Revue du web
Avec La Tribune
L'industrie française des biens d'équipements ne pouvant combler les besoins des entreprises, celles-ci sont obligées d'importer leurs nouvelles machines. Par ailleurs, comme l'explique l'OFCE, la bonne tenue de l'investissement n'éloigne pas la menace de décrochage de l'industrie tricolore.
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L'atonie de la demande mondiale a pénalisé le commerce extérieur allemand en mai. En données corrigées des variations saisonnières, les exportations de la première économie de l'Union européenne ont plongé de 1,8% par rapport à avril, leur plus fort recul mensuel depuis août 2015. Les économistes pariaient sur une hausse de 0,25%. Les importations ont quant à elles augmenté de 0,1% en variation mensuelle, moins que la hausse de 0,4% attendue. On notera que l'excédent commercial de l'Allemagne avec l'Union a encore augmenté, signe que la bonne tenue de la demande intérieure allemande ne bénéficie pas à ses partenaires européens. La croissance allemande a atteint 0,7% au premier trimestre, dopée par la hausse des dépenses des ménages, l'investissement dans le BTP et les dépenses publiques en faveur des réfugiés. Elle est pressentie entre 0,1 et 0,3% au deuxième trimestre, sur fond de stagnation des commandes à l'industrie. D'ailleurs la production industrielle nettement fléchit en mai.
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L'Insee prévoit une accélération de la croissance de 1,6% en 2016, contre 1,2% en 2015. Ainsi, elle revoit à la hausse la prévision du gouvernement de 1,5%. Pour l'institution, la reprise économique devrait se poursuivre. L'investissement des entreprises devrait augmenter de 4,7% en 2016. Il s'agit d'un niveau inédit depuis 2007. De son côté, la consommation devrait également progresser de 1,6% au total sur l'année, après +1,5% l'an dernier. Par ailleurs, le commerce extérieur, quant à lui, devrait freiner l'activité, impactant la croissance à hauteur de 0,7 points de PIB. 2016, est-ce vraiment une année qui va "mieux" ? - Avec: Bruno Grandjean, président du directoire de REDEX SA, président de la Fédération des Industries Mécaniques (FIM). Emmanuel Lechypre, éditorialiste BFM Business. Et Pascale Hébel, Directrice du département consommation du Crédoc. - Les Décodeurs de l'éco, du jeudi 16 juin 2016, présenté par Fabrice Lundy, sur BFM Business.
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En Chine, le commerce extérieur s'est dégradé plus fortement que prévu en février, conséquence des profondes incertitudes sur l'évolution de la demande mondiale. Selon des données publiées mardi, les exportations ont chuté de 25,4% sur un an, une baisse deux fois plus forte qu'attendu par les économistes, et les importations ont baissé de 13,8%, leur 16e mois consécutif de recul. La baisse des exportations est la plus forte depuis mai 2009 mais les économistes n'y voient pas forcément le signe d'une dégradation inquiétante. Au total, l'excédent commercial de la Chine a baissé à près de 30 milliards d'euros le mois dernier contre environ 60 milliards en janvier. avec Reuters
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Plus de 50 ans après la coupure des liaisons aériennes, les deux pays ont signé aujourd'hui le rétablissement de vols réguliers. Une décision symbolique dans la droite ligne du rapprochement opéré depuis plus d'un an. Si concrètement, depuis le milieu des années 70, des vols charters existaient déjà, le rétablissement de la connexion aérienne rendra beaucoup plus souple les procédures entre Cuba et les Etats-Unis. _'Grâce à cette entente, les compagnies aériennes des deux pays pourraient en plus mettre en place des accords commerciaux comme des partages de codes ou des contrats de location pour des avions, que ce soit entre eux ou une compagnie d'un troisième pays' _, précise Adel Yzquierdo, ministre des transports cubain. Des liaisons rétablies mais des touristes toujours interdits 110 vols quotidiens devraient exister prochainement. Une manne potentielle pour les compagnies américaines. Puisque dans le sens inverse, à savoir des compagnies cubaines volant vers les Etats-Unis, le chemin est encore long. Les compagnies aériennes cubaines sont vieillissantes et les licences pour voler vers les Etats-Unis devraient être distribuées au compte-gouttes. 10 aéroports, dont bien sûr La Havane, devraient être désservis par des vols en provenance des Etats-Unis. Des villes au fort potentiel touristique mais qui, pour l'instant, ne verront pas le début d'un dollar de touriste américain, puisque officiellement, l'embargo économique n'est pas encore levé entre les deux pays. Il est en vigueur depuis 1962.
