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En Russie, des milliers de personnes ont défilé ce samedi dans les rues de Moscou pour commémorer le premier anniversaire de l'assassinat de l'opposant Boris Nemtsov. Les manifestants étaient plus de 20 000 selon les organisateurs, 7500 d'après la police. Ils scandaient des slogans hostile au président Vladimir Poutine, accusé de ne pas faire toute la lumière sur ce meurtre. Manifestation #Nemtsov: les rues du centre de #Moscou déjà pleines de monde pic.twitter.com/Ruk3K00jjL- Anaïs LLobet (@russianais) 27 février 2016 Dans le cortège, plusieurs figures de l'opposition, comme Mikhaïl Kassianov, ancien Premier ministre et leader du parti Parnass, créé par Boris Nemtsov. 'Nous continuons ce qu'on a engagé avec Boris Nemtsov, à savoir essayer d'infléchir la politique dans ce pays, au travers des élections. Nous voulons faire en sorte que les prochains scrutins ne soient pas un simulacre d'élections façon Poutine, mais des élections juste et transparentes.' Mikhaïl Kassianov Des élections législatives et locales sont censées avoir lieu à la mi-septembre. Le parti au pouvoir est donné gagnant. La popularité du président Poutine est toujours très élevée. 'Si les forces d'opposition arrivent à s'unir et à présenter des listes communes aux prochaines élections, alors les lignes pourraient bouger, veut croire Dmitri Goudkov, député indépendant, proche de Boris Nemtsov. On pourrait alors avoir une influence au parlement et faire changer les choses.' Mobilisation aussi à Saint-Pétersbourg A Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays, plus de 4.000 manifestants sont venus rendre hommage à l'opposant et ancien vice-Premier ministre, selon une correspondante de l'AFP sur place. - https://t.co/EBguwxozT0 pic.twitter.com/DbMDFizsC5- Dave Frenkel (@merr1k) 27 février 2016 L'enquête incomplète Concernant la mort de Boris Nemtsov, il reste beaucoup de zones d'ombre. Le ou les commanditaires n'ont toujours pas été retrouvés. Les proches de l'opposant pointent du doigt le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, qui n'a jamais été interrogé sur le sujet. Boris Nemtsov a été tué de 4 balles dans le dos, à quelques pas du Kremlin. C'était le 27 février 2015 (voir ici). Pour aller plus loin >> 'Recueillement et colère en Russie, un an après le meurtre de Boris Nemtsov', article du Monde, à lire ici >> Le portrait de Boris Nemtsov, par Euronews, à voir ici
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Le parquet russe accuse un Tchétchène d'avoir fomenté l'assassinat de Boris Nemtsov, une accusation est qualifiée 'd'absurde' par Vadim Prokhorov, un avocat de la famille de l'opposant politique. Cinq suspects sont déjà inculpés pour ce meurtre et tous sont originaires du Caucase. Le commanditaire présumé s'appelle Rouslan Moukhoudinov, il fait l'objet d'un avis de recherche et il est issu du bataillon Sever, un commando des forces spéciales tchétchènes loyales au président pro-russe de la Tchétchénie Ramzan Kadyrov. Selon le parquet de Russie, le tireur viendrait du même bataillon Sever. L'homme s'appelle Zaour Dadaïev et dans un premier temps, il avait admis avoir appuyé sur la gâchette avant de se rétracter. L'avocat de la famille de Boris Nemtsov, Vadim Prokhorov, pense que les personnes inculpées à ce jour ne sont que des organisateurs subalternes alors que 'les maîtres d'oeuvre sont des gens haut placés'.
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Les trois suspects du meurtre du dissident russe Boris Nemtsov restent en détention provisoire jusqu'à leur prochaine audience, prévue le 28 avril. Trois hommes d'origine tchétchène qui ont tous choisi de plaider non coupable dans une enquête très critiquée par les opposants à Vladimir Poutine. Ces hommes encourent jusqu'à 20 ans de prison pour l'assassinat de Boris Nemtsov à deux pas du Kremlin, le 27 février dernier. Un meurtre minutieusement préparé qui porte la marque de professionnels, de l'aveu même des enquêteurs moscovites. Ce meurtre avait provoqué la colère de dizaines de milliers de manifestants qui étaient descendus dans la rue pour dénoncer la politique autoritaire du président russe.
