à la périphérie d'Alep. La guerre en Syrie a fait plus de 320.000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.
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Ils étaient en train d'être évacués de leurs villes et villages assiégés, quand la mort les a fauchés. Au moins 43 personnes ont été tuées, et des dizaines d'autres blessées, lorsqu'un kamikaze a fait exploser un véhicule piégé près des bus qui les transportaient. #Syrie 4bus ont été touché, dizaines de morts & blessés parmi les déplacés civils, également ds les rangs d gardes #HTS & #Ahrar pic.twitter.com/HvSfB9yElZ- Wassim Nasr (@SimNasr) 15 avril 2017 Un accord conclu en mars prévoit l'évacuation de 30 000 personnes, civils et combattants. pic.twitter.com/1VZCnvd3Qq- (@RevolutionSyria) 15 avril 2017 Vendredi, plus de 7.000 personnes avaient été simultanément évacuées de Foua et Kafraya, localités loyalistes, et des localités rebelles de Madaya et Zabadani. Avant l'attaque, les 75 bus transportant les milliers de personnes évacuées étaient bloqués en raison de désaccords les empêchant de poursuivre leur chemin. Selon les rebelles, les différends portaient sur le nombre de loyalistes armés évacués.
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Civils et combattants ont été échangés et évacués de quatre villes de Syrie assiégées par les rebelles et les forces gouvernementales en vertu d'un accord parrainé par le Qatar, soutien des rebelles, et l'Iran, allié du régime. A Rachidine, une ville à l'est d'Alep tenue par l'opposition sont arrivés près de 75 bus en provenance de Foua et Kafraya, deux localités aux mains du régime assiégées par les rebelles dans la province d'Idleb . Parallèlement, des bus ont quitté Madaya et Zabadani, des enclaves rebelles assiégées par les forces du régime dans la province de Damas. 2.200 personnes ont pris place à bord de 65 bus. Beaucoup sont des femmes et des enfants qui avaient commencé à se rassembler jeudi soir et ont passé la nuit dans le froid en attendant que les bus démarrent. Abdul-Wahab Ahmad est un activiste qui résume l'état d'esprit de ceux qui laissent tout derrière eux : 'La situation est tragique et c'est très dur pour nous. Quoi que nous disions cela ne pourra pas exprimer ce que nous ressentons. C'est très dur de quitter son village, sa terre, ses voisins...' Plus de 30.000 personnes sont censées être évacuées en vertu d'un accord conclu en mars. Plusieurs fois retardée, cette opération a commencé avec un échange de prisonniers. En vertu de l'accord, les 16.000 habitants de Foua et Kafraya doivent se rendre à Alep, à Damas ou dans la province de Lattaquié. Les civils habitant à Madaya et Zabadani devraient eux être autorisés à y rester s'ils le souhaitent. Ceux qui décideront de partir avec les combattants devront se rendre dans les zones rebelles de la province d'Idleb. D'après un premier accord conclu en septembre 2015 sous le parrainage de l'ONU, toute évacuation à Madaya et Zabadani doit se faire simultanément avec une opération similaire à Foua et Kafraya. Dans le cadre de ces opérations d'évacuation, les combattants devraient également être évacués avec leurs familles du secteur du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de Damas. Selon l'ONU, au moins 600.000 personnes vivent dans des zones assiégées pour la plupart par les forces gouvernementales et 4 millions d'autres dans des régions difficiles d'accès. Les opérations d'évacuation depuis le début de la guerre Plusieurs opérations d'évacuation ont été organisées depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, notamment pour des bastions insurgés asphyxiés par un long siège, comme à Homs ou Alep. Le régime de Bachar al-Assad mise sur ce qu'il appelle des accords de 'réconciliation locale' pour faire plier les rebelles et mettre fin à la guerre qui ensanglante la Syrie depuis six ans. Homs A Homs (centre), la troisième ville du pays d'où était partie l'insurrection contre le régime, les rebelles ont dû accepter de quitter leur fief dans la vieille ville en mai 2014. Ce premier accord entre régime et rebelles pour le retrait des insurgés depuis le début de la guerre a été négocié sous les auspices de l'ambassadeur d'Iran, allié du régime. A la mi-mars, les insurgés ont commencé à évacuer Waer, le dernier quartier qu'ils contrôlaient, laissant ainsi le régime mettre totalement la main sur Homs. Le 22 décembre 2016, l'armée syrienne a annoncé la reprise de la moitié de cette ville qui lui échappait depuis juillet 2012, après une offensive dévastatrice d'un mois qui a abouti à l'évacuation de dizaines de milliers de résidents et d'insurgés vers des régions rebelles du nord. L'évacuation a été menée en vertu d'un accord parrainé par la Turquie, principal appui des rebelles, la Russie et l'Iran, alliés du régime. Daraya En août 2016, les derniers rebelles ont évacué leur ex-fief de Daraya, près de Damas, en vertu d'un accord conclu entre régime et insurgés au bout d'un siège de quatre ans imposé par le gouvernement. Les combattants ont été transférés vers Idleb et l'armée syrienne a repris le contrôle de Daraya. L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, avait critiqué la 'stratégie' de déplacement forcé de population mené par le régime et avait prévenu qu'il y aurait 'd'autres Daraya'. Wadi Barada En janvier, un accord conclu entre régime et rebelles a permis à quelque 700 insurgés et 1.400 civils de quitter Wadi Barada pour se rendre dans la province d'Idleb, après la victoire des troupes du régime dans cette région près de Damas. (avec agences)