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Le Congrès des Etats-Unis devrait de lever l'interdiction d'exporter du pétrole américain dans les prochains jours. Portée par la majorité républicaine, cette mesure intervient alors que la production d'or noir du pays est au plus haut : elle a augmenté de 74 % entre 2008 et 2014, la fracturation hydraulique permettant d'exploiter le pétrole de schiste. L'interdiction d'exporter du pétrole américain remonte à 1975, juste après le choc pétrolier qui avait vu les cours s'envoler. A l'époque, le Congrès craignait une pénurie de brut. La reprise des exportations irait soulager les alliés est-européens des Etats-Unis, qui dépendent de la Russie pour leur approvisionnement en énergie. Cette décision intervient cependant alors que l'offre est déjà excédentaire sur le marché mondial du brut, dont les cours ne cessent de chuter.
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Qui sont les 100 plus importants fabricants d'armes de la planète ? L'institut de recherche sur la paix internationale de Stockholm, le SIPRI, a livré le palmares 2014. Résultat : les firmes ayant leur siège aux Etats-Unis et en Europe s'arrogent plus de 80% du marché. Mais leurs ventes sont en baisse de 3,2% par rapport à l'an dernier. A l'inverse, les fabricants russes voient leurs revenus bondir de 50%. Au classement, ils arrivent en troisième position, avec plus de 10% de parts de marché, à quasi-égalité avec les Britanniques, devant les entreprises françaises, mais loin derrière les Américains qui trustent plus de la moitié du marché. Signalons que les ventes de l'industrie française ont régressé de plus de 11%. A noter que les entreprises chinoises ne sont pas comptabilisées par le SIPRI faute de données fiables. L'Américain, Lockheed Martin reste le premier fabricant mondial avec plus de 37 milliards de dollars de revenus. En repli pour la quatrième année d'affilée, le chiffre d'affaires cumulé des 100 plus gros marchands d'armes et de services militaires se montent tout de même à 401 milliards de dollars.
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Le Japon et l'Union européenne ont repris les discussions, à Tokyo, avec, comme objectif, la conclusion, dans les mois qui viennent, d'un partenariat économique. Des négociations qui interviennent alors que le Japon vient de signer un accord de libre-échange avec onze pays riverains de l'océan Pacifique, dont les Etats-Unis. L'abandon des droits de douane sur les produits alimentaires sera au coeur des débats cette semaine. Les Européens attendent du Japon qu'il lâche du lest sur les barrières non tarifaires qui verrouillent le marché nippon, alors que Tokyo, de son côté, souhaite que Bruxelles démantèle ses droits de douane sur les voitures japonaises. Un accord de libre-échange permettrait de doper l'économie des deux régions. Ensemble, le Japon et l'Union européenne représentent environ 30 % de l'économie mondiale et 40% du commerce mondial.
