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Parmi les victimes de cette tragédie, deux étudiants étrangers sont décédés des suites de leurs blessures : Manci Ayberk, étudiant turc de vingt ans, est mort ce dimanche dans un hôpital roumain, après huit jours d'agonie, aux côtés de ses parents. Tullia Ciotola, vingt ans elle aussi, a été évacuée aux Pays-Bas pour y être soignée mais elle est décédée à son arrivée. L'ambassadeur turc en Roumanie est le premier diplomate étranger à s'être rendu sur les lieux. Osman Koray Ertas : 'Ils sont sortis ensemble de la discothèque après l'incendie. C'est dramatique, ils ont pris un taxi ensemble, et ils sont allés ensemble à l'hôpital. Dans le taxi ils se sont parlés et se sont dit qu'ils allaient bien. Même le jeune Turc qui est mort depuis a dit que tout allait bien. Mais quand ils sont arrivés à l'hôpital ils ont commencé à hurler et ils ont foncé aux urgences'. Plusieurs spécialistes étrangers sont venus en Roumanie renforcer les équipes locales de chirurgiens, débordées après l'incendie et les 140 blessés à traiter. 'Avec la bonne volonté du ministère de la Santé et de l'armée truque, quatre médecins spécialisés sont venus apporter leur aide. L'un des médecins est le président du bureau scientifique des grands brûlés. Je suis allé le chercher à l'aéroport, il s'est mis à travailler immédiatement. Il a participé à de nombreuses opérations et a essayé de soutenir ses collègues roumains. Des médecins étrangers venus de France, du Royaume Uni ou d'Israël et d'autres pays, et aujourd'hui considérés comme des héros par tous les Roumains.
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Sept personnes de plus sont décédées ce matin des suites de leurs blessures après l'incendie dans une discothèque à Bucarest. Le bilan est ainsi passé à 39 morts. Selon les médecins roumains 107 personnes, dont 48 d'entre elles dans un état critique, sont toujours soignées dans les hôpitaux. La plupart se trouvent au centre des brûlés de Bucarest, mais d'autres ont été transférés dans des hôpitaux étrangers. Parmi les pays qui ont accepté de recevoir des patients, les Pays-Bas, la Belgique, l'Allemagne, et Israël. La tragédie de la discothèque a entraîné des manifestations massives ces derniers jours : pour la population de Bucarest, c'est la corruption qui est à l'origine de l'accident. Le directeur de la circonscription administrative dont dépendait la boîte de nuit a été arrêté. Les propriétaires de l'établissement, eux, encourent la prison à vie. De graves manquements de sécurité ont été constatés : une seule porte ouverte, pas de sorties de secours et des matériaux inflammables utilisés pour l'isolation acoustique. L'organisation d'un spectacle pyrotechnique s'est donc faite en dépit du bon sens.
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'Stop à la corruption, stop à l'incompétence'. C'est le cri de colère de dizaines de milliers de personnes en Roumanie, descendues dans la rue une nouvelle fois pour demander le renouvellement de la classe politique et un changement profond du système. Les 32 morts de l'incendie de la discothèque de Bucarest ont créé une onde de choc dans le pays. Et la démission mercredi du Premier ministre Victor Ponta n'a pas calmé les esprits : 'Nous sommes ici pour montrer que nous ne voulons pas que les choses continuent de la même façon, déclare un manifestant. Des politiciens partent, mais ce sont les mêmes qui reviennent. On ne veut pas les mêmes mensonges, on ne se fera pas avoir par une ou deux démissions'. 'Le problème c'est que cette place, la rue, ne peuvent pas être représentées par si peu de gens, lance un autre. Le président et les hommes politiques devraient venir ici sur cette place et parler aux gens'. Le président Klaus Iohannis, après consultation de leaders politiques et de représentants des manifestants, a suggéré que des élections anticipées soient organisées. Alternativement, il pourrait désigner un gouvernement de technocrates... 'Quasiment personne ne veut d'un gouvernement politique', a t-il déclaré.
