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127 cerceuils alignés au mémorial de Potocari près de Sebrenica, 127 victimes du génocide dont les restes ont été inhumés lundi à l'occasion du 21è anniversaire du massacre. En juillet 1995, 8000 hommes et adolescents musulmans ont été exécutés par les forces serbes de Bosnie. Une tuerie considérée comme un génocide par la justice internationale ce que conteste la Republika Srpska, l'entité serbe de Bosnie. #Bosnie: 21 ans après, 127 victimes inhumées à #Srebrenica https://t.co/fzgYdUQPGd pic.twitter.com/IIlbXsHebf- Le Soir (@lesoir) 11 juillet 2016 Une foule en pleurs souligne le 21e anniversaire du massacre de #Srebrenica https://t.co/uSWL12SQWG pic.twitter.com/mpYGMbNBbl- Métro Montréal (@metromontreal) 11 juillet 2016 Une double peine pour les familles des victimes toujours très affectées. 'J'ai perdu mon mari ici, et je me suis enfuie avec mes deux enfants à travers les montagnes en 1995 en direction de Tuzla explique Fatima Duric. Après toutes ces années, son corps a été trouvé. En fait, seulement quelques os. Et c'est ce que j'enterre aujourd'hui.' 'J'ai parfois envie de disparaître de la surface de la terre quand j'entends quelqu'un dire que nous mentons à propos du massacre s'indigne Ramiza Omerovic. Comment peut-on dire que nous mentons à ce sujet ? C'est honteux ! J'ai perdu mon père, ma mère et mon mari. J'avais seulement 20 quand je me suis retrouvée avec trois petites filles.' Prière collective pour des milliers de personnes dans les allées du cimetière où reposent déjà plus de 6400 victimes. Plus de 1000 personnes sont toujours recherchées. avec AFP
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En Bosnie, la célèbre mosquée Ferhadija de Banja Luka du 16ème siècle, avait été dynamitée pendant la guerre civile, par des extrémistes serbes. Elle a été reconstruite, et inaugurée officiellement, en présence des responsables de toutes les confessions. Dans cette cérémonie ils ont insisté sur un 'nouveau début' pour les peuples de Bosnie, Serbes (orthodoxes), Bosniaques (musulmans) et Croates (catholiques). La Turquie a financé une grande partie du chantier. Bakir Izetbegovic, président de la présidence collégiale de la Bosnie-Herzégovine: 'Comme des gens responsables, nous devons construire un avenir basé sur la confiance et le respect mutuel. Faisons de notre mieux pour nous comprendre, pour ne pas nous mettre en danger les uns des autres, mais pour apprendre les uns des autres avec de la bonne volonté, du respect et en toute honnêteté.' La mosquée Ferhadija est l'un des principaux lieux de culte des musulmans de Bosnie, l'une des seize mosquées détruites pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine, un conflit qui a fait près de 100.000 morts. Quinze mosquées ont à ce jour été reconstruites. Un important dispositif policier était déployé lors de la cérémonie. Car en 2001, une cérémonie marquant le début de la reconstruction avait donné lieu à des émeutes antimusulmanes, provoquées par des extrémistes serbes, qui avaient fait un mort et une trentaine de blessés.
