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Les pays des Balkans n'ont pas à s'inquiéter. C'est en somme le message de François Hollande et Angela Merkel, réunis ce lundi à l'Elysée avec une douzaine de dirigeants de l'UE et des Balkans, ainsi que Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne. Certains pays candidats à l'adhésion avaient peur que le départ du Royaume-Uni sonne le glas de l'élargissement. Il n'en est rien pour le président français: 'la décision britannique ne remet en aucune façon en cause les engagements qui ont été pris à l'égard des pays de la région des Balkans. Ils seront respectés aux conditions qui ont été initialement fixées et qui devront être vérifiées', a affirmé François Hollande. Macédoine, Serbie, Albanie et Monténégro sont des candidats officiels à l'adhésion. Bosnie, Kosovo sont candidats potentiels. Tous doivent appliquer les réformes exigées par Bruxelles... et attendre. Dès son arrivée à la tête de la Commission européenne fin 2014, Jean-Claude Juncker, assurait qu'il n'y aurait pas d'élargissement pendant 5 ans.
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Le réalisateur serbe Emir Kusturica a ouvert la 10ème édition du festival Balkan Trafic à Bruxelles. A cette occasion, notre journaliste, Sandor Zsiros, a pu s'entretenir avec lui... - Euronews: 'Est-ce que les choses ont beaucoup changé à Bruxelles depuis votre dernière visite?' - Emir Kusturica: 'C'est étrange de voir que le coeur de l'Europe est attaqué, l'aéroport détruit, alors que la plupart des djihadistes et de leurs complices sont financés par des fonds secrets basés en Arabie Saoudite et au Quatar. Et alors que les djihadistes ont tués 130 personnes à Paris, dans le même temps, la France vend des armes, des mirages à l'Arabie Saoudite pour 11 milliards de dollars. Le cercle vicieux de la guerre et du profit fonctionne à merveille!' - Euronews: 'Est-ce que vous remarquez des similitudes entre les guerres balkaniques et le terrorisme actuel? Certaines capitales européennes vivent dans la peur de mourir.' - Emir Kusturica: 'Sur la crise des réfugiés par exemple, le philanthrope George Soros milite pour une société ouverte. Il a lancé des appels clairs et encouragé les réfugiés à venir en Europe. Je suis sincèrement du côtés des réfugiés mais quand il y en a tellement, ça aboutit à ce que Mr Soros veut, il cherche à créer une Europe sans identité.' - Euronews: 'Plus d'un million de personnes ont emprunté la route des Balkans pendant un an. Est-ce que cela a changé les mentalités dans les Balkans?' - Emir Kusturica: 'Non, je ne pense pas, parce que ces gens ne veulent pas rester en Serbie, ils veulent rejoindre l'Allemagne. Mais certains se demandent pourquoi on ne pourrait pas créer une Allemagne partout pour que les réfugiés puissent s'établir et arrêter de fuir.' - Euronews: 'Mais il reste des barrières...' - Emir Kusturica: 'Les clôtures détruisent le concept de liberté. Vous imaginez? Depuis des centaines d'années on tente de développer la liberté de commerce, de penser, l'égalité, la fraternité mais apparemment, l'Europe de l'Ouest préfère les barrières!' - Euronews: 'La Serbie est sur la voie de l'adhésion à l'Union. Pensez-vous que ce sera une success story pour votre pays?' - Emir Kusturica: 'Ce qui me gêne avec l'Union européenne, c'est qu'il faut prouver son attachement à l'Europe par une procédure administrative, pas par sa culture. Regardez les commissaires européens: ils sont identiques à l'appareil soviétique. Les commissaires sont nommés mais personne ne les a élu!'
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Comment faire fonctionner le système de relocalisation des migrants ? C'est la question qui attend une réponse en Grèce et en Italie, alors que les frontières de la route des Balkans sont fermées et que les réfugiés s'entassent au poste d'Idoméni, au nord de la Grèce. Pas question pour les migrants de rejoindre des centres d'accueil dans le pays : 'Cette décision de fermer les frontières, c'est peut-être juste pour l'Union Européenne, mais pas pour nous, explique ce Syrien de Homs, pas pour les gens qui arrivent ici et qui trouvent toutes les frontières fermées devant eux. Ce n'est pas juste'. Le commissaire européen chargé des Migrations a déclaré que 6.000 réfugiés devraient être relogés par mois à partir de l'Italie et de la Grèce, bien loin des quelques centaines pour l'instant dispatchés en Europe. L'afflux de familles continue de Turquie et des îles grecques, et leur nombre a explosé ces dernières heures. En 24 heures plus de 2.300 migrants ont rejoint la Grèce par la mer.
