Revue du web
Avec Atlantico
"Trois documents ont été signés : le premier est entre le gouvernement syrien et l'opposition armée sur le cessez-le-feu sur l'ensemble du territoire syrien", a déclaré Vladimir Poutine.
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A Juba, la capitale du Soudan du Sud, le cessez-le-feu annoncé lundi par le président Salva Kiir et son rival Riek Machar est, pour l'heure, respecté. Depuis vendredi, la ville était le théâtre de combats meurtriers entre les forces fidèles au président, et d'ex-rebelles du vice-président Riek Machar. La trêve reste donc fragile. 'Je déclare aujourd'hui que les forces sous mes ordres ne combattent pas les forces gouvernementales : elles ne vont pas affronter le gouvernement, pour que le peuple du Soudan du Sud puissent avoir la paix. Nous ne voulons pas continuer cette guerre qui n'a pas de sens', déclare le général Dau Aturjong, fidèle au vice-président Riek Machar. L'ONU et les ONG sont très inquiètes à propos de la situation humanitaire à Juba. Les combats y ont fait au moins 300 morts. 'Les premières estimations indiquent qu'au moins 36 000 personnes ont fui les combats et recherchent un abri dans les sites de l'UNMISS dédiés à la protection des civils et dans de nombreux autres endroits de la ville. La plupart des personnes touchées sont des femmes et des enfants. On ne peut pas atteindre les personnes dans le besoin à cause des combats en cours et de l'insécurité', alerte Alessandra Vellucci, porte-parole de l'ONU. Les Japonais, qui représentent plus de la moitié des expatriés présents dans le pays, sont en cours d'évacuation. Le Soudan du Sud, indépendant depuis tout juste cinq ans, est déchiré depuis décembre 2013 par une guerre civile.
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Nouvelle journée meurtrière en Syrie, au dernier jour d'une trêve de 72 heures, décrétée par le régime. Une vingtaine de civils ont péri dans des frappes contre une localité de la province d'Idleb, contrôlée notamment par le Front al-Nosra, qui était exclu, comme l'État islamique, de ce cessez-le-feu temporaire. On ignore si ces raids ont été perpétrés par l'aviation syrienne ou russe. Par ailleurs, plus au nord, à Alep, un quartier contrôlé par le régime a été la cible de roquettes tirées par des groupes rebelles. Là aussi, le bilan est lourd : au moins 18 civils tués, dont quatre enfants, et 120 blessés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. La veille, de violents combats avaient opposé les rebelles à l'armée syrienne, qui a réussi a couper la dernière route d'approvisionnement des insurgés vers Alep. Cette trêve en trompe l'oeil qui devait prendre fin officiellement à minuit, coïncidait avec la fête de Aïd el-Fitr, qui marque la fin du mois de jeûne du ramadan. À cette occasion, Damas a publié des images de Bachar al-Assad. Le président syrien et son épouse se sont rendus au domicile de soldats syriens, blessés durant la guerre.
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Un 'régime de calme'. C'est la formule choisie par le pouvoir Syrien, qui a décrété un cessez-le-feu de 72 heure, pour célébrer la fin du ramadan, ce mercredi. Mais d'après les rebelles de Djaïch al Islam, les forces gouvernementales ont lancé dans la matinée l'assaut sur Maïdaa, localité située dans la région de la Ghouta orientale. Les affrontements se poursuivent, affirme l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). A l'occasion d'un rare déplacement à Homs, le chef d'État syrien Bachar Al-Assad a observé devant les caméras de télévision la prière de l'Aïd el-Fitr. Dans le même temps des pilonnages et des frappes aériennes avaient lieu à Alep, deuxième ville du pays, faisant au moins un mort dans le quartier al-Machad tenu par les rebelles. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry a salué depuis la capitale géorgienne Tbilissi le cessez-le-feu annoncé par l'armée syrienne. Il a affirmé être en discussion avec la Russie pour étudier la possibilité d'étendre cette trêve, qu'il a jugé insuffisante. Dans les villes qui sont épargnées par les combats, les syriens se rendent au marché pour acheter des pâtisseries, et des cadeaux. Ils espèrent que cette trêve de trois jours leur permettra de rendre visite à leurs proches, et fêter avec eux la rupture du jeûne. Avant le retour déjà programmé de la guerre.
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C'est une signature historique pour la Colombie : un accord de cessez-le-feu a été signé, à Cuba, entre le gouvernement, et les Farc, pour mettre fin à plus de 50 ans de guerre civile, un conflit qui a fait plus de 200 000 morts. C'est Rodriguo Londono, surnommé Timochenko, le leader des Farc, qui a apposé sa signature. Un des négociateurs du groupe armé a annoncé que ce 23 juin, serait le dernier jour de guerre. Selon cet accord, outre un cessez-le-feu définitif et bilatéral, une réforme agraire est prévue, ainsi que la lutte contre le trafic de drogue, un dédommagement pour les victimes, et la participation politique des guérilleros démobilisés. Ce sont les Nations-Unies qui vont superviser un programme de récupération et de destruction des armes des guérilleros, qui seront logés dans des camps spécifiques, interdits aux civils. Sur le terrain les accrochages armés sont devenus très rares depuis 1 an, en marge des pourparlers. Le président colombien a évoqué la possibilité d'une entrée en vigueur, le 20 juillet, le jour de la fête nationale en Colombie. Un référundum pourrait être organisé dans le pays. Les Etats-Unis ont félicité le gouvernement colombien pour être parvenu à un accord. 'Même si des défis demeurent au moment où les deux parties continuent de négocier un accord de paix définitif, l'annonce d'aujourd'hui représente un progrès important pour mettre fin au conflit', a souligné Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale de Barack Obama.