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Le massacre de Srebrenica, c'était il y a plus de 20 ans, en juillet 1995. Un drame que les habitants de cette ville de Bosnie n'ont pas oublié. Une page d'histoire qu'ils s'apprêtent à relire en même temps que les juges du tribunal pénal international de La Haye. Le TPI doit en effet rendre ce jeudi son verdict concernant l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic. A Srebrenica, 8000 musulmans ont été massacrés. Un 'génocide', aux yeux du procureur. Un cauchemar, toujours à l'esprit des témoins de l'époque. 'Quand je dors dit cette femme, je me réveille parfois en sursaut avec les coups de feu qui résonnent dans ma tête. Ce que j'espère, c'est que Karadzic aura la peine la plus lourde.' 'Ce qui compte pour moi, aujourd'hui, dit cet homme, c'est d'avoir de quoi manger pour moi et les enfants. Concernant Karadzic, s'il est coupable, alors il sera puni.' Eviter que cela se résume à un morceau de papier Faut-il ou non rouvrir les plaies du passé ? La question divise. Le maire de la ville amil Duraković estime, lui, que ce verdict, il sera davantage suivi et commenté à La Haye qu'ici à Srebrenica. Cela dit, ajoute-t-il, 'si le jugement ne s'accompagne d'aucun changement réel dans le pays, alors cela voudra dire que tout ce procès n'aura servi à rien'. 'Cela ne fera qu'avaliser le génocide et tout ce qui s'est passé dans ce pays. Il ne faudra pas que tout cela se résume à un simple morceau de papier.' Radovan Karadzic est accusé d'avoir planifié un 'nettoyage ethnique', voulant chasser les musulmans et les Croates des territoires revendiqués par les Serbes de Bosnie. 'Ici, la moitié des gens prient dans des églises, l'autre moitié prient dans des mosquées, commente Andrea Hajagos, envoyée spéciale d'euronews à Srebrenica. Vu ces différences religieuses et les clivages toujours existant, le jugement qui sera rendu risque de ne pas faire que des heureux.'
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Onze personnes ont été arrêtées ce mardi à Sarajevo lors d'une opération contre des milieux islamistes radicaux bosniens. Elles sont accusées pour la plupart d'avoir des liens avec le groupe État islamique, d'avoir préparé 'un acte terroriste' ou d'avoir recruté des candidats au djihad. Environ 200 Bosniens ont rejoint en 2012 et 2013 des groupes djihadistes en Syrie et en Irak. Avec AFP
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En Bosnie-Herzégovine, les attentats contre les forces de sécurité se multiplient. Quelques jours après les attentats de Paris, deux militaires ont été assassinés. L'assaillant avait crié "Allah Akbar" avant d'agir, et les enquêteurs ont retrouvé à son domicile un journal glorifiant Daech. Le terroriste s'est fait exploser avant l'assaut de la police. La population exprime son inquiétude.
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Une capsule a été remplie par 20 000 voeux, à l'occasion du vingtième anniversaire des accords de Dayton, qui ont mis fin à la guerre de Bosnie. Signés le 21 novembre 1995 dans une base aérienne de l'Ohio après trois semaines de négociations, cet accord entérine la division de la Bosnie en deux entités, l'une serbe et l'autre croato-musulmane.
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Des roses blanches déposées au cimetière mémorial de Potocari à Srebrenica : c'est un nouveau geste du Premier ministre serbe. Aleksandar Vucic refuse toujours de parler de génocide, mais il rend hommage aux 6 200 musulmans enterrés ici, massacrés par des forces serbes bosniaques. Aujourd'hui, il dit vouloir célébrer la vie et se tourner vers l'avenir. Entouré des autorités musulmanes de Bosnie, il annonce une aide financière de 5 millions d'euros à la ville martyre : 'Je ne suis pas réticent à exprimer publiquement, la façon dont je m'incline face aux victimes de Srebrenica pour leur montrer mon respect, car je me sens concerné par ce qui est arrivé à Srebrenica.' La commémoration du 20e anniversaire du massacre de Srebrenica en juillet dernier avait tourné au pugilat : le Premier ministre serbe avait été accueilli par des jets de pierres. Les musulmans bosniens n'ont pas oublié ses propos quelques jours après le massacre :'Si vous tuez un Serbe, nous allons (tuer) 100 Musulmans'.
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À Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, un imam a été condamné à 7 ans de prison pour avoir prêcher le Jihad. En sortant de sa mosquée, la plupart de ses fidèles rejoignaient l'État islamique.
