Vidéos A la une
La justice du Vatican a rendu son verdict dans l'affaire 'Vatileaks'. Le tribunal a condamné à 18 mois de prison ferme un prélat espagnol, Mgr Balda, accusé d'avoir divulgué à deux journalistes des informations confidentielles sur les finances du Vatican. Les deux reporters ont en revanche été acquittés. L'un d'eux, Emiliano Fittipaldi, s'est exprimé après l'énoncé du verdict : 'Je pense que les juges du Vatican ont été courageux parce que cette sentence, montre, quelque part, que même ici, le droit de travailler comme journaliste est respecté, le droit de décrire des choses vraies, vérifiées et de révéler des informations importantes.'' Quant à la consultante italienne, Francesca Chaouqui, membre comme le prélat espagnol d'une commission sur les finances mise en place par le Pape, elle a été condamnée à dix mois de prison avec sursis. 'Le tribunal a dit que je n'étais pas coupable d'avoir divulgué des informations. Le Saint-Père, quand il lira le verdict, saura que je ne l'ai pas trahi.' Les fuites de documents s'étaient retrouvées dans deux livres chocs portant sur des malversations financières au sein du petit État. Le porte-parole du Vatican, le Père Federico Lombardi, a souligné dans une note écrite 'qu'il ne s'agissait en aucune façon d'un procès contre la liberté de la presse.'
Vidéos A la une
Le pape François s'est rendu samedi au Mémorial du génocide arménien de Tzitzernakaberd où il s'est recueilli avant d'écrire dans le livre d'or que 'la mémoire' d'une tragédie 'ne peut être étouffée ni oubliée.' C'est le deuxième jour de la visite de l'évêque de Rome en Arménie. Vendredi, à Erevan, le pape avait prononcé le mot 'génocide', dans son discours devant le président Serge Sarkissian, alors que le terme ne figurait pas dans le texte à l'écrit. Le chef de l'Église de Rome avait déjà employé le mot génocide, en 2015, et il avait provoqué la colère d'Ankara qui refuse ce terme pour définir le massacre d'1,5 million d'Arméniens par les troupes ottomanes entre 1915 et 1916. Alors que les Arméniens parlent du 'grand mal', la Turquie considère qu'il convient de parler d'une guerre civile et non d'un génocide. Le pape François a rencontré ce samedi plusieurs descendants de survivants et il a ajouté, par écrit, que la mémoire était à ses yeux 'source de paix et d'avenir.'
Vidéos A la une
Une rencontre inédite au Vatican et un symbole. Le pape François reçoit le grand imam d'Al-Azhar, considéré comme la plus haute autorité de l'islam sunnite. Une poignée de mains chaleureuse, un entretien de 30 minutes et des cadeaux comme ce médaillon pour la paix offert à l'imam. Le pape et le grand imam d'Al-Azhar, haute autorité sunnite, se sont rencontrés au Vatican https://t.co/8684Pz3An7 pic.twitter.com/lGFHZOyiPV- Le Monde (@lemondefr) May 23, 2016 C'est une rencontre importante dans le cadre du dialogue entre l'Eglise catholique et l'islam. Les deux institutions étaient en froid depuis dix ans, depuis des propos controversés de Benoît XVI, semblant associer islam et violence. Depuis l'arrivée du pape François, les liens se sont réchauffés. Le chef de l'Eglise catholique ayant fait du dialogue interconfessionnel l'une de ses priorités. Il multiplie les messages de tolérance et d'ouverture à l'égard des autres grandes religions. AFP
Vidéos A la une
Le pape François a ouvert la voie à la possibilité pour des femmes de devenir diacres dans l'Eglise catholique, et pouvoir ainsi remplacer un prêtre pour certains sacrements, comme le baptême. S'adressant à plusieurs centaines de religieuses, le pape a répondu par l'affirmative à l'une d'entre elles qui lui demandait s'il ne serait pas temps de créer une commission pour étudier la question. Interrogé par l'AFP, le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, s'est refusé à confirmer cette information, dans l'attente, a-t-il précisé, du détail des déclarations du pape. Dans l'Eglise catholique, les diacres peuvent prononcer le sermon à la messe, célébrer des baptêmes, des mariages et des funérailles. En revanche, seuls les prêtres peuvent célébrer l'eucharistie ou confesser les fidèles. Le pape François a plusieurs fois évoqué sa volonté de remédier à l'inégalité flagrante existant actuellement entre hommes et femmes au sein de l'Eglise, mais il avait pris jusqu'à présent peu de mesures concrètes.