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En Syrie, une violente explosion a secoué un des quartiers de la ville d'Idlib, ce vendredi. Il y a plusieurs victimes mais on ne dispose pas de bilan plus précis. C'est une voiture piégée qui a explosé devant une mosquée de la ville. Aucune revendication pour l'heure. Idlib est située dans le nord-ouest de la Syrie. Elle est contrôlée par des groupes d'insurgés, notamment l'Armée syrienne libre ou encore le front Al-Nosra. Le conflit syrien dure depuis plus de 5 ans. Il a fait près de 280 000 morts, d'après les chiffres de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, basé à Londres. Une trêve entre le gouvernement et les groupes rebelles non djihadistes est censée être observée depuis fin février. Mais elle est régulièrement violée.
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A Alep en Syrie, la trêve temporaire conclue le 5 mai entre le régime et les rebelles a expiré mercredi à minuit, sans être reconduite, comme ce fut le cas à deux reprises. Les combats se concentrent sur le quartier de Handarat, crucial, parce qu'il relie d'autres quartiers rebelles à leur route d'approvisionnement. D'après l'observatoire syrien des droits de l'Homme, les forces gouvernementales, appuyées par des frappes aériennes, ont tué cinq insurgés. Pendant ce temps, de l'autre côté du pays, à Daraya, en périphérie de Damas, un convoi d'aide humanitaire a été empêché d'entrer dans cette ville assiégée par les forces du régime depuis 2012. 'Ce n'est pas seulement le gouvernement qui pose problème, nous avions une mission d'évaluation. Nous avions l'intention de nous rendre dans les zones de Foua et Kafraya assiégées par des groupes armés d'opposition. Notre mission n'a pas été autorisée à y entrer - un certain nombre d'excuses ont été formulées concernant la sécurité et que sais-je encore', a déclaré Jan Egeland, le coordinateur de l'ONU pour l'aide humanitaire en Syrie. Cinq camions préparés par le CICR, l'ONU et le Croissant Rouge syrien devaient notamment livrer du lait pour bébé, ainsi que des produits médicaux et scolaires. Ce fief rebelle a perdu 90 % de sa population. Ceux qui restent souffrent de graves pénuries et de malnutrition.
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En Syrie, la trêve instaurée le 5 mai à Alep entre le régime et les rebelles a pris fin, alors que le groupe Etat islamique a infligé un revers à l'armée syrienne en isolant Palmyre, moins d'une semaine après les célébrations en grande pompe par le régime et son allié russe de la reprise de la ville antique. Le groupe jihadiste est parvenu à couper la route entre Homs et Palmyre près d'un aéroport militaire, ces deux villes étant contrôlées par le régime. Il affirme encercler Palmyre de tous les côtés sauf au sud-ouest. La route coupée est la route principale, mais ce n'est pas la seule qui relie les deux villes. Près Idlib, à Binnish, des frappes aériennes ont fait au moins dix morts mardi selon l'observatoire syrien des droits de l'homme. On ignore si elles ont été menées par des avions syriens ou russes. Le Conseil de Sécurité vient par ailleurs de rejeter la demande de la Russie de placer les groupes Ahrar-al-Cham et Jaish-el-Islam à la liste des organisations considérées comme terroristes.
