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Stéphane Barbier de la Serre, stratégie macro-économie chez Makor Capital Markets SA, a décrypté l'actualité macro-économique, du jeudi 14 juillet 2016. - Intégrale Bourse, présenté par Grégoire Favet, sur BFM Business.
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La Banque d'Angleterre a finalement maintenu son taux directeur inchangé à 0,5% ce jeudi. Avant d'ouvrir davantage le robinet monétaire, son comité directeur veut en effet disposer de plus de données sur l'évolution de l'activité économique depuis la victoire du Brexit au référendum du 23 juin. Nouvelle évaluation en août Les minutes de leur réunion de juillet notent déjà une forte baisse de la confiance des entreprises et des consommateurs. Aussi l'équipe de Mark Carney, laisse la porte ouverte à un assouplissement monétaire lors de sa prochaine réunion, le 4 août. Il y a deux semaines toutefois, le Gouverneur de la Banque d'Angleterre avait laissé entendre qu'il n'était pas favorable à une baisse drastique des taux, ni à la solution retenue par la Banque centrale européenne et par la Banque du Japon d'un taux de dépôt négatif, qui mettrait les banques en difficulté. Les marchés déçus Le statu quo de la Banque d'Angleterre a déçu les investisseurs. A Londres, le FTSE 100 a plongé en territoire négatif avant de revenir à l'équilibre. Ils se sont réfugiés sur la livre, propulsée à un plus haut en deux semaines contre dollar, après avoir chuté de 13% contre le billet vert après le référendum. Mouvement de refuge sur la dette souveraine britannique également, dont les rendements flambaient à la mi-séance.
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Grand oral devant la commission parlementaire du Trésor britannique pour Mark Carney. Le gouverneur de la Banque d'Angleterre est venu s'expliquer sur les positions anti-Brexit de l'institution pendant la campagne. Il a nié avoir influencé ses équipes sur la base de consignes du ministre des Finances, le pro-européen George Osborne. 'Je n'ai pas orienté les points de vue des comités de politique monétaire. Je n'aurais pas pu le faire. Le système n'est pas conçu pour fonctionner de la sorte,' a-t-il martelé. Mark Carney s'est aussi défendu d'avoir cherché à effrayer les électeurs avec des prévisions économiques alarmistes infondées. Il a rappelé que les conséquences négatives du Brexit anticipées par la BoE commençaient à se matérialiser, notamment le gel de plusieurs fonds d'investissement pour empêcher les retraits précipités d'investisseurs paniqués. 'Il est de notre devoir de procéder à ces évaluations. Cela ne peut être sujet à débat. Si nous identifions un événement comme étant à haut risque, nous avons l'obligation - une obligation statutaire - de le dire clairement au parlement et aux citoyens britanniques,' a expliqué le grand argentier canadien. La BoE se réunit jeudi pour voir comment amortir les conséquences du Brexit. Les investisseurs s'attendent à un nouvel assouplissement monétaire, si ce n'est cette fois, au plus tard le 4 août.
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Un assouplissement monétaire dès l'été au Royaume-Uni : c'est ce qu'a laissé entendre ce jeudi le gouverneur de la banque d'Angleterre dans son deuxième discours depuis le référendum. Mark Carney estime en effet que l'incertitude liée au Brexit a considérablement modifié les perspectives de croissance et d'inflation. Carney: 'In my view... the economic outlook has deteriorated and some monetary policy easing will likely be required over the summer.'- Bank of England (@bankofengland) 30 juin 2016 'Les perspectives économiques se sont détériorées et un certain assouplissement monétaire sera probablement nécessaire au cours de l'été. Le Comité de politique monétaire dressera un état des lieux initial le 14 juillet et une étude complète - accompagnée de nouvelles prévisions - suivra dans le rapport sur l'inflation en août. En août, nous discuterons aussi en profondeur de l'éventail d'instruments disponibles pour un stimulus monétaire, si nécessaire,' a-t-il déclaré. Ses propos ont propulsé le FTSE 100 à son plus haut niveau depuis août à Londres. Il s'envolait de 2,27% à la clôture. La livre, elle, est repartie à la baisse contre dollar. The pound drops after Mark Carney says the BOE will probably have to ease policy soon https://t.co/JbxYSDD6Kc pic.twitter.com/tzwhGLvr6e- Bloomberg (@business) 30 juin 2016 Les cours intègrent à présent une baisse du taux directeur de la BoE de 0,5%, son plus bas historique, à zéro. L'intervention de la banque centrale pourrait aussi consister en un élargissement de son programme de rachat d'actifs. L'effet Mark Carney s'est propagé aux autres bourses européennes. Au terme d'une séance indécise, toutes ont clôturé dans le vert.
