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Alors qu'une importante réunion doit se tenir vendredi, au siège de l'Union africaine pour décider de l'envoi d'une force de paix au Burundi, Amnesty International a publié des images satellites montrant ce qui pourrait être cinq charniers dans la banlieue de Bujumbura. Dans ceux-ci se trouveraient des victimes du 11 décembre dernier. En effet, des hommes armés avaient attaqué une réserve de l'armée en réponse les militaires du régime avaient exécuté un grand nombre de personnes. (Attention certaines images peuvent choquer)
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Des scènes de retrouvailles émues à l'aéroport de Bruxelles, en Belgique, après l'atterrissage d'un avion en provenance de Bujumbura, capitale du Burundi, où la crise politique ne cesse de dégénérer. Depuis la semaine dernières, l'ambassade de Belgique enjoint ses ressortissants à quitter le pays. Parmi ceux-ci, Clémence, enseignante à Bujumbura : 'Il y a un climat d'insécurité, très incertain, on ne peut pas prévoir d'activité à l'avance, on ne peut pas prévoir si on va se déplacer ou pas, donc voilà, c'est très très lourd.' Il y a 10 jours, le 11 décembre, le Burundi a connu de très violents affrontements avec l'attaque de trois camps militaires, faisant plusieurs dizaines de morts et poussant l'Union africaine à échafauder un plan de maintien de la paix. Le Congrès, réuni ce lundi et dominé par le parti au pouvoir, a exprimé son hostilité vis à vis de ce projet, et a rassuré : il n'y a pas de génocide en préparation ou en cours au Burundi. Le pays est plongé dans une crise politique depuis que son président Pierre Nkurunziza a décidé en mai de briguer un 3ème mandat. Le Burundi a connu 13 ans de guerre civile entre 1993 et 2006, entre l'armée alors dominée par la minorité tutsi et des rébellions hutu. Avec AFP
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Le président du Burundi a quatre jours pour dire s'il accepte le déploiement d'une force de maintien de la paix sur son territoire. L'Union affricaine a autorisé vendredi le déploiement d'une Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu), pour une période initiale de six mois, renouvelable' soit 5000 hommes. Objectif : tenter de stopper les violences dans le pays, protéger les populations civiles et rétablir le dialogue. Une mission qui se déploiera même en cas de refus prévient l'Union africaine. Car le temps presse, ce petit pays d'Afrique des Grands lacs est au bord de la guerre civile. La candidature fin avril de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat a mis le feu aux poudres. Ses adversaires estiment qu'elle est contraire à la Constitution et à l'Accord d'Arusha ayant permis la fin de la guerre civile (1993-2006) entre l'armée dominée alors par la minorité tutsi et des rébellions hutu. Malgré les manifestations, un coup d'Etat , le président est réélu et les affrontements ne cessent de s'intensifier. L'Onu parle d'au moins 400 morts depuis le mois d'avril. La communauté internationale craint un génocide entre Hutu et Tutsi et multiplie les appels pour empêcher les mêmes massacres qu'au Rwanda en 1994.
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Attention ces images peuvent choquer : elles viennent du Burundi où des dizaines de corps ont été retrouvés dans les rues de la capitale ce samedi. D'après l'armée, il s'agit de rebelles ayant attaqué trois camps militaires ce vendredi. Il y aurait au total 87 morts, dont huit du côté des forces de l'ordre. Mais pour certains habitants de Bujumbura, comme cette femme qui vit dans le quartier de Nyakabiga, il s'agit au contraire d'une répression aveugle des partisans du président Nkurunziza contre l'opposition. 'J'ai vu des policiers qui demandaient à un groupe d'hommes de s'arrêter. Les hommes ont eu peur et se sont mis à courir, les policiers leur ont alors tiré dessus. A ce moment-là, notre fils a essayé de fermer la porte. Les soldats l'ont repéré, et lui ont tiré dessus, raconte-t-elle. Une centaine d 'armes a également été saisie, a annoncé l'armée, et 45 personnes faites prisonnières. Le Conseil de sécurité de l'Onu a condamné ces violences, les plus graves au Burundi depuis le coup d'Etat manqué du mois de mai. Le pays est en crise depuis la fin avril, depuis que Pierre Nkurunziza a décidé de rester à la tête du pays. Il a brigué un troisième mandat de président, et l'a obtenu en étant une nouvelle fois élu au mois de juillet.
