Vidéos A la une
A l'occasion des 1700 ans de Saint-Martin, l'abbaye de Marmoutier était mise à l'honneur.
Vidéos A la une
Les festivités du 1700ème anniversaire de Saint-Martin vont débuter. Coup de projecteur sur les illusions de la cathédrale, une projection monumentale qui mêle sons et lumières.
Vidéos A la une
Des prêtres et des fidèles ont pris part à la cérémonie du Feu sacré, dans l'église du Saint-Sépulcre, dans la veille ville de Jérusalem, à l'occasion de la Pâque orthodoxe.
Vidéos A la une
Sur l'île grecque de Chios la traditionnelle 'Rouketopolemos' (guerre des fusées) n'a pas eu lieu cette année. Certains habitants auraient menacé les artificiers amateurs de poursuites si leur maison était à nouveau touchées. Selon la tradition dans le petit village de Vrontados, des milliers de fusées comme sont tirés entre deux églises du village, pendant que les prêtres prononcent la messe, dans la nuit qui précède le dimanche de Pâque orthodoxe. Les opposants à l'interdiction ont bien tenté de se faire entendre pour protéger cette tradition insulaire qui se transmet de génération en génération depuis deux siècles. Des manifestations ont été organiséeslors desquelles des dizaines de personnes ont brandit des drapeaux noirs. Mais les plaintifs ont tenu bon. Les deux paroisses d'où sont tirées les fusées ont annulé la bataille. Certaines fusées ont tout de même été aperçues dans le ciel du village. Un reportage sur la 'Rouketopolemos':
Vidéos A la une
Face au virus Zika, la contraception est un moindre mal. C'est ce qu'a déclaré le pape François dans l'avion qui le ramenait du Mexique au Vatican. Le souverain pontife a souligné le rejet catégorique de tout recours à l'avortement - c'est la doctrine de l'Eglise catholique (Encyclique Humanae Vitae de 1968, à lire ici). Mais il a rappelé un précédent concernant la contraception : dans les années 60, le pape Paul VI avait permis à des religieuses d'utiliser au Congo des contraceptifs car elles étaient systématiquement violées par des militaires. 'L'avortement n'est pas un mal mineur, c'est un crime. Mais éviter la grossesse n'est pas un mal absolu. Dans certains cas, notamment dans ceux de Paul VI que j'ai cités, c'était clair.' pape François L'épidémie de virus Zika touche surtout l'Amérique du Sud. Ce virus, transmis notamment par piqûres de moustique, est soupçonné de provoquer des malformations congénitales. Aussi, l'ONU a-t-elle appelé les pays touchés à autoriser l'accès des femmes à la contraception et à l'avortement (voir ici). Une recommandation loin de faire l'unanimité dans les pays encore très attachés au catholicisme. Pour aller plus loin >> Tout savoir sur le virus Zika >> 'Trump, Europe, Zika, Jean-Paul II... Le pape répond à la presse', article de La Croix, à lire ici
Vidéos A la une
'Enfin, nous nous voyons', a lancé le pape François au patriarche orthodoxe russe Kirill. C'est dans le petit salon de l'aéroport de la Havane, à Cuba, qu'a lieu la rencontre historique entre les deux chefs religieux, une rencontre qui scelle le rapprochement, près de 1000 ans après le schisme entre chrétiens d'Orient et d'Occident, en 1054. Dans une déclaration commune les représentants des Eglises d'Orient et d'Occident ont regretté 'les blessures causées par des conflits d'une passé lointain et récent'. Ils appellent par ailleurs la communauté internationale à s'engager et à agir contre l'éviction des chrétiens au Proche-Orient : 'en Syrie et en Irak, la violence a déjà emporté des milliers de vies, laissant des millions de gens sans abri ni ressources'. En matière de géopolitique, François a toutefois évité de condamner la politique du chef du Kremlin en Ukraine. Diplomate, il avait déclaré en amont de cette rencontre que la Russie pouvait 'donner beaucoup pour la paix mondiale.' Avec AFP
Vidéos A la une
Le pape François est allé à Cuba vendredi pour rencontrer le patriarche russe Kirill. C'est une rencontre historique car depuis le grand schisme des Eglises chrétiennes d'Orient et d'Occident en 1054, jamais un pape n'avait pu s'entretenir avec le chef de la principale Eglise orthodoxe. L'Eglise russe compte 130 millions de fidèles. Le Vatican cherchait depuis des décennies à renouer les liens avec l'Eglise russe au plus haut niveau mais le patriarcat était très réticent. C'est en fait la persécution des chrétiens du Moyen-Orient, où ils ont été victimes, en Irak ou en Syrie, des exactions du groupe Etat islamique qui a rapproché les deux Eglises. La rencontre intéresse aussi beaucoup les diplomates dans la mesure où l'Eglise orthodoxe russe est également très proche du président Vladimir Poutine, dont le rôle en Syrie est crucial.