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La destruction d'un bombardier russe par l'armée turque à la frontière syrienne aura-t-elle des conséquences sur les relations économiques entre les deux pays ? Si Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine entretiennent des relations tendues depuis plusieurs mois, les deux Présidents ont toutefois conscience de l'importance de leur coopération commerciale, particulièrement étroite ces dernières années. En 2014, la Turquie a exporté pour environ six milliards de dollars vers la Russie, principalement des produits textiles et de la nourriture. À l'inverse, les exportations russes vers la Turquie, essentiellement du gaz naturel, du pétrole et du blé, sans oublier le tourisme, ont généré des revenus d'un montant de 25 milliards de dollars. 'Il est évident que si les Russes décident d'adopter des sanctions, cela aurait un impact certain sur l'économie turque, explique Chris Beauchamp, analyste marchés chez IG. Des projets d'accords pourraient être retirés. Mais à mon avis, le récent incident n'aura pas d'impact à long-terme sur les relations russo-turques. Les deux parties ont bien trop à perdre en cas de rupture.' Les touristes russes représentent une source de revenus importante pour Ankara. Plus de trois millions d'entre eux se sont rendus en Turquie l'année dernière. Et ils étaient nombreux à choisir les stations balnéaires turques après le crash en Egypte. L'énergie est l'autre pilier de ce partenariat commercial, la Turquie étant après l'Allemagne le plus gros acheteur de gaz naturel russe. Plus de 50 % de ses importations de gaz proviennent de Russie. Une coopération appelée à être renforcée par le projet d'oléoduc Turkish stream. Un projet, qui dans le contexte actuel semble menacé.
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Cette semaine, Real Economy est à Strasbourg afin de déterminer combien partenariats et collaborations peuvent apporter un souffle nouveau à l'économie européenne. Au cours de cette émission, la commissaire européenne à la politique régionale va nous expliquer comment le partenariat peut conduire à des résultats économiques tangibles pour chacun d'entre nous. Nous allons voir comment une ville comme Liverpool, qui accuse un certain retard, utilise la collaboration pour retrouver sa gloire passée. Et comment l'adoption de meilleures stratégies peut nous aider à relever les plus grands défis auxquels nous sommes aujourd'hui confrontés. Un peu d'huile de coude, une collaboration patiente et de l'argent peuvent changer la trajectoire de l'économie européenne. Nous sommes aujourd'hui au Parlement Européen pour déterminer combien le partenariat au niveau européen et national devrait se répercuter sur une collaboration entre les gouvernements nationaux, les villes, la société civile, les entreprises - donnant ainsi à chacun d'entre nous un sentiment de propriété sur les investissements et les décisions politiques. Explications sur le fonctionnement de ces partenariats. Les pays européens ont d'abord dû déterminer dans quels domaines ils souhaitaient investir, en utilisant les fonds européens disponibles. Pour cela, ils discutent d'abord avec les représentants des régions, des villes, de la société civile ou du secteur privé. Les pays soumettent alors à la Commission Européenne un accord de partenariat sur leurs besoins nationaux. La Commission pourra y ajouter d'autres idées. Une fois approuvé et adopté, cela devient un contrat légal. Les décisions d'investissement se transforment alors en Programme Opérationnel qui permet de débloquer les fonds. Ces programmes sont des actions prioritaires au sein de l'accord de partenariat auquel chacun a contribué. Elles peuvent être pour et entre les pays, les régions et les villes. Toutes les parties prenantes coopérant entre elles. Au Parlement Européen se retrouvent nos représentants, y compris ceux d'une ville dont les habitants et le gouvernement ont saisi cette opportunité de