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Les gouvernements de Bosnie-Herzégovine et de Serbie se sont réunis lors d'une séssion conjointe historique, à Sarajevo, la capitale de la Bosnie. C'est une première depuis la fin de la guerre. Les relations entre Belgrade et Sarajevo se sont graduellement améliorées mais les tensions restent fortes.
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Attention, certaines images peuvent choquer. Les musulmans de Bosnie commémorent ce samedi le massacre de Srebrenica qualifié de génocide par la justice internationale. Le 11 juillet 1995, en pleine guerre de Bosnie-Herzégovine, près de 8000 hommes et adolescents sont tués par les forces serbes de Bosnie à Srebrenica. Vingt ans après, ce massacre reste encore un sujet de discorde et de tensions entre les communautés serbe et musulmane.
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Lors de la commémoration à Srebenica (Bosnie) du massacre par les forces bosniennes de 8.000 musulmans en juillet 1995, le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic a été contraint de quitter les lieux de la cérémonie après avoir été victime de jets de pierres. Ce dernier parle de "tentative d'assassinat".
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Tout ne s'est pas déroulé comme prévu ce samedi au Mémorial de Potocari en Bosnie-Herzégovine pour le 20e anniversaire de ce sombre épisode de la guerre intercommunautaire des années 90, le massacre de Srebrenica. Un massacre qualifié de génocide par la justice internationale où quelque 8 000 hommes et garçons musulmans ont été exécutés par les forces serbes bosniennes. La présence du Premier ministre serbe Aleksander Vucic dont le pays refuse le terme de génocide a fait grincer bien des dents. Et une foule en colère lui a lancé des pierres. Certains ont tenté de s'en prendre physiquement à lui. Par hauts-parleurs, les organisateurs ont lançé des appels au calme. Un imam a alors commencé à prononcer une prière et la plupart des participants se sont tournés pour prier en attendant la mise en terre de 136 victimes du massacre récemment identifiés. Le dirigeant serbe a ensuite dénoncé une tentative d'assassinat. Avant que Vucic ne soit chassé du mémorial, l'ancien président américain Bill Clinton avait salué sa présence. 'En tant qu'ami de la Bosnie, je veux remercier le Premier ministre serbe d'avoir eu le courage de venir ici, a déclaré Bill Clinton, qui s'est rendu lui aussi sur place ce samedi. C'est important de le reconnaître'. Selon l'agence officielle serbe Tanjug, Vucic a été touché à la tête, et ses lunettes ont été brisées. Vendredi, le ministre serbe de l'Intérieur avait averti des risques pesant sur la sécurité du Premier ministre. Avec AFP et Reuters
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Des dizaines de milliers des personnes étaient réunies samedi à Srebrenica pour le 20e anniversaire de la pire tuerie perpétrée en Europe depuis la Seconde guerre mondiale : le massacre en Bosnie de 8.000 Musulmans, qualifié de génocide par la justice internationale. Le Premier ministre serbe, Aleksandar Vucic, a été chassé de la cérémonie par une foule en colère qui lui lançait des pierres.
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Il était venu assister aux commémorations du massacre de Srebrencia, il a été contraint de fuir sous les huées. Le Premier ministre serbe, Aleksander Vucic, a quitté les lieux du mémorial dans la confusion la plus totale, entouré par ses gardes du corps. Alors qu'il venait de déposer une gerbe sur le monument des 6 200 victimes identifiées, la foule a commencé à scander Allah Akbar (Dieu est grand) et a lancé des pierres dans sa direction, l'une l'aurait touché à la tête. Le chef du gouvernement serbe et ses gardes du corps se sont alors précipités vers leurs véhicules pour quitter les lieux. Il y a vingt ans, en juillet 1995, alors que la région était déclarée "zone protégée" par l'ONU, quelque 8 000 hommes et garçons musulmans ont été tués à Srebrenica par les forces serbes bosniennes, la pire tuerie en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
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Ils sont des milliers ce samedi à participer aux cérémonies de commémoration du 20e anniversaire du massacre de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine. Celui de 8 000 hommes et garçons musulmans par les forces serbes bosniennes. Ce fut la pire tuerie en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les restes de 136 victimes récemment identifiées devaient être mis en terre ce samedi au mémorial de Potocari dans l'est du pays. Parmi les personnalités internationales présentes venant assister aux commémorations, Bill Clinton l'ancien président des Etats-Unis dont le gouvernement fut l'architecte des accords de paix de Dayton qui ont mis fin au conflit bosnien.