Vidéos A la une
Le Vatican est systématiquement pointé du doigt à chaque fois qu'un scandale de pédophilie éclate, et il y en a eu tellement et de telle ampleur depuis 14 ans que même l'ONU a tiré la sonnette d'alarme. En 2014, le Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU publie un rapport accablant pour le Saint Siège, accusé d'avoir sacrifié la vérité pour la réputation de l'Eglise. 'Le Saint-Siège a adopté des politiques et des pratiques qui ont conduit à la poursuite des abus et à l'impunité de leurs auteurs affirme Kirsten Sandberg. Un autre problème est la loi du silence imposée par l'Eglise aux enfants et le fait que le signalement aux autorités nationales n'a jamais été rendue obligatoire.' C'est exactement ce qu'avait révélé le scandale de Boston en 2002. Le cardinal archevêque Bernard Law avait dû démissioner. Il avait fermé les yeux devant les nombreux cas d'abus sexuels commis par des prêtres en toute impunité. Même système en Irlande, révélé en 2009 apres 9 années d'enquête. Des milliers d'enfants ont été abusés sexuellement et physiquement pendant des décennies dans des institutions gérées par l'Eglise catholique. Selon le rapport d'enquête, le viol et les attouchements étaient 'endémiques' dans les centres accueillant des garçons. John Kelly, l'une des victimes de ces abus témoigne de son soulagement : 'Ce document, cette enquête confirme les témoignages des victimes. Il mentionne l'endroit où les enfants ont été violés et sauvagement maltraités et les victimes ont ainsi le sentiment que justice a été rendue. Cela les réconforte un peu.' " La prévention de la pédophilie s'apprend aussi des victimes " https://t.co/21BaPxAEiL- la-croix.com (@LaCroix) 12 avril 2016 En 2010, l'Eglise catholique allemande est à son tour rattrappée par des cas d'abus sexuels dans plusieurs institutions, des faits remontant aux années 1970. Et encore une fois, la hiérarchie est mal placée pour résoudre le problème selon les victimes, comme l'explique Norbert Denef, porte-parole de l'organisation 'Netzwerk B' : 'Vous avez vu les réactions, personne n'est coupable. 'Je n'assume aucune responsabilité' a déclaré Mgr Ackerman. Il a été nommé par l'Eglise, cela signifie que ceux qui sont responsables des crimes sont assis autour d'une table pour discuter de la façon d'avancer'. Un reproche que le pape François a entendu car le scandale est double : des milliers d'enfants abusés et des dizaines d'évêques ayant préférés protéger leurs agresseurs. En juillet 2014, le pape s'excuse au nom de l'Eglise catholique : 'Je demande humblement pardon pour les péchés d'omission de la part des dirigeants de l'Église qui ne répondent pas de manière adéquat aux rapports d'abus faits par les membres des familles, ainsi que par les victimes d'abus elles-mêmes.' Depuis, François a créé une nouvelle instance judiciaire pour juger selon le droit canon les évêques ayant couvert les abus sexuels des prêtres. Lutter contre la #pédophilie : nouvelles mesures.Déclaration du conseil permanent de la CEF. https://t.co/BnbTV22m8O pic.twitter.com/loHvbEOTeC- Eglise Catholique (@Eglisecatho) April 12, 2016 #Pédophilie Une commission nationale d'expertise indépendante est mise en place. pic.twitter.com/TQBAkIGLO6- Eglise Catholique (@Eglisecatho) April 12, 2016
Vidéos A la une
Les mesures annoncées par l'Eglise de France, François Devaux les attendait depuis longtemps. Il représente l'association 'La parole libérée', qui vient en aide aux victimes présumées d'un prêtre lyonnais, mis en examen en janvier pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts, il y a plus de 25 ans. S'il se réjouit de la réaction de l'Eglise, il juge ces mesures insuffisantes. 'Cela semble être de bonnes mesures multiples, diverses, et ça montre une vraie évolution. On a sauté quelques étapes. Mais, même si ces décisions semblent très bonnes et très crédibles, il manque encore beaucoup de choses.' Ce que François Devaux réclame notamment aujourd'hui, c'est la démission de l'archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, qui est soupçonné d'avoir caché les agissements du prêtre accusé de pédophilie : 'Ce que j'attends de manière immédiate, c'est le départ du cardinal Barbarin. Pour moi, ça fait quinze jours de trop qu'il est à son poste. Cet homme là doit quitter ses fonctions. Tant que cela n'arrivera pas, il n'y aura pas ma confiance. François Devaux s'est tourné vers le Vatican pour exprimer ses préoccupations et ses attentes, afin que la confiance s'installe à nouveau dans le diocèse de Lyon. Mais il regrette de ne pas avoir été écouté : 'J'ai essayé de contacter le nonce apostolique, j'ai essayé de contacter au moins à cinq reprises le Vatican. Pas un cardinal a voulu me répondre au téléphone, pas un. Et j'ai dit à tous les secrétaires : attention, cette affaire va être un vrai traumatisme pour cette institution. Il y a des décisions à prendre qui s'imposent pour que la confiance puisse se réinstaller. Et après seulement, pourront venir des actions qui sont, a priori, très bonnes, mais pour que ces actions soient crédibles, il faut recouvrir la confiance'. Depuis sa création en décembre dernier, l'association 'La parole libérée' a reçu des dizaines de témoignages de victimes présumées, qui n'avaient jusqu'alors pas osé raconter leur histoire.