macro-partenariat pour créer de nombreuses collaborations locales afin de rattraper un retard de croissance. Prenons l'exemple de Liverpool où s'est rendue pour nous Sarah Chappell. La ville portuaire de Liverpool était une puissance commerciale au cours des 18ème et 19ème siècles. Mais au milieu du 20ème, ses docks et son industrie ont subi de plein fouet la récession du Royaume-Uni au cours des années 70. Pendant des décennies, Liverpool était persuadée que son époque de place-forte économique appartenait au passé. Mais la ville a su se régénérer, changer en profondeur grâce à des projets ambitieux menés à bien à force de travail par ses habitants mais aussi et surtout grâce à une meilleure collaboration. Un renouvellement massif au cours des 25 dernières années, encouragé à la fois par les investissements privés et des fonds publics, a permis de mettre en place une infrastructure économique solide pour aider les entreprises à prospérer. Ces sept dernières années, près de 12 milliards d'euros ont été alloués au Royaume-Uni par le Fonds européen de développement et le Fonds social européen. 220 millions l'ont été pour la seule ville de Liverpool. http://europeanfundingnetwork.eu/news/european-commission-agrees-uk-part.... Le Partenariat Local d'Entreprise est le principal organe de la région de Liverpool permettant de rassembler entreprises, dirigeants et institutions afin de faire progresser l'économie: 'Tous les dirigeants de la ville travaillent ensemble, explique Mark Basnett, du Partenariat Local d'Entreprise de la ville de Liverpool, afin de déterminer quels sont nos points forts et nos avantages concurrentiels. Où nous nous situons à l'échelle nationale et internationale. Où avons nous une capacité mondiale ? Notre stratégie est de s'appuyer sur ces forces.' Le port est évidemment au coeur de cette stratégie. Un nouveau terminal à conteneurs en eau profonde, capable d'accueillir les plus gros porte-conteneurs du monde, a vu le jour. Il devrait permettre de constituer un nouveau pôle économique fort dans le nord de l'Angleterre. Dans un centre-ville redynamisé, des initiatives visant à stimuler la croissance des PME ont donné naissance à une pléthore de jeunes entreprises, qui pour rien au monde ne voudrait être implantées ailleurs. Gary Carney est le co-fondateur de ce qu'il décrit lui-même comme un 'grand magasin indépendant' qui permet à de petits détaillants locaux de pouvoir exposer leurs produits en plein centre. Son entreprise a d'abord obtenu un prêt du Fonds spécial d'investissement du comté du Merseyside, soutenu par un financement à la fois local, national et européen. Désormais, sa boutique est remplie d'une multitude de produits, allant de la vaisselle à la chapellerie. 'Nous avons bénéficié d'une réaction très favorable. Je pense que tout le monde se rend compte de l'intérêt de notre démarche. Cela se voit à la vitesse à laquelle le magasin s'est rempli.' Malgré le regain d'activité et de productivité de la ville, certaines zones de Liverpool restent parmi les plus défavorisées du Royaume-Uni. Encore un énorme challenge à relever, reconnaît le Partenariat Local d'Entreprise. 'D'abord, vous devez commencer par créer la bonne infrastructure économique, explique Mark Basnett, qui offre du travail à ceux qui le souhaitent. Nous devons maintenant nous assurer que nous atteignons tous les secteurs de notre société.' Maithreyi Seetharaman, euronews: 'Avec nous, Corina Cretsu, la Comissaire Européenne à la politique régionale. Je voulais d'abord vous demander si vous pouviez nous expliquer ce que voulait vraiment dire Partenariat pour les non-initiés ?' Corina Cretsu, commissaire européenne à la politique régionale: 'Cela veut dire impliquer tout le monde. Parce que nous ne pouvons pas décider depuis Bruxelles ce dont les pays, les régions, les Etats Membres ont réellement besoin. Je pense qu'il est vraiment très important de coopérer ensemble. Nous sommes dans une année où tous les projets et les