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Neuf femmes qui avaient l'intention de se baigner vendredi midi en burkini sur les plages de Cannes ont été interpellées par la police devant l'hôtel de luxe Martinez, a constaté sur place un journaliste de l'AFP. Elles ont été entendues dans les locaux du commissariat de Cannes, avant d'être libérées vers 17 heures. Ces femmes, dont certaines mineures, venues de Paris par le train, sont des amies et des parentes de Rachid Nekkaz, un Algérien qui s'est fait connaître depuis 2010 en payant les amendes des femmes qui ne respectent pas la législation française sur le voile intégral. M. Nekkaz, 45 ans, voulait, avec ce bain en burkini, rappeler la décision du Conseil d'État qui avait cassé, le 26 août dernier, les arrêtés interdisant la baignade en burkini pris dans différentes communes du littoral, dont Cannes, après l'attentat de Nice. Après être passé lui-même au commissariat de Cannes, Richard Nekkaz s'est rendu sur la Croisette pour expliquer aux médias qu'il s'était vu signifier qu'il risquait 'une amende de 7 500 euros et six mois de prison pour manifestation non-autorisée' s'il persistait dans sa volonté d'organiser cette baignade. La préfecture avait pris mercredi un arrêté interdisant toute manifestation à Cannes sur l'ensemble du littoral, et un arrêté spécifique interdisant à monsieur Nekkaz toute manifestation lui a été notifié vendredi matin. Dans un communiqué publié vendredi après-midi, la préfecture écrit qu'il a 'été constaté cet après-midi à Cannes un début d'attroupement', auquel il a été 'mis fin par les forces de l'ordre en interpellant les personnes qui formaient cet attroupement illicite'. M. Nekkaz, qui affirme être un 'légaliste', a indiqué qu'il avait pourtant pris acte de cette décision et renoncé à son projet initial de manifestation, au profit de ce qui devait être 'une simple baignade avec des amies et de la famille'. Avec AFP
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Inspiré par un roman de Giovanni Lista, 'La Danseuse' est un film biographique et musical écrit et réalisé par Stéphanie Di Giusto, présenté dans la section Un Certain Regard lors du dernier Festival de Cannes. La chanteuse et actrice française Soko interprète Loïe Fuller, une danseuse américaine qui a rencontré un vif succès à Paris, aux Folies Bergère, à la fin des années 1800. Stéphanie Di Giusto, réalisatrice:'Soko était mon choix dès le début. Je la connais depuis 7 ans et je l'avais remarquée dans plusieurs films. Il était évident de la choisir. Je n'ai jamais pensé à quelqu'un d'autre, parce qu'elle est non seulement une actrice, elle est aussi un artiste, elle chante, elle fait beaucoup de choses et j'aime la façon dont elle s'engage à 100 %. Elle ne triche pas . Elle est aussi, et cela me plaît, très différente de toutes les actrices que vous pouvez voir dans les magazines. Il y a quelque chose en elle qui révèle une vraie force, et une vraie personnalité.' La danseuse Loïe Fuller, a été une pionnière des techniques de danse des théâtre modernes, aidée par d'autres artistes créatifs, comme Isadora Duncan jouée par Lily-Rose Depp. Lily-Rose Depp:'Nous sommes très fiers de notre réalisatrice, parce qu'elle a énormément travaillé sur ces personnages. Elle a fait beaucoup de recherches et a travaillé sur ce film pendant cinq ans, avant même le début du tournage...' 'La Danseuse' sort sur les écrans fançais le 28 septembre 2016.