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Sur le pont toute la nuit, la Banque d'Angleterre a aussitôt dégainé des mesures d'urgence pour amortir le choc du Brexit et rassurer les marchés. 'Nous nous sommes bien préparés à cette éventualité,' a affirmé son gouverneur, Mark Carney. '_Le Trésor et la Banque d'Angleterre ont prévu un plan d'urgence. La banque n'hésitera pas à prendre des mesures supplémentaires si besoin pour aider les marchés à s'ajuster et pour que l'économie britannique aille de l'avant. Pour amortir la chute et soutenir le bon fonctionnement des marchés, la Banque d'Angleterre se tient prête à fournir plus de 250 milliards de livres de fonds additionnels via ses opérations normales. La Banque d'Angleterre est aussi en mesure de fournir des liquidités considérables en devises étrangères, si besoin._' L'approvisionnement en devises étrangères est régi par un accord datant de 2013 entre les six plus grandes banques centrales mondiales. La Banque centrale européenne s'est aussi déclarée prête à fournir des liquidités supplémentaires si nécessaire, en euros et en devises étrangères. Elle a aussi rassuré quant à la résistance du secteur bancaire en zone euro.
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Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, a réagit au Brexit pour expliquer que l'institution s'était préparée à l'éventualité d'un tel résultat. 'Nous sommes bien préparés à cela. Le Trésor et la Banque d'Angleterre ont prévu un plan d'urgence. Comme un filet de sécurité et pour soutenir la bonne marche des marchés, la Banque d'Angleterre se tient prête à fournir plus de 250 milliards de livres de fonds additionnels à travers ses opérations normales. La Banque d'Angleterre est également capable de fournir des liquidités considérables en devises étrangères, en cas de besoin.' La Livre sterling a perdu jusqu'à 12% de sa valeur pour tomber à 1,32 dollars avant l'aube, son plus bas niveau en 30 ans.
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La Banque d'Angleterre a maintenu sans surprise son taux directeur à 0,5%. Mais à une semaine du référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne, son gouverneur, Mark Carney a de nouveau mis en garde contre les effets dévastateurs d'un Brexit sur l'économie britannique, mondiale, et sur la livre sterling. Bank of England maintains #BankRate at 0.5% and the size of the Asset Purchase Programme at 375 billion...- Bank of England (@bankofengland) 16 juin 2016 Monetary Policy Summary and Minutes of the MPC meeting ending on 15 June 2016 https://t.co/TLU5RXiIck- Bank of England (@bankofengland) 16 juin 2016 Des propos qualifiés d'inappropriés par les pro-Brexit. L'un d'eux, le parlementaire Patrick Jenkin, a même écrit à Mark Carney pour lui intimer de se garder de tout commentaire en période pré-électorale. Independent Central Banking 101: Extract from BoE Governor Carney letter to Patrick Jenkin MP pic.twitter.com/5rjUo9qRkL- Fox & Fox (@englishfizz) 16 juin 2016 La réponse du gouverneur ne s'est pas faite attendre : 'Votre lettre démontre une incompréhension fondamentale de l'indépendance de la banque centrale. (...) Il est du devoir de la banque de communiquer ses appréciations argumentées au parlement et au public.' La Banque d'Angleterre a prévu une série de mesures d'urgence en cas de Brexit, notamment une surveillance accrue des banques pour leur assurer un accès aux liquidités dont elles ont besoin. La BoE a d'ailleurs déjà passé un accord avec les autres banques centrales en vue d'éventuels échanges réciproques de devises.
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Premier recul de l'inflation depuis septembre en Grande-Bretagne : elle est retombée à 0,3% sur un an en avril là où les économistes l'attendaient stable à 0,5%. En cause, selon le bureau national des statistiques : une chute des tarifs dans le transport aérien, après un rebond lié aux vacances de pâques en mars. Les prix des vêtements ont eux aussi baissé, ainsi que les loyers des logements sociaux, sous l'impulsion du gouvernement. Cela fait plus de deux ans que l'inflation est inférieure à l'objectif de 2% de la Banque d'Angleterre, notamment sous l'effet de la chute des cours du brut.