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La victoire est donc acquise pour Pierre Nkurunziza. Le président sortant du Burundi a été réélu dès le premier tour avec 69,41 % des voix pour un troisième mandat qu'il a voulu aux dépens de la paix et de l'unité de son pays. Des observateurs de la Communauté est-africaine ont jugé le scrutin non-conforme à une 'élection libre, équitable, pacifique, transparente et crédible', et dénoncé le climat 'd'angoisse' et les restrictions aux libertés. L'Union européenne avait retiré ses observateurs. Le commentaire du chef de la diplomatie, Alan Nyamitwe : 'Les observateurs étaient invités. Si les organisations choisissent de ne pas envoyer une équipe d'observateurs après avoir été invitées, alors ce n'est pas du ressort du pays qui a lancé l'invitation. Nous ne pensons pas que ce soit à quiconque d'ignorer ou de mal interpréter le choix fait par les gens d'un état souverain.' L'opposition a dénoncé la victoire d'Nkurunziza, mais Bujumbura est restée calme. Jusqu'à la mi-juin, pourtant, la ville était le théâtre de manifestations quasi-quotidiennes. Les violences politiques sont encore nombreuses. A présent, reste à savoir comment Nkurunziza va relever son pays, divisé et traumatisé par des mois de violences, et menacé par Washington et l'Europe de sanctions économiques, après le gel d'une partie de l'aide des principaux partenaires du Burundi. #Burundi : Sans surprise, Pierre Nkurunziza est réélu selon la Ceni. Seule surprise, c'est le taux de participation pic.twitter.com/DOrPB4GnoN- Sonia Rolley (@soniarolley) 24 Juillet 2015
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C'est officiel au Burundi le président sortant Pierre Nkurunziza a été réélu dès le premier tour pour un troisième mandat controversé. Ce vendredi, il a été proclamé vainqueur de l'élection avec 69,4 % des voix par la commission électorale. L'opposition a dénoncé les résultats. Jugeant que la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat violait la Constitution, elle avait appelé à boycotter le scrutin qui s'est tenu mardi. La mission d'observation de la Communauté est-africaine a jugé que le scrutin n'avait pas répondu aux normes d'une élection libre, équitable, pacifique, transparente et crédible. Les résultats n'ont suscité aucune réaction dans la capitale Bujumbura, qui a été le théâtre de manifestations quasi-quotidiennes jusqu'à la mi-juin et où continuent des violences politiques. Avec AFP et Reuters
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La situation ne s'arrange pas au Burundi où un leader de l'opposition a été assassiné dans la capitale de Bujumbura. Soupçonnée, la présidence dément ces accusations et se dit choquée. Le dialogue entre les différentes parties est désormais suspendu.
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A Bujumbura, la capitale du Burundi, malgré la trêve décrétée par le mouvement anti-troisième mandat, un leader de l'opposition a été assassiné. Zedi Feruzi, le président de l'Union pour la paix et la démocratie (UPD) a été tué avec son garde du corps alors qu'il rentrait chez lui. La veille, des inconnus ont jeté trois grenades à proximité de l'ancien marché central, au milieu de la foule et des vendeurs, faisant au moins deux morts et quarante blessés. Le Burundi est en pleine tourmente politique depuis l'annonce fin avril par le président Pierre Nkurunziza, de briguer troisième mandat. Plus d'une centaine de milliers auraient fui leur pays. Ils ont trouvé refuge au Rwanda, mais surtout en Tanzanie, le grand voisin du Sud. Près de 50 000 réfugiés sont rassemblés sur les rives du lac Tanganyika. Ils doivent faire face à une nouvelle menace : le choléra, qui se propage à cause de mauvaises conditions d'hygiène. Il aurait fait au moins 33 morts.