Vidéos A la une
L'Eglise catholique veut prendre ses problèmes à bras le corps. La Conférence des évêques de France (CEF) a annoncé une série de mesures pour prévenir des agressions sexuelles : lieux d'écoute et d'accueil destinés aux victimes de pédophilie, site internet pour les orienter... Il s'agit aussi de mieux évaluer ces dérives avec la mise en place d'une commission indépendante externe : 'Il nous a semblé important d'avoir cette commission d'expertise extérieure à nous-mêmes, parce que nous-mêmes nous avons avec nos prêtres une relation qui dépasse la relation d'un patron à un salarié, a déclaré Monseigneur Georges Pontier, président de la CEF. Nous avons une relation qui crée une proximité avec les prêtres, et cette proximité peut ne pas nous rendre service à certains moments.' Archevêque de Lyon depuis 2002, le cardinal Philippe Barbarin est au coeur de certaines des affaires ayant ébranlé l'Eglise. Il est accusé de 'non-dénonciation' d'agressions sexuelles, commises notamment par un prêtre sur de jeunes scouts lyonnais entre 1986 et 1991. Savait-il ce qu'il se passait? Il continue de nier avoir couvert des actes de pédophilie. Avec AFP
Vidéos A la une
Le primat des Gaules depuis 2002 était déjà fragilisé par l'affaire Bernard Preynat, du nom du prêtre mis en examen fin janvier pour des agressions pédophiles de scouts lyonnais entre 1986 et 1991. A la lisière de ce dossier, le cardinal Barbarin est visé par une enquête préliminaire pour non dénonciation d'atteintes sexuelles sur mineurs de 15 ans. Le parcours de ce prète plusieurs fois muté et même promu sera examiné la semaine prochaine par la justice.
Vidéos A la une
Paolo Alberto Valenti a interviewé pour Euronews Ettore Gotti Tedeschi, économiste italien, financier et ancien directeur de l'Institut des oeuvres religieuses, la banque du Vatican, qu'il a dirigée de 2009 à 2012, et qui avait été accusée de blanchiment d'argent. Les crises économiques et les catastrophes environnementales ne sont pas des causes mais des conséquences, affirme-t-il. Il est aussi l'auteur de 'L'Oeuvre du Diable ('Un Mestiere del Diavolo'), co-écrit avec le journaliste Paolo Gambi. Paolo Alberto Valenti, Euronews - Monsieur Ettore Gotti Tedeschi, bonjour, et merci d'être avec nous sur Euronews. Vous étiez Président de l'Institut des Oeuvres Religieuses, la banque du Vatican, pendant le pontificat de Benoît XVI. Vous avez demandé l'aide d'experts de premier plan pour lutter contre le blanchiment d'argent, et pour ramener le Vatican dans la 'white-list', la liste des pays faisant preuve de transparence financière. Pourquoi le Vatican n'a-t-il pas accepté votre plan ? Ettore Gotti Tedeschi - Beaucoup de gens, au Vatican, ne comprenaient pas ce qui était arrivé après le 11 Septembre 2001 et n'avaient pas compris que les nouveaux règlements internationaux, qui régissent les systèmes bancaires, allaient devenir beaucoup plus stricts. Deuxièmement, de nombreuses personnes au Vatican craignaient une perte de souveraineté en acceptant de se plier à ces nouvelles normes internationales. Troisièmement, pour une question de culture, beaucoup de gens croient que les contrôles ne sont pas 'légitimes', parce qu'au Vatican il y a les faits, des événements à défendre, et donc les gens confondent les secrets, d'un côté, et la confidentialité de l'autre. Ils n'ont pas compris que, dans le contexte dans lequel nous vivions, l'absence de contrôles internes aurait provoqué davantage de contrôles externes. Quatrièmement, il y avait des gens qui ne comprenaient pas le danger que représenterait l'inapplication de la législation anti-blanchiment, qui entraînerait une perte de crédibilité du Saint-Père. Le problème essentiel de ce débat, c'est qu'ils m'ont découragé, et chassé, en invoquant neuf raisons totalement fausses. J'ai demandé une enquête immédiate sur ces neuf points, il n'y en a jamais eu. Et on ne m'a jamais interrogé. Et la blessure grave, qui reste même dans l'Eglise, c'est qu'ils n'ont pas voulu comprendre la vérité, ni connaître ma vérité. Mais quand vous avez été brutalement limogé, vous avez eu peur pour votre sécurité et vous avez également compilé un dossier sur les secrets de la Banque du Vatican... Les faits se sont passés d'une manière tout à fait différente, cependant, c'est une question qui a été confiée au procureur de la République, et je préfère ne pas en parler. Moneyval, le Comité d'experts du Conseil de l'Europe pour l'évaluation des mesures de lutte contre le blanchiment d'argent, a toujours identifié de nombreuses lacunes dans les finances du Vatican, en particulier dans le domaine du blanchiment. À votre avis, le Pape François est-il en mesure