Vidéos A la une
Profanation dans la chapelle de la rue de Créqui. Des individus ont projeté au sol une statue de la Vierge en plâtre provoquant une vive émotion dans la communauté religieuse.
Vidéos A la une
En 2016 aura lieu le Jubilé de la Miséricorde, à Rome. Des millions de pélerins sont attendus, mais aussi des milliards d'euros.
Vidéos A la une
Des milliers de personnes se sont rassemblées pour les funérailles de Valéria, morte à Paris lors de l'attaque du Bataclan. Famille,...
Vidéos A la une
Un " exemple de réconciliation pour le monde entier ". C'est ainsi que le pape François a qualifié le rapprochement diplomatique entre les États-Unis et Cuba. Le souverain pontife est arrivé samedi à La Havane pour un voyage de trois jours sur l'île, à l'issue duquel il rejoindra les États-Unis. Cette visite historique et symbolique intervient deux mois et demi après le rétablissement des relations entre les deux pays. Le pape François a été accueilli dès son arrivée par des dizaines de milliers de fidèles et par le président cubain Raul Castro, qui l'a remercié pour son appui au dialogue avec les États-Unis. Il doit rencontrer dimanche son frère, Fidel, figure de l'histoire Cubaine, aujourd'hui âgée de 89 ans.
Vidéos A la une
En Syrie, Etat Islamique a procédé à un nouvel enlèvement de masse. D'après l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, les djihadistes auraient kidnappé au moins 230 civils, dont une soixantaine de chrétiens syriaques, 45 femmes et 19 enfants. Les faits se sont produits à Al-Qaryataïn, ce mercredi. Depuis le mois de mai, plus de 1400 familles avaient fui la ville en direction de Homs. Cependant, les fondamentalistes sunnites en auraient capturé une dizaine restées sur place. Certaines figuraient sur une liste d'activistes recherchés. Il y a deux jours, Etat Islamique a pris possession de cette zone stratégique du centre du pays. Une prise qui permet à l'organisation terroriste de relier deux territoires déjà placés sous son contrôle, entre la banlieue de Homs et l'est de Qalamoun, près de la frontière libanaise.
Société
Dalil Boubakeur propose d’utiliser les "églises vides" pour le culte musulman. Une hypothèse devenue réalité pour une chapelle catholique transformée en "mosquée" pendant trente ans.
