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Entre conflits d’intérêts et manque d’efficacité, la Cour des comptes, célèbre pour recadrer les gouvernements, serait loin d’être exemplaire.
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La réforme territoriale entre dans sa phase finale. Ce matin, dans la presse quotidienne régionale, le président de la République annonce la création de quatorze super-régions au lieu des vingt-deux actuelles. Résultat : Bretagne, Pays-de-la-Loire, Aquitaine, Nord-Pas-de-Calais, Corse, Ile-de-France et Paca restent inchangées. Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon fusionnent, tout comme Bourgogne et Franche-Comté, Picardie et Champagne-Ardenne, Auvergne et Rhône-Alpes, Alsace et Lorraine, ainsi que Poitou-Charentes, Centre et Limousin. " Notre organisation territoriale a vieilli et les strates se sont accumulées (...) Le temps est donc venu de simplifier et clarifier ", explique François Hollande dans sa tribune. L'objectif est double : renforcer le pouvoir des régions, et supprimer les conseils généraux d'ici 2020, " de façon progressive ", selon le président de la République. En attendant, le gouvernement veut aller vite. Le Conseil des ministres doit examiner deux projets de loi dès le 18 juin. L'un porté par Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, concernera la nouvelle carte et la date des élections qui pourraient être repoussées au printemps 2016. Le second aux mains de Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation, organisera le transfert des compétences des conseils généraux supprimés, aux super-régions ou aux agglomérations. Cette réforme réussira-t-elle à faire l'unanimité au sein des élus ? Les économies escomptées seront-elles à la hauteur des attentes ? Arnaud Ardoin en débat avec ses invités.
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