d'arranger les choses ? Au cours de mon mandat en tant que Président de l'Institut des Oeuvres Religieuses, Moneyval a effectué deux inspections importantes : la première, en novembre 2011, quand il est venu pour voir ce que nous avions fait l'année précédente. Il a donné un avis très positif. Puis, un mois après, en décembre 2011, la loi, au Vatican, a changé contre toute attente : quatre points du texte ont été modifiés, et en particulier le rôle de l'autorité de contrôle. Le scandale Vatileaks a éclaté à ce moment-là, et une banque, JP Morgan, a clôturé son compte au Vatican, ce qui a eu un énorme retentissement médiatique. Moneyval revient en Italie une nouvelle fois, et en avril 2012, il écrit un deuxième rapport dans lequel il dit : 'vous avez fait un pas en arrière, mais un mois plus tard, je n'étais déjà plus là ... Pensez-vous qu'au sein de la banque du Vatican, les malversations continuent ? Je ne sais pas du tout. Mais s'il n'y a pas de loi, ni de procédures, et s'il n'y a pas d'autorité de contrôle, c'est évident qu'il y a un risque. En tout cas, le Pape François pourrait-il résoudre le problème ? Si le Pape François veut vraiment prendre des mesures, et pas seulement faire des effets d'annonces sur d'éventuelles réformes, il doit se renseigner sur ce qui est arrivé. Même Hollywood, avec le film 'The Big Short', le 'Casse du Siècle', dénonce le cynisme criminel de la haute finance aux Etats-Unis, je pense aux prêts hypothécaires à risque, aux emprunts toxiques, notamment. Mais à votre avis, est-ce qu'il suffit qu'un banquier soit animé de bons sentiments pour désamorcer les conséquences néfastes de ces agissements ? Dans ce cas précis, le comble du cynisme ne vient pas du milieu bancaire, mais de l'environnement des hommes politiques, qui, pour lutter contre la crise, la chute du PIB, et pour relancer l'espoir de réduire la dette, sans procéder à un véritable désendettement, ont déclenché le fameux instinct animal des banquiers qui voulaient pouvoir agir librement. La responsabilité est personnelle, monsieur Valenti. Il n'y a pas une responsabilité collective, chaque personne doit savoir si ce qu'elle fait est bon ou pas bon pour lui même et pour le bien commun. Comment peut-on accepter qu'un banquier puisse percevoir des primes sur les produits financiers toxiques et ne pas être poursuivi en justice ? Si vous voulez une explication technique, elle est simple à donner. D'un point de vue moral, mon appréciation est la suivante : il ne devrait jamais y avoir de bonus, et si le banquier en a touchés, il devrait les rendre. Les décisions économiques sont prises par des personnes bien informées, qui sont entre New York et Washington. À Bruxelles, ils envoient leurs conclusions avec une note ou ils écrivent 'to do', pour 'à faire' : c'est ce que vous écrivez dans le livre que vous avez publié avec le journaliste Paolo Gambi, 'l'Oeuvre du Diable'. Mais alors, au niveau international, pensez-vous que l'Europe compte pour du beurre ? Je crois qu'aujourd'hui, nous devrions nous poser cette question : mais qui est-ce qui compte? Aujourd'hui, personne ne sait où se trouve le pouvoir. L'Europe pourrait avoir un très grand avantage, celui d'être un point d'équilibre, elle pourrait soutenir la stratégie des Etats-Unis, qui sont très inquiets à cause de l'Asie, dont la croissance explose, ou bien l'Europe pourrait faire ses propres choix. L'Europe est un élément-clé en ce moment, à mon avis, dans ce système de réorganisation des pouvoirs géopolitiques. Mais qu'est-ce que l'Europe ? Je n'ai pas compris à quoi correspondait l'Europe, et qui est l'Europe. Si l'Europe, c'est l'Europe de Bruxelles, nous sommes mal barrés. Mais si l'Europe, c'est l'Allemagne, alors nous sommes encore plus mal barrés ! 'Le temps est hors de ses gonds', a écrit Shakespeare dans 'Hamlet'. Ces quelques mots me semblent révélateurs de ce qu'il se passe dans le monde dans de nombreux domaines, et sans doute depuis des siècles. Mais croyez-vous vraiment que les religions et la morale puissent arranger la situation ? Il n'y a pas de religion qui impose un système culturel. On ne peut pas imposer quoi que ce soit. Il faut croire individuellement et de façon responsable, à propos de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, en faisant usage de notre liberté personnelle. C'est pour cette raison que l'Eglise a un rôle fondamental, qui a largement fait défaut au cours de ces trente dernières années. Ce défaut a amené une grande partie du monde politique et économique, les leaders internationaux, à ne plus avoir le sens de la vie. Et si je n'ai plus le sens de la vie, comment puis-je donner du sens à mes actions ?
