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Après des semaines de polémiques, l'Assemblée nationale a adopté mardi soir l'article qui inscrit la déchéance de nationalité dans la Constitution. Le décret ne faisait finalement aucune mention à la binationalité. Loin de faire l'unanimité chez les députés, le vote s'est joué dans un mouchoir de poche. 14 voix d'avance: 162 pour, 148 contre et 22 abstentions. Plus étonnant encore, une majorité de socialistes se sont prononcés contre cet article, bien au-delà de la contestation attendue des frondeurs. Le vote solennel de l'ensemble de la révision constitutionnelle aura lieu ce mercredi.
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C'est un feuilleton sans fin. Invité mercredi dans Politique matin, le député socialiste Patrick Mennucci a réaffirmé la position du groupe socialiste en faveur d'une déchéance de la nationalité sans référence aux binationaux et à l'apatridie. "J'espère qu'après le Conseil des ministres, et peut-être cet après-midi aux QAG, nous aurons la précision qui fera que le groupe socialiste dans son immense majorité pourra voter ce texte", a affirmé le député des Bouches-du-Rhône en mettant la pression sur l'exécutif. Dans le texte d'application nous ne voulons pas qu'il y ait de référence à la binationalité et à l'apatridie." Avant de faire clairement une machine arrière sur la volonté du gouvernement d'étendre la déchéance de la nationalité pour les binationaux même nés Français. "Moi je ne souhaite pas qu'on aille au-delà de ce qui existe déjà pour la déchéance pour les binationaux, dix ans après leur naturalisation c'est possible en cas d'actes terroristes, et je pense que c'est la position très largement partagée par presque 100% du groupe socialiste", révèle Patrick Mennucci. Et si nous arrivons à cette conclusion il y aura un vote massif socialiste. On parle toujours du vote de la droite mais il faut aussi que les 300 députés socialistes s'expriment !" L'organisation du Congrès à Versailles de la révision constitutionnelle, nécessitant les 3/5 des députés et sénateurs, paraît avoir du plomb dans l'aile.
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Dans la tribune qu’il a publiée lundi sur Facebook pour défendre l’extension de la déchéance de la nationalité, Manuel Valls a commis une erreur. Ce que ses adversaires politiques n’ont pas manqué de souligner. Découvrez de quoi il s’agit.
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