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Statu quo monétaire au Royaume-Uni à l'approche du référendum de juin sur le maintien du pays dans l'Union européenne. La Banque d'Angleterre a maintenu son taux directeur à 0,50%, mais a revu à la baisse ses prévisions de croissance à 2% cette année, contre 2,2% précédemment. Risque récessionniste Jamais l'institution n'avait été aussi alarmiste sur les conséquences d'une sortie de l'Union - ou Brexit. 'Ralentissement de la croissance, augmentation notable de l'inflation : c'est l'évaluation du comité de politique monétaire' a martelé le gouverneur Mark Carney. '_Ce jugement n'est pas fantaisiste, il est basé sur une analyse rigoureuse et sur une réflexion approfondie. Bien sûr, il y a un éventail de scénarios possibles, notamment celui d'une récession technique.' Risque inflationniste Le problème, c'est que cette croissance négative s'accompagnerait d'un plongeon de la livre Sterling. La devise britannique s'est déjà dépréciée de 9% depuis son pic de novembre. Les économistes redoutent un dérapage de 20% supplémentaires en cas de Brexit. Une telle dévaluation générerait de l'inflation importée et placerait la Banque d'Angleterre devant un choix cornélien : remonter les taux contiendrait certes les prix, mais au détriment de l'activité, et donc de l'emploi. The Bank of England is right to warn leaving the EU could cause lower growth and unemployment to rise - that would hurt working people.- David Cameron (@David_Cameron) 12 mai 2016
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La Grande-Bretagne a recensé 60,000 chômeurs de moins au quatrième trimestre 2015. Selon l'Office national des statistiques, le nombre de demandeurs d'emploi s'établissait à 1,68 million fin décembre. Le taux de chômage s'est lui maintenu à 5,1 % de la population active, au plus bas en dix ans. Seul bémol : les salaires n'ont augmenté que de 2 % sur un an au quatrième trimestre, leur plus faible rythme de croissance depuis début 2015. Le retour au plein emploi semble se confirmer en janvier avec une nouvelle baisse des demandes d'indemnisation chômage.
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Cette semaine dans Business Middle East nous nous intéressons aux taux d'intérêts aux États-Unis et au Royaume-Uni. Nous verrons aussi ce que l'Égypte peut attendre du tout nouveau canal de Suez. Depuis la fin de l'année dernière, la Réserve fédérale américaine a répété à plusieurs reprises son intention de relever ses taux d'intérêt sans pour autant annoncer une date spécifique. De l'autre côté de l'Atlantique, même son de cloche à la Banque d'Angleterre. Son gouverneur Mark Carney semble oeuvrer de concert avec son homologue américaine Janet Yellen. Pourtant, la plupart des économistes s'attendent à une hausse. Washington ou Londres : qui sera le premier à relever ses taux d'intérêt ? Qui est le mieux placé pour le faire ? Taux d'intérêt : il est urgent d'attendre L'intégralité des neuf membres du comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre a voté pour le statu quo lors des deux dernières réunions, alors que deux d'entre eux se prononçaient en faveur d'une hausse l'an dernier. Le taux est donc maintenu à 0,5%. Un niveau qui n'a pas bougé depuis 2009 et qui est le plus bas de son histoire. Même son de cloche aux États-Unis où la Fed laisse ses taux directeurs inchangés. Pour la patronne de la Réserve fédérale Janet Yellen, tout dépendra de la conjoncture et des statistiques. Or pour le moment les signaux restent encore mitigés. Si la Fed estime que l'économie américaine est en train d'accélérer par rapport au trou d'air du premier trimestre, elle affirme avoir besoin de davantage de preuves tangibles de l'amélioration du marché de travail et de l'accélération de l'inflation avant de passer à l'action, peut-être, en septembre prochain. L'analyse de notre expert Pour en savoir plus, Nour Eldeen Al-Hammoury, responsable des stratégies Marchés chez ADS Securities, répond aux questions d'Euronews. Daleen Hassan, Euronews - 'Nour, la Banque d'Angleterre semble adopter la même attitude que la Fed quant à une éventuelle augmentation des taux directeurs. A votre avis, quelle institution sera la première à franchir le pas ?' Nour Eldeen Al-Hammoury - 'Il est trop tôt pour parler d'un relèvement des taux pour chacune des banques. L'an dernier la Fed a promis au monde entier qu'elle augmenterait ses taux. Elle a annoncé que ce serait pour le mois de mars puis elle a repoussé à juin et maintenant septembre. Dans l'état actuel des choses cela pourrait être encore repoussé en décembre ou même à l'an prochain'. 