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Une épidémie de choléra touche actuellement près de 3.000 réfugiés politiques burundais, regroupés en Tanzanie. Celle-ci progresse rapidement, avec environ 300 personnes touchées par jour. Une situation qui inquiète fortement l'ONU.
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Nouvelle journée de mobilisation ce mardi au Burundi. Plusieurs centaines de manifestants, essentiellement des jeunes, sont redescendus dans les rues pour dire non à un éventuel troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. La motivation des protestataires semblent intacte, en dépit des menaces du pouvoir. Les autorités ont récemment fait savoir que les manifestants '(seraient) traités comme des putschistes' - référence aux militaires qui ont tenté la semaine dernière un coup d'état, avant d'être pour la plupart arrêtés. Urgence humanitaire L'instabilité de la situation à Bujumbura a entraîné la fuite de milliers de Burundais, ces dernières semaines... Des réfugiés installés provisoirement dans des camps dans les pays voisins, notamment ici en Tanzanie. 'Jusque là, on estime à 64 000, le nombre de Burundais qui ont fui leur pays', estime le docteur Allen Gidraf Kahindo Maina, représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). 'Il y a déjà beaucoup de monde et cela risque de s'amplifier, ajoute-t-il, car il y a encore beaucoup de gens qui attendent à la frontière. Donc c'est vrai que c'est une situation d'urgence assez aiguë'. Suggestion de report des élections Sur un plan politique, des élections législatives sont censées se tenir dans une semaine au Burundi. Plusieurs pays de la région, regroupés au sein de la Conférence internationale de la région des Grands lacs (CIRGL) ont préconisé un report de ce scrutin ainsi que la présidentielle prévue le mois prochain. L'Union européenne a également estimé ce mardi qu'un report des élections était 'indispensable, dans les limites constitutionnelles'.
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Au Burundi, les opposants au président Nkurunziza tentent de rester mobiliser, après 3 semaines de manifestations et une tentative de coup d'Etat qui a échoué la semaine dernière. Ce lundi, plusieurs centaines de personnes sont descendues dans les rues (des quartiers périphériques) de la capitale pour dire non à la décision du chef de l'Etat de briguer un troisième mandat. En face, ce ne sont plus les policiers qui sont chargés du maintien de l'ordre, mais des soldats, des militaires qui ont plusieurs fois tiré en l'air pour disperser la foule. 'Ils nous tirent dessus, se plaint un manifestant, ils nous bousculent. Ils font ça aussi aux journalistes. Et ils utilisent leurs armes à feu'. Des ministres démissionnés 4 jours après l'échec du coup d'Etat mené par une partie de l'armée, le président Nkurunziza a procédé ce lundi à une remaniement ministériel. Il a changé trois ministres, dont ceux de la Défense et des Affaires étrangères. Le pays est engagé dans un processus électoral avec des législatives prévues dans une semaine, et des présidentielles à la fin du mois de juin. En dépit de la crise politique, les autorités semblent n'envisager aucun report. Pourtant, des milliers de personnes ont fui ces dernières semaines dans les pays voisins. C'est le cas en Tanzanie notamment où les autorités affirment d'ailleurs qu'un cas de choléra a été enregistré dans un des camps de réfugiés burundais.
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Pierre Nkurunziza, le président du Burundi, a fait son retour à Bujumbura vendredi. Il a annoncé la réouverture des frontières et que la paix était rétablie après l'échec de tentative de coup d'Etat.