investissements pour les sept prochaines années seront décidés et mis en place.' euronews: 'Qu'est ce qui est si différent aujourd'hui ?' Corina Cretsu: 'Beaucoup de pays ont connu de nombreux problèmes depuis le début parce que c'est vraiment une politique très compliquée. L'année dernière, j'étais très inquiète que les Etats Membres ne prennent de l'argent que pour prendre de l'argent. Si on leur enseigne et s'ils se réunissent, hommes d'affaires et autorités locales, ils pourront concevoir ce qui sera le meilleur pour leurs régions lors des sept à dix prochaines années.' euronews: 'Pensez-vous que certaines régions qui ont pris du retard sont à blâmer ou bien ne leur avons nous tout simplement pas accordé suffisamment d'attention ?' Corina Cretsu: 'Nous avons des régions où nous investissons énormément mais où nous ne voyons aucune progression que ce soit à un niveau économique ou en terme d'emplois. Dans d'autres, les résultats sont beaucoup plus probants. Il n'existe aucune région en Europe qui ne bénéficie pas de l'argent européen. Je suis allé aux Pays-Bas, en Allemagne, en France...J'étais à Berlin et j'étais si fière de voir leur gestion des réfugiés, j'étais dans les banlieues, j'ai vu la reconstruction des espaces urbains, comme à Paris. J'encourage vraiment tous les Etats Membres à utiliser ces fonds pour ce type de projets.' Quand une idée ou une stratégie semble fonctionner, la partager, l'adapter à d'autres villes, d'autres régions ou même d'autres pays peut permettre de résoudre certains grands défis de notre temps. C'est le cas au Portugal où s'est rendue Monica Pinna. More projects are needed using EU_Regional funds for integrating migrants says CorinaCretuEU in #realeconomy euronews episode on 10/11- Maithreyi (maithreyi_s) 5 Novembre 2015 #realeconomy team in #lisbon filming #arrivalcities URBACT maithreyi_s pic.twitter.com/C49a6EoavQ- Monica Pinna (@_MonicaPinna) 29 Octobre 2015 Messina (Italie), Riga (Lettonie), Roquetas de Mar (Espagne), Salonique (Grèce), Vantaa (Finlande) et Amadora (Portugal): quel est le point commun entre ces villes ? Elles sont toutes des 'villes d'accueil' en terme d'immigration. Elles ont donc choisi d'unir leurs forces pour trouver des solutions à un défi commun. Comment ? En collaborant, une des clés du programme européen Urbact:http://urbact.eu/, qui permet aux villes de partager et améliorer leur politique urbaine. Un premier rendez-vous se tenait au Portugal, dans la ville d'Amadora. 'Personne n'a la science infuse, reconnaît Carla Tavares, maire d'Amadora. Cela va nous permettre de partager des réalités, des expériences et des nouvelles façons d'appréhender les défis que nous affrontons au quotidien'. Urbact est un instrument de la politique de cohésion, co-financé par le Fonds Européen de développement régional, les 28 Etats Membres, la Norvège et la Suisse. Le budget total pour 2014-2020 est de 96,3 millions d'euros. Céline Ethuin d'Urbact nous explique: 'On finance des échanges au niveau des partenaires au niveau transnational, des études, pour qu'ensuite on puisse avoir un plan d'action local'. Dès la première rencontre du réseau de 'villes d'accueil', leurs représentants ont été convaincus que les partenariats pouvaient réussir là où d'autres stratégies avaient échouées. Pour Andreasa Karadakis de Salonique 'La Grèce n'est pas une destination finale, juste un pays de transition sur la route du Nord de l'Europe'. 'Notre ville a le plus grand pourcentage de migrants en Finlande', affirme Hannele Lautiola. Pour Juan Francisco Iborra Rubio 'Ces projets sont très intéressants parce qu'ils nous permettent d'anticiper quelque chose qui peut se produire avant qu'il n'ait lieu'. 