Vidéos A la une
Un million de personnes ont déjà réservé leur place pour découvrir le Saint Suaire. Exposé au public jusqu'au 24 juin dans la cathédrale de Turin, dans le Piémont, en Italie, le Saint Suaire est un linceul qui aurait enveloppé le corps de Jésus Christ au moment de sa mise au tombeau, selon les Catholiques. C'est plus précisément une pièce de lin de 4,36 m sur 1,10 m sur laquelle se serait imprimé l'empreinte du corps du Christ supplicié et en particulier son visage. Il a été découvert au milieu du XIVe siècle dans la collégiale Notre-Dame à Lirey, en France. 'En ce qui concerne la recherche scientifique, il n'y a toujours pas de consensus, l'Eglise n'a rien contre la poursuite de ces recherches scientifiques. Ce qui importe le plus, pour les pèlerins et pour l'Eglise, c'est que face à ce suaire, les gens ressentent dans leur coeur le souvenir constant de ce que Jésus a fait' a expliqué l'archevêque de Turin, Cesare Nosiglia. Le Saint Suaire attire les Catholiques qui y voient un grand événement religieux. En 2010, lors de la précédente exposition en public, deux millions de personnes s'étaient rendues à Turin en 43 jours. 'Pour moi, il est authentique, je l'ai su la première fois que je l'ai vu et je continue à le croire parce qu'à chaque fois, il provoque chez moi une grande émotion !' 'C'est très émouvant et c'est une expérience unique. J'espère vraiment que tous les jeunes, comme moi, vont pouvoir le comprendre intimement dans leur coeur.' Benoît XVI, en 2010, avait décrit une 'icône extraordinaire' correspondant 'totalement' au récit de la mort du Christ dans les Evangiles. Sous haute sécurité, le pape François se rendra lui aussi à Turin les 20 et 21 juin.
Vidéos A la une
C'est l'horreur au quotidien pour les habitants d'Alep en Syrie... Sur cette vidéo postée sur les réseaux sociaux, les forces de Bachar al-Assad auraient fait exploser un bâtiment pour détruire un tunnel, une frappe stratégique selon les explications fournies. Toujours à Alep, dimanche, les forces syriennes ont bombardé un quartier et détruit une école tuant cinq personnes. Alep est divisée en deux parties, l'ouest est contrôlé par le régime, l'est par les insurgés. Ce mardi, des responsables chrétiens d'Alep ont lancé un appel pour que leur ville ne soit plus 'le laboratoire d'armes dévastatrices' et ont dénoncé un siège qui réduit ses habitants à des 'semblants d'êtres humains'. Ce mardi aussi dans la province d'Idleb, 12 personnes ont été tuées dans un raid aux barils explosifs mené par le régime sur la ville de Saraqeb, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Et dans le sud du pays, dans la province de Deraa, au moins six enfants ont péri dans une attaque similaire. En quatre ans, ce conflit aurait fait 215 000 victimes. Des ONG ont aussi dénoncé l'utilisation de barils remplis de chlore sur des populations civiles à plusieurs reprises en mars. Aucune solution politique ne semble en vue pour résoudre ce conflit compliqué par la lutte contre les jihadistes de l'Etat islamique et les frappes de la coalition internationale.
Vidéos A la une
C'est un moment fort de la Pâques orthodoxe : le partage du 'feu sacré', surnommé aussi 'le samedi des lumières'. A Jérusalem dans la basilique du Saint-Sépulcre, lieu où le Christ a été crucifié, des milliers de pèlerins ont participé à la cérémonie, en présence du patriarche grec Théophile III. Ce rituel remonterait au moins au 4e siècle. La flamme se transmet de cierges en cierges, et s'envole dans tous les pays orthodoxes, pour la veillée pascale. Une semaine après les catholiques les chrétiens d'Orient célèbrent selon le calendrier Julien la résurrection du Christ. A Moscou, c'est l'occasion de faire bénir les mets traditionnels de Pâques. En Russie on mange les oeufs décorés, mais aussi le pashka, un gâteau au fromage, raisins et noix qui rappelle la forme du Saint Sépulcre. Le moment fort de ce week-end de Pâques est la veillée pascale, ce samedi soir, ou s'exprime toute la ferveur des chrétiens orthodoxes.