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Civils et combattants ont commencé à être échangés et évacués de quatre villes de Syrie assiégées par les rebelles et les forces gouvernementales en vertu d'un accord parrainé par le Qatar, soutien des rebelles, et l'Iran, allié du régime. A Rachidine, une ville à l'est d'Alep tenue par l'opposition sont arrivés près de 75 bus en provenance de Foua et Kafraya, deux localités aux mains du régime assiégées par les rebelles dans la province d'Idleb . Parallèlement, des bus ont quitté Madaya et Zabadani, des enclaves rebelles assiégées par les forces du régime dans la province de Damas. 2.200 personnes seraient à bord de 65 bus. Selon une source la plupart des passagers sont des femmes et des enfants qui avaient commencé à se rassembler jeudi soir et ont passé la nuit dans le froid en attendant que les bus démarrent. Plus de 30.000 personnes sont censées être évacuées en vertu d'un accord conclu en mars. Plusieurs fois retardée, cette opération a commencé mercredi avec un échange de prisonniers. En vertu de l'accord, les 16.000 habitants de Foua et Kafraya doivent se rendre à Alep, à Damas ou dans la province de Lattaquié (ouest). Les civils habitant à Madaya et Zabadani devraient eux être autorisés à y rester s'ils le souhaitent. Ceux qui décideront de partir avec les combattants devront se rendre dans les zones rebelles de la province d'Idleb. D'après un premier accord conclu en septembre 2015 sous le parrainage de l'ONU, toute évacuation à Madaya et Zabadani doit se faire simultanément avec une opération similaire à Foua et Kafraya. Dans le cadre de ces opérations d'évacuation, les combattants devraient également être évacués avec leurs familles du secteur du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de Damas. Selon l'ONU, au moins 600.000 personnes vivent dans des zones assiégées pour la plupart par les forces gouvernementales et 4 millions d'autres dans des régions difficiles d'accès. h4.Les opérations d'évacuation depuis le début de la guerre Plusieurs opérations d'évacuation ont été organisées depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, notamment pour des bastions insurgés asphyxiés par un long siège, comme à Homs ou Alep. Le régime de Bachar al-Assad mise sur ce qu'il appelle des accords de 'réconciliation locale' pour faire plier les rebelles et mettre fin à la guerre qui ensanglante la Syrie depuis six ans. Homs A Homs (centre), la troisième ville du pays d'où était partie l'insurrection contre le régime, les rebelles ont dû accepter de quitter leur fief dans la vieille ville en mai 2014. Ce premier accord entre régime et rebelles pour le retrait des insurgés depuis le début de la guerre a été négocié sous les auspices de l'ambassadeur d'Iran, allié du régime. A la mi-mars, les insurgés ont commencé à évacuer Waer, le dernier quartier qu'ils contrôlaient, laissant ainsi le régime mettre totalement la main sur Homs. Le 22 décembre 2016, l'armée syrienne a annoncé la reprise de la moitié de cette ville qui lui échappait depuis juillet 2012, après une offensive dévastatrice d'un mois qui a abouti à l'évacuation de dizaines de milliers de résidents et d'insurgés vers des régions rebelles du nord. L'évacuation a été menée en vertu d'un accord parrainé par la Turquie, principal appui des rebelles, la Russie et l'Iran, alliés du régime. Daraya En août 2016, les derniers rebelles ont évacué leur ex-fief de Daraya, près de Damas, en vertu d'un accord conclu entre régime et insurgés au bout d'un siège de quatre ans imposé par le gouvernement. Les combattants ont été transférés vers Idleb et l'armée syrienne a repris le contrôle de Daraya. L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, avait critiqué la 'stratégie' de déplacement forcé de population mené par le régime et avait prévenu qu'il y aurait 'd'autres Daraya'. Wadi Barada En janvier, un accord conclu entre régime et rebelles a permis à quelque 700 insurgés et 1.400 civils de quitter Wadi Barada pour se rendre dans la province d'Idleb, après la victoire des troupes du régime dans cette région près de Damas. (avec agences)
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La Russie a une nouvelle fois utilisé son droit de veto à l'ONU pour bloquer une résolution du Conseil de sécurité visant à condamner l'attaque chimique de la semaine passée à Khan Cheikhoun ainsi qu'à enjoindre le régime de Damas à collaborer à une enquête. Le texte a reçu dix votes en faveur, trois abstentions, dont la Chine et deux pays s'y sont opposés, la Russie et la Bolivie. Il s'agit du huitième veto de la Russie visant à protéger son allié syrien.