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Le 11 juillet 1995, plus de 8000 musulmans bosniaques sont massacrés par les Serbes sous le regard impuissant des Casques bleus dans la région de Srebrenica, en pleine guerre de Bosnie-Herzégovine. Vingt ans plus tard, un hommage sera rendu aux dernières victimes identifiées.
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Ils marchent pour la paix et pour ne pas oublier le massacre de Srebrenica. Depuis mercredi matin, des milliers de personnes avancent sur la route qu'avaient prise en 1995, 15 000 musulmans pour fuir les forces serbes de Bosnie. 7000 réussiront à sauver leur vie. Samedi à Srebrenica, ils assisteront à une cérémonie commémorant les 20 ans de la tragédie. En juillet 1995, 8000 hommes ont été tués à Srebrenica, en Bosnie, par les forces serbes bosniennes. 20 ans après, les Serbes s'opposent toujours à une résolution de l'ONU condamnant le massacre. Le projet suscite la colère de Belgrade et des Serbes de Bosnie qui le jugent 'anti-serbe'. Les autorités serbes reconnaissent qu'un crime grave a été commis mais refusent qu'on parle de génocide. Dans un geste de réconciliation, le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic sera le 11 juillet à Srebrenica pour assister à la cérémonie marquant le 20e anniversaire du massacre.
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Après Jean-Paul II, la Bosnie-Herzégovine a accueilli pour la première fois le Pape François. Le chef de l'Eglise catholique a été reçu en grande pompe à Sarajevo. Plusieurs milliers de personnes ont assisté à une messe dans le stade Kosevo où le souverain pontife a lancé un appel à la réconciliation dans un pays encore en proie à des divisions ethniques et religieuses, 20 ans après la fin de la guerre civile. 65 000 fidèles étaient attendus. Ils sont venus de Bosnie, de Croatie, mais aussi de missions catholiques croates d'Autriche, d'Allemagne, de Suisse, de Macédoine, de Bulgarie et d'Egypte. Après la messe, le Pape devait se faire remettre les clefs de la ville de Sarajevo par le maire Ivo Komsic.
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Le pape François a prêché la paix et la réconciliation lors d'une visite éclair à Sarajevo ce samedi. La capitale de la Bosnie-Herzégovine, meurtrie par la guerre dans les années 1990 voit coexister serbes orthodoxes, musulmans bosniaques et croates catholiques. Elle témoigne au monde entier que la collaboration entre diverses ethnies et religions est possible, a-t-il souligné devant 65 000 fidèles rassemblés dans le stade olympique. 'Dans les temps que nous traversons, Dieu aspire à la paix, a-t-il déclaré. Mais notre volonté de la construire se heurte au fait que dans ce monde se déroulent de nombreux conflits armés, une sorte de troisième guerre mondiale par morceaux.' Le pape a rappelé que Sarajevo est parfois surnommée la 'Jérusalem de l'Occident', une ville, a-t-il dit 'qui a tant souffert mais qui est sur un beau chemin de paix.' Le président bosnien en exercice Mladen Ivanic a quant à lui demandé l'aide du souverain pontife pour permettre à la Bosnie et aux autres pays des Balkans d'adhérer à l'Union européenne.
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Le Pape François est en visite ce samedi à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine), et a appelé à la paix entre les peuples et au croisement des religions dans une région où la guerre est toujours dans les esprits. Pour lui, le contexte actuel est "une sorte de troisième guerre mondiale".