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A Alep, la trêve, à nouveau prolongée de deux jours jusqu'à mercredi soir, tente de faire taire les armes. En vain. Dans la deuxième ville de Syrie, où les combats entre rebelles et forces du régime ont fait près de 300 morts entre le 22 avril et le 5 mai, date d'instauration de la trêve temporaire, des tirs de roquettes attribués aux rebelles sont venus contrarier la reprise des activités. 'C'est la cinquième ou sixième fois que je vois une attaque de roquette, explique Georges, un commerçant. Nous sommes habitués. Cette semaine, ça va mieux, mais la semaine dernière, nous avons été frappés plusieurs fois. Il y a eu plus de 20 bombes artisanales, tout le quartier a été attaqué par des roquettes.' Cinq civils ont péri depuis la trêve instaurée le cinq mai à Alep. A Paris, où se tenait une réunion des pays arabes et occidentaux, des 'garanties concrètes' sur le maintien de la trêve et l'accès humanitaire ont été exprimées. 'Notre objectif commun est que cette déclaration puisse être mise en oeuvre, il ne faut pas que ce soit une déclaration de plus, et qu'elle soit respectée par tous, et encore une fois, le plus rapidement possible', a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault. La Russie et les Etats-Unis, qui co-président le groupe de soutien international à la Syrie (GISS, 17 pays), pilotent le dossier et le contrôle du cessez-le-feu, instauré sous leur impulsion le 27 février. Lundi, la Russie et les Etats-Unis se sont engagés à 'redoubler d'efforts' pour aboutir à un règlement politique du conflit syrien et étendre le cessez-le-feu. Pour relancer le processus politique, une réunion du GISS devrait se tenir la semaine prochaine à Vienne. Avec AFP
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Exiger des garanties sur le maintien de la trêve, c'était l'objectif de la réunion à Paris d'une partie du groupe international de soutien à la Syrie. Lundi soir, le régime a fait savoir qu'il prolongeait de 48 heures le cessez le feu dans la région d'Alep, une zone durement touchée par les bombardements. Quelques heures plus tôt, la Russie et les Etats-Unis ont publié un communiqué commun. Ils s'y engagent à redoubler d'efforts pour trouver une solution politique au conflit et une trêve au niveau national. Depuis Paris, John Kerry reste cependant prudent.: 'Ce sont des mots sur une feuille de papier, ce ne sont pas des actes. La Russie s'est engagée à réfréner le régime syrien pour éviter des opérations aériennes dans les zones peuplées de civils et aussi à travailler avec le commandement au sol pour aider à apporter la stabilité'. Il y a effectivement de quoi être sceptique. Le 27 février dernier, les deux pays étaient déjà tombé d'accord sur un cessez-le-feu qui n'avait pas pu tenir au-delà de quelques semaines. Sur le terrain en tout cas, il est plus qu'urgent que les armes se taisent. Tandis qu'Alep semble temporairement épargnée, c'est Idlib qui se retrouve sous les bombes. Lundi, la ville du nord du pays a été touchée par au moins une frappe aérienne qui pourrait vraisemblablement être l'oeuvre de l'armée de Bachar al-Assad.
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Le régime syrien a finalement donné son feu vert. Un cessez-le-feu a été décrété à Alep pour 48 heures a annoncé mercredi le commandement général des forces syriennes. Une décision largement orchestrée par la Russie et les Etats-Unis qui négociaient en coulisse depuis plusieurs jours pour rétablir une trève entre le régime et les rebelles. Syrie : accord entre Moscou et Washington sur un cessez-le-feu étendu à Alep https://t.co/7gqjijCJsN pic.twitter.com/bkHlWeBxKp- Le Monde (@lemondefr) 4 mai 2016 Mercredi à Washington, John Kerry le secrétaire d'Etat américain restait prudent. 'Nous avons enregistré un baisse globale de la violence dans le secteur malgré quelques rapports indiquant que des combats se poursuivent ici et là ce qui n'est pas une surprise parce que cette trève est entrée en vigueur une minute après minuit et que nous devons continuer à communiquer.' Dans la journée l'émissaire de l'ONU pour la Syrie avait tiré la sonette d'alarme. Syrie : sans trêve à Alep, 400.000 personnes pourraient fuir vers la Turquie, selon un émissaire de l'ONU https://t.co/6C9J2Jgwz8 #AFP- Agence France-Presse (@afpfr) 4 mai 2016 Après des bombardements nocturnes et des combats acharnés il régnait un calme précaire mercredi à Alep dans cette ville divisée entre secteurs rebelles et secteurs prorégime, Depuis le 22 avril 284 personnes dont 57 enfants ont péri dans les ruines d'Alep après d'incessants bombardements menés par le régime de Bachar e- Assad selon l'observatoire syrien des droits de l'Homme. Avec AFP et Reuters
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Un hôpital a de nouveau été bombardé à Alep. Cette fois, c'est une attaque rebelle qui en est responsable. La grande ville du nord de la Syrie a été le théâtre de nouveaux combats intenses ce mardi et notamment dans le secteur contrôlé par le régime de Bachar al-Assad. L'Observatoire syrien des droits de l'homme évoque un bilan de 19 morts et 80 blessés. Au total, quatre hôpitaux du côté rebelle et deux du côté gouvernemental ont été durement touchés ces derniers jours. 'Il n'y a aucune justification à cette terrible violence qui cible des civils ou des établissements médicaux, peu importe de quel côté ils sont' a régi le secrétaire d'Etat américain John Kerry. 'Notre espoir est qu'ils sont en mesure de parvenir à un accord et que l'on puisse aller de l'avant. Si ce n'est pas dans les prochaines heures, je suis toujours confiant sur le fait que nous trouverons un moyen d'y arriver. Si ce n'est pas dans les prochaines heures, ce sera dans les prochains jours'. Plus tôt dans la journée, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dit espérer un accord sur une trêve à Alep dans les prochaines heures. L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, avait fait le déplacement à Moscou. Il poursuivra ses efforts diplomatiques ce mercredi à Berlin avec le coordinateur de l'opposition syrienne. John Kerry a en tous cas menacé le président syrien Bachar al-Assad de 'répercussions' si son régime ne respectait pas la nouvelle trêve actuellement en discussion. Enfin, la France et le Royaume-Uni ont demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU sur Alep.
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Ces derniers jours, au moins quatre civils ont été tués dans de nouveaux bombardements à Alep. Aujourd'hui, l'émissaire de l'ONU est attendu à Moscou pour obtenir de l'aide au rétablissement de la trêve en Syrie. Sachant que la situation de ce pays ne fait qu'empirer de jour en jour, le nombre des intervenants dans ce dossier ne cesse de s'accroître. Vont-ils parvenir à trouver une solution ? - Avec: Renaud Girard, grand reporter au Figaro. - 12h l'heure H, du mardi 3 mai 2016, présenté par Hedwige Chevrillon et Guillaume Paul, sur BFM Business.