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La Roumanie s'est dotée d'un nouveau Premier ministre, au lendemain de la démission de Victor Ponta. Le ministre de l'Education Sorin Campeanu occupera ce poste par intérim. Il gérera les affaires courantes jusqu'à la formation d'un nouvel exécutif, avec comme préoccupation de préserver l'économie, en ces temps perturbés. 'La Roumanie est, et doit rester, un facteur de stabilité et c'est pour cela que mon message aux acteurs économiques est de concentrer nos efforts pour assurer une économie aussi équilibrée que possible pour que la confiance en la Roumanie ne se perde pas.' Victor Ponta, le précédent Premier ministre, a démissionné sous la pression de la rue, suite à l'incendie qui a fait 32 morts et près de 200 blessés dans une discothèque à Bucarest vendredi. Un mouvement sans précédent, une colère loin de s'éteindre, dont le président roumain a pris la mesure : 'J'ai un message très important pour les gens dans la rue a déclaré le président Klaus Iohannis. J'ai un message pour les manifestants : je vous ai vus, je vous ai entendus, je vais prendre en compte vos demandes.' Donc, pour la première fois en Roumanie, la société civile et des représentants des manifestants seront consultés, au même titre que les partis politiques, en vue de la nomination du futur Premier ministre. Le président avait été élu sur la promesse d'éradiquer la corruption. Pour de nombreux Roumains le drame de la discothèque prouve que rien n'a vraiment changé.
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Cela ressemble aux prémices d'une révolution, un automne roumain peut-être. Un ras-le-bol en tout cas. Pour la première fois, les Roumains sont décidés à aller jusqu'au bout . L'incendie a été l'étincelle de trop. Depuis la chute du communisme, la classe politique est rongée par la corruption. Un fléau que tout le monde connaît, dont les Roumains jusque-là s'accommodaient. Cette fois-ci, la contestation prend de l'ampleur. Dans la rue et sur les réseaux sociaux. En à peine quelques minutes, nos informations sur la démission du Premier ministre ont été partagées et likées des dizaines de milliers de fois. Lorsque Victor Ponta arrive au poste de Premier ministre en 2012, il est le plus jeune élu à ce poste. Il jouit d'une large popularité et d'un charisme certain. Il porte les espoirs de la population d'une nouvelle ère. Mais très vite, il va décevoir. Pas de grandes réformes, des querelles permanentes avec l'ancien président. Et puis arrivent les casseroles judiciaires. En juin, il est poursuivi pour faux en écriture, complicité d'évasion fiscale et blanchiment d'argent, du temps où il était avocat. Après l'affaire du plagiat de sa thèse qui avait fini par lui faire renoncer à son titre de docteur, l'étau se resserre, mais lui refuse de partir : 'Je crois que la démocratie ne s'exerce pas dans la rue, par la force. Une démocratie fonctionne selon les mécanismes mentionnés par la Constitution' déclarait Victor Ponta. Ponta l'aura donc appris à ses dépends, la démocratie s'exerce aussi dans la rue. A ce moment-là, les Roumains y sont déjà pour exiger sa démission, mais cette fois-là, ils n'auront pas gain de cause. Quelques mois plus tôt, ils avaient toutefois infligé un revers au Premier ministre qui se présentait à l'élection présidentielle. Ponta avait été battu contre toute attente par Klaus Iohannis, lequel avait axé sa campagne sur la lutte contre la corruption. Le Président élu, au soir des résultats, prend la mesure de ce qu'il vient de réaliser et des raisons qui l'ont amené là : 'J'ai compris le message envoyé par les citoyens roumains. C'est un message puissant pour moi et la classe politique.' La corruption des élites n'est pas un mal nouveau en Roumanie. Lorsque le pays frappe à la porte de l'Union européenne en 2004, le Parlement menace de repousser l'adhésion (en 2007) si rien n'est fait pour l'endiguer. Pendant quelques années, Bucarest jouera le jeu. Des centaines d'arrestations et de procès auront lieu. Les têtes tombent. Pas suffisant pour la population. Cet incendie qui a tué 32 personnes a été un déclencheur. Cela aurait pu être n'importe quoi d'autre. Pour cette génération-là, celle des réseaux sociaux, spontanée et décidée à changer la face politique du pays, c'était juste le moment pour dire stop.
