Aujourd'hui, les chaudières sont de plus en plus performantes. Quand on sait que 30 % d’entre elles ont plus de 20 ans, on comprend les économies qui peuvent être facilement réalisées lorsqu’on la change. Surtout qu'avec son remplacement, vous pouvez bénéficier de certaines aides. Découverte des dispositifs mis en place cette année et en 2018.

1 – Changer sa chaudière : la nouvelle donne

Le gouvernement s’est fixé pour objectif la disparition des bâtiments énergivores. Concernant le chauffage, depuis septembre 2017, une nouvelle mesure est entrée en vigueur pour recentrer les « crédits d’impôt pour la transition énergétique » (CITE) à 30 % sur tous les dispositifs de chaleur renouvelable : bois, géothermie, pompe à chaleur, biomasse, solaire, réseau de chauffage urbain…, ainsi que sur les chaudières gaz à condensation. Du coup : le crédit d’impôt disparaît si vous envisagiez d’installer une nouvelle chaudière à fioul à la place de l’ancienne.Sachez-le : à partir de 2019, le CITE sera présenté sous la forme d’une prime versée directement au moment de la réalisation des travaux. Cela aura pour avantage d’éviter les avances de frais.

2 – Les conditions

Ce crédit d’impôt s’adresse à tout propriétaire ou locataire et ne s’applique que dans le cadre des résidences principales achevées depuis plus de deux ans.Pour en bénéficier : le chantier doit être confié à un professionnel RGE (reconnu garant de l’environnement). Les équipements et matériaux doivent être fournis par une entreprise et respecter des caractéristiques techniques et de performance. Le CITE concernera également les dépenses de diagnostics et de frais de branchement à un réseau de chauffage utilisant une énergie renouvelable. Un plafond : le montant des dépenses ne doit pas dépasser 8000€ pour une personne seule, 16 000€ pour un couple (auquel peuvent s’ajouter 400€ par personne à charge – 200€ par enfant en résidence alternée), et cela sur une période de cinq ans. En plus : ces travaux bénéficient d’une TVA réduite à 5,5 %.

3 – Des aides en plus

Si vous vous lancez dans une installation à énergie renouvelable, vous pourrez bénéficier, en plus du crédit d’impôt, d’une prime complémentaire : le « coup de pouce économie d’énergie » (CEE). Le montant : cette prime varie en fonction des ressources des foyers, de la zone géographique et du type de chaudière. Cette dernière s’élève aujourd’hui entre 800 et 1300€, mais sera revalorisée, d’ici 2018, jusqu’à 3000€ pour les foyers les plus modestes.Et aussi : un chèque énergie (en moyenne autour de 150€) sera mis en place en 2018 pour soutenir les ménages en difficulté dans le paiement de leurs factures d’énergie (bois, gaz, électricité…). Il sera attribué automatiquement selon des conditions de ressources. Pensez-y : d’autres aides existent, comme les subventions de l’ANAH pour les particuliers qui accomplissent des travaux de rénovation, ou l’éco-prêt à taux zéro valable encore jusqu’au mois de décembre 2018. Renseignez-vous.

4 – Crédit d'impôt : comment l’obtenir ?

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Le crédit d'impôt est une déduction fiscale. Il se présente sous la forme d’une réduction d'impôt si vous êtes imposable ou d’un chèque du Trésor Public si ne vous ne l'êtes pas. Pour l'obtenir : pensez à mentionner les travaux effectués lors de votre déclaration fiscale. Conservez les factures et justificatifs des dépenses payées car le fisc peut vous les demander jusqu’à 3 ans après la fin des travaux. Sachez-le : le crédit d’impôt est la seule aide que vous pouvez toucher en effectuant les démarches après la réalisation des travaux.

En vidéo - Une chaudière connectée pour gérer sa consommation !