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Face au carnage en cours en Syrie, les Nations unies font appel aux Etats-Unis et à la Russie pour sauver la trêve et les négociations entre le régime syrien et l'opposition. Staffan de Mistura, l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, bataille pour maintenir le processus de paix en vie : 'Cette session de pourparlers a plutôt été éclipsée, soyons francs, par une détérioration substantielle, voire inquiétante de la cessation des hostilités.' La dernière réunion de ce troisième cycle de pourparlers entre les représentants du régime syrien et ceux de l'opposition, enfin ceux qui n'ont pas quitté la table des négociations, n'a rien donné. L'objectif affiché est toujours d'assurer une transition politique en Syrie et il y aura d'autres sessions le mois prochain. C'est la semaine dernière, que le principal groupe d'opposition, le HNC, le Haut comité des négociations, s'est retiré des discussions après avoir accusé le gouvernement d'Assad d'avoir repris les hostilités. Cet arrêt de fait des hostilités avait été obtenu par les Etats-Unis et la Russie, à Munich, fin février. Il s'agissait alors de se focaliser sur le plus urgent : tenter d'établir un cessez-le-feu entre les belligérants pour que l'aide humanitaire puisse être acheminée. 'Une cessation des hostilités dans cette guerre civile doit prendre effet ce week-end', expliquait alors Barack Obama le 27 février, 'nous ne nous faisons pas d'illusions, il y a beaucoup de raisons d'être sceptique. Même dans les meilleures circonstances, les violences ne prendront pas fin de suite.' Les deux parties n'étaient pas parvenues au cessez-le-feu, qui a valeur juridique sur le plan diplomatique, mais cette cessation des hostilités et la trêve observée par l'opposition avaient permis au HCR d'apporter des vivres aux populations les plus affamées, comme ici, dès le 29 février à Moahmiyeh. Un soulagement pour les civils... Le 15 mars, le Kremlin avait même annoncé le retrait de ses bombardiers déployés en Syrie après une campagne de cinq mois de bombardements qui ont fait pencher la balance militairement en faveur du régime de Damas. Diplomatiquement, Bachar al Assad est donc devenu plus difficilement contournable... Le voici avec sa femme, à la télévision syrienne, lors des élections législatives d'avril... Pourtant, c'est bien sur sa personne et la transition politique que les pourparlers de paix achoppent sans cesse après cinq ans de conflit.
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Les violations de la trêve en Syrie se multiplient. Des images amateures, qui auraient été tournées ce samedi à Douma, au nord-est de Damas, semblent bien confirmer les témoignages des bombardements sur ce bastion rebelle. Sur place, des rebelles font état d'au moins 13 personnes tuées. La trêve n'est pas non plus respectée à Alep où, là aussi, des quartiers tenus par des rebelles ont été bombardés ce samedi. 'Ils disent que le régime et les Russes ont des cibles précises, mais il n'y a pas ici de combattants' assure un homme interrogé devant des ruines encore fumantes. 'Il n'y a ici que des civils. Ils tuent des civils. Il y a des magasins : voilà en réalité leurs cibles. Il n'y a pas de Front al-Nosra, juste des civils, c'est tout. L'objectif est de tuer des gens par tous les moyens.' À Alep, les bombardements auraient fait plusieurs dizaines de victimes en 48 heures. La trêve en Syrie avait été mise en place en février sous l'égide de Moscou et Washington et était vue comme un éventuel premier vers un règlement du conflit syrien qui a fait, depuis mars 2011, plus de 270 mille morts.
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Impensable il y a encore quelques jours : des camions chargés de nourriture, de médicaments et et de matériel médical sont arrivés jeudi à Homs, la ville rebelle syrienne. C'est le plus grand convoi humanitaire jamais effectué depuis cinq ans dans cette ville encerclée par l'armée régulière. Un autre convoi a aussi pu atteindre la ville de Rastane, plus au nord.Un soulagement pour plusieurs centaines de civils, blessés ou malades. 'Jusqu'à présent nous avons pu venir en aide à 560 000 personnes dans des régions difficiles à atteindre ou assiégées. C'est un progrès modeste mais réel, même si pour nous cela reste insuffsant', a déclaré Staffan de Mistura, l'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie. Si l'aide humanitaire commence à arriver en Syrie, à Genève, les pourparlers de paix sont à l'agonie. L'opposition syrienne a plié bagage et quitté la Suisse. Jusqu'à nouvel ordre. 'On a dit au représentant du régime que s'il voulait une réelle unité nationale, il devait d'abord relâcher les 10 000 femmes qui sont en prison et aussi les dizaines de milliers d'autres prisonniers', a souligné Mohamed Allouch, l'un des négociateurs de l'opposition. 'Il doit aussi arrêter les massacres qui sont commis chaque jour. Alors peut-être, les négociations reprendront.' Pendant ce temps-là les bombardements continuent. Comme au nord de Homs selon des images récupérées par l'agence Reuters sur les réseaux sociaux. Ces bombardements ciblés visaient les villes de Houla et Teir Maalah. On ne connaît pas encore le nombre de victimes.