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Bozo Vreco est une véritable star en Bosnie. Le public est conquis par l'émotion et l'honnêteté dégagées par le jeune homme de 31 ans. Lors d'un concert il y a deux ans, il a disparu de la scène pour revenir un moment plus tard habillé en femme. Une prestation qui a fait sensation dans une Bosnie qui reste très conservatrice.
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Six personnes accusées de soutien logistique et financier à des groupes extrémistes en Irak et en Syrie ont été inculpées samedi aux Etats-Unis. Cinq sont sous les verrous, elles ont été arrêtées dans le Missouri et à New-York, la sixième est à l'étranger. Selon la justice américaine, l'une d'elles s'est rendue en Syrie et en Irak, les autres collectaient des fonds pour plusieurs groupes radicaux et leur envoyaient des équipements militaires. Si trois d'entre eux sont des citoyens américains, tous sont originaires de Bosnie et dans la communauté bosniaque de Saint-Louis dans le Missouri, c'est la consternation, mais aussi la colère. 'Je ne sais pas quoi dire, je suis vraiment choqué. Et c'est une honte que l'ensemble de la communauté soit stigmatisé à cause des actes de ces personnes' s'insurge Sadik Kukic de la Chambre de commerce bosniaque. 'Je suis choquée, je ne connais aucune de ces personnes et je ne veux surtout pas être associée à elles souligne Amra Kalander, une habitante de Saint-Louis. Je ne comprends même pas qu'on puisse avoir envie de faire une chose pareille.' Les accusés encourent jusqu'à 15 ans de prison et 250.000 dollars d'amendes. Pour la justice américaine, empêcher l'approvisionnement en équipements, en argent et en hommes des organisations terroristes reste une priorité absolue.
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Dans sept pays à travers le monde, la CIA disposait de "donjons", permettant aux agents de torturer des prisonniers. L'ancien président polonais, Alexander Kwasniewski, a confirmé l'existence de ces centres en Pologne, affirmant que Georges W.Bush était son interlocuteur. La Roumanie, la Bosnie-Herzégovine, la Lituanie, le Maroc, la Thaïlande, l'Irak et l'Afghanistan hébergeaient aussi ces "donjons".
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Les nationalistes croate, serbe et musulman devraient siéger à la présidence tripartite de la Bosnie-Herzégovine, selon des résultats partiels des élections de dimanche. Dragan Covic devrait représenter la communauté croate dans cette instance du pouvoir à trois têtes issue des accords de paix de Dayton qui ont mis fin à une guerre intercommunautaire en 1995. Les Serbes devraient être représentés par Zeljka Cvijanovic qui plaide pour une dissolution de la Bosnie-Herzégovine. Bakir Izetbegovic, qui devrait être réélu en tant que représentant des musulmans, veut un État fort et unifié. Si les partis nationalistes sont également vainqueur des autres instances du pouvoir qui devaient être renouvelées, notamment le Parlement national et les parlements régionaux, le blocage institutionnel devrait se poursuivre. Au grand dam des résidents qui réclament le changement, comme Branko : 'pendant de nombreuses années, on n'a vu aucun progrès. On a donc perdu tous nos espoirs et notre foi, mais il faut un changement.' 'Il faut que ça s'améliore, ajoutait Dusan, un retraité. C'est vraiment impossible de vivre comme ça'. 44 % de la population active au chômage, une grave crise économique, des partis au pouvoir dont les visions semblent inconciliables, un mouvement de contestation en février, des inondations dévastatrices en mai : une partie des Bosniens est désemparée. Avec AFP, AP et Reuters