Vidéos A la une
Une semaine après les catholiques, les chrétiens orthodoxes fêtent Pâques. A Jérusalem le Vendredi Saint a été marqué par la procession sur la via Dolorosa, chemin de croix suivi par plusiuers touristes, comme Pauline : 'C'est vraiment particulier pour moi parce que je suis une chrétienne orthodoxe qui vient des Etats-Unis. Toute ma vie j'ai voulu venir en terre sainte et c'est très émouvant de marcher cette année dans les pas du Christ.' A Gaza les fidèles orthodoxes se sont rassemblés dans l'une de deux églises du territoire palestinien. 3000 chrétiens y vivent, principalement des orthodoxes. Au Caire les chrétiens coptes fêtent la Pâques orthodoxe. Ici les jeunes Egyptiens sont invités par un magasin de chocolat à peindre des oeufs : 'Ce qui est formidable, dit Lauret, c'est que Pâques est quelquechose que tout le monde partage dans le pays. Les chrétiens et les musulmans la célèbrent ensemble, c'est une fête qui nous rassemble. On a tous un jour de vacances.' En Egypte on mange à cette occasion du poisson cru salé, une tradition qui remonterait à l'époque des pharaons.
Vidéos A la une
A Erbil au Kurdistan irakien, les fidèles ont tenu à fêter la résurrection du Christ malgré la terreur jihadiste qui a conduit au déplacement de plus d'un million de personnes et à l'exil de milliers d'autres sans parler des victimes directes. Dans la région qui ne cesse de s'embraser, la Syrie voisine également en proie aux hostilités et aux assauts de Daesh a elle aussi marqué la fête de Pâques Le patriarche de Syrie a de nouveau appelé à la fin de la guerre entamée en mars 2011 pour sortir de l'obscurité et commencer le long et complexe chemin lumineux vers la paix dans le pays et dans toute la région.
Vidéos A la une
En ce jour de Pâques, le pape François a prononcé sa traditionnelle bénédiction urbi et orbi, à la ville et au monde, devant des milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre à Rome. Après avoir présidé la messe célébrant, pour les fidèles, la résurrection du Christ, il a invité le monde entier à prier pour les victimes des violences dans des pays d'Afrique comme le Nigéria, le Sud Soudan et la République démocratique du Congo. Avec une pensée particulière pour les 148 personnes, des chrétiens pour la plupart, tués jeudi à Garissa, au Kenya par des islamistes Shebab. Le pape a aussi invité la communauté internationale à 'ne pas rester inerte face à l'immense tragédie humanitaire en Syrie et en Irak'. Enfin, il a déclaré confier à Dieu avec espérance l'accord conclu à Lausanne cette semaine sur le nucléaire iranien.
Vidéos A la une
En ce vendredi saint, l'office de la Passion du Christ s'est tenu dans la basilique Saint-Pierre au Vatican. Il était présidé par le pape François qui a prié, étendu sur le sol. Cette année, l'indifférence face aux persécutions anti-chrétiennes a été dénoncée pendant la messe. Le matin-même, le pape avait condamné la 'brutalité insensée' de l'attaque menée par des islamistes shebab au Kénya. Dans la vieille ville de Jérusalem, des chrétiens du monde entier ont déambulé le long de la Via Dolorosa, s'arrêtant à chaque station du chemin de croix. Une procession qui a pour point de départ le couvent Ecce Homo et qui se termine au Saint-Sépulcre, qui se trouve à l'endroit où le Christ aurait été crucifié. Des Chrétiens palestiniens ont participé à une procession similaire à Crémisan en Cisjordanie. Dans cette vallée, proche de Bethléem, se trouvent un couvent et un monastère catholique. Ils étaient menacés. Ils étaient menacés par la construction du mur de protection israélien. Mais la Cour suprême vient de rejeter ce tracé.
Vidéos A la une
A Lahore, au Pakistan, un double attentat a visé deux églises chrétiennes, l'une catholique, l'autre protestante. Le bilan est d'au moins quatorze morts et de plusieurs dizaines de blessés. Les attaques ont eu lieu presque simultanément dans un quartier chrétien de Lahore. Les fidèles assistaient à la messe quand ont explosé les bombes, apparemment déclenchées par des kamikazes. Les talibans pakistanais ont revendiqué cet acte, qui a déclenché la colère de la minorité chrétienne du Pakistan. À Karachi, la capitale économique du pays, des manifestants ont bloqué des routes et incendié des pneus en signe de protestation. Ils réclament davantage de protection. 'Nous demandons au gouvernement d'assurer la protection de tous les lieux de culte. Les minorités ne sont pas en sécurité au Pakistan'', explique ce prêtre. Depuis plusieurs années, les talibans pakistanais multiplient les attaques, notamment contre les minorités religieuses, dont les chrétiens qui représentent environ 2 % de la population. En 2013, une attaque contre une église de Peshawar avait fait 82 morts.