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" Néruda " a été présenté à la quinzaine des réalisateurs à Cannes. Le réalisateur Pablo Larrain retrouve ici Gael Garcia Bernal. 1948, la Guerre Froide s'est propagée jusqu'au Chili. Au Congrès, le sénateur Pablo Neruda critique ouvertement le gouvernement. Le président Videla demande alors sa destitution et confie au redoutable inspecteur Óscar Peluchonneau le soin de procéder à l'arrestation du poète. Gael Garcia Bernal joue cet inspecteur : 'On peut faire tellement de choses avec ce personnage. Il y a tellement de matière. C'est un personnage très malléable et très drôle à jouer. C'était donc mes points de départs et puis bien sûr il y a l'autre dimension celle de la poésie, de ce que représente Néruda, la politique, tout l'environnement. Et la direction aussi que nous pouvions prendre avec ce film avec tout ce que nous pouvions essayer. C'est devenu une grande aventure. " Un antibiopic éblouissant pour Télérama, un 'succès international à venir pour Variety'http://variety.com/2016/film/festivals/cannes-film-review-neruda-1201773... pour un film qui donne dans la comédie. Pablo Larrain : " On n'a pas utilisé le style d'humour que l'on peut retrouver dans la comédie avec les bons mots qui déclenchent le rire. On s'est intéressé aux circonstances, à un paradoxe qui se révèle absurde et qui du coup devient drôle. Parce que l'humour est une excellente façon de dire des choses qui sinon pourraient être un peu didactiques. "
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Il n'y a pas que la compétition à Cannes, mais aussi des sélections parallèles, comme La Semaine de la Critique qui présente des premiers ou seconds film. Rencontre avec le réalisateur turc Mehmet Can Mertoglu qui a présenté 'Albüm'. Il a écrit son premier film comme un album photo, avec une succession de scènes en plan fixe avec très peu de dialogue. Mehmet Can Mertoglu : 'J'ai eu l'idée dès le départ quand j'ai écrit le scénario, je savais que j'allais tourner le film comme ça. Et c'est la façon dont j'ai construit le rythme du film. En tant que cinéphile moi-même j'aime que les films donnent de l'espace au public.' L'histoire d'un couple qui veut adopter un enfant, mais qui va mettre en scène une grossesse pour faire croire à tous que le futur bébé est bien le leur. Le film montre une classe moyenne turque étriquée, matérialiste, et une bureaucratie absurde. Le réalisateur puise dans de nombreuses influences... Mehmet Can Mertoglu : 'Roy Andersson est évidemment une influence pour moi, mais il y en a aussi beaucoup d'autres, comme Jacques Tati, Pierre Etaix, Elia Suleiman, et aussi les Roumains Cristi Puiu, Corneliu Porumbiu. Ce sont des réalisateurs que j'adore vraiment. Il y a d'autres réalisateurs aussi mais on va s'arrêter là. Il est évident que tous les personnages du film sont une sorte de portraits de la Turquie d'aujourd'hui dans le sens où ce sont des personnages ordinaires que l'on peut rencontrer dans toute la Turquie. Je ne peux donc absolument pas nier le fait que c'est le portrait des Turcs.' Le film sera distribué en Europe à l'automne.
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Mohamed Diab a eu l'honneur d'ouvrir à Cannes la sélection Un Certain Regard avec son film 'Eshtebak' (Clash). Cette sélection est un peu l'antichambre de la compétition pour la Palme. Le réalisateur avait été très remarqué avec son premier film Les Femmes du bus 678 (Cairo 678). Il était accompagné de son actrice Nelly Karim, une des grandes stars égyptiennes d'aujourd'hui. Pour lui, qui a été au coeur de la révolution égyptienne de 2011, Cannes est une formidable chambre d'écho... Mohamed Diab : 'Je suis tellement flatté d'être ici. C'est le rêve de tout réalisateur. Et être ici avec le film d'ouverture c'est un très grand honneur. Je ne les remercierai jamais assez de m'avoir choisi. Et je remercie aussi énormément tous ceux qui ont travaillé sur le film, tous mes amis. Dès le premier jour c'était un rêve. Chaque fois que nous avons eu des moments difficiles, je leur disais que nous avions un rêve et qu'il fallait l'accomplir et nous l'avons fait.' . . #Cannes2016 pic.twitter.com/DQ2q49akEQ- Mohamed Diab (@Mohameddiab678) 12 mai 2016 Le film est à la fois un huis-clos, puisque toutes les scènes se passent à l'intérieur d'un fourgon militaire, et un formidable film d'action grâce à un dispositif technique de multi-caméras. Mohamed Diab : 'En fait pour le film nous avons pris la voiture et nous sommes allé au milieu des affrontements et de la folie. Et la caméra filme sur 360 degrés, parce qu'on voit tout par toutes les fenêtres du véhicule. Ca a donc rendu les choses plus compliquées. Et à l'intérieur du véhicule, il y avait toujours 25 personnes, donc on peut juste imaginer la difficulté pour coordonner le tournage à l'intérieur et à l'extérieur.' Mohamed Diab et son frère qui a co-écrit le film ont donc enfermé 25 personnes, des Frères Musulmans, des pro-révolutionnaires, et même des pro-militaires, dans le même panier à salade de la police. Mohamed Diab : 'Tout le monde dans ce film aurait pu être de la même famille, ils sont tous similaires. Ils ne se connaissaient pas mais ils sont comme n'importe quelle famille égyptienne. C'est très ironique et ce pourrait paraître exagéré mais il est très facile de trouver quelqu'un qui a un ami qui est policier et dont le propre frère était contre lui dans la même manifestation. C'est triste mais je pense que film arrive bien à parler de ça.' Au fil du film et des épreuves, chacun va apprendre à regarder l'autre différemment, mais sans mièvrerie ou manichéisme. Mohamed Diab : 'Ce qui se passe en Egypte ? c'est la question la question que l'on pose à la fin du film est ce que les gens vont réussir à survivre ou non ? C'est la question. Je n'ai pas la réponse mais je souffre, parce que je crois qu'à un moment on a vraiment touché le ciel, et maintenant on est retombé plus bas qu'avant la révolution. On a vraiment fait marche arrière.' Le film a été très apprécié par les festivaliers, et est déjà vendu sur de nombreux territoires, en attendant une sortie en fin d'année 2016 sur les grands écrans.
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