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Olivier Péguy. euronews : Olivier Caslin vous êtes journaliste au magazine Jeune Afrique, et vous connaissez bien le Burundi. Ce pays d'Afrique des Grands Lacs est le théâtre d'un mouvement de contestation qui vise le président Nkurunziza. Cela s'est traduit notamment par une tentative de coup d'État. Cette tentative a échoué. D'après vous, pourquoi a-t-elle échoué ? Olivier Caslin. Journaliste, 'Jeune Afrique' : Le général Godefroid Niyombare, qui était le chef des putschistes, s'est vu peut-être un peu trop beau, il pensait avoir le soutien de l'armée et on s'est rendu compte au bout des heures qui passaient, que seule une petite frange de l'armée était vraiment derrière lui. Il y a eu beaucoup de négociations entre les deux fractions de l'armée, les loyalistes d'un coté les putschistes de l'autre, qui ont duré tout mercredi après midi, tout jeudi jusqu'à tard hier soir, et il semblerait donc, qu'aucun accord n'a été trouvé. Les loyalistes en ont profité pour reconquérir les radios privées que les putschistes avaient prises et donc depuis ce matin, c'est la débandade chez les putschistes. Olivier Péguy. euronews : Et d'après vous, l'échec de ce coup d'État sonne-t-il la fin du mouvement de contestation ? Olivier Caslin. Journaliste, 'Jeune Afrique' : Non ça sonne la fin de ce qu'on imaginait, ce qu'on appelle le scénario burkinabé, c'est-à-dire, voir l'armée prendre le pouvoir des mains du président pour le confier au peuple. Ça maintenant, on est assuré que ce scénario n'arrivera pas, mais ça ne veut pas dire que la contestation s'arrête. Il semblerait qu'il y a déjà des barricades qui aient commencé à se monter ce matin, dès les premières heures de la journée, donc il est fort probable que les contestations vont se poursuivre. Uniquement, cette fois-ci, du côté civil, sans les militaires, ce qui peut aussi laisser présager d'un certain retour à la violence des forces de sécurité qui vont se sentir désormais toute latitude pour agir. Olivier Péguy. euronews : Certains craignent désormais une vague de répression. Cette crainte est-elle fondée ? Olivier Caslin. Journaliste, 'Jeune Afrique' : Tout à fait... Il y a déjà eu des chasses à l'homme ce matin. Olivier Péguy. euronews Au niveau civil, il y a-t-il un risque de voir resurgir des antagonismes ethniques, comme le pays en a connu par le passé ? Olivier Caslin. Journaliste, 'Jeune Afrique' C'est toujours le risque dans cette région, pour l'instant le pays a été protégé. Le Burundi, contrairement au Rwanda a fait un long travail justement pour que les communautés, les ethnies vivent ensemble ; l'armée par exemple, est constituée par 50 % de Tutsis, 50% de Hutus, donc pour l'instant, on n'a pas vu de clivage ethnique intervenir lors de la crise. Mais tout est possible dans un pays qui a eu une histoire de violences sur les dernières décennies, on peut malheureusement imaginer un scénario du pire.
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Les partisans du Président Nkurunziza célébraient l'échec du coup d'Etat ce matin à Bujumbura, la capitale du Burundi. Trois des généraux impliqués dans le putsch de mercredi ont été arrêtés. Leur chef, le général Niyombaré, est en fuite. ' Nous avons accepté de nous rendre, j'espère qu'il ne vont pas nous tuer,' avait-il auparavant déclaré à l'AFP. C'est dans un tweet hier soir que le Président a annoncé être rentré au Burundi. Il se trouverait dans sa ville natale. Je suis au #Burundi. Je félicite l'armée et la police pour leur patriotisme. Je félicite surtout les burundais pour leur patience.- Pierre Nkurunziza (@PierreNkurunziz) May 14, 2015 Tout s'est joué lors de la bataille pour le contrôle de la radio-télévision nationale. ' Ils ont forcé l'entrée de la station avec un char et nous l'avons brûlé. Nous avons tué 12 assaillants, 35 ont été blessés, 40 se sont rendus. Nous en avons arrêté neuf et quatre de nos soldats ont été blessés, ' a expliqué le chef d'Etat major, le général Prime Niyongabo. La crise politique a été déclenchée le 26 avril par la décision du Président de briguer un troisième mandat, en dépit de la constitution. En deux semaines, 20 manifestants sont morts dans la répression de la contestation. Une organisation de la société civile - le mouvement Forum pour la conscience et le développement - a déjà appelé à redescendre dans la rue. La milice acquise au président Nkurunziza aurait cependant intimidé des membres de l'opposition qui essayaient de manifester en les menaçant de les abattre. Selon le Haut-commissariat de l'ONU, depuis le début des troubles, 105.000 personnes ont fui le Burundi pour la Tanzanie, le Rwanda et la République démocratique du Congo.
