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Une nouvelle grève de l'intersyndicale a exprimé aujourd'hui le mécontentement du personnel de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris). Les syndicats protestent contre la réforme des 35h que souhaiterait appliquer le directeur Martin Hirsch. Il s'agirait de réduire le temps de travail du personnel pour diminuer le nombre de RTT compensatoires. Car les jours de repos non pris s'accumulent sur les comptes épargne temps et représentaient 74,7 millions d'euros fin 2014. Or l'hôpital public a des difficultés budgétaires et doit essayer de faire 3 milliards d'euros d'économies d'ici 2017. La réforme du temps de travail permettrait de préserver l'emploi et économiser environ 20 millions d'euros. Mais Martin Hirsch n'a visiblement pas su convaincre les syndicats, qui ont quitté la réunion du mardi 26 mai en dénonçant la " non prise en considération de la revendication des personnels ". Les organisations CGT, SUD, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC et Unsa demandent un retrait pur et simple de la proposition de réforme. Ils revendiquent que la charge de travail demandée au personnel n'est pas adaptée à 35h : "Faire en 7h ce qui se fait en 7h36, cela se traduirait par une productivité plus intense, moins de repos", et nuirait à la "sécurité des patients", explique Rose May Rousseau, secrétaire générale de l'Union syndicale CGT de l'AP-HP. Une aide-soignante, Apolline, rappelle également la responsabilité propre aux métiers de la santé : " On ne va pas dire : 'j'ai fait mes sept heures, je me casse'. Ils misent sur notre conscience professionnelle. " Si le directeur de l'AP-HP a assuré qu'il avait le soutien de la Ministre des affaires sociales, Marisol Touraine s'est montrée assez ambigüe à ce sujet. Lors de l'ouverture des Salons Santé Autonomie à Paris le 19 mai, elle a déclaré : " solennellement que le gouvernement est attaché aux 35 heures, à l'hôpital comme ailleurs. Il n'est pas question de remettre en cause leur cadre réglementaire. " La réforme des 35h aurait-elle des conséquences dangereuses pour les soins donnés aux patients ? Martin Hirsch cèdera-t-il à la pression des syndicats ? Une autre solution peut-elle être envisagée pour redresser les comptes de l'AP-HP ? Arnaud Ardoin en débat ce soir avec ses invités. Invités : Bernard Debré, député UMP de Paris et urologue Christophe Prudhomme, porte-parole de l'AMUF-CGT et médecin-urgentiste Cédric Arcos, directeur de cabinet de la Fédération Hospitalière de France Danielle Simonnet, conseillère de Paris non-inscrite et secrétaire nationale aux émancipations urbaines au Parti de gauche Question JDD : Faut-il revenir sur les 35 heures au sein des hôpitaux publics ? Votez sur LeJDD.fr.
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Un automobiliste a foncé dimanche soir à Dijon sur des passants faisant onze blessés dont deux graves. Certains témoins disent l'"avoir entendu crier 'Allahu Akbar' (Dieu est le plus grand en arabe)". Ce lundi matin sur RMC, Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a fait le point sur cette affaire. Bourdin Direct est une émission d'information dans laquelle interviennent en direct les acteurs de l'actualité.
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Christophe Prudhomme, porte-parole des médecins urgentistes était sur le plateau de BFM Story. Cette fois, les suspicions sont particulièrement sérieuses, une infirmière qui aurait été infectée par le virus Ebola a été hospitalisée à l'hôpital militaire Begin de Saint-Mandé. Il s'agit d'une infirmière qui a été en contact avec l'humanitaire française contaminée au Libéria. Christophe Prudhomme se demande s'il est adapté de ramener des malades dans leur pays d'origine, "on est mieux soigné dans nos hôpitaux, mais on pourrait s'organiser au niveau mondial pour rapatrier les malades sur un site unique" a-t-il déclaré.
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Des infirmières auraient été séquestrées à l'hôpital Nord de Marseille, par un patient armé, dans la nuit du 12 au 13 août dernier. Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Amuf, préconise...
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