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La trêve conclue fin février est de plus en plus fragile en Syrie. A Rastan, dans la province de Homs, on peut voir sur ces images amateur d'épaisses fumées s'élever dans le ciel. Ces frappes sont imputées à l'armée syrienne. A Alep, dans le nord du pays, les rebelles ont quant à eux lancé des roquettes sur des quartiers tenus par le régime, selon la télévision d'Etat. Ce dimanche, 22 personnes ont péri dans des bombardements de toute part, dans cette ancienne capitale économique aux mains aujourd'hui de l' armée, des rebelles, des jihadistes et des Kurdes. Les rebelles ont aussi amorcé une offensive dans le nord de la province de Lattaquié, à l'ouest dans un fief que leur a repris le régime. Face à ces violences à travers le territoire syrien, le coordinateur de l'opposition Riad Hijab affirme ce lundi qu'il est 'inacceptable' de poursuivre les négociations de paix qui se tiennent en ce moment à Genève, alors que le régime de Bachar al-Assad continuait de 'bombarder et d'affamer les civils'. Avec AFP
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L'Azerbaïdjan et les autorités séparatistes de la région disputée du Nagorny-Karabakh ont annoncé mardi avoir conclu un accord de cessez-le-feu après quatre jours d'intenses combats qui ont fait au moins 64 morts. La ligne de front Les interrogations demeurent concernant le sort des territoires conquis par les armées de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan pendant les affrontements les plus violents qui ont opposé ces deux pays ces vingt dernières années. Les bombardements se sont arrêtés mardi après une nuit ponctuée par des tirs sporadiques d'artillerie, selon un photographe de l'AFP présent dans le village azerbaïdjanais de Terter, situé près de la ligne de front. L'Azerbaïdjan affirme avoir pris le contrôle samedi de plusieurs hauteurs stratégiques au Nagorny-Karabakh et a annoncé son intention d'y 'renforcer' ses positions. Pour leur part, les autorités séparatistes, soutenues par l'Arménie, n'avaient affirmé être prêtes à discuter d'une trêve que si elles récupéraient le terrain perdu dans la région, reconnue comme appartenant à l'Azerbaïdjan par la communauté internationale. Le président arménien, Serge Sarkissian, avait quant à lui estimé qu'un cessez-le-feu ne serait possible que si les militaires des deux camps retournaient aux positions qu'ils occupaient avant la reprise des hostilités. La diplomatie Les co-présidents du groupe de Minsk sur le Karabakh, constitué au sein de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) doivent se rendre 'dans les prochains jours' à Erevan, Bakou et dans le Nagorny-Karabakh. Ce conflit, dont les sources remontent à plusieurs siècles mais qui s'est cristallisé à l'époque soviétique lorsque Moscou a attribué ce territoire en majorité peuplé d'Arméniens à la république socialiste soviétique d'Azerbaïdjan, intervient dans une région du Caucase stratégique pour le transport des hydrocarbures, à proximité de l'Iran, de la Turquie et du Proche-Orient. Après une guerre ayant fait 30.000 morts et des centaines de milliers de réfugiés, principalement azerbaïdjanais, le Nagorny-Karabakh est passé sous le contrôle de forces séparatistes proches d'Erevan. Aucun traité de paix n'a été signé et après une période de calme relatif, la région a connu ces derniers mois une nette aggravation des tensions, Erevan estimant même fin décembre qu'on était revenu à la 'guerre'.
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Après plusieurs jours de combats intenses et des dizaines de soldats tués au Nagorny-Karabakh, l'Azerbaïdjan annonce un cessez-le-feu. Un piège, selon l'Arménie, qui soutient les séparatistes de la région. Les troupes azerbaïdjanaises ont repris depuis vendredi des parcelles de la région sous contrôle arménien depuis les années 90. 'L'Arménie a violé toutes les règles internationales, déclare Ilham Aliyev. Nous n'abandonnerons pas notre position principale. Nous observons un cessez-le-feu et ensuite nous essaierons de résoudre le conflit pacifiquement. Mais en même temps nous allons renforcer notre armée'. Bakou continue donc de menacer de récupérer par la force son territoire mais l'Arménie écarte toute responsabilité. Serge Sarkissian, président arménien : 'Il s'agit des combats les plus importants que l'Azerbaïdjan a mené depuis 1994 et l'instauration du régime de cessez-le-feu'. La communauté internationale ne reconnaît pas la mainmise arménienne sur le Nagorny-Karabakh. Ce dimanche, selon la présidence de la région, d'intenses combats se poursuivaient sur la ligne de front.