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L'Allemagne et la Grèce condamnent de concert la fermeture unilatérale de la route des Balkans. 'Cela ne résout pas le problème', a déclaré la Chancelière allemande, qui plaide pour une solution à 28 et incluant la Turquie. Angela Merkel et Alexis Tsipras ont réagi à la décision mercredi de la Slovénie, suivie par la Croatie et la Serbie, de ne plus laisser passer de réfugiés. Du coup, 42.000 migrants sont bloqués en Grèce. En vertu de l'accord en cours de négociation entre l'Union européenne et la Turquie, les migrants arrivant en Grèce à partir de maintenant, et ceux-là seulement, pourront être renvoyés en Turquie. Une route 'officielle' pour les demandeurs d'asile serait en échange alors ouverte de la Turquie vers l'Union. Mais le projet ne fait pas l'unanimité, la ministre de l'Intérieur autrichienne a par exemple déclaré qu'il était de nature à 'jeter les valeurs européennes par dessus bord'. Il y a urgence en tous cas, car en attendant 450 migrants sont encore arrivés dans le port athénien du Pirée ce matin.
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Les institutions européennes ont réagi à la fermeture de la route des Balkans. La porte-parole de la Commission, Natasha Bertaud, s'est livrée à un exercice d'explication. " Les ressortissants de pays tiers qui ne remplissent pas les critères d'entrée dans l'espace Schengen ou qui n'ont pas fait de demande d'asile alors qu'ils en ont eu l'occasion, ne pourront pas entrer en Slovénie ". Pour la porte-parole il s'agit de revenir à une situation où les membres de l'espace Schengen appliquent pleinement les règles de la zone de libre circulation en Europe. Au Parlement l'eurodéputée slovène, Tanja Fajon, espère que les discussions vont permettre de détruire les barrières comme celle érigée par la Slovénie. Pour le président du Parlement européen la politique de fermeture des frontières est tout simplement inefficace. " En fait nous rétrécissons l'accès à l'Union européenne et on pousse de plus en plus de personnes dans les mains des passeurs ", précise Martin Schulz. Les parlementaires réclament aussi plus de détails sur le projet d'accord entre l'Union européenne et la Turquie pour limiter l'arrivée des réfugiés.
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En déplacement dans les Balkans le président du Conseil européen appelle au respect des règles de Schengen. Donald Tusk reconnaît que l'application du règlement de l'espace de libre circulation ne résoudra pas à elle seule la crise migratoire. Mais ce serait le premier pas vers une réponse européenne. Lors de son étape en Croatie, le Premier ministre croate a insisté auprès du président du Conseil européen pour plus de soutien de l'Union à l'égard de tous les pays touchés par l'arrivée massive de réfugiés et en particulier la Macédoine. Donald Tusk se rendra justement à Skopje avant de poursuivre son déplacement en Grèce puis en Turquie. Cette dernière étape doit permettre de préparer le sommet de lundi prochain entre Européens et Turcs sur la question migratoire.
