Vidéos à la une
Retour au calme à Sivens. Le Conseil Général du Tarn a opté vendredi pour un projet de barrage réduit, quelques mois après la suspension de la version initiale par Ségolène Royal. La Ministre de l'Ecologie salue cette décision qui " tout en respectant l'ensemble des critères de protection environnementale, sécurisera les apports en eau nécessaire pour des productions agricoles à forte valeur ajoutée ". Quelques heures après l'annonce du Conseil Général, les gendarmes ont évacué les manifestants anti-barrage. Manuel Valls a appelé au calme "l'heure doit être à l'apaisement et à la responsabilité. Il faut que ça s'arrête". De leur côté, les écologistes restent méfiants. " Le choix d'un projet redimensionné ne règle rien sur le fond. En l'absence d'études complémentaires, rien ne dit que les doutes juridiques sur le respect de l'environnement seront levés " préviennent les secrétaires nationaux Julien Bayou et Sandrine Rousseau dans un communiqué. Et s'il se félicite de l'abandon du projet initial, Denez L'Hostis, président de France Nature Environnement, n'est pas aussi enthousiaste " Nous n'avons pu obtenir que l'abandon du projet initial délirant. Malheureusement, un autre presque aussi incongru est choisi ". Il ajoute que " les associations resteront mobilisées pour démontrer qu'on peut répondre aux besoins des agriculteurs en optimisant les infrastructures existantes ". La construction du barrage va-t-elle se faire dans le calme ? Quels sont les impacts de cette version "light" du barrage ? Les invités d'Arnaud Ardoin en débattent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde. Invités : Jacques Valax, député PS du Tarn François De Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique, Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA Benoît Hartmann, porte-parole et directeur des relations extérieures de France Nature Environnement Question JDD : Le gouvernement a-t-il eu raison d'évacuer le site de Sivens ?
Vidéos à la une
À peine nommée Ministre de l'Écologie, Ségolène Royal a immédiatement affirmé sa liberté de parole. D'abord sur l'écotaxe, en affirmant qu'elle souhaitait une remise à plat, allant jusqu'à dire que " le mot même d'écotaxe est pour moi condamné ". Puis, la ministre a tenu des propos qui ont créé la polémique dans Paris Match, notamment sur Alstom : prenant le contrepied du ministre de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique, Arnaud Montebourg, elle a déclaré que General Electric avait " le meilleur projet industriel " pour le groupe français, également convoité par l'allemand Siemens, avant de faire machine arrière. Quelques jours après ce couac un sondage a révélé que près de six Français sur dix (59%) estiment que Ségolène Royal est " plutôt un handicap " pour François Hollande. Seulement 37% des personnes interrogées pensent que la numéro trois du gouvernement de Manuel Valls est au contraire plutôt " un atout " pour le chef de l'État, selon ce sondage réalisé par l'institut BVA pour I-télé, mi mai. Fait inédit dans l'histoire de la République, une relation particulière unit le président de la République et la ministre. Comment les dossiers gérés par Ségolène Royal sont-ils traités ? Manuel Valls a-t-il un droit de regard, ou passent-ils directement vers François Hollande ? Quelle politique compte-elle mener sur le diesel, le nucléaire, l'aéroport Notre-Dame-des-Landes... ? Arnaud Ardoin en débat avec ses invités.
Publicité