Vidéos A la une
220 chrétiens assyriens, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, ont été enlevés ces trois derniers jours. Les rapts, majoritairement de femmes, d'enfants et de vieillards, se sont produits lors de la capture d'une dizaine de villages, non loin de la ville d'Hassaka. Dans la région les milices kurdes soutenues par les peshmergas irakiens et les raids de la coalition internationale, combattent farouchement Etat islamique. Les chrétiens pourraient servir de bouclier humain, ou bien être échangés contre des jihadistes prisonniers des Kurdes. En kidnappant des chrétiens, les jihadistes savent qu'ils vont émouvoir la communauté internationale. Environ 5.000 chrétiens assyriens ont pris le chemin de l'exode. Ils étaient 30.000 avant le conflit il y a quatre ans.
Vidéos A la une
Deuil national en Egypte après la décapitation de 21 Chrétiens coptes par l'EI Attention ces images peuvent choquer. Il s'agit d'images de propagande du groupe jihadiste. Un acte horrible de plus. Le groupe Etat islamique a diffusé hier une vidéo montrant la décapitation d'hommes qu'il présente comme 21 Egyptiens de confession chrétienne copte récemment kidnappés en Libye. Un assassinat immédiatement condamné par le président Al-Sissi qui a annoncé un deuil national de sept jours et la convocation du Conseil national de la Défense. Le chef de l'État soulignant dans une allocution télévisée que son pays se réservait 'le droit de répliquer de la manière et au moment adéquat, pour punir ces assassins.' L'Église copte orthodoxe a dénoncé un 'crime abominable'. Al-Azhar, l'une des plus prestigieuses institutions théologiques de l'islam sunnite basée au Caire, a qualifié ces exécutions de 'barbares.'
Vidéos A la une
Entre approximations historiques et interprétations douteuses, l'Islam est malmené de toutes parts par le débat autour du djihadisme islamique....
Vidéos A la une
Depuis le début de la crise syrienne il y a 4 ans, 220 000 Syriens se sont réfugiés ici, à Erbil, dans le Kurdistan irakien. Ils ont été rejoints ces derniers mois par plus de 2 millions d'Irakiens fuyant les jihadistes. La moitié de tous ces réfugiés sont des enfants. L'Unicef a déclaré 2014 'année dévastatrice' pour des millions d'enfants pris au piège de conflits à travers le monde. Parmi eux, des petits Syriens de moins de 5 ans. Déplacés en Irak, ils ont grandi avec comme seuls repères la guerre, la violence et l'exil, perdant tout sentiment de normalité. Jeffrey Bates, directeur de communications, Unicef, Irak : 'Ce qui pour nous est une urgence, une crise, pour eux, c'est normal. Pour eux, ce qui est étrange, c'est la vie normale. Ce que l'Unicef et ses partenaires cherchent à faire, c'est créer une vie normale. Un camp ne sera jamais une maison, mais si ces enfants peuvent avoir des endroits où jouer, aller à l'école, s'ils peuvent être avec leurs amis, leurs familles et simplement être en sécurité, cela leur aidera pour continuer à grandir.' Voir leurs enfants s'épanouir, c'est le voeu le plus cher de ces réfugiés irakiens de la minorité yézidis. Une utopie aussi. 