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A peine remis d'une guerre civile, meurtrière, le Burundi se soulève depuis plusieurs semaines contre son président Pierre Nkurunziza, qui souhaite briguer un troisième mandat. Ce qui est contraire à la Constitution. Destitué mercredi, le chef de l'Etat n'a visiblement pas l'intention de lâcher prise.
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Le contrôle de la radio-télévision publique au coeur des combats entre militaires loyalistes et putschistes à Bujumbura, la capitale. Les forces du général Niyombare, auteur du coup d'Etat de la veille, tentaient depuis l'aube jeudi de s'en emparer.Les tirs ont redoublé juste après la diffusion d'une allocution téléphonique du président Nkurunziza promettant le pardon aux putschistes qui déposeraient les armes. Plus tôt, dans un tweet, le Président avait appelé tous les Burundais au calme et assuré contrôler la situation. Je demande à tous les burundais de garder le calme face à l'imposture. La situation est sous contrôle et l'ordre constitutionnel sauvegardé.- Pierre Nkurunziza (@PierreNkurunziz) May 14, 2015 En Tanzanie pour un sommet régional au moment du putsch, Pierre Nkurunziza se trouverait toujours à Dar es Salaam, dans un lieu tenu secret. Le coup d'Etat a été accueilli dans la liesse mercredi à Bujumbura, où la foule manifestait depuis le 26 avril contre la décision du président sortant de briguer un troisième mandat, en dépit de la constitution. Réunie en urgence en Ethiopie ce jeudi, l'Union africaine a condamné le coup d'Etat et à appeler au rétablissement du dialogue politique.
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Qui contrôle Bujumbura ? De violents combats opposaient militaires putschistes et loyalistes ce matin dans la capitale Burundaise autour du siège de la télévision nationale. La RTNB aurait été attaquée à l'aube après que le chef d'état-major des armées, fidèle au président Nkurunziza, eut annoncé l'échec du coup d'Etat du général Niyombare. Hier, le Président burundais avait quitté précipitamment la Tanzanie où se tenait le sommet de la communauté est-africaine. Celle-ci lui a apporté son soutien. ' Le sommet est d'avis que le putsch ne résoud pas les problèmes du Burundi, nous ne l'acceptons pas, nous, nous le condamnons aussi fermement que possible et nous rappelons au retour de l'ordre constitutionnel dans le pays, ' a déclaré le président tanzanien Jakaya Kikwete. Dans un tweet ce matin, le président Nkurunziza appelle au calme ce matin et assure contrôler la situation. Je demande à tous les burundais de garder le calme face à l'imposture. La situation est sous contrôle et l'ordre constitutionnel sauvegardé.- Pierre Nkurunziza (@PierreNkurunziz) May 14, 2015 Après avoir tenté en vain de regagner son pays hier, nul ne sait où il se trouve. La crise au Burundi a été déclenchée le 26 avril par sa décision de briguer un troisième mandat, en dépit de la constitution.
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Les tirs à l'arme lourde ont cessé jeudi en milieu de matinée à Bujumbura au lendemain de l'annonce de la destitution du président Pierre Nkurunziza. Les Nations Unies ont fait part de leur inquiétude de voir la guerre civile qui a prit fin en 2006 se répéter.
