Quelques jours après ses adieux dantesques, Bill Gates a accordé un entretien à L'Express, dans lequel il fait le point sur les défis de l'ère digitale et sur l'avenir de Microsoft. Il laisse un groupe très solide, mais dont les retards pris dans l'innovation pourraient en inquiéter plus d'un.

Bill Gates laisse un groupe à l'aube de son renouvellement

"Un nouveau dialogue entre l'homme et l'ordinateur va bientôt dépasser l'usage du traditionnel clavier et de la souris, annonce-t-il d'entrée. Il sera alors naturel de toucher un écran, de lui parler ou d'écrire directement dessus. Ajoutez à cela la mise en ligne de notre vie quotidienne, du suivi de notre santé à l'éducation de nos enfants. Ces changements me font dire que les dix prochaines années seront plus révolutionnaires que les vingt dernières". Il résume sa pensée par cette phrase : "d'une informatique centrée sur l'ordinateur, nous allons passer à une informatique centrée sur l'utilisateur."

Dans ce contexte, Microsoft devra composer avec une concurrence accrue (Apple, Linux, Google, etc.). D'autant plus que Bill Gates n'est pas le seul à avoir quitté la firme : Jeffrey Raikes, patron de la division affaires, Bruce Jaffe, l'ancien directeur des fusions et acquisitions de la firme, ou encore Charles Fitzgerald ont pris la tangente à leur tour.

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Microsoft, dont le cours de Bourse augmente bien moins vite que ceux d'Apple ou Google, paye peut être son manque de réactivité sur l'essor des jeux vidéo, de la musique en ligne et surtout de la publicité en ligne. Environ 80% de ses revenus proviennent toujours de ses premiers métiers (systèmes d'exploitation, logiciels de bureautique et serveurs).
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