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En Bosnie, les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche matin dans tout le pays. Les quelque 3 millions et demi d'électeurs sont invités à désigner les membres de la présidence collégiale, mais aussi les députés siégeant au parlement central et ceux des assemblées des entités serbe et croato-musulmane. De nombreux postes sont à pourvoir, ce qui fait le jeu des très nombreux partis. Une situation que déplore an Zlatan Kulenovic, analyste politique. 'Les gens, dit-il, ont le sentiment d'une grande dispersion du pouvoir. Si les électeurs veulent sanctionner une politique, ils ne savent pas contre qui diriger leur vote, car ils n'arrivent pas à identifier qui est vraiment au pouvoir. C'est vrai surtout depuis 4 ans'. Le scrutin se déroule sur fond de crise socio-économique. Faute de réformes ambitieuses, le pays stagne, avec un fort taux de chômage et une croissance limitée. Peu d'enthousiasme, donc, chez les électeurs. 'Je n'attends rien de ce scrutin, rien du tout, dit Karlo, retraité. Ça va ne faire qu'empirer les choses. Moi, je suis allé remplir mon devoir de citoyen, et j'ai voté en me faisant plaisir'. 'Il faudrait augmenter les pensions de retraite et donner du travail aux jeunes, estime pour sa part Dubravka, enseignante. Il faut faire quelque chose pour améliorer la situation.' Comme à chaque élection, ce scrutin a réveillé un nationalisme latent, chaque communauté défiant l'autre au sujet du partage du pouvoir. Les premières estimations seront connus dans la nuit.
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Plus de 3 millions de Bosniens sont appelés aux urnes ce dimanche pour élire les trois membres de la présidence collégiale (un serbe, un croate et un musulman), et les députés. La campagne a été marquée par un retour de la rhétorique nationaliste. Dans l'entité serbe de Bosnie, c'est toujours le cas lors des élections. Pas d'exception cette année. Le président sortant de la Republika Srpeska a dit vouloir transformer l'entité serbe en 'Etat' à part entière. Le principal parti d'opposition serbe est dans la même veine avec, à chaque meeting, des hommages appuyés à Radovan Karadzic, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, actuellement jugé par le Tribunal pénal international. La fille de Karadzic brigue d'ailleurs un siège de député. En réaction à cette poussée nationaliste dans l'entité serbe, les nationalistes musulmans ont haussé le ton pour dire que leur objectif serait de renforcer davantage l''Etat central'. 'Moi, je ne vais pas aller voter, dit un habitant de Banja Luka. Ceux qui y vont croient que les choses vont changer après le scrutin. Moi, je n'y crois pas. Et on est de plus en plus nombreux à le penser'. 'Moi, j'irai voter, dit un autre habitant de Banja Luka, même si je doute que ça change grand chose. On sait bien que tous les partis font des promesses intenables, mais bon, je remplis mon devoir de citoyen'. Depuis des années, les querelles inter-ethniques bloquent en partie le fonctionnement des institutions centrales et retardent d'autant toute perspectives de rapprochement avec l'Union européenne.
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Beaucoup de candidats et une très forte rhétorique nationaliste pour les élections générales que se tiennent ce dimanche en Bosnie. Dans la ville de serbe de Banja Luka le président sortant Milorad Dodik a ainsi pour objectif de transformer l'entité serbe rien moins qu'en Etat indépendant. 'Si le Kosovo a eu son indépendance pourquoi pas nous' dit une une électrice, 'ce serait bien mieux si nous étions indépendants.' Un autre électeur confie qu'il 'aimerait bien voir un beau jour la République Serbe indépendante' mais ne croit 'pas que cela soit possible à cause du système politique en place.' A l'inverse des rêves d'indépendance des Serbes de Banja Luka, à Sarajevo les nationalistes musulmans promettent au contraire de renforcer le contrôle de l'Etat sur les régions. Un électeur musulman se dit certain que 'le problème' du pays 'est que les 3 ethnies, les Bosniaques, les Serbes et les Croates, se battent' parce que chacune 'veut dominer les deux autres'. 'Ce pays fonctionnerait mieux sans entité régionale ni cantons' dit en écho une femme. Pour notre correspondante Andreas Hajagos, 'les Serbs, les Croates, Bosniaques ont des points de vue très différent mais tous sont d'accords sur le fait que la Bosnie-Herzégovine ne s'est pas beaucoup développée ces dernières années beaucoup craignent que ces élections ne vont rien y changer.'