'La Banque d'Angleterre, quant à elle, fait preuve de plus de transparence et de clarté. Pour augmenter les taux directeurs, le facteur-clé est l'inflation. Or, elle est à un niveau faible et elle risque probablement d'y rester du fait de la chute des prix du pétrole'. 'Je dirais que la Banque d'Angleterre est susceptible d'augmenter son taux directeur avant la Fed. Reste à savoir si cela se fera en conséquence d'une hausse de l'inflation'. Daleen Hassan, Euronews - 'La semaine dernière, nous évoquions une livre sterling qui reste forte. Pensez-vous que les marchés consolident la livre sterling en prévision d'une éventuelle hausse des taux directeurs ? Comme cela s'est passé pour le dollar ?' Nour Eldeen Al-Hammoury - 'Non, pas pour le moment. La livre sterling est stable depuis trois semaines. Elle a peu varié, entre 1,53$ et 1,57$. Cette stabilité montre la solidité de la livre, contrairement à d'autres devises comme l'euro qui a encore chuté face au dollar'. 'Cela étant dit, la Banque d'Angleterre a déclaré qu'une hausse de son taux directeur dépendra des statistiques à venir. Les données macro-économiques attendues à court-terme auront donc un impact notable sur les marchés et la livre sterling. Un impact plus important qu'avant, d'autant plus que des données positives pourraient mener les investisseurs à consolider la livre dans l'optique d'une hausse des taux. C'est ce qui s'est passé avec le dollar cette année'. Business Snapshot : le nouveau canal de Suez C'est en grande pompe que l'Égypte vient d'inaugurer son nouveau canal de Suez. Une attente plus courte, une circulation à double sens : les transporteurs maritimes se réjouissent. Ils pourront franchir le canal en seulement 11 heures au lieu de 18 grâce à cette nouvelle voie de 35 kilomètres construite en un temps record. Les autorités égyptiennes misent sur un doublement du trafic d'ici à 2023. Au lieu de 49 bateaux aujourd'hui, le canal pourrait permettre le passage de 97 bateaux par jour. En conséquence, l'État espère accroître les revenus qu'il tire des droits de passage de 4,7 milliards d'euros aujourd'hui à 11,7 milliards d'euros en 2023. Au global, ce projet pharaonique créerait un million d'emplois. Mais pour de nombreux spécialistes, ces prévisions sont improbables. Tout simplement parce que le commerce mondial n'augmente pas suffisamment. Le Caire a dépensé 7,3 milliards d'euros pour ce projet. Un investissement colossal et risqué quand on sait qu'un Égyptien sur 5 vit sous le seuil de pauvreté. Partagez votre avis avec nous sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #businessmiddleeast
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En Grande Bretagne, à six jours des élections législatives, les indices médiocres de conjoncture économique s'accumulent. Après un ralentissement de la croissance économique au premier trimestre, au mois d'avril, l'indice du cabinet Markit mesurant le niveau des commandes dans l'industrie a fortement reculé, alimentant les craintes que pourraient éprouver les électeurs si près du scrutin. L'indice de Markit est ressorti en avril à 51,9 contre 54,0 en mars. 'Oui la croissance de 0,3% au premier trimestre était décevante. Et l'activité industrielle est en baisse. A quoi imputer cela, questionne Jan Randolph de IHS Global Insight ? La fermeté de la Livre sterling sûrement, la reprise se fait attendre en Europe et puis il y a peut-être un peu trop d'attentisme de la part des consommateurs et des entreprises avant les élections. Je pense qu'il y a un feed back à 360 ici'. Il y a quelque jours, les chiffres sur les prêts accordés aux consommateurs britanniques ont montré une forte hausse, mais ces prêts étaient en grande majorité destinés à l'immobilier ou provenaient des cartes de crédits. Et oui, l'économie britannique ralentit avec un petit 0,3% de croissance au premier trimestre contre 0,6% au quatrième trimestre 2014. Mais 'ceci est passager', affirment un certain nombre d'économistes britannique qui attendent la deuxième estimation du rythme de la croissance.
