Il y a bien eu des délits d'initiés « massifs » au sein d'EADS. Tel est la principale conclusion du rapport final de l'Autorité des marchés financiers (AMF), lequel met néanmoins hors de cause Arnaud Lagardère.

Arnaud Lagardère blanchi dans l'affaire EADS !

Il y a bien eu des délits d'initiés « massifs » au sein d'EADS. Tel est la principale conclusion du rapport final de l'Autorité des marchés financiers (AMF), lequel met néanmoins hors de cause Arnaud Lagardère. Des griefs ont été notifiés à l'encontre de 17 cadres du groupe aéronautique, qui affirme avoir « toujours agi en complète transparence » et prévient qu'il va exercer « vigoureusement » son droit de défense.

Le fils de Jean-Luc Lagardère figure donc parmi les quatre blanchis par le gendarme de la Bourse. Arnaud Lagardère n'avait cessé de clamer qu'il avait appris les nouveaux retards dans la livraison du super Jumbo qu'en juin 2006 (Leparisien.fr, 03/04). Pour sa part, le groupe Lagardère ne devrait se voir notifier aucun grief concernant le retard de l'A380, le cœur de l'enquête de l'AMF.

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Coactionnaire d'EADS, le groupe Lagardère reste toutefois mis en cause dans deux autres volets : les retards dans l'annonce de l'abandon du projet A350 et l'appréciation du risque de change dans les plans du groupe aéronautique, jugée sous-estimée. Le groupe a « pris acte » de la décision de l'AMF (Le Figaro, 01/04), qui va maintenant transmettre le dossier à la commission des sanctions.
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