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'Malgré les problèmes', la Russie est 'prête à un dialogue ouvert' avec les Etats-Unis a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères après sa rencontre à Moscou avec le secrétaire d'Etat américain Rex Tillson. Concernant le dossier syrien, 'des progrès ont été réalisés' a ajouté Sergeï Lavrov. Moscou et washington, 'en dépit de relation marquées par un faible niveau de confiance', ont accepté de coopérer pour tenter de trouver une solution politique à la crise syrienne. Vladimir Poutine a confirmé être prêt à rétablir l'accord sur la prévention des incidents et la sécurité des vols lors des opérations en Syrie menées par les aviations russe et américaine, à une condition, que les Etats-Unis et la Russie visent un but commun, à savoir, la lutte contre le terrorisme. La Russie et les Etats-Unis avaient signé ce protocole d'accord, contenant des règles et et restrictions visant à empêcher les incidents entre les avions des deux pays dans le ciel syrien, en octobre 2015 quelques semaines après le début de l'intervention russe en soutien au régime de Damas. La Russie avait suspendu ce mémorandum la semaine dernière.
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La Syrie est au coeur de la visite du chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson en Russie. C'est la première d'un haut responsable américain depuis l'investiture de Donald Trump. Après les frappes américaines contre l'aviation syrienne, le Secrétaire d'Etat américain a reproché aux Russes leur "incompétence" ou "manque d'attention" dans le démantèlement des armes chimiques de Damas. SecTillerson: CW Stockpiles & continued use demonstrate that Russia has failed in its responsibility to deliver on the 2013 CW commitment. pic.twitter.com/lmzHLQ9Nmh- U.S. Embassy Syria (@USEmbassySyria) 12 avril 2017 SecTillerson : les stocks d'armes chimiques et l'usage répété démontre l'échec de la Russie à tenir l'engagement de 2013 sur les armes chimiques Lors de la réunion du G7 en Italie, il a appelé Poutine à rompre son alliance avec la Syrie, l'Iran et le Hezbollah. 'Franchement, Poutine soutient une personne malfaisante et je pense que c'est très mauvais pour la Russie. Je pense que c'est très mauvais pour l'humanité, c'est très mauvais', a quant à lui déclaré Donald Trump sur l'antenne de Fox News. Après de telles déclarations, le secrétaire d'Etat américain ne sera officiellement pas reçu par le président Vladimir Poutine, qui accuse les Américains de chercher un prétexte pour intervenir en Syrie. Selon lui, l'attaque chimique contre des civils a été menée par des rebelles. 'ça me rappelle les évènements de 2003 quand des députés américains ont montré au Conseil de Sécurité de l'ONU les soi-disant armes chimiques trouvées en Irak. Après cela, la campagne irakienne a commencé et a abouti à la destruction du pays et la montée de la menace terroriste', a accusé le président russe. Le 3 avril dernier, une attaque au gaz sarin a été menée sur le bourg de Khan Sheikhoun en territoire rebelle dans la province d'Idlib, faisant 87 morts. Les Etats-Unis estiment que ce raid a été mené par l'aviation syrienne et ont annoncé une enquête sur une éventuelle complicité de Moscou dans cette attaque.