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Le procès de Radovan Karadzic est entré dans sa phase finale avec le requisitoire du procureur du Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie. 'La politique de nettoyage ethnique a été clairement définie' en Bosnie, a dit Alan Tieger et l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie en était 'l'élément moteur'. La présidente de l'association les 'Mères de Srebrenica', Munira Subasic espère une peine de prison à vie. 'Nous espérons juste un peu de justice', dit-elle, 'ça aiderait les victimes, et notamment nous, 'les Mères de Srebrenica', sinon le travail du tribunal n'aura servi à rien et ce serait le message que le monde et l'Europe ont voulu ce qui est arrivé juste parce que nous sommes musulmans'. En juillet 1995, 8 000 hommes et garçons ont été exécutés par les forces serbes dans cette enclave censée alors être sous protection de l'ONU. Au total, 11 chefs d'accusation pèsent sur Radovan Karadzic dont crimes contre l'humanité et génocide. Sa fille, Sonja Karadzic, s'évertue à défendre l'action de son père. 'Il a prouvé tellement de choses, pendant ces années de procès', dit-elle, 'si le Tribunal de la Haye respecte cela, et n'est pas juste aux ordres de l'OTAN, il devrait être libéré'. Dans ce procès, débuté il y a plus de cinq ans, l'accusé assure lui-même sa défense et plaide non-coupable. Le jugement est attendu pour octobre 2015.
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La 20ème édition du festival du film de Sarajevo s'est tenue ces derniers jours dans la capitale de la Bosnie. Près de 250 films issus de 60 pays ont été présentés. Ce samedi, c'était la cérémonie de clôture, avec l'annonce du palmarès. Treize films étaient en compétition pour décrocher le 'Coeur de Sarajevo' (c'est le nom des récompenses). Et c'est un film turc, 'La chanson de ma mère', qui a été distingué. Le prix a été remis à son réalisateur Erol Mintas. Autre récompense pour ce film, le Prix du meilleur acteur, décerné à Feyyaz Duman. Ce film raconte la vie d'un professeur, partagée entre sa mère, âgée, et sa petite amie, enceinte. Tout se passe au milieu de réfugiés kurdes vivant dans la banlieue d'Istanbul. 'La chose la plus difficile, a expliqué le réalisateur, ça a été de trouver des acteurs parlant kurde, notamment pour le rôle de la vieille femme. En Turquie, il n'y a pas beaucoup d'actrice âgée qui parle le kurde. Après deux ans de recherche, j'ai fini par prendre quelqu'un qui n'était pas une actrice professionnelle.' 'Ce festival a été créé il y a 20 ans durant la guerre en Bosnie, rappelle l'envoyé spécial d'euronews à Sarajevo, Wolfgang Spindler. Et il est devenu aujourd'hui le plus important festival du sud-est de l'Europe, permettant aux films de cette région d'accéder à une notoriété internationale.'
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Le cauchemar recommence en Bosnie, pour des centaines de villageois, à nouveau victimes des inondations. La deuxième fois en moins de quatre mois. La police est à la recherche de deux disparus, alors que le corps d'une femme avait été récupéré la veille le long d'une rivière du nord-ouest de la Bosnie. Les habitants de Zeljezno Polje, qui en mai avaient déjà perdu leurs maisons, ont manifesté leur colère. Les villageois ont bloqué la route entre les villes de Zenica et Zepce. Près de deux millions de personnes ont été victimes des inondations qui avaient frappé en mai la Serbie et la Bosnie. 20 personnes étaient mortes en Bosnie, plus de 60 en Serbie. Les dégâts matériels ont été estimés à 2 milliards d'euros en Bosnie et entre 1,5 et 2 milliards d'euros en Serbie.

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