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Les négociations entre le régime syrien et l'opposition ont repris à Genève, avec pour objectif de mettre en place d'ici 6 mois une transition politique, mais le sort du président Bachar al-Assad reste l'obstacle majeur. Pour les russes, il est essentiel d'inclure les forces d'opposition dans ces discussions. Le chef de la diplomatie russe a salué une trêve 'efficace' dans le pays. 'Nous surveillons comment sont choisis les participants à ce dialogue, et du côté du gouvernement, et du côté de l'opposition. Il est clair qu'il doit inclure tout l'éventail des forces d'opposition syriennes', a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse avec son homologue tunisien, Khemaies Jhinaoui. Le chef de la diplomatie russe a par ailleurs salué une trêve 'efficace' en Syrie. Lors d'une interview diffusée tard dimanche soir par la télévision Ren TV, Sergueï Lavrov a aussi affirmé que la Russie était prête à partager le travail avec les américains, pour se répartir des zones de combat contre le groupe Etat islamique, afin de reprendre, plus rapidement certaines grandes villes. 'Ce n'est un secret pour personne qu'à une certain moment, les Américains nous ont proposé une sorte de partage du travail. Les force aériennes russes devaient se concentrer sur la libération de Palmyre et la coalition américaine, avec le soutien russe, mettrait l'accent sur la libération de Raqa', a-t-il déclaré. Ces nouvelles discussions devraient s'achever dans 10 jours, après la tentative de février. Le contexte des nouvelles discussions de Genève est toutefois radicalement différent en raison d'une cessation des hostilités sur le terrain entre les rebelles et le régime, instaurée depuis le 27 février. Initiée par les Etats-Unis et la Russie, la trêve tient malgré quelques violations, et l'ONU avec ses partenaires ont pu apporter de l'aide à près de 250.000 personnes vivant dans des zones assiégées. Moscou déplore toutefois que les Kurdes syriens soient exclus des négociations, sous la pression de la Turquie. L'objectif principal des négociations est une transition politique qui devrait aboutir à de nouvelles élections.
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A la veille de la reprise des pourparlers sur la Syrie sous l'égide de l'ONU, les déclarations de part et d'autre n'augurent rien de bon. Réuni à Paris avec les chefs de la diplomatie française, britannique et allemande ainsi que la Haute représentante européenne, le secrétaire d'Etat américain a regretté que les Syriens excluent toute discussion sur une élection présidentielle et le sort de Bachar al-Assad. 'Nous avons hâte que les pourparlers reprennent à Genève ce lundi, a assuré John Kerry. Mais il n'y a pas une seule personne ici qui ne comprenne pas la difficulté de la tâche, étant donné les commentaires faits hier par le ministre syrien des Affaires étrangères, qui essaie clairement de perturber le processus et d'envoyer un message de dissuasion aux autres.' Le Français Jean-Marc Ayrault a, lui, insisté sur le respect de la trêve en vigueur depuis le 27 février. ' Nous sommes convenus qu'afin de garantir la crédibilité des négociations, la trêve doit être pleinement respectée et l'accès humanitaire doit être libre et sans entraves.' Alors que les représentants de l'opposition étaient pour la plupart déjà sur place, la délégation du régime syrien est arrivée à Genève ce dimanche. Pour l'opposition, une autorité transitoire doit être désignée en Syrie et il n'est pas question que le président Assad - réélu en pleine guerre en 2014 - puisse se maintenir au pouvoir. Mais les avancées de l'armée syrienne et de ses alliés sur le terrain renforcent la position du dirigant. Avec AFP
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Ce lundi marque le 5ème anniversaire du soulèvement contre le régime syrien de Bachar el-assad, qui a plongé le pays dans la guerre. En cette date symbolique s'ouvrent à Genève des négociations indirectes entre le régime syrien et l'opposition. Dix jours de discussions sont prévues. L'opposition syrienne est représentée Mohamed Allouche, un chef rebelle salafiste qui a donné le ton dès samedi : la transition est soumise à la chute ou à la mort de Bachar el-Assad, a-t-il énoncé. Il s'est aussi exprimé sur les violations par le régime syrien de la trêve entrée en vigueur le 27 février : 'On dénombre 350 violations de la trève par le régime au cours des 14 derniers jours. Ce qui montre que le régime a manqué à la trêve d'une manière qui ne peut pas être appelé 'violation', mais 'non-engagement'.' Au menu de ces discussions à Genève, la mise sur pied d'un nouveau gouvernement inclusif et la tenue d'élections, 'présidentielle et législatives', a précisé l'émissaire de l'ONU, qui doivent se tenir dans les 18 mois... Des propos que n'a pas vraiment apprécié le chef de la diplomatie syrienne Walid el-Moualem : 'Ni l'envoyé spécial de l'ONU Staffan De Mistura, ni personne d'autre n'a le droit de parler d'élection présidentielle. Les élections sont du seul ressort du peuple syrien. Donc, ce que De Mistura a déclaré est en contradiction avec tous les documents de l'ONU sur lesquels s'appuie le dialogue.' Pour Damas, il est hors de question de discuter de la présidentielle ni du sort de Bachar al-Assad, une 'ligne rouge' selon les termes de son ministre des Affaires étrangères, alors que le chef du régime syrien a été réélu en 2014 en pleine guerre pour un nouveau septennat. Damas envisage donc l'autorité de transition comme un gouvernement d'unité élargi mais toujours sous l'autorité de Bachar el-Assad. Avec AFP
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Un bombardement dans la région d'Idlib a fait au moins 19 morts. Impossible de savoir, pour l'instant, s'il s'agissait de l'aviation syrienne ou russe. Hey Russia and Syria, 'cessation of hostilities' doesn't mean bombing a market, killing 19. https://t.co/xOdypCm0t3 pic.twitter.com/VGgtEs4TMz- Kenneth Roth (@KenRoth) 7 mars 2016 Pourtant, jusqu'à présent, le cessez-le-feu, en vigueur depuis le 27 février, semble tenir bon. Et l'ONU vient d'annoncer la tenue de négociations, à Genève, pour le 14 mars au plus tard. Si le régime devrait être présent, l'opposition regroupée au sein du HNC n'a pas encore donné sa réponse. HNC will decide this week whether to take part in #Genevaiii peace talks. #Syria https://t.co/fn5MOmOFc2 AP bmroue- Syria Opposition HNC (@SyrianHNC_en) 7 mars 2016 ' Les invitations sont toujours les mêmes, aucune autre n'a été envoyée, il s'agit du gouvernement, du HNC et de personnes engagées dans les discussions du Caire et de Moscou comme le prévoit la résolution 2254 du Conseil de sécurité.', a-t-elle précisé Dans le même temps, un général américain, le Général Lloyd Austin a recommandé au Sénat de former les combattants de l'opposition syrienne. Selon lui, la stratégie la plus efficace pour lutter contre Daesh.