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Le Parlement européen réclame que toute la lumière soit faite sur l'assassinat de l'opposant russe Boris Nemtsov. Lors d'un débat à Strasbourg, la Haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, s'est aussi inquiétée des manquements à l'Etat de droit. ' En observant l'état de la démocratie en Russie aujourd'hui, on voit bien que la liberté d'expression est soumise à une pression accrue. Les partis d'opposition luttent pour exister et pour avoir accès aux grands médias. Les dernières élections législatives en 2011 ont été décrites par l'OSCE-ODIHR comme étant biaisées en faveur du parti au pouvoir ', a-t-elle rappelé. La co-présidente du groupe des Verts au Parlement a quant à elle insisté sur la nécessité d'une enquête irréprochable, mais elle ne se fait guère d'illusions. ' Je ne suis pas du tout convaincue que la Russie et les autorités russes soient capables de mener une enquête indépendante, déplore Rebecca Harms. Il y a trop d'affaires similaires d'assassinats qui n'ont jamais été résolues. ' Présent à Strasbourg, l'ancien Premier ministre russe Mikhaïl Kassianov - devenu lui aussi une figure de l'opposition - a accueilli avec soulagement les témoignages de soutien des députés européens. ' Moi-même et mes camarades considérons le meurtre de Boris Nemtsov comme des représailles politiques. Et cette solidarité est très importante pour nous ', explique-t-il. D'autant plus que trois des suspects tchétchènes arrêtés pour le meurtre disent avoir été violentés et le principal suspect, Zaour Dadaïev, affirme que ses aveux lui ont été extorqués sous la torture. C'est ce que rapportent des défenseurs des droits de l'Homme qui ont pu leur rendre visite en prison.
International
Boris Nemtsov, principal opposant à Vladimir Poutine, a été assassiné ce vendredi. Depuis, Moscou est partagée entre rage et émotion.
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Plusieurs dizaines de milliers de personnes, 70.000 selon un des organisateurs, ont participé dimanche à Moscou à une marche en hommage à Boris Nemtsov, l'opposant et ancien vice-Premier ministre russe assassiné vendredi près du Kremlin. Leur nombre dépasse largement celui des manifestants ayant répondu aux appels de l'opposition ces derniers temps et ce rassemblement rappelle par son ampleur les grandes manifestations organisées en 2011 et 2012 contre Vladimir Poutine.
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MOSCOU - 1er mars 2015 - C'est une marche presque silencieuse. Des milliers de manifestants, 70.000 selon les organisateurs, 16.000 selon la police dans le centre de Moscou ce dimanche. Une marche à la mémoire de l'opposant Boris Nemtsov, assassiné vendredi soir de quatre balles dans le dos au pied du Kremlin. Parmi les participants, des citoyens ordinaires choqués par ce crime, mais aussi des figures de l'opposition : " C'est certainement une marche politique, contre un meurtre politique, dont la responsabilité, directement ou en partie, repose définitivement sur nos autorités " estime Dmitri Goudkov, député russe. Cet autre opposant estime que l'engagement de Boris Nemtsov sur le dossier ukrainien et ses critiques acerbes contre la politique menée par Vladimir Poutine lui ont été fatals. " La dernière fois que je l'ai vu, c'était d'environ deux jours avant sa mort. Il m'a dit qu'il allait publier un rapport intitulé "Poutine et la guerre". Ce rapport portait sur la présence des troupes régulières russes en Ukraine " raconte Ilya Iachine. Le Kremlin parle de provocation et de tentative de déstabilisation. En réponse à la vague d'indignation à l'étranger tout comme dans son pays, Vladimir Poutine promet une enquête exemplaire et s'engage à châtier les coupables.
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Son nom n'était pas le plus connu en dehors de la Russie, et pourtant, Boris Nemtsov, opposant abattu la nuit dernière à Moscou, était l'un des personnages du paysage politique russe. Agé de 55 ans, il avait été premier vice-Premier ministre du président Boris Elstine à la fin des années 90, pendant un an et demi. Celui-ci, dont il était proche, avait envisagé d'en faire son dauphin, avant de lui préférer le chef du FSB, l'ex-KGB, Vladimir Poutine.
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MOSCOU - 28 fév 2015 - Il est encore tôt ce samedi matin, mais déjà quelques Moscovites viennent déposer une fleur et se recueillir à l'endroit où Boris Nemtsov a été assassiné la veille. Vendredi soir, 23h15 : l'opposant russe se promène sur le Grand Pont de pierre, à deux pas du Kremlin, lorsqu'une voiture s'approche. Plusieurs coups de feu sont tirés, quatre d'entre eux, mortels, touchent Boris Nemtsov dans le dos. Ancien ministre sous Boris Eltsine puis adversaire déclaré de Vladimir Poutine, Boris Nemtsov, 55 ans, avait donné quelques heures auparavant une interview radio dans laquelle il attaquait encore une fois son meilleur ennemi, sans le nommer : " Le pays a besoin d'être réformé politiquement. Lorsque le pouvoir est concentré dans les mains d'une seule personne et que cette personne gouverne sans fin, cela conduit à une catastrophe absolue " avait notamment déclaré Boris Nemtsov. Dans le même entretien, Boris Nemtsov venait d'appeler les auditeurs à manifester dimanche contre ce qu'il nommait " l'agression russe " en Ukraine. Manifestation qui sera finalement remplacée par une marche à la mémoire de l'opposant assassiné.
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