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Principale porte d'entrée des migrants en route vers l'Europe de l'Ouest, les pays des Balkans ont instauré de nouvelles règles. Ils limitent désormais le passage aux seuls migrants fuyant les conflit au Proche-Orient et en Afghanistan. C'est le cas notamment en Serbie et en Macédoine. A la frontière entre la Macédoine et la Grèce, les migrants sont de plus en plus nombreux à rester bloqués. ' Pour l'instant, la situation est relativement calme, explique une coordinatrice du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Environ 1 500 personnes attendent du côté grec de la frontière pour voir ce qui va se passer. ' La situation est tout aussi confuse en Slovénie et en Croatie. C'est un refus de la Croatie de reprendre un groupe de migrants venus de Slovénie qui serait à l'origine de ce filtrage généralisé. Le ministre croate de l'Intérieur, Ranko Ostojic, s'en explique : ' Nous avons eu une demande de la Slovénie pour accepter le retour sur notre sol de 162 citoyens venant de pays dont l'afflux doit être dissuadé. D'après le plan Juncker, ils ne peuvent pas obtenir une protection internationale. Ces pays sont le Maroc, le Bangladesh, le Sri Lanka, l'Algérie, le Liberia, le Soudan, le Congo et le Pakistan. Par conséquent, nous avons refusé cette demande. ' Depuis le début de l'année, ils sont des centaines de milliers à être arrivés dans l'Union européenne, que ce soit par la mer ou par les Balkans, et toute la difficulté est précisément de dissocier l'accompagnement des migrants économiques et des réfugiés. Avec AFP
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Une nouvelle réunion au top niveau européen est organisée ce dimanche à Bruxelles pour tenter d'apporter des solutions à la crise migratoire et contenir le flux ininterrompu de réfugiés sur la route des Balkans. Se retrouvent aujourd'hui à Bruxelles à l'invitation de la Commission européenne dix Etats membres ainsi que l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. Hier lors d'une rencontre en Bulgarie, les dirigeants serbe, roumain et bulgare ont averti qu'ils pourraient eux aussi fermer leurs frontières si les pays comme l'Allemagne ou l'Autriche prenaient une telle mesure. En toile de fond, la montée de la xénophobie. Donald Tusk, président du Conseil Européen, hier à la Haye : 'Aujourd'hui, rien n'est plus important pour le camp politique modéré que de rétablir les frontières européennes extérieures. Et pas pour faire de l'Europe une forteresse inaccessible, mais pour protéger efficacement les valeurs de solidarité, de liberté et d'ouverture. Alors seulement nous pourrons arrêter les extrémistes dans leur marche vers le pouvoir'. 'Une politique consistant à laisser passer des réfugiés dans le pays voisin n'est pas acceptable', c'est l'idée qui doit faire consensus ce dimanche à Bruxelles. Il serait alors question de ne plus continuer d'acheminer les migrants hors de ses frontières sans l'accord du prochain pays receveur.
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Des milliers de personnes ont manifesté au Monténégro pour réclamer la démission du Premier ministre Milo Djukanovic, au pouvoir depuis 1990. Elles s'étaient rassemblés à l'appel de l'opposition devant le Parlement, dans le centre de la capitale Podgorica. Jusqu'à 6 000 manifestants selon la police ont scandé 'Milo voleur'. L'un des organisateurs du rassemblement, un parlementaire, a été interpellé. Et pour la troisième fois en une semaine, des heurts ont opposé des manifestants et la police anti-émeutes. Quinze policiers ont été blessés dans les affrontements, dont l'un grièvement, et 24 manifestants ont demandé une aide médicale, la plupart pour des malaises causés par le gaz lacrymogène. La police a fini par rétablir l'ordre au bout d'une heure. Dans la nuit, des véhicules blindés patrouillaient dans Podgorica.
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Plus de 12 000 réfugiés ont rejoint la Slovénie en 24 heures. Au total ce sont près de 34 000 migrants qui sont arrivés en moins d'une semaine, un flux considérable pour ce pays devenu en quelques jours l'une des principales routes des demandeurs d'asile vers l'Allemagne. Ljubljana reconnaît être à la limite de ses capacités et demande l'aide de l'Union européenne. Le Commissaire en charge de la Migration s'est donc rendu sur place pour évaluer les besoins du pays. " La Commission est aux côtés de la Slovénie et nous sommes prêts à l'aider, tant sur le plan technique que sur le plan financier " a souligné Dimitris Avramopoulos. La ministre slovène de l'Intérieur estime pour sa part le coût de cette prise en charge des réfugiés à 770 000 euros par jour, soit un budget de 140 millions d'euros en six mois. Mais au-delà d'une aide financière, elle souhaite aussi une meilleure surveillance des frontières extérieures de l'Union en Grèce. La Commission européenne a d'ailleurs convoqué un sommet européen restreint ce dimanche. Cette réunion, autour des pays du sud-est de l'Union, de la Serbie et de la Macédoine, sera justement consacrée à cette route migratoire dite des Balkans.