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Des milliers de Burundais ont laissé éclater leur joie à Bujumbura après l'annonce de la destitution du Président Nkurunziza. 'Dieu nous a exaucés' disaient certains. Pourtant, le coup d'Etat mené par le Général Godefroid Niyombaré a été qualifié de 'fantaisiste' et aurait échoué selon la présidence du Burundi. Mais des tractations auraient tout de même lieu entre putschistes et loyalistes. 'Je suis très heureux de voir que nous sommes parvenus à destituer le Président qui a essayé de changer la constitution. Après tout les conflits passés, il a voulu un troisième mandat pour en finir avec nous. Il n'a rien fait pour nous, mais grâce à cette révolution populaire, nous avons gagné, et nous n'abandonnerons pas !' RT ImadMesdoua: Photos coming out of #Burundi are impressive. Army alongside protesters #BurundiCoup pic.twitter.com/c8DZXBX6Em- RayneR (suzn_R) 13 Mai 2015 La situation est toujours confuse. Les généraux putschistes ont annoncé la fermeture des frontières et de l'aéroport international*. Le siège de la Radio Télévision nationale du Burundi, de même que le palais présidentiel, ont été protégés par des militaires, apparemment toujours fidèles au régime. #Burundi : lumières éteintes à l'aéroport, le personnel civil a quitté. Quelques policiers mais surtout des militaires déployés RFI- Sonia Rolley (soniarolley) 13 Mai 2015 Le Président Pierre Nkurunziza aurait quitté la Tanzanie où il devait participer à une réunion de crise sur la situation de son pays. Et officiellement, il a pris le chemin du Burundi. Mais il pourrait aussi vouloir se réfugier dans un autre pays si son avion est bel et bien parti et s'il ne parvient pas à se poser. #Burundi update: New reports that president #Nkurunziza never left #Tanzania and returned to his hotel after #Bujumbura airport closed.- José Miguel Sardo (@jmsardo) 13 Mai 2015 Les manifestations contre le président burundais et les violences sont quasi quotidiennes depuis la semaine dernière, depuis que Nkurunziza a décidé de briguer un troisième mandat, contrairement aux Accords de paix d'Arusha qui ont mis fin à la guerre civile entre Hutus et Tutsis du Burundi en 2005. Les violences ont fait une vingtaine de morts. Plus de 50 000 personnes ont fui dans les pays voisins depuis le début de la contestation. #Burundi : bilan provisoire croix-rouge: 3 morts dont un policier, 66 blessés RFI- Sonia Rolley (soniarolley) 13 Mai 2015
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Nous avons pu recueillir le témoignage d'un journaliste burundais, Aristide Nizigiré, qui se trouvait ce mercredi à Bujumbura, et les éléments qu'il nous donne montrent qu'un coup d'Etat a bien eu lieu au Burundi : 'La radio télévision nationale du Burundi est encerclée par beaucoup de militaires. Au sud de la capitale, il y a beaucoup de personnes qui marchent et qui courent, des femmes, des enfants qui courent en disant 'nous sommes heureux, nous avons une victoire, nous sommes tellement contents'. Et vraiment, il y a ce climat de joie, et beaucoup de personnes sont assises sur le bord de la route, boivent de l'alcool, mangent, ils sont très contents.'
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Quelques heures après l'annonce du coup d'Etat, des milliers de Burundais ont laissé éclater leur joie à Bujumbura. Mais ce mercredi soir, la situation reste confuse : difficile de dire qui tient les rênes du Burundi. Le coup d'Etat a échoué assure la Présidence, mais le président contesté Pierre Nkurunziza n'a pas pu revenir de Tanzanie, l'aéroport international ayant été fermé par les putschistes. A leur tête, le Général Godefroid Niyombare qui a annoncé la destitution du président sur la radio privée Isanganiro, avant de 'demander à tous de travailler main dans la main pour assurer la sécurité de tous les citoyens du pays'. Dans la soirée, il a de nouveau assuré à la radio qu'il avait le soutien de 'beaucoup' d'officiers supérieurs de l'armée et de la police. L'officier putschiste a aussi annoncé la mise en place d'un 'comité pour le rétablissement de la concorde nationale, temporaire', chargé de rétablir 'l'unité nationale' et de reprendre le 'processus électoral dans un climat serein et équitable'. Il a dit prendre la tête du comité. Des tractations auraient encore lieu entre loyalistes et putschistes ce soir. Juste après l'annonce du coup d'Etat, des centaines de Burundais avaient tenté d'approcher en vain du siège de la RTNB, la radio-télévision nationale du Burundi. Mais les militaires avaient été chargés de protéger les lieux, de même que le palais présidentiel. Des tirs ont été entendus. Ce mercredi soir, la Croix-Rouge a établi un bilan provisoire de trois morts et 66 blessés pour cette seule journée. #Burundi: Public TV still under control of troops loyal to #Nkurunziza as news bulletin makes no reference to coup. https://t.co/Boac6Yl9bw- José Miguel Sardo (@jmsardo) 13 Mai 2015 Les manifestations contre le président burundais