'Il n'y a pas d'avenir pour nos enfants... Et pour nous non plus estime ce père de famille. Les jihadistes contrôlent encore de nombreuses régions tout autour, alors on ne peut pas penser à l'avenir. Il est incertain.' L'avenir, qui passe aussi par la scolarisation des enfants, mais ici c'est impossible Raphaële Tavernier: 'Juste en face de moi, il y a une école, réellement collée à ce camp de réfugiés. Une école à laquelle ces enfants yézidis n'ont pas accès, car ici les cours sont réservés aux enfants d'Erbil en priorité, mais aussi car ils sont dispensés en anglais et en kurde et que ces réfugiés ne parlent que l'arabe'. Même constat dans ce camp de réfugiés chrétiens. Il manque actuellement près de 4 000 places en primaires et plus encore en collège et lycée pour les seuls enfants des familles chrétiennes. Sans école et loin de chez eux, les journées sont longues pour ces enfants déracinés. Et les activités dispensées par les ONG ne suffisent pas à égayer leur quotidien. 'Avant, on avait notre dignité, notre maison, notre école. A Bachika, c'était pas comme ici. Ici on n'a rien du tout' dit Youssef. Savio est d'accord : 'On vivait mieux avant. Au moins on avait des écoles, on vivait dans la prospérité. Qu'est ce qu'il y a ici ? Il n'y a rien du tout, on ne fait rien'. 'Je veux rentrer chez moi, retourner à Bachika', ajoute Zina. Lueur d'espoir en cette période de fête, la première école en préfabriqué a ouvert le 11 décembre dernier dans le quartier chrétien d'Ankawa à Erbil. Un bâtiment qui fait partie d'un programme d'aide aux réfugiés mené par l'Aide à l'Eglise en Détresse (AED). Au total, 8 écoles réparties entre Ankawa et la ville de Dahuk doivent être installées et opérationnelles d'ici la fin janvier.
Vidéos A la une
La Fête des Lumières de Lyon, fête catholique qui célèbre la Vierge Marie, a été 'exportée' cette année en Irak par une délégation lyonnaise avec l'assentiment du Pape François. Des milliers de chrétiens et yézidis ont formé ce samedi soir la procession mariale dans les rues d'Erbil où des dizaines de milliers ont trouvé refuge après les attaques et les persécutions orchestrées par le groupe Etat islamique. Moment émouvant pour la minorité chrétienne, la diffusion d'un message enregistré du Pape où il dénonce 'l'exil forcé des chrétiens et des yézidis qui ont été obligés de tout quitter pour sauver leurs vies sans renier leur foi' (...) 'En tant que chef religieux', a-t-il ajouté, 'nous sommes tenus de condamner toutes les violations de la dignité humaine'. C'est le patriarche des chaldéens Raphaël 1er Sako qui a accueilli la délégation lyonnaise, composée d'une centaine de personnes et conduite par l'archevêque catholique Barbarin. Les catholiques lyonnais jumelés au diocèse de Mossoul depuis octobre ont souhaité manifester de manière concrète leur soutien aux milliers de réfugiés irakiens. Ils sont venus à Erbil avec des centaines de lumignons, des cartes 'merci Marie' en français et en arabe, et des dessins d'enfants d'écoles de Lyon qui seront distribués dans les écoles d'Erbil. La fondation Fourvière a aussi offert une réplique d'1m20 de la Vierge doré. Les membres de la délégation ont prévu d'allumer des bougies devant les tentes et abris des réfugiés pour témoigner de leur 'proximité' avec 'leurs frères et soeurs d'Irak'.