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Des milliers de réfugiés se pressent toujours dans différents pays des Balkans, dans l'espoir de rejoindre l'Europe du nord et de l'ouest. Mais la progression est ralentie en raison des limitations fixées par les gouvernements. A la frontière entre la Serbie et la Croatie, ils étaient ce lundi près de 3000 à être bloqués, massés dans des conditions très précaires. 'Les gens se battent pour avoir une place dans les bus, explique un homme appelé Faiz. En fait, je comprends pas pourquoi la frontière croate est fermée'. 'Il n'y a qu'en Croatie que ça se passe comme ça, ajoute un autre réfugié. Les autres pays nous ont laissé passer. Mais là, ça bloque. Y a des gens avec des bébés ou des enfants et qui attendent depuis 4 jours.' Certains responsables d'ONG réclament une aide d'urgence face à une situation qui - disent-ils - menace d'exploser. 'On estime entre 1500 et 2500 le nombre de personnes actuellement bloquées ici, affirme Iroda Asqarova, employée du HCR. La situation humanitaire est vraiment inquiétante. Dans la foule, vous pouvez voir des femmes avec des enfants, il y a aussi des personnes handicapées. Et ils tous coincés là puisque la frontière croate est fermée.' Pour ceux qui parviennent à entrer en Croatie, la route se poursuit vers la Slovénie. Mais là aussi, les entrées se font au compte-goutte, ce qui crée là encore des goulot d'étranglements aux postes-frontières. Cette crise migratoire a fait apparaître de profondes dissensions entre les pays européens, Bruxelles ayant bien du mal à apporter une réponse coordonnée. - avec agences
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L'Union européenne doit proposer un véritable plan d'action pour régler la crise des réfugiés. C'est l'appel des pays des Balkans de l'Ouest, Serbie et Macédoine en tête, réunis en sommet à Vienne. L'Allemagne, également présente, annonce une aide d'un million d'euros à ces pays. Il est de notre responsabilité d'aider ces pays a martelé la chancelière pour qui le drame en Autriche est 'un avertissement'. 'Nous avons plus de réfugiés aujourd'hui dans le monde que depuis la Seconde guerre mondiale souligne Angela Merkel. En Europe, nous avons réussi à vivre en paix ensemble, et nous avons également mis en place un processus de paix irréversible avec les pays des Balkans de l'Ouest . Il est de notre devoir aujourd'hui, de nous assurez que la paix devienne une réalité dans les régions concernées, mais par rapport à notre propre histoire, il est également important d'aider ces gens, dont les vies sont menacées, de les aider et de leur donner une protection.' La Macédoine et la Serbie sont deux des principaux points de passage des des migrants qui tentent de rejoindre l'Union européenne. L'Allemagne a de nouveau plaidé pour une répartition équitable des réfugiés au sein des pays membres de l'UE.
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Le voyage de György Kakuk a commencé dans la gare de Gevgelija, au sud de l'ex-République yougoslave de Macédoine. Les migrants qu'il a rencontrés là avaient déjà parcouru des milliers de kilomètres depuis l'Afganistan ou la Syrie et ils continuaient leur voyage. 'Les pays des Balkans semblent bien avoir abandonné la lutte contre l'immigration massive' raconte le journaliste. 'Comme si c'était sans espoir. Pour les Grecs, les Macédoniens et les Serbes, le seul objectif est de faire en sorte que ces gens traversent leurs pays le plus vite et le plus facilement possible.' György Kakuk a traversé plusieurs frontières avec les candidats à l'exil et il raconte qu'il a souvent été le témoin de policiers venant en aide aux migrants pour faciliter leur passage. 'Tous ces gens, ou en tout cas, la plupart d'entre eux, ne voulaient pas quitter leurs maisons' explique le journaliste. 'Mais il est tout simplement devenu impossible de vivre dans les pays d'où ils viennent.' Arrivé à Belgrade, György Kakuk raconte que le voyage se complique un peu, mais qu'aucun obstacle ne semble insurmontable pour ces migrants qui espèrent bien arriver jusqu'en Allemagne ou en Suisse.
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Ils marchent pour la paix et pour ne pas oublier le massacre de Srebrenica. Depuis mercredi matin, des milliers de personnes avancent sur la route qu'avaient prise en 1995, 15 000 musulmans pour fuir les forces serbes de Bosnie. 7000 réussiront à sauver leur vie. Samedi à Srebrenica, ils assisteront à une cérémonie commémorant les 20 ans de la tragédie. En juillet 1995, 8000 hommes ont été tués à Srebrenica, en Bosnie, par les forces serbes bosniennes. 20 ans après, les Serbes s'opposent toujours à une résolution de l'ONU condamnant le massacre. Le projet suscite la colère de Belgrade et des Serbes de Bosnie qui le jugent 'anti-serbe'. Les autorités serbes reconnaissent qu'un crime grave a été commis mais refusent qu'on parle de génocide. Dans un geste de réconciliation, le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic sera le 11 juillet à Srebrenica pour assister à la cérémonie marquant le 20e anniversaire du massacre.