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Si le dossier syrien a été largement abordé lors du G7, il a également été au menu des discussions entre Vladimir Poutine et le président italien en visite au Kremlin. Lors d'une conférence de presse commune, le président russe a mis en garde contre ce qu'il a qualifié de 'provocations' à l'arme chimique pour impliquer Bachar el-Assad. 'Nous avons des informations de plusieurs sources indiquant que de telles provocations - je ne peux pas les qualifier autrement - se préparent également dans d'autres régions de Syrie, y compris dans les banlieues sud de Damas. On s'apprête à renouveler une attaque chimique et à accuser les autorités syriennes', a dit Vladimir Poutine. Vladimir Poutine a dit vouloir aussi rechercher une 'coopération constructive' et non la 'confrontation' avec les Etats-Unis. 'Nous avons une bonne base pour la consolidation. Il y a la Syrie, il y a la Russie, il y a un ennemi commun. Nous sommes prêts à être patients, mais à la condition que nos relations s'améliorent constamment' a ajouté le président russe. Les relations entre la Russie et les Etats-Unis sont minées non seulement par leurs profonds désaccords sur la Syrie, notamment sur le sort de Bachar al-Assad, mais aussi par la crise ukrainienne.
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L'élection présidentielle iranienne aura lieu le 19 mai prochain. Si le président Hassan Rohani n'a pas annoncé officiellement sa candidature, devant la presse, ce lundi, il a défendu son bilan économique, mais a aussi abordé le dossier syrien et les frappes américaines menées la semaine dernière en réponse à l'attaque chimique attribuée au régime de Bachar el-Assad. Cette action militaire pourrait se répéter. Face à ce revirement de la politique américaine, Hassan Rohani a mis en garde. 'Une nouvelle agression militaire américaine en Syrie ne restera pas sans réponse. Selon moi, les États-Unis n'ont jamais agi conformément aux normes et aux réglementations internationales, ni dans l'intérêt des pays de la région', a dit le président iranien. Dans la nuit du 6 au 7 avril, les Etats-Unis ont tiré 59 missiles de croisière Tomahawk depuis deux navires américains basés en Méditerranée vers la base aérienne syrienne d'Al-Chaayrate située dans la province de Hooms. Alors que l'administration Trump ne semblait plus faire une priorité du changement de régime à Damas pour résoudre la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011, les Etats-Unis ont finalement appelé au départ de Bachar el-Assad. Les alliés du président syrien, la Russie et l'Iran notamment, ont en retour menacé Washington de représailles.
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Les frappes américaines de vendredi contre cette base militaire syrienne n'ont pas fini de faire réagir. Ce dimanche, c'est une véritable escalade verbale qui s'est engagée entre les grandes puissances. Les alliés du régime syrien, la Russie et l'Iran notamment, menacent à présent de représailles ceux qui à l'avenir 'agresseront' la Syrie, selon leurs termes. 'De telles frappes constituent un acte contre la Syrie mais aussi contre la Russie, estime Mikhail Yemelyanov, membre de la Douma. Quand les Américains ont frappé l'aéroport, ils ne savaient pas si certains de nos concitoyens s'y trouvaient ou pas. Cette situation peut conduire à une répétition de la crise des missiles cubains qui a mis le monde au bord d'une guerre nucléaire.' Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue américain Rex Tillerson se sont entretenus par téléphone samedi et doivent se rencontrer à Moscou dès mardi. #Lavrov déclare que les #EtatsUnis devront fournir des explications concernant les frappes aériennes en #Syrie https://t.co/VNC6Yv4Qcf pic.twitter.com/vMVXi9CSIL- RT France (@RTenfrancais) 7 avril 2017 'Clairement, les Russes sont des alliés actuels de Bachar al-Assad, a rappelé le secrétaire d'Etat américain. Ils devraient avoir l'influence la plus déterminante sur lui et sur sa décision d'utiliser des armes chimiques et pour le dissuader, aussi, d'y avoir recours. J'espère que la Russie examine minutieusement son alliance avec Bachar al-Assad parce qu'à chaque fois que l'une de ces horrible attaques se produit, cela rapproche la Russie d'un certain niveau de responsabilité.' La Russie doit faire plus pour éliminer l'arsenal chimique syrien, selon Tillerson https://t.co/U3rhtd6yJe pic.twitter.com/tGIkuoky4y- Courrier inter (@courrierinter) 9 avril 2017 De son côté, la Turquie reste dans une position inconfortable. Malgré ses efforts actuels de rapprochement avec la Russie, elle a soutenu clairement les frappes américaines contre la base syrienne. Face à la situation en #Syrie, la #Turquie en première ligne. #géopolitiquehttps://t.co/ysme6NydF3 pic.twitter.com/PpFU3wSmwE- France Culture (@franceculture) 9 avril 2017 Enfin, le président iranien Hassan Rohani s'en est pris à Donald Trump pour ces frappes mais aussi aux pays du Moyen-Orient qui ont soutenu cette décision, sans citer nommément aucun Etat.
