A l'occasion de l'introduction en Bourse des Autoroutes du Sud de la France, Bernard Val monte au créneau, sous la double casquette de président de l'Association des sociétés d'autoroute et de P-DG des ASF.
A bientôt 60 ans, ce Corrézien de source et de coeur maintient le pied sur l'accélérateur. Bernard Val
Sa vie est un long bitume tranquille : fils d'un ingénieur de l'équipement qui participa à la construction du barrage de Bort-les-Orgues, il est ensuite diplômé de l'Ecole des ingénieurs de la ville de Paris.
C'est donc avec les chromosomes de l'aménagement du territoire qu'il est nommé en 1966 ingénieur de la ville de Paris. En 1985, il est nommé directeur général adjoint des services départementaux de la Corrèze, puis devient directeur général en 1987.
Il est ensuite nommé en 1996 président de la Société des autoroutes Rhône-Alpes, devenue ASF en 1997. Avec des moustaches volontairement gauloises, cet amateur de bons cigares, de rugby et pilote d'avion à ses (rares) moments perdus, peut compter sur Michel Charasse, nouvellement nommé administrateur, pour l'aider à développer ASF.
Prochain projet : l'autoroute A20, dont il annonce l'ouverture dès cet été d'un premier tronçon entre Cahors Sud-Montauban, pour lequel il table sur un flux de plus de douze mille voitures par jour.
A 10 millions d'euros du kilomètre, coût qu'il estime faramineux, Bernard Val entend mettre en place "une politique de contrôle des coûts et des nouvelles méthodes de gestion pour l'exploitation du réseau".
Bonne (auto)route !