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Tensions ethniques, difficultés économiques : les Balkans sont-ils en danger ?Et si oui, comment changer la donne ? Et quelles sont leurs chances d'adhérer à l'Union européenne ? Éléments de réponse dans ce nouveau numéro de The Network. La crise politique dans l'ancienne République yougoslave de Macédoine risque-t-elle de dégénérer en conflit ethnique après l'attaque sanglante d'un poste de police par des extrémistes albanais ? Comment le Kosovo fait-il face à l'exode massif de sa population lassée par la corruption de la classe politique ? La Serbie reconnaîtra-t-elle un jour l'indépendance de son ancienne province ? Et en Bosnie, 20 ans après les accords de paix de Dayton, pourquoi les leaders serbes, croates et musulmans refusent-ils toujours de coopérer ? Les Balkans sont-ils sur le point de s'embraser une nouvelle fois ? Chris Burns en débat avec ses trois invités : - Et Rosa Balfour, experte du Programme européen au German Marshall Fund. - Le cinéaste croate Dalibor Matanic. Son film Soleil de Plomb a remporté le prix du jury dans la section Un certain regard 2015 à Cannes. - Et l'eurodéputé croate, Tonino Picula, qui préside la Délégation du Parlement européen pour les relations avec la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.
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14 clandestins originaires de Somalie et d'Afghanistan ont péri écrasés par un train dans le centre de la Macédoine. L'accident s'est produit vers 22h30 à hauteur de la ville de Veles lorsque des clandestins ont été aperçus assis sur la voie ferrée par le machiniste d'un train en provenance de Grèce. Selon un communiqué, le machiniste a tenté d'arrêter le train, il a activé la sirène, de nombreux migrants ont réussi à s'enfuir mais 14 ont été tués. La voie ferrée qui traverse la Macédoine en direction du nord est fréquemment le théâtre d'accidents similaires. Une douzaine de clandestins ont péri au cours des six derniers mois dans des drames semblables.
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Dans le centre de la Croatie, l'état d'alerte générale a été décrété pour la ville de Karlovac après l'état d'urgence hier soir face à la montée des eaux. La cité se trouve sur quatre rivières. Le maire a décidé d'évacuer la population de certains quartiers, soit plus de deux mille personnes. Ces zones avaient déjà été durement touchées lors des terribles inondations de mai dernier dans les Balkans, les pires en 120 ans. Cinquante personnes y avaient perdu la vie. Malgré une forte mobilisation, les habitants dénoncent un manque de sacs de sable et une organisation défaillante à l'image de cet homme : 'des sacs de sable et du sable ? Mais nous n'en avons pas, c'est ça le pire ! Nous l'avons dit au gouvernement qui a dissout les autorités locales sans explication'. Ces intempéries touchent également l'est et le sud de la Slovénie où plusieurs petites rivières frontalières de la Croatie sont en crue. Une jeune fille de 17 ans est morte et un homme est porté disparu après que leur véhicule a été emporté par les flots. Selon les médias locaux, plusieurs centaines de maisons et de bâtiments ont été inondés et de nombreuses routes sont fermées. L'Autriche souffre également de ce mauvais temps en particulier le sud du pays : le Burgenland et la Styrie. D'importants moyens ont été mis en place pour aider les sinistrés et les pompiers oeuvrent sans relâche malgré les fortes précipitations.
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Des voitures empilées, des rues boueuses et des maisons détruites : une inondation soudaine ce jeudi soir a transformé en décor d'apocalypse le quartier pittoresque d'Asparouhovo, dans la banlieue du grand port bulgare de Varna, sur la Mer Noire. 11 personnes dont deux enfants ont péri dans la catastrophe. Il y a plusieurs disparus. Les habitants sont sous le choc, à l'image de Yany Yanev. ' J'ai 61 ans et je n'ai jamais vu de désastre pareil dans le quartier d'Asparouhovo, dit-il. C'est incroyable et inexplicable quand vous voyez tous les dégâts que cette inondation a causés.' Dans la soirée, un violent orage s'est abattu sur la région, après déjà trois semaines de précipitations. Des trombes d'eau boueuse ont alors déferlé de la colline déboisée qui surplombe le quartier. Le pays observera un jour de deuil national lundi.