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Au lendemain du raid aérien américain sur la Syrie, le chef des affaires politiques à l'ONU a rappelé que la situation en Syrie nécessitait plus que jamais une action immédiate de la communauté internationale. Le chef de l'ONU lance un appel à la retenue pour éviter tout acte susceptible d'aggraver la souffrance des Syriens. https://t.co/GwZY3aw6do pic.twitter.com/4yYtxT35IR- Nations Unies (ONU) (@ONU_fr) 7 avril 2017 Mais ce sont surtout les désaccords entre Washington et Moscou qui ont éclaté au grand jour au Conseil de sécurité des Nations unies. Jeudi, le lancement de '59 missiles sur la Syrie:'http://fr.euronews.com/2017/04/07/frappes-americaines-en-syrie-un-tournant décidé par Donald Trump après l'attaque chimique contre des civils a provoqué la colère de Vladimir Poutine. L'ambassadeur russe Vladimir Safronkov : 'Nous condamnons fermement les actions illégitimes des Etats-Unis. Les conséquences pourraient être extrêmement préjudicables à la stabilité régionale et internationale.' Nikky Haley, l'ambassadrice des Etats-Unis : 'Nos militaires ont détruit une base aérienne d'où était partie une attaque chimique. Nous avions toute les raisons pour le faire. Il était temps de dire stop et d'agir. Bashar Al-Assad ne doit plus jamais utiliser d'armes chimiques.' Mais l'ambassadrice américaine a surtout averti la Russie que d'autres frappes aériennes n'étaient pas exclues. Nikky Haley : 'Nous sommes prêts à en faire plus, mais nous espérons que cela ne sera pas nécessaire. Il est temps pour toutes les nations civilisées d'en finir avec les horreurs qui ont lieu en Syrie et qui nécessitent une solution politique. Vladimir Safronkov : 'Malheureusement, aujourd'hui, l'appel lancé pour faire avancer le processus politique est hypocrite après cette attaque militaire'. Mais l'ambassadrice est remontée au créneau pour accuser la Russie d'avoir manqué à ses obligations en Syrie. Nikky Haley : 'La Russie était censée avoir retiré toutes les amres chimiques de Syrie mais manifestement cela ne s'est pas produit puisque des Syriens innocents sont toujours assassinés lors d'attaques chimiques.' Trump et la Syrie: trois jours qui ont tout changé https://t.co/L3YcRsSl5Q #AFP KaLebhour pic.twitter.com/eHd3cYLXyG- AFP USA (AFPusa) 7 avril 2017 De son côté, le représentant du régime syrien a de nouveau démenti vendredi l'attaque chimique reprochée à son pays. Mansour Mansour, ambassadeur syrien : 'La république arabe de Syrie a rappelé que l'armée syrienne ne dispose pas d'armes chimiques et qu'elle n'a jamais utilisé ce type d'armes dans aucune de ces opérations contre les groupes terroristes. La Syrie condamne l'utilisation injustifiée de ce type d'armes quel que soit le contexte. Laissez-moi vous rappeler que ces armes ont été utilisées et stockées dans différentes régions de Syrie par les organisations terroristes armées.' Avec Agences
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Ces frappes contre une base militaire du régime syrien, Donald Trump les présente clairement comme des représailles à l'attaque à l'arme chimique de mardi dernier. Dans une allocution solennelle à la télévision, le visage grave, le président américain a appelé les nations civilisées à mettre fin au bain de sang en Syrie. 