'Nous recevons habituellement quelques 3 000 demandeurs d'asile par an. Cette année, nous en avons déjà accueilli 30 000', souligne enfin Hannele Lautiola. Mobilité, emploi des jeunes et technologies vertes sont des domaines où Urbact a connu ses meilleurs résultats depuis le lancement du programme en 2006. Aujourd'hui, la crise des réfugiés s'est ajoutée au calendrier. Cette année, plus d'un demi-million de personnes ont traversé la Méditerrannée pour obtenir la protection de l'Europe. En seulement trois mois, d'avril à juin, plus de 213 000 nouvelles demandes d'asile ont été formulées. Une situation qui requiert fonds, stratégie politique et organisation. Le centre d'accueil pour réfugiés de Bobadela, dans les environs de Lisbonne, a été créé en 2006 pour accueillir 42 personnes. Aujourd'hui, ils sont 76 réfugiés de plus de 20 nationalités. Le pays en attend encore plus dans les semaines à venir. Cristina Farinha, directrice du centre de réfugiés de Bobadela: 'Nous avons une soixantaine de personnes en dehors du centre. Au total, nous aidons 276 personnes. Tous les partenariats sont importants et nous devons y travailler'. Environ 70% de la population européenne habite en zones urbaines. S'ils sont généralement à la base de la croissance nationale, ils sont également plus exposés aux risques d'inégalités et d'exclusion. C'est la raison pour laquelle les villes sont les principales bénéficiaires d'Urbact. Maithreyi Seetharaman, euronews: 'Nous sommes toujours avec la Commissaire Cretsu. Avez-vous des exemples que vous voudriez mettre en avant en disant: 'oui, c'est ainsi que l'on doit mettre en place un partenariat', ou au contraire d'autres où vous diriez plutôt, 'non, ne faîtes pas ça ?' Corina Cretsu, commissaire européenne à la politique régionale: 'C'est quelque chose que je dirais aux Etats Membres, aux régions, aux autorités administratives. Je ne veux pas rajouter de nouvelles règlementations, même si elles sont importantes puisqu'elles permettent de contrôler l'argent. Mais si au niveau national vous rajoutez de nouvelles exigences ce n'est pas bon. Je ne veux pas de petites ou moyennes entreprises qui abandonnent parce qu'elles trouvent le processus trop compliqué, trop lent ou trop bureaucratique. Les gens sur le terrain savent le mieux ce qui fonctionne ou ce qui n'est pas utile. J'invite chacun d'entre eux à faire remonter leurs idées parce que dès l'année prochaine nous commencerons à réfléchir à quoi cette politique de cohésion devra ressembler après 2020. Nous devrons apprendre de nos expériences.' euronews: 'Nous parlons de beaucoup d'argent - Qui gère ces budgets ? Comment surveillez vous son utilisation ?' Corina Cretsu: 'Tout d'abord, nous nous appuyons beaucoup sur des auditeurs nationaux mais nous avons également des auditeurs de la Commission Européenne. Nous avons une tolérance zéro sur la fraude. Il est important que nous travaillions en toute transparence au niveau international. ' euronews: 'N'existe-t il pas un possible conflit d'intérêt entre ces accords de partenariat et le plan Juncker qui lui aussi souhaite attirer des investisseurs ?' Corina Cretsu: 'Non, Non. Ce n'est pas...notre argent, l'argent pour la cohésion n'est pas concerné. Si c'est un grand projet et que l'argent de la banque d'investissement n'est pas suffisant, nous pouvons envisager de combiner les fonds. Mais il n'y a pas de conflit. Au contraire, on marche ensemble, main dans la main.'
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La chancelière allemande a signé plusieurs accords commerciaux avec le géant asiatique. Pékin va s'offrir des Airbus A320, 100 appareils monocouloirs, une commande d'un montant total de 9,7 milliards de dollars. Cet accord inclut par ailleurs la confirmation de 30 commandes d'A330, devenues fermes après les annonces du mois de juin. Accompagnée d'une délégation de quelques 20 industriels, Angela Merkel a aussi scellé un accord de coopération stratégique entre Volkswagen et la Banque Industrielle et Commerciale de Chine, la plus grande banque du monde. L'Allemagne est le pays européen qui a le plus de liens commerciaux avec Pékin, grâce à l'automobile et la qualité de son industrie. Mais le ralentissement économique de la Chine a pesé lourd sur les exportations allemandes.