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Les principaux protagonistes du conflit syrien se sont mutuellement accusés dimanche d'avoir violé le cessez-le-feu entré en vigueur samedi tout en reconnaissant que cette trêve était toujours respectée au deuxième jour. Dans les grandes villes, les habitants sont sortis dimanche matin après une nuit paisible pour faire leurs emplettes, goûtant à un calme inhabituel, et dans les quartier rebelles d'Alep, les élèves habitués à raser les murs pour éviter les bombardements marchaient dimanche au milieu de la chaussée, selon des correspondants de l'AFP. Le général Sergueï Kouralenko, responsable du Centre russe pour la réconciliation des parties belligérantes en Syrie, a accusé les insurgés d'avoir enfreint à neuf reprises l'accord de cessation des hostilités initié par Washington et Moscou, ajoutant aussitôt que 'de manière générale, le cessez-le-feu en Syrie (était) en train d'être mis en place'. Aussitôt, le porte-parole du Haut comité des négociations (HCN) a rétorqué que 'samedi, il y avait eu quinze violations (de la trêve) par les forces du régime, dont deux par le (mouvement chiite libanais) Hezbollah à Zabadani'. Mais 'globalement, c'est bien mieux qu'avant et les gens se sentent bien', a souligné Salem al-Meslet depuis Ryad, où est basé le HCN. L'Arabie saoudite, qui soutient l'opposition syrienne, a de son côté accusé 'l'aviation russe et l'aviation du régime syrien' d'avoir violé la trêve. Des avions ont bombardé dimanche à l'aube six localités de la province d'Alep (nord) et une de celle de Hama (centre), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Son directeur, Rami Abdel Rahmane, a précisé que les raids avaient fait un mort. Selon lui, un seul des villages visés, Kafar Hamra, est contrôlé par les jihadistes du Front al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda. Les autres sont aux mains de rebelles mais des jihadistes se trouvent dans les environs. Le directeur de l'agence de presse pro-rebelle Sahba a affirmé à l'AFP que ces raids avaient été menés par des avions russes. 'Il s'agit d'une violation flagrante de l'accord car par exemple à Darat Azza, les avions ont visé une boulangerie. Croient-ils que les combattants d'Al-Nosra vont y chercher leur pain le matin ? Nous n'avons jamais pensé que l'aviation russe allait cesser ses raids', a affirmé Maamoun al-Khatib. Ni les États-Unis, ni la Russie, ni le régime, ni l'opposition n'avaient encore réagi à ces raids. L'armée russe avait annoncé samedi la suspension, pour la journée, de toutes les sorties aériennes au-dessus de la Syrie. La prudence était aussi de mise du côté du régime. 'Il faut attendre deux ou trois jours pour s'assurer de la pérennité de l'arrêt des hostilités et de l'engagement des parties concernées', écrit dimanche Al-Watan, journal proche du pouvoir à Damas. 'En tout cas, les Syriens ignorent les régions incluses dans l'arrêt des hostilités car les cartes sont jusqu'à présent tenues secrètes', ajoute le quotidien. Le porte-parole du HCN Salem al-Meslet a également indiqué n'avoir reçu aucune carte de la part des initiateurs de l'accord. Au Vatican, le pape François a exprimé dimanche 'son espérance' que l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en Syrie puisse mettre fin à une guerre qui a fait au moins 270.000 morts et contraint la moitié de la population à quitter ses foyers.
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Des bombardements ont eu lieu ce samedi en Syrie, dans l'ouest de la province d'Alep, sur au moins 6 villes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, un jour après un accord de cessation des hostilités. Les insurgés syriens ont confirmé les frappes aériennes, en déclarant qu'ils ont été effectués par des avions de guerre russes, mais l'Observatoire syrien des droits de l'homme a déclaré que l'identité des jets n'était pas claire.