'Il est dans l'intérêt vital de la sécurité nationale des Etats-Unis d'empêcher et de dissuader la propagation et l'utilisation d'armes chimiques meurtrières, a déclaré l'hôte de la Maison-Blanche. Il n'y a aucun doute sur le fait que la Syrie a eu recours à des armes chimiques interdites, a violé les obligations de la convention des armes chimiques et a ignoré les exigences du Conseil de sécurité des Nations Unies.' Des images amateur filmées à l'aide d'un téléphone portable montrent la base d'al-Chaaryate prise pour cible par les missiles américains. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dénoncé une 'agression' injustifiée selon lui. 'Bien entendu, cela a été fait pour des raisons complètement inventées, a-t-il estimé. Et cela nous rappelle la situation de 2003 lorsque les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, avec certains de leurs alliés, ont attaqué l'Irak sans l'accord du Conseil de sécurité, la plus grande violation du droit international. Mais à l'époque, ils avaient essayé de produire quelques preuves. Cette fois, ils ne cherchent même pas à s'appuyer sur des faits, ils montrent juste quelques photos et spéculent sur des photos d'enfants.' Ces frappes interviennent avant la visite à Moscou du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson mardi et mercredi. Pour le Kremlin, cette intervention américaine représente une volte-face de Donald Trump, qui prônait depuis des mois une normalisation des relations avec Moscou. CARTE. Représailles diplomatiques de la Russie après la frappe américaine en Syrie https://t.co/Hsne76dQu7 pic.twitter.com/kRKJRyceqt- L'Obs (@lobs) April 7, 2017
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Les très nombreux réfugiés qui s'entassent depuis des années dans le camp syrien d'Al Noor, près de la frontière turque, se réjouissent de ces frappes américaines. Ils espèrent que ce n'est qu'un début et se reprennent à rêver d'une Syrie sans Bachar al-Assad. 'C'est super, ces frappes, estime un réfugié. Nous voulons qu'ils bombardent Bachar al-Assad encore et encore. Nous espérions ces frappes depuis longtemps. Il a utilisé des armes chimiques contre nous, il a bombardé des hommes et des enfants. Finalement, ils ont décidé de le viser. Ils doivent le chasser définitivement.' 'Nous sommes réfugiés depuis quatre ou cinq ans, rappelle un autre réfugié. Nous vivons comme des chiens. Nous voulons qu'ils le bombardent, nous voulons qu'ils nous en débarrassent pour que les gens puissent retourner chez eux, retrouver leur famille et leur terre. C'est bien. Si Dieu le veut, ils continueront à le bombarder.' A Damas, les réactions sont tout autres. Beaucoup d'habitants dénoncent un 'acte d'agression' de la part des Etats-Unis. 'L'agression américaine aujourd'hui sur une base militaire n'est pas justifiée et l'accusation selon laquelle le gouvernement syrien est derrière les attaques chimiques n'est pas encore étayée. Il n'y a pas de commission d'enquête qui l'ai encore confirmé.' Pour beaucoup de Damascènes, ces attaques américaines ne vont faire que renforcer le groupe Etat islamique. Et ils estiment qu'elles sont contraires au droit international.
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L'armée américaine a tiré 59 missiles Tomahawk depuis deux navires croisant en Méditerranée orientale dans la nuit de jeudi à vendredi. Elle a visé la base aérienne de al-Chaayrate, dans la province de Homs, en Syrie. Selon le Pentagone, qui affirme que c'est de là qu'a été menée l'attaque chimique de mardi, des avions, l'aérodrome et des équipements ont été détruits.