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Ville symbole de ces terribles intempéries, Obrenovac panse difficilement et lentement, ses plaies. On désinfecte l'eau pour éviter des épidémies et l'heure est aussi au bilan matériel. Il est très lourd et le pays a demandé des aides à l'Union européenne pour la reconstruction. Au plus fort des inondations, près de deux millions de personnes avaient été touchées, et des centaines de milliers ont été évacuées. Cet homme a tout perdu : 'il n'y aura plus personne ici pendant les deux prochains mois. On s'entraide. Je dors chez un ami sur une colline. Tout ce que j'ai maintenant, je le porte sur moi, vous voyez'. Dans toute la région des Balkans, durement meurtris par la guerre de 1992-95, 59 personnes ont péri durant ces intempéries. A Srebrenica, cité martyre du conflit, on tente aussi et de nouveau d'aller de l'avant à l'image de cette femme, une agricultrice. 'Que puis-je dire... Regardez, les dégâts sont énormes, la route a été emportée par les flots et les fleurs ont été complètement détruites'. A Skopje, dans l'ancienne République yougoslave de Macédoine, on n'a pas oublié les liens du passé. La solidarité s'organise en chanson avec ce concert dont les bénéfices seront distribués aux victimes en Serbie et en Bosnie.
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Dans les Balkans, on découvre de jour en jour l'étendue réelle des dégâts causés par les inondations. Les pertes en Serbie, comme en Bosnie, pourraient se chiffrer à plusieurs centaines de millions d'euros, et on craint aujourd'hui des épidémies à cause des nombreuses carcasses d'animaux en décomposition. Ce village en Bosnie a été entièrement inondé. Milorad revient pour la première fois depuis la catastrophe. ''Ce sont mes champs, montre-t-il ; là-bas, j'ai du maïs. Tout mon gagne-pain est ici.'' Milorad et ses proches ont trouvé refuge dans cette salle de classe. Ils sont inquiets pour leur avenir. Qu'est-ce qu'on peut faire, demande Stana. Où peut-on aller ? J'ai des enfants et des petits-enfants. On n'a aucun endroit où aller.'' Cette maison s'est enfoncée dans le sol après un glissement de terrain. C'est ici qu'habitait Nihad et son fils Alija. Tout est à refaire. 'J'ai pris un prêt bancaire pour construire cette maison. La seule chose qu'il me reste aujourd'hui, c'est ce prêt que je dois rembourser'', explique Nihad. Son fils découvre ce qu'il reste du deuxième étage de la maison qui repose désormais à même le sol. Il a tout perdu ou presque : 'Il ne me reste plus que ce chat. Mais je suis content qu'il ait survécu.''
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Plus de 30 000 sinistrés évacués, et une vingtaine de morts. C'est le sombre bilan des graves inondations qui frappent la Serbie depuis une semaine. Rien qu'à Obrenovac, l'une des villes les plus touchées, environ quinze personnes ont perdu la vie. Obrenovac comptait environ 20 000 habitants. Plus des deux tiers ont été évacués. C'est presqu'une ville fantôme, meurtrie et défigurée par l'eau boueuse et les dégâts des inondations. 'Il n'y aura aucune vie ici pendant les mois à venir, assurait ce mardi un des résidents restés sur place. Les seuls qui peuvent vivre ici sont ceux qui habitent dans les étages les plus élevés des bâtiments. Mais ceux qui se trouvaient au rez-de-chaussée ne peuvent plus vivre ici.' Les autorités ont décrété ce mardi trois jours de deuil national. 'Il faut tout de suite lancer les travaux de déblayage pour éviter les épidémies, a également averti le Premier ministre serbe. Il y aura 'des tonnes de cadavres d'animaux à gérer'. Avec AFP, Reuters et notre reporter Andrea Hajagos
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Un quart de la population bosnienne est touché par les pires intempéries qu'aient connu les Balkans en un siècle. Ici, près de 100 000 personnes ont dû être évacuées. C'est le plus grand exode depuis la fin de la guerre, en 1995. Les autorités craignent une 'catastrophe épidémiologique' si ces zones ne sont pas rapidement nettoyées. D'autant plus que les températures devraient désormais atteindre les 30 degrés. 'Les glissements de terrain détruisent le pays. Nous en avons enregistré plus de 2000. Et en plus, nous avons près de 9 400 champs de mines sous près de 200 kilomètres de glissements de terrain', explique le ministre bosnien des Affaires étrangères, Zlatko Lagumdzija. En Serbie voisine, plus de 25 000 sinistrés ont été évacués. À Belgrade, des milliers de volontaires continuent à renforcer les digues le long de la Save, un affluent du Danube qui devrait atteindre de nouveaux pics.
