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Pour parler relations politiques et commerciales, il faudra d'abord négocier les conditions réelles du Brexit. C'est l'avertissement de la Chancelière allemande à Theresa May. Pas question en effet de mener des négociations parallèles ; les Britanniques devront attendre. Theresa May a réclamé ces jours-ci des pourparlers sur le futur accord entre le Royaume-Uni et l'UE. 'Il va falloir d'abord clarifier dans les négociations comment délier les étroites imbrications' qui lient aujourd'hui l'Union européenne au Royaume-Uni, a dit à Berlin la chancelière allemande, 'et seulement une fois cette question clarifiée nous pourrons ensuite, (...) si possible assez vite, parler de notre relation future'. Au niveau économique en effet, les implications du Brexit vont être très concrètes. Qu'en pensent les Allemands ? Prise de température à Berlin : 'Ca ne m'inquiète pas mais cela aura un impact sur l'économie, déclare un homme, même si l'économie allemande ainsi que l'Allemand moyen sont assez forts pour le supporter'.* 'Le Royaume Uni a toujours eu un statut spécial dans l'Union européenne, dit une femme, mais je pense que ça ne va pas être si dramatique pour nous. Pour eux, et j'ai des amis là-bas, et pour les Ecossais, ça va être plus difficile'. Le président des fédérations industrielles allemandes a appelé, lui, à une limitation maximum des dommages, estimant qu'il serait difficile d'éviter des conséquences négatives pour les sociétés, notamment celles implantées au Royaume Uni.
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L'Ukraine a décidé ce mercredi d'augmenter le nombre de produits russes interdits. Jusqu'à présent, les produits soumis à cet embargo étaient la viande, le poisson, l'alcool, les friandises. Désormais, des produits comme le ketchup ou les pâtisseries, en provenance de Russie, n'auront plus droit de citer sur les étals des marchés ukrainiens. C'est donc un nouvel épisode dans la guerre commerciale que se livrent les deux pays. Depuis quelques semaines, la Russie a imposé un embargo sur les produits ukrainiens. 'La mesure que nous adoptons ce mercredi doit contribuer à contrer l'agression russe. Et cela doit aussi permettre de protéger davantage notre marché intérieur. Pendant que nos soldats défendent les frontières de notre Etat souverain, le gouvernement, lui, s'emploie à protéger notre marché et nos intérêts économiques' * Arseni Iatseniouk, Premier ministre ukrainien* Le transit des produits ukrainiens via la Russie L'autre préoccupation de Kiev, c'est de pouvoir acheminer ses produits vers des pays tiers. Pour ce faire, il faut souvent transiter par la Russie. Or, ces dernières semaines, Moscou a bloqué ce transit, ce qui handicape les relations commerciales de Kiev notamment avec des pays d'Asie centrale. L'Ukraine en appelle désormais à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). 'Kiev a déjà déposé une plainte auprès de l'OMC par rapport à l'embargo russe. Les autorités ukrainiennes espèrent que la question de l'interdiction de transit des marchandises ukrainiennes via la Russie sera étudiée lors de la prochaine réunion de l'OMC prévue fin février.' Maria Korenyuk, correspondante d'euronews à Kiev
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Cette fois, c'est bien une mise en accusation formelle. Après quatre ans et demi d'enquête et trois tentatives de compromis, la Commission européenne accuse Google d'abus de position dominante pour avoir favorisé son comparateur de prix. La nouvelle commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, donne au géant américain 10 semaines pour répondre. ' Nous avons des soupçons et d'après nos résultats préliminaires, nous avons des raisons de penser que Google favorise Google Shopping dans les recherches ', explique-t-elle. Si Margrethe Vestager n'était pas satisfaite de la réponse de Google, elle pourrait imposer au groupe une amende pouvant aller jusqu'à 6,2 milliards d'euros. ' Il est clair que la législation européenne en matière de concurrence donne la possibilité à la Commission d'envisager des sanctions très lourdes, confirme l'eurodéputé Andreas Schwab. Et nous avons là une grande opportunité d'obtenir en Europe un marché intérieur ouvert et juste à l'ère du numérique. ' La Commission ne souhaite pas forcément en arriver là, mais la première réaction de Google laisse présager un nouveau bras de fer. Le groupe promet de démontrer que leur visibilité sur son moteur de recherche a au contraire favorisé les concurrents. ' Pour moi, le plus important, ce sont les consommateurs. Avons-nous suffisamment de choix et y a-t-il de l'innovation ? Parce que l'innovation est une force motrice dans le commerce électronique et bien évidemment, elle doit pouvoir se développer ', plaide la commissiare. L'autre grief officiellement communiqué à Google concerne Android, son système d'exploitation mobile. Bruxelles a ouvert une enquête pour déterminer si ce système a été exclusivement imposé à des fabricants, en violation des règles antitrust.
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La service controversé de voiturage Uber dont la présence dans plusieurs pays européens est très controversée, a subi un nouveau revers juridique en Allemagne : un tribunal de Francfort interdisant à la start-up californienne d'exercer son activité dans le pays, ce qui ne va pas empêcher Uber de continuer à fonctionner malgré l'astreinte de 250.000 euros pour chaque infraction constatée. Commentaire du responsable Uber pour l'Europe de l'ouest : 'nous allons faire appel et vous savez : il y a 1 an et demi nous avions les mêmes batailles'. Il est vrai que le service Uber est présent aujourd'hui dans plus de 100 villes aux Etats Unis. Présent dans 42 pays à travers le monde, Uber a suscité bien des manifestations en Europe oú plusieurs actions en justice ont été menées par les fédérations de taxis. Ces derniers estiment que le transport de clients ne peut pas se faire sans autorisation des pouvoirs publics et sans accréditation des chauffeurs.
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Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se retrouvent aujourd'hui à Bruxelles pour une réunion extraordinaire. A l'ordre du jour, l'embargo russe frappant les produits agroalimentaires occidentaux. Ses conséquences ont été évaluées hier par des experts commerciaux de la Commission européenne. 'C'est la saison pour ces produits et tout un coup nous avons perdu un marché, et il n'y a pas de débouché alternatif évident. C'est pourquoi la commission a confirmé que nous allons proposer des mesures d'urgence pour les légumes périssables la semaine qui vient' a annoncé Roger Waite, le porte-parole du commissaire européen chargé de l'Agriculture. La Grèce souffre particulièrement de cet embargo. Elle exporte vers la Russie notamment 60 % de sa production de pêches. 'La situation pourrait empirer à l'avenir s'il y a des sanctions supplémentaires et une escalade de la situation, et ce qui est particulièrement inquiétant, ce sont les sanctions financières contre les marchés et les banques russes: cela comporte des risques parce que l'on ne peut pas calculer exactement l'impact de ces sanctions financières sur la confiance du marché' avertit Marcel Fratzcher, président de l'institut économique allemand. Avec les mauvais chiffres de croissance de la zone euro dévoilés hier, l'embargo russe est une ombre supplémentaire au tableau. Les autorités de Moscou, Kiev et Bruxelles doivent bientôt se rencontrer pour discuter du gaz et des problèmes commerciaux.
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