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Bienvenue dans Business Middle East. Dans cette édition, nous allons décrypter le dernier rapport de la Banque d'Angleterre sur l'inflation. Notre Business Snapshot, lui, sera consacré à la chute de la livre turque face au dollar américain. Pour en revenir aux dernières déclarations du gouverneur de la Banque d'Angleterre, elles n'ont pas brillé par leur clarté. Son rapport contient, en effet, quelques contradictions : Mark Carney évoque ainsi la possibilité, à la fois de relever les taux d'intérêt d'ici à la fin de l'année et celle de les réduire, si nécessaire. De quoi dérouter les investisseurs en Europe comme au Moyen-Orient. À quoi doit-on s'attendre étant donné la faiblesse de l'inflation ? L'inflation vue par la Banque d'Angleterre, c'est le thème de notre premier sujet. La Banque d'Angleterre est bien décidée à rester droite dans ses bottes alors qu'elle poursuit sa politique monétaire expansionniste. Et qu'importe si la semaine dernière, son rapport sur l'inflation a semé le trouble. De fait, Mark Carney, le gouverneur de l'institution a ouvertement évoqué pour la première fois en 50 ans la possibilité d'une inflation très faible et d'un éventuel ralentissement économique d'ici à la fin de l'année : 'L'inflation est à son plus bas niveau depuis l'introduction du système de ciblage de l'inflation il y a 20 ans. L'inflation est susceptible de baisser encore et pourrait même devenir négative au printemps, puis proche de zéro le reste de l'année.' Le Royaume-Uni affiche un taux d'inflation de 0,5%, du jamais vu depuis 2009, que Mark Carney attribue à la chute des cours du pétrole. Par ailleurs, les dernières données sur les prix à la consommation sont mitigées. À cet égard, la Banque d'Angleterre a annoncé qu'elle envisageait de relever les taux d'intérêt d'ici à la fin de l'année. Dans la foulée, elle a également ajouté qu'elle était prête à baisser ces mêmes taux d'intérêt en cas de nécessité. Quoiqu'il en soit, la plupart des économistes estiment qu'il y a peu de chance pour que l'inflation remonte sous peu. La Banque d'Angleterre risque donc d'avoir toutes les peines du monde à relever ses taux d'intérêt. Pour une analyse en détail du rapport sur l'inflation de la Banque d'Angleterre, Daleen Hassan d'euronews accueille Nour Eldeen Al-Hammoury, Responsable des Stratégies Marchés chez ADS Securities à Abu Dhabi. Daleen Hassan, euronews : 'En décembre dernier, la Banque d'Angleterre envisageait un relèvement de ses taux d'intérêt. Or, la semaine dernière, elle a évoqué la possibilité d'une baisse du loyer de l'argent, si cela est nécessaire. Mark Carney, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, a-t-il voulu, envoyer une sorte de mise en garde, selon vous ?' Nour Eldeen Al-Hammoury, Responsable des Stratégies Marchés, ADS Securities, Abu Dhabi : 'Ce genre de déclarations équivoques de la part des banques centrales mondiales et pas seulement de la Banque d'Angleterre, n'ont rien de surprenant. D'ailleurs Mark Carney n'a jamais été très clair avec les investisseurs depuis sa prise de fonction. Pour commencer, si on regarde le taux d'inflation du Royaume-Uni, on voit qu'il est de 0,5 % - soit son plus bas niveau depuis 2000. Même en 2004, l'inflation n'était pas tombée aussi bas. Cette année encore, on s'attend à une inflation faible autour de 0,9 %, en raison de tout ce qui s'est produit au plan économique en 2013 et en 2014. Donc, au Royaume-Uni, comme je le disais, le taux d'inflation a atteint son niveau le plus bas depuis 2000. En 2015, il devrait s'établir à 0,9 %, selon les estimations. On est donc loin des prévisions de la Banque d'Angleterre qui table sur un taux de 2 % environ. Par conséquent, il n'y a aucune raison pour qu'elle relève ses taux d'intérêt prochainement. Au contraire, la Banque d'Angleterre pourrait même les baisser encore, si l'inflation devient négative plus rapidemment que prévu et ce, en plein ralentissement économique mondial. Par ailleurs, ces annonces concernant un éventuel relèvement des taux interviennent alors qu'on assiste