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La crue des rivières menace la grande centrale thermique de la ville qui a été désertée par ces habitants. Des sacs de sable ont été empilés pour empêcher tout chaos électrique. La plupart des habitants d'Obrenovac ont fui la montée des eaux. D'autres sont revenus constater les dégâts. Amer, à l'image de Goran : 'regardez toute cette eau, on a tout perdu, on n'a plus rien. Notre maison, elle ne vaut plus rien, on n'a plus rien', constate dépité cet habitant. Et puis, il y a ceux qui n'ont pas voulu partir. Des personnes âgées en majorité. Les pompiers se sont organisés pour venir les ravitailler en pain notamment à l'image de cette vieille dame. 'Combien êtes-vous à cet étage ? ', demande un pompier à une vieille dame. 'Deux' et merci, s'il vous plaît de revenir et de me dire aussi quelle heure il est, car je n'ai plus de piles dans mon horloge', explique-t-elle. 8 000 des 20 000 habitants de la ville ont été évacués face à ces inondations qualifiées par certains de 'catastrophe biblique'. Les forces de l'ordre ont interdit tout accès à la cité. Les eaux qui avaient atteint jusqu'à deux mètres de hauteur ont toutefois commencé à décroître. Novak Djokovic, le grand champion de tennis serbe a annoncé qu'il allait offrir l'intégralité de son prix de 700 000 euros remportés hier lors de sa victoire à Rome.
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La boue et les gravats ont tout recouvert ou presque à Topcic Polje, en Bosnie. On ne compte plus les villages qui, comme celui-ci, ont été ravagés. Cela faisait plus de cent ans qu'un tel déluge ne s'était pas abattu sur les Balkans. Jusqu'à présent, on dénombre 47 victimes, et des centaines de milliers de sinistrés, comme Safet Jusic : 'Je ne peux pas commencer à tout reconstruire, pas à mon âge, dit-il. Et si tout recommence, je ne pourrai pas le supporter, je choisirai peut-être même d'en finir.' Les inondations ont entraîné plus de 2 000 glissements de terrain, aussi les autorités ont mis en garde contre les risques de déplacement de champs de mines antipersonnel datant de la guerre du début des années 90. Un risque de 'catastrophe épidémiologique' est également présent si les zones sinistrées ne sont pas rapidement nettoyées, car les températures dans les jours qui viennent devraient monter jusqu'à trente degrés. Alors que les pays touchés, comme la Serbie, ont lancé un appel à l'aide internationale, la mobilisation va en s'intensifiant. Les Etats-Unis enverront ce mardi 26 tonnes d'aide, notamment des unités de purification d'eau, car un million de personnes n'ont plus accès à l'eau potable.
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Au moins 44 personnes ont péri dans les Balkans, notamment en Bosnie et Serbie, pays frappés par des désastreuses intempéries.
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Les Balkans sont actuellement frappés par les pires inondations depuis 120 ans. En tout, plus de 44 personnes sont décédées en Bosnie et en Serbie. Et les autorités craignent que le bilan s’alourdisse dans les jours à venir. Des dizaines de milliers d’autres personnes ont, quant à elle, été contraintes de quitter leur logement à cause de la montée des eaux. Regardez les images de ces inondations dévastatrices.
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Créé en 1993 par le Conseil de sécurité des Nations Unies, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) célèbre ce samedi son 20ème anniversaire. Depuis sa création, le tribunal a auditionné plus de 4500 témoins et mis en accusation 161 hauts responsables des guerres yougoslaves. Il...
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