Vidéos A la une
'Enfin, nous nous voyons', a lancé le pape François au patriarche orthodoxe russe Kirill. C'est dans le petit salon de l'aéroport de la Havane, à Cuba, qu'a lieu la rencontre historique entre les deux chefs religieux, une rencontre qui scelle le rapprochement, près de 1000 ans après le schisme entre chrétiens d'Orient et d'Occident, en 1054. Dans une déclaration commune les représentants des Eglises d'Orient et d'Occident ont regretté 'les blessures causées par des conflits d'une passé lointain et récent'. Ils appellent par ailleurs la communauté internationale à s'engager et à agir contre l'éviction des chrétiens au Proche-Orient : 'en Syrie et en Irak, la violence a déjà emporté des milliers de vies, laissant des millions de gens sans abri ni ressources'. En matière de géopolitique, François a toutefois évité de condamner la politique du chef du Kremlin en Ukraine. Diplomate, il avait déclaré en amont de cette rencontre que la Russie pouvait 'donner beaucoup pour la paix mondiale.' Avec AFP
Vidéos A la une
Le pape François est arrivé dans la nuit au Mexique, pour une visite de 5 jours. Le souverain pontife a été accueilli à l'aéroport par le couple présidentiel. Bon là, pas de doute : le pape est bien arrivé au Mexique #PapaenMexico pic.twitter.com/hbQWUUqFZt- François Beaudonnet (@beaudonnet) 13 Février 2016 Durant ce séjour, François compte se rendre dans la région du Chiapas, l'occasion pour lui de plaider pour le droit des groupes indigènes. Il se rendra aussi à la frontière américaine pour évoquer le sort des migrants. >> Voir programme. Mexique: quand la visite du Pape inspire le #streetart Ici à Ecatepec, près de Mexico. Photos rschemidt #AFP pic.twitter.com/wyFz2Eq8bH- Agence France-Presse (afpfr) 6 Février 2016 Rapprochement entre Rome et l'Église orthodoxe russe Dans l'avion qui l'amenait au Mexique, le pape est revenu sur la rencontre historique qu'il a eu un peu plus tôt à La Havane (Cuba) avec le patriarche orthodoxe russe Cyrille. 'Je me suis senti face à un frère, et il a dit la même chose. Nous étions deux évêques parlant de la situation de leurs églises, de la situation du monde et des guerres.' pape François C'est la première fois depuis près de 1000 ans qu'une telle rencontre avait lieu, entre un chef de l'Église catholique et le patriarche de la plus importante des Églises orthodoxes. Cela renvoie au schisme entre Eglises d'Orient et d'Occident en 1054. Les deux hommes ont signé une déclaration commune dans laquelle ils regrettent 'les blessures causées par des conflits d'un passé lointain ou récent' entre chrétiens. Ils appellent aussi à la défense des chrétiens, notamment au Moyen-Orient et en Afrique. Aujourd'hui est un jour de grâce. Cette rencontre avec le Patriarche Cyrille est un don de Dieu. Priez pour nous.- Pape François (@Pontifex_fr) 12 Février 2016 Pour aller plus loin >> Le point de vue de l'agence d'information russe en français Sputnik, à lire ici >> " Les Églises catholique et orthodoxe russe peuvent faire beaucoup pour les chrétiens en Orient ", interview du Père Alexandre Siniakov, recteur du séminaire orthodoxe russe en France, dans Le Figaro, à lire ici
Vidéos A la une
Des milliers de fidèles sont venus se recueillir devant le corps de Padre Pio, ce frère capucin italien mort en 1968. Sa dépouille est arrivée en procession à la basilique Saint Pierre. Lui qui disait toute sa vie avoir reçu des stigmates, était peu apprécié des autorités religieuses romaines. Mais il avait été fait saint en 1999 par Jean Paul II.
Vidéos A la une
Le pape François a délivré son message de Noël 'Urbi et orbi' au balcon du palais apostolique du Vatican devant des dizaines de milliers de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre.
Vidéos A la une
En 2016 aura lieu le Jubilé de la Miséricorde, à Rome. Des millions de pélerins sont attendus, mais aussi des milliards d'euros.