Vidéos A la une
La plupart des 50 000 réfugiés chrétiens et yézidis accueillis dans la banlieue d'Erbil, viennent de Qaraqosh, la dernière grande ville chrétienne d'Irak, occupée depuis août par les miliciens de l'organisation Etat islamique. Dans l'un des 25 camps d'Ankawa, 400 familles de réfugiés chrétiens' ont d'abord été entassées dans une salle paroissiale, avant les tentes, puis des baraquements. Mais cela reste un asile de fortune. 'Ce n'est pas une façon de vivre', explique un réfugié du nom de Moshta. 'Nous ne voulons plus vivre comme ça. Nous voulons immigrer, nous tous. Je suis obligée d'aller chercher de l'eau tout (il montre le bâtiment en arrière) là-bas et de la rapporter ici, tous les jours. Mon dos me fait souffrir. Nous ne voulons plus vivre ici'. A quelques minutes en voiture de là, un immeuble baptisé 'espoir' a vu le jour. Il abrite déjà 45 familles de réfugiés chrétiens et yézidis. Les conditions sont meilleures que dans les camps : il y a l'eau chaude, des toilettes. Mais ce que beaucoup voudraient avant tout, c'est retourner chez eux. 'Tout ce que je veux c'est rentrer à Qaraqosh, à la maison, même si tout nous a été volé. Nous voulons retrouver nos maisons, notre religion, nos églises. Ils nous ont délogé de chez nous, nous ont laissé sans vêtements, sans nourriture et sans eau' explique, Michael Karomi, un vieil homme. Ce sont des artisans qui ont dû fuir Qaraqosh qui ont construit et aménagé ce bâtiment en partie grâce à des fonds d'organisations caritatives comme les Fondations Ste Irénéé, Raoul Follereau et Marcel Mérieux. Dès la semaine prochaine, 200 familles y seront relogées. Les églises et les associations coordonnent le relogement des réfugiés. 'Ils ont quitté les camps pour venir s'installer ici dans cet immeuble qui n'est même pas encore terminé. Un peu de mieux dans la vie de ces réfugiés chrétiens et yézidis même si leur situation reste dramatique. Ce qui frappe ici, c'est leur sourire, leur aptitude à la résilience. Ils ne demandent rien, ils veulent simplement délivrer un message : 'prier pour nous, aidez-nous à rentrer chez nous' explique Raphaële Tavernier, notre journaliste envoyée à Erbil.
Vidéos A la une
Au dernier jour de la visite en Turquie, le pape François a assisté ce dimanche matin à une liturgie en l'église patriarcale Saint-Georges à Istanbul, un office présidé par Bartholomée 1er, le plus haut dignitaire de l'Eglise orthodoxe. Le souverain pontife rend ainsi la politesse, puisque la veille, le patriarche avait pris part à la messe en la cathédrale catholique du Saint-Esprit. Les deux hommes ont ensuite signé une déclaration commune et déjeuné ensemble, témoignant ainsi d'une volonté de dialogue inter-religieux. Autre geste allant dans ce sens, la visite effectuée samedi à la célèbre Mosquée bleue d'Istanbul. Au côté du grand mufti, François s'y est recueilli, comme l'avait fait son prédécesseur Benoît XVI en 2006. Avant de rentrer au Vatican, ce dimanche en fin d'après-midi, le pape a prévu de rencontrer quelques jeunes chrétiens d'Irak ou de Syrie réfugiés en Turquie. Programme complet de la visite: cliquez ici.
Vidéos A la une
Sur les rives du Bosphore, le Pape François et Bartholomée 1er, les représentants de l'Eglise d'Occident et d'Orient étaient réunis le temps d'une prière. Après plus de 1000 ans de séparation, les marques de respect de leurs chefs sont polies mais parfois maladroites. Tout un symbole. L'Eglise orthodoxe de Constantinople a conservé son siège à Istanbul mais elle ne compte qu'environ 3000 fidèles dans toute la Turquie. Une autre rencontre symbolique aura lieu dans le sud de la Turquie. Le Pape François ira à la rencontre de réfugiés syriens irakiens qui ont fuit la guerre.
Vidéos A la une
WASHINGTON - 14 nov 2014 - C'est un pont jeté entre les religions. Vendredi, la Cathédrale nationale de Washington accueillait la prière du vendredi, un marqueur de l'Islam. Par le passé, l'édifice avait déjà ouvert ses portes à des manifestations à caractère inter-religieux. Mais jamais encore, les musulmans n'avaient été invité à y conduire leur propre office, comme dans une mosquée. Un geste de fraternité entre Chrétiens et musulmans, malgré tout terni par une perturbatrice. Triés sur le volet, les invités ont poursuivi dans le recueillement. Une manifestation qui doit inciter les mosquées du pays à ouvrir leurs portes aux autres religions. C'est du moins le souhait des organisateurs de cette prière inédite.

Pages

Publicité