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La croissance pourrait être un peu moins bonne que prévue en Allemagne. Berlin a ramené sa prévision de hausse du PIB de 1.8 à 1.7 point en 2015 sur fond de ralentissement dans les économies émergentes, mais aussi en raison du montant déboursé par le gouvernement allemand pour accueillir des centaines de milliers de réfugiés. La hausse de la croissance est de fait envisagée comme plus graduelle et devrait se répercuter sur 2016. Pour l'heure, Berlin joue la carte de la prudence : 'Cela ne fait aucun doute que le ralentissement en Chine et ailleurs en Asie mais aussi en Amérique latine ava avoir des répercussions. Dans la mesure où l'Allemagne est un fabricant mondial de choix et surtout de produits haut de gamme, je pense qu'elle va commencer à sentir le vent tourner', analyse Nick Parsons, chef de la stratégie des marchés chez National Australian Bank (NAB). L'Allemagne exporte pour plus de 100 milliards d'euros par mois vers l'étranger, aussi le tassement de la croissance en Chine, en Russie et au Brésil alimente-t-il les inquiétudes, même si les dépenses des consommateurs restent soutenues et que le chômage continue de reculer.
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Les organisateurs ne s'attendaient pas à un tel succès. Dans les rues de Berlin, ce samedi entre 100 et 250 000 personnes ont défilé pour dire 'non' au futur accord de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Cette marche était organisée à l'appel de partis politiques, d'organisations synidcales, environnementales et de défense des consommateurs. Les participants ont afflué de toute l'Allemagne. Le TTIP autrement dit le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement est en cours de négociation. Il vise à supprimer non seulement les barrières douanières mais aussi règlementaires entre les Etats-Unis et l'Europe. Ces opposants sont nombreux. Beaucoup d'ONG mettent en garde contre des traités qui feraient la part belle aux industriels obéissant à une seule logique économique au détriment de l'environnement et de la santé des populations.
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La majorité du Parlement européen apporte un soutien conditionnel au projet de TTIP, le Partenariat commercial entre l'Europe et les Etats-Unis. Le projet suscite de vifs débats et le rapporteur socialiste allemand Bernd Lange se réjouit que les eurodéputés rejettent tout mécanisme d'arbitrage privé. 'Nous avons clairement rejeté les arbitrages privés dans les poubelles de l'histoire' a-t-il dit. 'Les arbitrages privés n'ont clairement aucun avenir dans les accords commerciaux. Nous allons réfléchir à un système qui correspondant à nos instances publiques.' Alors que le projet d'accord commercial bénéficie du soutien de la droite et du centre, l'extrême gauche, l'extrême droite et les écologistes y voient une menace. 'Nous espérions un vote contre parce que cette résolution sur le TTIP comporte de nombreux risques' estime l'eurodéputé français Yannick Jadot. Il y voit des risques 'sur la sécurité alimentaire, l'environnement, les droits sociaux, les services publics et sur la coopération en matière de régulation.' Les promoteurs du projet de TTIP estiment que le Partenariat commercial entre les Etats-Unis et l'Union Européenne pourrait créer des millions d'emplois et compenser la montée en puissance du marché chinois.
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La Chine et la Corée du Sud viennent de signer un nouvel accord bilatéral de libre-échange après deux années de négociations. Cet accord devrait notamment aider à booster les petites et moyennes entreprises sud-coréennes dans le domaine du textile et de l'électronique high-tech sur le marché chinois. C'est le neuvième signé par les deux voisins dont les échanges commerciaux se montaient à 228,9 milliards de dollars en 2013. L'association du commerce et de l'Industrie sud-coréenne 'accueille à bras ouvert cet accord de libre-échange avec son principal partenaire commercial'. 'Nous espérons que cet accord avec la Chine, qui est le numéro un mondial du commerce et le numéro deux économiquement parlant, sera à l'avenir un moteur pour notre industrie et notre économie' a expliqué le président de l'association Han Duck-Soo. Cet accord concerne au total 17 domaines et pour la première fois les finances, les télécommunications et le e-commerce. La production automobile et celle du riz sont exclus de l'accord. Mais les agriculteurs sud-coréens ont d'ores et déjà réclamé sa suppression. Toujours en marge du sommet annuel du forum de coopération de l'Asie-Pacifique, hier, la Chine et la Russie ont encore renforcé leur collaboration énergétique, grâce notamment à un nouvel accord entre les géants russes Rosneft et chinois CNPC. En mai dernier, ils avaient déjà signé un méga-contrat de livraison de gaz russe à Pékin, estimé à 400 milliards de dollars sur 30 ans.