Vidéos A la une
Le numéro 2 du Vatican et d'autres prélats proches du pape seront entendus comme témoins dans le procès surnommé 'Vatileaks 2'. Un tribunal du Vatican juge actuellement cinq personnes accusées d'avoir divulgué des documents confidentiels révélant des frasques financières au Saint-Siège. Une troisième audience s'est tenue ce lundi. Le tribunal a accepté de faire auditionner les cardinaux Pietro Parolin, secrétaire d'Etat et numéro deux du Saint-Siège, et Santos Abril y Castello, archiprêtre de la basilique Sainte-Marie Majeure, deux personnalités proches de François. Parmi les accusés notamment, le prélat espagnol Lucio Angel Vallejo Balda et Francesca Chaouqui, consultante italienne en communication. 'Je n'ai donné aucun papier à personne, l'évêque Balda l'a fait', se défend-elle. 'Ils me menacent comme si j'étais une sorcière. Et au passage, ce sont eux qui ont inventé la chasse aux sorcières'. Mme Chaouqui et Mgr Valda faisaient partie d'une Commission d'experts chargée de faire des propositions de réforme sur les finances du Vatican. Ce sont eux qui auraient donné des documents confidentiels à deux journalistes, également sur le banc des accusés. Gianluigi Nuzzi et Emiliano Fittipaldi sont les auteurs des livres 'Chemin de croix' et 'Avarizia', qui dévoilent des malversations financières impliquant des reponsables de la Curie romaine. Le pape François voulait que le jugement soit rendu avant le début du Jubilé de la Miséricorde, ce 8 décembre. Il n'en sera rien. Le procès s'annonce encore long. Il touche indirectement le chef de l'Eglise catholique engagé dans un réforme difficile de la Curie. Il a souligné sa volonté de continuer la lutte contre la corruption.
Vidéos A la une
Le pape François poursuit sa première tournée en Afrique. Il est actuellement en Ouganda, ou il a été accueilli avec ferveur. Le souverain pontife a prié dans un sanctuaire anglican, ou 23 martyrs furent tués à la fin du XIXème siècle. Non loin de là se trouve un autre sanctuaire, dédié à 22 catholiques. L'histoire de ces cinquante martyrs est fondatrice de la nation ougandaise. A Namugongo, ou les chrétiens ont été brûlés vif, le Pape doit célébrer une messe pour le cinquantenaire de la canonisation des martyrs. Des fidèles sont arrivés la veille pour être sûrs d'être bien placés. Cette journée se déroule au pas de course pour le pape François, qui doit rencontrer de jeunes Ougandais, et visiter une maison de charité. Il doit se rendre demain en Centrafrique, pays secoué par des violences interreligieuses. Le pourcentage de catholiques en Afrique a augmenté de plus d'un tiers en huit ans. Ils sont aujourd'hui plus de 200 millions.
Vidéos A la une
Le pape François en route pour l'Afrique. Malgré les pluies torrentielles au Kenya et malgré les conseils des services de sécurité français qui lui ont déconseillé son voyage en Centrafrique, le pape François a pris l'avion à Rome ce mercredi matin. Destination le continent africain : une première pour le souverain pontife qui a adressé un message vidéo avant son départ. Le pape est attendu mercredi après-midi à Nairobi, puis il se rendra à Kampala, en Ouganda, avant de terminer son périple à Bangui en Centrafrique. Un message vidéo aux Africains Pour sa première journée à Nairobi, le pape donnera notamment une messe dans une église de la capitale qui prépare son arrivée depuis plusieurs semaines. Au Kenya, François y plaidera la justice sociale, la défense de l'evironnement à la veille de la COP21 et le dialogue interreligieux dans un pays qui compte qui compte un tiers de catholiques.Vendredi le pontife se rendra dans un grand bidonville de la capitale. Sous étroite protection policière. Les autorités ont déployé quelque 10.000 hommes dans la capitale. Dans un message vidéo en anglais aux Kényans et aux Ougandais, diffusé lundi par le Vatican, le pape a appelé à dépasser différences ethniques et religieuses dans un contexte de guerre contre le terrorisme. 'Nous vivons un moment où croyants et personnes de bonne volonté sont appelés partout à favoriser la compréhension mutuelle, à se soutenir mutuellement comme membres d'une seule famille humaine', a-t-il insisté.
Vidéos A la une
Les représentants des différentes religions condamnent de manière unanime les attentats. Rencontre avec l'archevêque de Lille.
