Après l'annonce de la délocalisation de l'usine de Gandrange en Pologne, le syndicat CFDT du site dénonce la direction d'Arcelor-Mittal et propose un contre-projet.

Mittal Gandrange : contre-attaque syndicale

Rififi à Gandrange : Lakshmi Mittal aurait pu assombrir le tableau de la situation, chargeant un peu trop fort la barque pour démontrer que le bateau coule... et qu'une partie importante de l'équipage doit "abandonner" le navire. C'est en tout cas, ce que vient d'affirmer en fin de semaine dernière la branche du syndicat CFDT du site. La démonstration, qui s'est voulue convaincante, chiffres à l'appui, a été faite lors de la présentation du contre-projet du syndicat au plan de restructuration de la direction européenne du groupe.

Le contre-projet, réalisé par le cabinet d'expertise Symtec, nécessiterait 40 millions d'euros d'investissement, plus 4 à 5 millions d'euros liés à la formation de la main d'oeuvre, selon le représentant CFDT au comité d'entreprise européen d'ArcelorMittal, Edouard Martin.

Un montant nettement inférieur à celui évalué par Arcelor Mittal pour la fermeture du site, établi à 55 millions d'euros. La différence est en effet de taille : 10 millions d'euros ! Une surcharge pondérale difficile à avaler pour un site industriel...

La CFDT propose par ailleurs de restreindre le nombre de produits fabriqués à Gandrange et de recentrer le site sur quatre métiers de l'aciérie, contre sept actuellement. En 2007, 370 nuances d'acier ont été produites à Gandrange, ce qui a abouti à une explosion des coûts, selon le syndicat.

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Avec une production remontant à 1,15 million de tonnes, contre moins de 900 000 tonnes aujourd'hui, l'équilibre serait atteint "fin 2009" et le retour sur investissement, "très rapide", interviendrait "environ dans trois ans", selon le scénario mis en avant par la CFDT.
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