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Si la Russie monte au créneau, les alliés européens de Washington, eux, applaudissant cette première opération militaire américaine contre le régime de Damas. FRANCE François Hollande a estimé vendredi que 'cette opération était une réponse'. 'Elle doit être maintenant poursuivie au niveau international dans le cadre des Nations unies si c'est possible, de façon à ce que nous puissions aller au bout des sanctions contre Bachar el Assad et empêcher qu'il y ait de nouveau utilisation des armes chimiques et l'écrasement par ce régime de son propre peuple', a déclaré, en marge d'un déplacement en Ardèche, le chef de l'État, qui réunira un Conseil de défense à l'Élysée à 19h00. ALLEMAGNE Bachar al-Assad porte 'l'entière responsabilité' des frappes américaines, ont estimé la chancelière allemande Angela Merkel et le président français dans un communiqué commun. CONSEIL EUROPÉEN Les frappes américaines en Syrie 'illustrent une détermination nécessaire contre les attaques chimiques barbares', a affirmé vendredi le président du Conseil européen Donald Tusk. 'L'UE travaillera avec les États-Unis pour mettre fin à la brutalité en Syrie', a ajouté M. Tusk qui préside l'instance réunissant les dirigeants des 28 pays membres de l'Union européenne, dans une courte déclaration sur le réseau social Twitter. COMMISSION EUROPÉENNE Selon un communiqué du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, 'les États-Unis ont informé l'UE que leurs frappes en Syrie étaient limitées et visaient à dissuader de nouvelles atrocités liées à des armes chimiques'. M. Juncker 'comprend les efforts pour dissuader de nouvelles attaques', ajoute le communiqué précisant que la Commission estime qu'il faut 'apporter une réponse' à 'l'utilisation répétée de ce types d'armes'. 'Les efforts visant à endiguer la spirale de la violence en Syrie et à lutter pour une paix durable devraient être redoublés', poursuit-il, estimant que 'seule une transition politique peut conduire à un tel résultat'. ROYAUME-UNI Londres a annoncé 'soutenir pleinement l'action des États-Unis'. Ces frappes sont 'une réponse appropriée à l'attaque barbare à l'arme chimique perpétrée par le régime syrien', a estimé un porte-parole de Downing Street. ITALIE Le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni a estimé que les frappes américaines étaient 'une réponse motivée à un crime de guerre' et qu'elles devraient 'non pas empêcher mais au contraire accélérer la recherche d'une solution négociée durable'. DANEMARK Lars Løkke Rasmussen, le Premier ministre du Danemark, a applaudi sans réserves: '*c'est bien que ces attaques lâches contre des innocents aient des conséquences (...) La barbarie d'Assad ne peut être impunie !_' a-t-il tweeté. AUTRICHE L'Autriche, pays neutre, a indiqué 'comprendre les motivations américaines', selon son ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz, tout en souhaitant un recours à l'Onu. POLOGNE Le président polonais Andrzej Duda a exprimé 'son entier soutien à l'opération militaire menée par l'armée américaine en Syrie'. 'Le monde civilisé ne pouvait rester indifférent face à cette attaque insondable et barbare', a-t-il dit. RÉPUBLIQUE TCHÈQUE Le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobothis a estimé sur Twitter que 'l'usage d'armes chimiques est un crime inacceptable. Espérons que la réaction rapide du président Trump aidera à prévenir de nouvelles attaques chimiques en Syrie'. Avec agence (AFP)
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Les frappes américaines en Syrie ont propulsé les cours du pétrole à leurs plus hauts niveaux en un mois ce vendredi alors que les opérateurs anticipent des problèmes d'approvisionnement depuis le Proche-Orient. Le Brent cotait au-dessus de 55 dollars le baril, le brut américain au-dessus de 52 dollars. Repli également sur les métaux précieux, l'or en tête, avec l'once en hausse de plus d'1% au-dessus de 1260 dollars. L'analyste Oliver Roth y voit une réponse à l'incohérence de la politique étrangère américaine, qui génère de l'incertitude : 'pour ce qui est des frappes américaines en Syrie, les opérateurs s'interrogent surtout sur la crédibilité du Président américain. Hier, les Etats-Unis disaient qu'Assad était un mal nécessaire, aujourd'hui il est le diable parce qu'il est soupçonné d'avoir lancé une attaque au gaz contre son peuple. Le temps est venu de faire preuve de constance politique et de stabilité, ce que les investisseurs ne retrouvent pas chez Donald Trump à l'heure actuelle. Cela a un impact sur les marchés.' Les places européennes étaient toutes mal orientées à la mi-séance, la baisse restant toutefois modérée. Les tensions géopolitiques profitaient au yen, monnaie refuge face au dollar et les opérateurs se tournaient vers l'obligataire, faisant reculer notamment le rendement du Bund allemand à 10 ans. A noter que la bourse de Moscou plongeait de près de 3% vers 13h00 CET. La Russie est, comme l'Iran, un allié proche du régime Assad. Avec Reuters