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Homicide involontaire : voilà pour quoi sont poursuivis désormais les trois propriétaires de la boîte de nuit, ravagée samedi par un incendie en Roumanie. Présentés au parquet, ils devront expliquer les nombreux manquements à la règlementation, qui ont entraîné la mort de 30 personnes au moins, et fait 200 blessés. En cause notamment l'absence de sortie de secours et l'utilisation de matériaux inflammables pour l'isolation acoustique. 'Normalement ce club n'aurait pas dû exister, explique Raed Arafat, secrétaire d'Etat à l'Intérieur. Ce que nous essayons d'expliquer à l'opinion publique en Roumanie c'est que les patrons de ce club n'avaient jamais demandé d'autorisation et jamais déclaré ce qu'ils voulaient faire ici.' Mais l'enquête devra aussi expliquer pourquoi les autorités compétentes de Bucarest ont permi l'ouverture de la discothèque Colectiv. Samedi soir pendant un concert des feux d'artifice ont provoqué un incendie, le nightclub n'était pas autorisé à recevoir des musiciens, encore moins un show pyrotechnique.
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Toute la journée samedi, plusieurs centaines de personnes ont défilé devant la boîte de nuit de Bucharest où un incendie a tué 27 personnes vendredi soir. Parmi elles, le président roumain, Klaus Iohannis, qui a mis en cause le non-respect de la réglementation en matière de sécurité. Le gouvernement a annoncé 'un deuil national de trois jours' après ce drame, le plus grave du genre dans la capitale roumaine. Matériau isolant inflammable, autorisations manquantes, pas de sortie de secours... Clairement, de graves manquements sont constatés au niveau de la sécurité. 'Les morts, c'est nous, lance cet artiste de la scène locale. Parce que ça pourrait arriver dans n'importe quel club. On peut se demander, combien de clubs à Bucarest ont deux sorties ? Dans toute la ville ? Aucun'! Policiers, magistrats et experts en sécurité anti-explosions ont passé la journée à l'intérieur de la discothèque ravagée par les flammes. Dix blessés qui se trouvent toujours dans un état critique sont soignés dans cet hôpital. 'Je le connaissais de Facebook, raconte un jeune arrivé à l'hôpital. Elle est dans ma liste d'amis, et même si on ne s'est jamais rencontrés je me suis dit que je devais venir et faire quelque chose pour elle, lui dire un mot et la soutenir'. L'appel au don du sang a été largement entendu par la population et des dizaines de jeunes, frappés personnellement par la tragédie, sont venus participer à la collecte dans plusieurs hôpitaux et centres de transfusion de la capitale.
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24 heures après l'incendie, aucune trace à l'extérieur ne trahit le drame où 27 jeunes ont trouvé la mort au Colectiv, cette discothèque de Bucarest installée dans un bâtiment industriel. Alex Teodorescu est un jeune musicien. Il était dans la discothèque au moment du drame et a réussi à en sortir indemne. 'J'étais près de la porte et parmi les premiers à sortir' explique-t-il. 'Ceux qui sont sortis derrière moi étaient brûlés, leurs peaux étaient noires. 'Ils étaient brûlés et certains sont restés à l'intérieur du bâtiment.' Selon le témoignage de ce jeune homme, aucune bombe n'est à l'origine de l'incendie, mais l'appel d'air a renforcé les flammes. 'L'incendie a redoublé d'intensité lorsqu'ils ont cassé la porte' dit-il. 'Il n'y a eu aucune explosion, en tout cas, je n'ai entendu aucune explosion et s'il y en avait eu une, d'autres personnes seraient mortes et moi aussi.' Un groupe de hard rock se produisait dans cette discothèque avec un concert appuyé d'éléments pyrotechniques qui ont déclenché l'incendie et piégé le public.
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