Vidéos A la une
Une victoire pour le pape François. Le synode sur la famille qui s'est achevé ce dimanche par une messe au Vatican a assoupli les dogmes catholiques sur le divorce notamment. Selon plusieurs experts, le synode donnerait ainsi son feu vert à l'accès des divorcés remariés à la communion. Le Saint Père a appelé les évêques à 'inclure' dans l'Eglise ceux qui sont marginalisés : 'Celui qui gêne ou qui n'est pas à la hauteur, on doit l'exclure (dans notre société). Jésus au contraire veut inclure, surtout ceux qui sont maintenus en marge (de la société) et qui se tournent vers lui'. Autre question qui a fait débat lors de ce synode, celle des homosexuels, qu'il faut, selon le rapport final, 'respecter dans la dignité et accueillir avec respect, dans le souci d'éviter toute marque d'injuste discrimination'.
Vidéos A la une
Une foule dense était réunie ce dimanche sur la place Saint-Pierre de Rome pour assister à quatre canonisations, notamment celles des parents de Sainte Thérèse de Lisieux, l'une des saintes les plus vénérées de l'Eglise catholique. Très pieux, ils éduquèrent leurs enfants dans la foi et la charité, et leurs cinq filles devinrent religieuses. ' Les saint époux Louis Martin et Marie Azélie Guérin, ont vécu le service chrétien dans la famille, construisant jour après jour une atmosphère pleine de foi et d'amour ', a déclaré le pape François devant les 65.000 personnes présentes, parmi elles de très nombreux prêtres, évêques et cardinaux à qui il a rappelé l'incompatibilité entre ambitions, arrivismes et enseignement du Christ. C'est la première fois qu'un couple est canonisé ensemble au moment-même où l'église catholique tient un synode sur la famille. Les deux autres religieux faits saints sont l'Italien Vincenzo Grossi, et l'Espagnole Maria Isabel Salvat Romero, tous deux salués par le pape pour avoir consacré leurs vies aux pauvres.
Vidéos A la une
Le synode du Vatican sur la famille s'ouvre sur fond de polémique à propos de la position de l'Eglise sur l'homosexualité. Les évêques ont d'ores et déjà averti qu'il ne fallait pas s'attendre à des changements spectaculaires dans la doctrine catholique sur la famille. Ce n'est pas le but. La tolérance est cependant prônée envers les homosexuels :'L'Eglise affirme qu'il n'y a absolument aucune base qui permette de considérer les unions homosexuelles similaires ou analogues de près ou de loin à la conception religieuse du mariage et de la famille. Cependant, les hommes et les femmes ayant des tendances homosexuelles doivent être acceptés avec sensibilité', a déclaré le cardinal Erdo de Hongrie. La veille de la messe d'ouverture, un prêtre polonais, membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a fait son coming-out, jetant un pavé dans la mare. Lors de son voyage aux Etats-Unis, le pape avait déclenché une autre polémique, en rencontrant une greffière condamnée pour son refus d'enregistrer les mariages de couples homosexuels.
Vidéos A la une
Le Pape François a quitté les Etats-Unis à l'issue d'une visite de six jours qui s'est achevée par une messe en plein air à Philadelphie. Dimanche, le souverain pontife a aussi rencontré un groupe de victimes d'actes pédophiles. 100 000 enfants américains pourraient avoir été victimes d'abus sexuels de la part de membres du clergé catholique.
Vidéos A la une
Pour les 8e rencontres mondiales de la famille, le pape François est venu en personne clore l'événement à Philadelphie. Une visite qui a suscité une véritable folie aux Etats-Unis, au terme d'un voyage de cinq jours. Reportage sur place.
Vidéos A la une
En visite aux Etats-Unis, le pape François s'est entretenu mercredi à la Maison-Blanche avec le président américain Barack Obama, avant de défiler dans les rues de Washington. Le souverain pontife doit prononcer ce jeudi un discours historique devant le Congrès.
Vidéos A la une
Le chef de l'Église de Rome était ce lundi à Holguin, cette ville du sud-est dans la région où sont nés les frères Castro. Raul Castro, l'homme fort de l'île, était là pour accueillir le pape venu célébrer une messe en plein air. Plusieurs dizaines de milliers de fidèles étaient rassemblées depuis plusieurs heures pour écouter le chef de l'Église romaine. 'Je sais au prix de quels efforts et de quels sacrifices l'Église de Cuba travaille pour porter à tous, jusqu'aux endroits les plus reculés, la parole et la présence du Christ' a déclaré le pape visiblement exténué par la chaleur et le voyage. Le pape François avait brièvement rencontré Fidel Castro dimanche. Le père de la révolution castriste, habillé de son désormais traditionnel survêtement Adidas, aurait évoqué avec lui les 'problèmes mondiaux' mais, comme à son habitude, la télévision cubaine n'a relayé aucun extrait sonore de la discussion qu'ont eu les deux hommes. Selon les défenseurs des droits de l'homme, une centaine d'opposants auraient été arrêtés préventivement avant l'arrivée du pape sur l'île.