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Les Etats-Unis ont ciblé une base aérienne syrienne en réponse à l'attaque chimique présumée attribuée au régime de Bachar al-Assad. Sur ordre du président Donald Trump, les navires de guerre américains ont lancé '59 missiles' Tomahawk ( selon un responsable de la Maison Blanche) contre une base aérienne du gouvernement syrien. Depuis la Floride,où il rencontrait son homologue chinois Xi Jinping,Donald Trump a officiellement déclaré : 'Ce soir, j'ai ordonné une frappe militaire visant la base aérienne syrienne d'où l'attaque chimique a été lancée. Il est dans l'intérêt vital de la sécurité des États-Unis d'empêcher et de dissuader la propagation et l'utilisation d'armes chimiques mortelles. Il ne peut y avoir de doutes sur le fait que la Syrie a utilisé des armes chimiques interdites, violant la convention sur les armes chimiques et ignorant les consignes du conseil de sécurité de l'ONU.' Le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, accuse la Russie d'avoir manqué à ses responsabilités mais affirme que 'les Russes ont été prévenus à l'avance' de la frappe , via la ligne de communication spéciale établie entre militaires américains et russes pour éviter que ses militaires ne soient touchés. Selon un responsable de la Maison Blanche, les Etats-Unis ont frappé la base aérienne de Shayrat, qui est 'associée au programme' syrien d'armes chimiques et 'directement liée' aux événements de mardi. Ce mardi, un raid imputé à l'armée syrienne dans la province d'Idlib, contrôlée par les rebelles. a fait au moins 86 morts, dont 27 enfants. Washington accuse Damas d'avoir utilisé un agent neurotoxique de type sarin dans cette région du Nord de la Syrie. Les images de victimes, de civils et d'enfants agonisantes ont choqué le monde entier. Le régime syrien nie toute responsabilité dans cette attaque. L'opposition syrienne s'est quant à elle félicitée de la frappe américaine et a appelé 'Washington à neutraliser la capacité de Bachar al-Assad à mener des raids'. Avec AFP
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Un père de famille anéanti. Abdel a perdu presque tous les membres de sa famille dans l'attaque chimique de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib. Il a souhaité que ses cousins l'accompagnent et filment sa détresse sur la tombe de ses jumeaux âgés de neuf mois. 'J'ai enterré mes enfants, Ahmed et Aya, avec mes mains. Je les ai enterrés avec ma femme et mes frères (...) Je les appelai mes blondinets. Mon fils, viens voir papa, Aya, mon âme, ma chérie (...) Il raconte : 'J'étais juste à côté d'eux. Je l'ai emmenés à l'extérieur de la maison avec leur mère. Ils étaient conscients. Mais, dix minutes plus tard, on pouvait sentir le gaz et mes enfants n'arrivaient plus à le supporter. Je les ai laissés aux médecins et je suis allé chercher le reste de ma famille.' Les images sont insoutenables. Des dizaines de personnes, dont de nombreux enfants, étendues au sol, essayant de respirer ou prises de convulsions. D'autres déjà mortes. Des familles entières dévastées. Aya Fadel, une professeur d'anglais de 25 ans, témoigne : 'J'ai pris mon fils et j'ai quitté la maison avec mon mari. Sur le chemin, on a été stoppé par un camion. Le chauffeur nous a dit qu'il transportait plein de morts. C'est là qu'on a vu nos proches. Il n'y avait que des gens que je connaissais : mes amis, mes voisins, je n'arrivais pas à le croire. Mon Dieu. Des enfants : Ammar, Aya, Mohammad, Ahmed. Je vous aime. Je les ai vus. Ils étaient morts, tous sont morts désormais.'
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Le démenti syrien n'a pas changé d'un iota : l'armée syrienne 'n'a pas utilisé et n'utilisera jamais' des armes chimiques contre son propre peuple, 'pas même' contre les rebelles et les djihadistes, a affirmé jeudi le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem. Pour lui, la Syrie est victime d'une 'campagne complotiste'. 'Le premier raid aérien lancé par l'armée syrienne a eu lieu à 11h30 ce jour là. Il a visé un dépôt d'armes appartenant au front Al Nosra, qui contient des armes chimiques'. Dans le même temps le Conseil de Sécurité des Nations Unies tente de mettre sur pieds une résolution condamnant le régime de Damas. Son envoyé pour la Syrie, Jan Egeland, à Genève : 'Une guerre où les enfant meurent en suffoquant à cause de substances chimiques est une guerre très, très sale'. Au moins 86 personnes, dont 30 enfants, ont été tuées lors d'un raid mené mardi sur Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Damas a affirmé que ce jeudi qu'une enquête internationale sur cette attaque était possible, mais qu'elle ne devait pas être 'politisée'.

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