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Les cours du pétrole flirtaient toujours avec leurs plus hauts de l'année ce jeudi, en dépit de prises de bénéfices après trois séances de hausse consécutives. Le Brent a brièvement séjourné au-dessus des 52 dollars le baril dans la matinée, dopé par une baisse des réserves américaines de brut pour la troisième semaine consécutive. Le Canada, principal fournisseur des Etats-Unis, n'a pas encore renoué avec ses niveaux de production d'avant les incendies de forêt du mois dernier. Le brut texan (WTI) s'échangeait quant à lui dans l'après-midi juste au-dessus de 50 dollars le baril. Les cours sont aussi soutenus par la baisse de la production nigériane, perturbée par des sabotages.
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Le Brent a touché un plus bas en 11 ans ce lundi alors que la surabondance d'or noir menace de s'aggraver l'an prochain sur le marché mondial. Le baril de brut de la mer du Nord est tombé à 36,05 dollars en séance pour rebondir légèrement ensuite. Il a perdu plus de 18 % de sa valeur ce mois-ci. Quant au WTI, il oscille autour des 35 dollars. En cause : la guerre acharnée aux parts de marché que se livrent les pays producteurs. A 31,5 millions de barils par jour, la production de l'OPEP bat des records. Vendredi, le Congrès des Etats-Unis a levé l'interdiction d'exporter du pétrole américain. Objectif affiché : permettre aux alliés est-européens de Washington de s'émanciper de la Russie, leur principal fournisseur. La Russie qui, de son côté, pompe plus de 10 millions de barils par jour - un record depuis la chute de l'Union soviétique. Les opérateurs prennent aussi en compte le retour de l'Iran sur le marché l'an prochain et une probable hausse des exportations libyennes en cas d'accord de paix.
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