Vidéos A la une
C'est en artisan de la réconciliation entre les Etats-Unis et Cuba que le pape François a atterri à la Havane ce samedi. François veut que Cuba s'ouvre sur le monde et sur l'Eglise Le souverain pontife effectue une visite de trois jours sur l'île avant de partir pour Washington. Il faut dire que le Vatican a joué un rôle de facilitateur entre les deux pays, aboutissant il y a deux mois et demi au rétablissement de leurs relations diplomatiques. François a été accueilli par Raoul Castro à l'aéroport. Les deux hommes se retrouveront ce dimanche pour une rencontre officielle mais dès son arrivée le pape a plaidé pour une ouverture de Cuba vis-à-vis de l'Eglise et des Etats-Unis. 'J'exhorte les leaders politiques à persévérer sur cette voie et à développer toutes les opportunités en vertu du devoir qu'ils sont appelés à remplir au nom de la paix et du bien-être de leurs peuples, de toute l'Amérique, et pour en faire un exemple de réconciliation pour le monde entier ', a déclaré le pape François. Une grande messe place de la Révolution Des centaines de personnes l'ont ensuite acclamé tout au long du parcours entre l'aéroport et l'ambassade du Vatican à la Havane. Ce dimanche, le pape François donnera une grande messe sur la place de la Révolution. Des dizaines de milliers de fidèles devraient y assister.
Vidéos A la une
L'Église ne doit pas fermer les portes aux divorcés remariés, dixit le pape François. Le souverain pontife a évoqué une nouvelle fois ce mercredi lors de son audience hebdomadaire un sujet épineux. De nombreuses voix au sein de l'Église réclament que les divorcés-remariés puissent communier sous conditions. Sans remettre en cause le dogme catholique sur le mariage religieux, qu'il appelle régulièrement à remettre à l'honneur, le pape a estimé 'qu'un accueil fraternel et attentif dans l'amour et la vérité est nécessaire envers les baptisés qui ont établi une nouvelle relation après l'échec d'un mariage sacramentel'. 'Ces personnes ne sont pas excommuniées - elles ne sont pas excommuniées ! - et ne doivent absolument pas être traitées comme telles. Elles font toujours partie de l'Église. (...) Pas de portes fermées ! Tous peuvent participer d'une manière ou d'une autre à la vie de l'Église' a estimé le pape. Le sujet a fait l'objet de vifs débats lors du synode sur la famille à l'automne 2014 et devrait être au centre du second synode en octobre prochain. Les partisans d'un strict respect du dogme s'opposent fermement à tout changement. Avec AFP
Vidéos A la une
Le pape François en visite au Paraguay a de nouveau appelé ce dimanche à changer de système économique. Après s'être rendu auprès de paysans sans terres dans un quartier pauvre d'Asuncion, il s'est prononcé pour une 'foi solidaire' lors d'une grande messe en plein air. Devant la foule réunie, il a martelé un mot, celui d''hospitalité'. 'L'hospitalité avec ceux qui ne pensent pas comme nous, avec ceux qui n'ont pas la foi ou qui l'ont perdue, et parfois à cause de nous. L'hospitalité avec les persécutés, les chômeurs, l'hospitalité avec les différentes cultures dont ce pays est riche.' Le président Horacio Cartes avait convié une compatriote du pape argentin, la présidente Cristina Kirchner. Après un périple d'une semaine en Amérique latine, François regagne le Vatican ce lundi. Prochain voyage au programme : les Etats-Unis en septembre.
Vidéos A la une
Gros plan sur l'opération "Bouge ta métropole". Une vingtaine de jeunes s'affairent au désherbage des trottoirs du quartier Saint Maurice Pellevoisin.
Vidéos A la une
Au deuxième jour de son périple en Amérique latine, le pape François s'est entretenu pendant une demi-heure avec le président équatorien Rafael Correa à Quito. Le chef d'Etat qui se présente lui-même comme un 'catholique humaniste de gauche' est la cible depuis un mois de manifestations d'opposants à sa politique. C'est la deuxième visite d'un pape en Equateur après celle de Jean-Paul II en 1985. 'J'accorde ma bénédiction à chacun de vous, à vos familles et à tout le grand et noble peuple d'Equateur' a lancé le souverain pontife. Un peu plus tôt, lors d'une messe à Guayaquil qui a rassemblé 800 000 fidèles, le pape a rendu hommage à la famille, 'l'hôpital le plus proche' selon lui. Il a insisté sur la 'dette sociale envers l'institution familiale'. Il doit présider ce mardi une autre messe en plein air, à Quito cette fois. Mercredi, il s'envolera pour la Bolivie, avant de se rendre au Paraguay.

Pages

Publicité