à une sorte de stabilisation de l'activité économique à laquelle s'ajoute une hausse des salaires. Cela dit, ces chiffres pourraient, eux aussi, se révéler à nouveau plus faibles que prévu.' Daleen Hassan, euronews : 'Parlons des taux de change à présent si vous le voulez bien. Comment se porte la livre sterling vis-à-vis des principales devises en Europe ainsi qu'au Moyen-Orient ? Et quel effet cela peut-il avoir sur les investisseurs de la région ?' Nour Eldeen Al-Hammoury, Responsable des Stratégies Marchés, ADS Securities, Abu Dhabi : 'Globalement, la livre sterling a connu une bonne semaine suite aux annonces de la Banque d'Angleterre de la semaine dernière. Même si dans un premier temps - après l'annonce d'une baisse des taux - la livre sterling a légèrement perdu du terrain face au dollar : côtant à 1.5214 dollar pour 1 livre. La paire livre sterling/dollar américain est ensuite remontée à 1.54, dès que le gouverneur de la Banque d'Angleterre a fait savoir qu'un relèvement des taux d'intérêt était toujours possible. Dans le même temps, la devise britannique devrait se stabiliser face aux prinicpales devises de la région Afrique du Nord / Moyen-Orient. Ainsi, la parité livre sterling / dirham des Emirats arabes unis, par exemple, est repassée de son plus bas en janvier à 5,50 à 5,66 actuellement. On observe la même remontée de la livre sterling face à la livre égyptienne : la livre britannique a gagné 9,6 % face à la devise égyptienne passant de 10,75 en janvier à 11,77 en ce moment. Mais une livre sterling trop forte aurait un impact négatif pour les investisseurs de la région. Cela dit, la situation est bien meilleure que l'année dernière lorsque la livre sterling était quasiment à son plus haut niveau vis-à-vis de ces monnaies.' On reste sur le marché des changes pour notre Business Snapshot. La livre turque vient de vivre une semaine mémorable durant laquelle elle est tombée à un nouveau plus bas historique face au dollar. Pourquoi ? Voici quelques éléments de réponse. La semaine dernière, la livre turque a donc franchi un nouveau plus bas niveau historique par rapport au dollar en passant la barre des 2,50 livres pour un dollar. En cause : la politique de la Réserve fédérale américaine notamment. En laissant entendre qu'elle envisageait de relever ses taux d'intérêt, la FED a ainsi provoqué la hausse du dollar face aux autres devises. La Banque centrale turque a également dû faire face aux demandes répétées du Président de la République. Recep Tayyip Erdogan milite, en effet, pour une baisse significative des taux d'intérêt, afin de doper la croissance et l'investissement en Turquie. Jusqu'à récemment l'institution monétaire s'y était refusé. Le mois dernier, elle a procédé à une baisse modérée - et donc jugée insuffisante - de son principal taux directeur. Les banquiers centraux turcs doivent à nouveau se réunir le 24 février. Peut-être décideront-ils cette fois d'une baisse conséquente des taux d'intérêts, au risque de renforcer la volatilité de la livre turque. C'est ainsi que s'achève Business Middle East. Nous attendons vos réactions sur notre page Facebook euronews business et à la semaine prochaine.
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L'immobilité de la politique monétaire britannique... pour l'instant ! La Banque d'Angleterre décide de ne rien changer, et maintient notamment son taux directeur à 0.5%, son plus bas niveau historique. Les investisseurs prévoient toutefois un relèvement de ce taux début 2015, et, de manière générale, un resserrement de la politique monétaire, les signes de reprise économique se confirmant outre-manche. L'économie britannique pourrait en effet enregistrer une croissance de 3% cette année. Par ailleurs, le taux de chômage a reculé pour s'établir à 6.5% de la population active en mai, contre 7.8% un an plus tôt.
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La Banque d’Angleterre a dévoilé, mardi, de nouveaux billets… en plastique. Cette innovation a un but écologique et économique. Explications.
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