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Elle est la commissaire européenne aux Affaires intérieures, mais c'est en tant que future commissaire au Commerce que les députés européens l'ont auditionnée. Cecilia Malmström le deviendra si le Parlement européen donne son aval. Lors de son audition de trois heures, elle a notamment été interrogée sur l'accord de libre-échange avec l'Ukraine, très contesté par la Russie. ' Il n'est pas dans l'intention de l'Union européenne de laisser la Russie amender cet accord. Il peut seulement être amendé si l'un des partenaires le fait, et les deux partenaires sont l'Ukraine et l'Europe ', a-t-elle martelé. Cecilia Malmström a été un peu plus évasive sur l'accord de libre-échange qui se négocie avec les Etats-Unis. Il n'est plus question de supprimer du texte les tribunaux d'arbitrage qui permettent aux entreprises de poursuivre des Etats, mais plutôt d'éviter les abus. Réaction mitigée de l'élu de gauche David Martin : ' Ce que j'ai trouvé décevant bien que je ne veuille pas l'accuser d'être sourde au public, c'est que dans ses réponses elle n'ait pas vraiment fait écho aux inquiétudes exprimées hors de cette institution concernant beaucoup de choses qui touchent au commerce. ' Les députés européens ont accueilli Cecilia Malmström avec réserve, mais les attaques frontales ont été rares, peut-être parce qu'elle est déjà commissaire. L'accueil sera sans doute beaucoup plus belliqueux mercredi lorsque seront auditionnés les commissaires espagnol, britannique et grec, des nominés bien plus controversés.
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C'est une signature purement symbolique mais elle marque la volonté des représentants européens et du Canada de faire aboutir leur accord de libre-échange. En entérinant la fin des négociations à Ottawa, les deux parties ouvrent la voie à la ratification d'un accord qui fait débat, un accord vu par beaucoup comme le brouillon du Traité de libre-échange avec les Etats-Unis. ' En donnant aux exportateurs canadiens un accès privilégié aux 500 millions de consommateurs prospères de l'UE, cet accord permettra de réenfanter notre relation commerciale avec le plus vaste marché du monde ', a déclaré Stephen Harper, le Premier ministra canadien. Côté européen, on tente aussi de rassurer les sceptiques et l'on estime à une dizaine de milliards d'euros par an les gains attendus. ' Il s'agit de générer plus de commerce et d'investissement des deux côtés, de créer de la croissance et des emplois. Ce sont des intérêts et des préoccupations essentielles pour nous tous ', a expliqué le Président du Conseil européen Herman van Rompuy. Seulement voilà, il y a dans cet accord une disposition qui fait grand bruit, la mise en place de tribunaux d'arbitrages qui permettent aux entreprises de poursuivre des Etats si leurs profits sont menacés. Certains pays à l'image de l'Allemagne voient cela d'un mauvais oeil et pourraient exiger que les Parlements nationaux soient consultés.
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Nicolas Doze a donné son point de vue sur la précision de croissance du gouvernement révisée par l'Insee. Le gouvernement a prévu 1%, et l'Insee attend 0,7%.
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Ulysse Gosset, éditorialiste politique étrangère de BFMTV était l'invité de BFM Story.
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