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Les groupes djihadistes ne sont pas concernés par la trêve en Syrie. D'ailleurs, ils se privent pas de poursuivre leurs opérations armés. Ainsi ce samedi, ils ont bombardé la ville de Tal-Abyad, près de la frontière turque. La ville est tenue par les forces kurdes qui ont repoussé les assauts des combattants de Daesh, et ce avec l'appui de la coalition internationale, menée par les Etats-Unis. Dans une allocution, le président américain Barack Obama s'est d'ailleurs exprimée sur la lutte contre les djihadistes de l'Etat islamique. 'Cela reste un combat difficile. La situation en Syrie et en Irak est incroyablement complexe. Nous bombardons les ressources pétrolières aux mains de l'Etat islamique, ce qui oblige ce groupe djihadiste à réduire les salaires de ses combattants. Grâce aux efforts conjoints de plusieurs pays, le flux de combattants étrangers vers la Syrie semble commencer à diminuer.' Barack Obama Le groupe Etat islamique contrôle des pans entiers de territoire en Syrie et en Irak. Il se finance notamment en exploitant des gisements pétroliers. Avec ses bombardements sur ces raffineries, la coalition internationale cherche donc à toucher le groupe djihadiste au portefeuille. - avec agences
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En Syrie, la trêve semble globalement respectée. Cette cessation des hostilités est entrée en vigueur dans la nuit de vendredi à samedi. Depuis Genève, un diplomate occidental a indiqué que l'ONU, la Russie et les Etats-Unis dressaient un 'bilan positif' de cette journée, en dépit de quelques incidents. Et surtout, sur le terrain, de nombreux Syriens ont renoué avec un calme qu'ils n'ont plus connu depuis des mois, voire des années. A Damas, la capitale syrienne, certains se prennent à rêver de paix. 'On espère que cette trêve va continuer. On espère que la population va pouvoir souffler, que la paix va revenir et que les réfugiés vont rentrer chez eux. C'est ça, ce qu'on veut. Grâce à Dieu, la situation est calme aujourd'hui. Mais j'ai appris qu'à Alep, là où j'habite normalement, il y avait des tirs sporadiques. Mais en tout cas ici à Damas, on peut dire que ça va !' Ridwan Khameez, habitant de Damas Cette cessation des hostilités ne concerne que les zones de combat entre d'un côté les forces loyalistes appuyées par la Russie, et de l'autre les groupes rebelles. Ne sont pas concernés les groupes Etat islamique et Front al-Nosra. D'ailleurs, des incidents ont été signalés, notamment dans la province de Hama. Deux soldats ont péri dans l'explosion d'une voiture piégée. L'attaque suicide a été revendiquée par les djihadistes de l'EI. Si cette trêve est respectée, les Nations Unies proposeront aux différentes parties de se retrouver à nouveau à Genève pour tenter de trouver une solution politique à cette crise qui dure depuis 5 ans. - avec agences
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On entend chanter les oiseaux dans cette artère de Homs, dans le centre de la Syrie. Pas un son d'explosion, pas un sifflement d'avion, ne viennent ponctuer cette exceptionnelle quiétude, dans un paysage en ruine. Après l'entrée en vigueur, à minuit, d'un cessez-le-feu initié par Washington et Moscou et soutenu par l'ONU, le calme régnait dans les régions de Syrie tenues par les rebelles et le régime, qu'il s'agisse de Homs, de la banlieue de Damas, ou d'Alep. L'Etat islamique et le Front Al-Nosra sont exclus de l'accord de cessation des hostilités. Avec AFP
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Un cessez-le-feu est entré en vigueur en Syrie dans la nuit de vendredi à samedi, soutenu par une résolution des Nations unies. Mais il ne devrait concerner qu'une petite partie du territoire, les zones contrôlées tout ou en partie par les organisations jihadistes Etat islamique et Front Al-Nosra n'étant pas visées. Et même dans les secteurs censés ne plus être frappés, rien n'est moins sûr. 'Il ne fait aucun doute qu'il y aura des tentatives de saper le processus, reconnaît l'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura. Nous y sommes préparés, nous ne serons pas impressionnés, nous devrons le prendre en considération car c'est le cas de tout cessez-le-feu.' Ainsi, dans une formulation ambigue, le président russe Vladimir Poutine a évoqué pour cible de son aviation 'd'autres organisations terroristes' que les jihadistes. Tandis que la Turquie pourrait continuer à viser des groupes kurdes. La reprise envisagée par l'ONU de discussions de paix inter-syriennes le 7 mars est loin d'être acquise...
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Quelques heures avant le début de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, à Alep, dans le nord-ouest de la Syrie, les habitants des quartiers contrôlés par les rebelles doutent que les hostilités puissent réellement s'interrompre et annoncer un possible règlement du conflit. 'La majorité a beau s'être engagée pour le cessez-le-feu, mais ce n'est pas le cas de tout le monde' dit ainsi Abu Hussein. 'Le régime ne le respectera pas. Le cessez-le-feu entre en vigueur ce soir, mais les avions sont toujours là : c'est pour ça que le tout le monde ne va pas le respecter.' 'Le cessez-le-feu a été inventé par le régime parce que les termes de l'accord les arrangent, pas parce que c'est dans l'intérêt du peuple syrien' estime pour sa part Abu Muhammed, un membre de l'Armée syrienne libre. 'On ne croit pas qu'il s'agit du début de la fin de cette crise.' La ville d'Alep est divisée depuis 2012 entre les quartiers contrôlés par l'armée du régime de Bachar el-Assad et ceux dominés par les rebelles non affiliés à l'Etat Islamique ou Al Qaeda.

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