et les violences sont quasi quotidiennes depuis que Nkurunziza a décidé de briguer un troisième mandat en juin prochain. Un troisième mandat contraire à la constitution et aux Accords de paix d'Arusha qui ont mis fin à la guerre civile entre Hutus et Tutsis du Burundi en 2005. #Burundi: Pro-govt radio Rema burned by protesters after building closed and evacuated by army. Via ElsaABuchanan pic.twitter.com/xg6sOC0XH6- José Miguel Sardo (jmsardo) 13 Mai 2015 Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a exhorté 'au calme et à la retenue', et la Maison Blanche a appelé toutes les parties à 'déposer les armes'. Qui est le général Niyombare ? C'était un compagnon d'armes du chef de l'Etat au sein de l'ex-rébellion hutu, le Cndd-FDD, qui est devenu le parti du pouvoir depuis la fin de la longue guerre civile (1993-2006) entre la majorité hutu et la minorité tutsi (longtemps dominante dans l'armée). Après la guerre, il était devenu chef d'état-major adjoint, puis chef d'état-major de l'armée. Nommé ensuite en décembre 2014 à la tête du Service national de renseignements, il avait été limogé trois mois plus tard (en février 2015), par le président après lui avoir déconseillé de briguer un troisième mandat, jugé inconstitutionnel par ses adversaires. C'est une personnalité respectée et il est considéré comme un homme de dialogue au Burundi.
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Le général Niyombare annonce la destitution du président sortant Nkurunziza, candidat à un troisième mandat. Cette candidature avait provoqué une crise meurtrière dans la capitale Bujumbura depuis quelques semaines. Le président, actuellement en Tanzanie, a qualifié cette annonce de "plaisanterie", mais des scènes de liesse ont eu lieu dans la capitale.
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Une trêve a été décidée à Bujumbura ce samedi par l'opposition, au lendemain des affrontements entre la police et des centaines de détracteurs du président burundais. Les manifestants protestaient contre la candidature à troisième mandat du président Nkurunziza. Selon les défenseurs des droits de l'homme, ces affrontements ont fait au moins 17 morts depuis le 26 avril. 'Cette police est contre nous' disait vendredi un des manifestants. 'Ils nous tirent dessus e n plein jour, l'armée ne nous aide pas, mais nous n'abandonnerons pas, nous allons nous battre, nous devons rester ici.' Malgré les vives protestations, le président Pierre Nkurinziza a déposé vendredi sa candidature à l'élection du 26 juin, candidature pour un troisième mandat considéré comme anticonstitutionnel par l'opposition. Les troubles qui agitent le Burundi ont provoqué le départ de dizaines de milliers de réfugiés vers les pays voisins. Selon les observateurs, depuis le début de la crise, plus de 50 mille Burundais se sont réfugiés au Rwanda, en Tanzanie et en République Démocratique du Congo. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a entamé ce vendredi des consultations à huis clos sur la crise au Burundi.
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Malgré les vives protestations, le président a déposé sa candidature controversée à l'élection présidentielle du 26 juin. Pierre Nkurunziza, qui brigue un troisième mandat, avait obtenu plus tôt dans la semaine le feu vert du Conseil constitutionnel, au grand dam de l'opposition. L'acte du président a déclenché de nouveaux affrontements à Bujumbura, la capitale. Ces affrontements entre partisans de l'opposition et forces de l'ordre ont fait 17 morts depuis le 26 avril, selon des défenseurs des droits de l'homme. Aux Nations unies, la représentante américaine a fait état d'informations crédibles selon lesquelles des armes sont distribuées aux miliciens qui soutiennent le président Nkurunziza. La Cour pénale internationale a prévenu qu'elle suivrait de près les évènements au Burundi. Avec AFP et Reuters
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La décision du président du Burundi de briguer un troisième mandat ne passe toujours pas. Des affrontements ont à nouveau éclaté ce jeudi entre partisans et opposants du chef de l'État, quatre personnes ont été tuées. Au total, 18 personnes sont déjà mortes dans ces violences. Depuis douze jours, ce pays d'Afrique est secoué par des manifestations d'opposants. La police les cantonne dans la périphérie de Bujumbura pour empêcher les provocations au coeur de la capitale. Le 25 avril dernier, Pierre Nkurunziza annonce qu'il se représente. Un troisième mandat jugé anticonstitutionnel par l'opposition qui appelle alors à des marches pacifiques. Le gouvernement les interdit, mais des milliers de personnes défilent quand même. Trois manifestants seront tués. Puis c'est l'escalade. Des responsables de la société civile sont arrêtés, la radio indépendante et les réseaux sociaux sont coupés. L'Union africaine estime aujourd'hui que la situation n'est pas propice à des élections. Pas de réaction pour l'heure du côté de la présidence burundaise.
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Quatre manifestants ont été tués pendant la répression des manifestations au Burundi ce lundi. Plusieurs centaines de personnes ont affronté la police dans les rues de la capitale Bujumbura et, selon plusieurs témoignages, la police a tiré à balles réelles sur la foule. Depuis le 26 avril, une partie de la population proteste contre le projet du président burundais de briguer un troisième mandat lors de l'élection du 26 juin. Jusqu'ici maintenus à l'écart du centre-ville, les manifestants ont réussi ce matin à le rejoindre. Pierre Nkurunziza a été élu président du Burundi en 2005, puis réélu en 2010. Selon l'accord d'Arusha, signé en 2000, préalable à la fin de la guerre civile dans le pays, le président ne peut pas briguer de troisième mandat. John Kerry, à l'instar d'autres chancelleries occidentales, a critiqué la décision du président de se représenter, ce qui va à l'encontre de la constitution, selon lui. On a appris enfin qu'un juge de la cour constitutionnelle, dénonçant des pressions, avait quitté le pays. C'est cette institution qui doit se prononcer bientôt sur la légalité d'un nouveau mandat.
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La tension reste très vive à Bujumbura, la capitale du Burundi. Vendredi, trois personnes, deux policiers et un civil, ont été tués dans des affrontements entre forces de l'ordre et opposants au président Pierre Nkurunziza. Les manifestations se sont poursuivies pour le sixième jour consécutif à l'appel du collectif qui s'oppose à la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisème mandat à l'occasion de la présidentielle de fin juin. Ces attaques meurtrières se sont produites alors que l'opposition avait décrété une trêve de deux jours pour inhumer les victimes et laisser du temps au président pour reconsidérer ses intentions. Bujumbura est par ailleurs frappé d'une pénurie de carburants qui oblige de nombreux habitants à faire la queue pendant des heures dans les stations service.
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La tension reste vive au Burundi, théâtre depuis trois jours de violentes manifestations de l'opposition. Elles ont été déclenchées par l'annonce, samedi, de la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat présidentiel, alors que la Constitution n'en autorise que deux. Policiers et opposants se sont à nouveau fait face ce mardi dans les faubourgs de la capitale Bujumbura. Ces manifestations sont interdites par les autorités qui ont procédé depuis samedi à plusieurs arrestations et à la fermeture d'une radio indépendante. Une répression dénoncée par le principal chef de l'opposition, Agathon Rwasa, qui appelle au respect de la Constitution : ''Le droit de manifester est reconnu par la Constitution. Ceux qui protestent dénoncent le mépris exprimé samedi dernier par Pierre Nkurunziza et son parti envers la Constitution. Nous ne pouvons pas accepter que ce pays soit dirigé par la volonté d'un seul parti, le Cndd-FDD.'' Ces manifestations font craindre un nouveau conflit dans un pays qui reste profondément marqué par treize années de guerre civile, qui a fait plus de 300.000 morts. En 2008, au terme de négociations difficiles, le président Pierre Nkurunziza et le chef rebelle Agathon Rwasa étaient finalement parvenus un accord de cessez-le-feu, qui demeure fragile... Conséquence des violences de ces derniers jours, des milliers de Burundais fuient vers le Rwanda ou la République démocratique du Congo.
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Au Burundi, la population est très divisée sur la candidature de l'actuel président. De violentes affrontements ont éclaté dimanche causant la mort de deux personnes.
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