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L'atonie de la demande mondiale a pénalisé le commerce extérieur allemand en mai. En données corrigées des variations saisonnières, les exportations de la première économie de l'Union européenne ont plongé de 1,8% par rapport à avril, leur plus fort recul mensuel depuis août 2015. Les économistes pariaient sur une hausse de 0,25%. Les importations ont quant à elles augmenté de 0,1% en variation mensuelle, moins que la hausse de 0,4% attendue. On notera que l'excédent commercial de l'Allemagne avec l'Union a encore augmenté, signe que la bonne tenue de la demande intérieure allemande ne bénéficie pas à ses partenaires européens. La croissance allemande a atteint 0,7% au premier trimestre, dopée par la hausse des dépenses des ménages, l'investissement dans le BTP et les dépenses publiques en faveur des réfugiés. Elle est pressentie entre 0,1 et 0,3% au deuxième trimestre, sur fond de stagnation des commandes à l'industrie. D'ailleurs la production industrielle nettement fléchit en mai.
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Les chiffres du commerce extérieur chinois en avril sont venus doucher les espoirs de voir la seconde économie mondiale reprendre de l'élan. Les importations ont reculé de 10,9% sur un an, bien plus que prévu, reflétant la faiblesse de la consommation en dépit d'un rebond d'une croissance record du crédit au premier trimestre. Déception aussi sur le front des exportations, en repli de 1,8% sur un an. Elles ont même chuté de 9,3% vers les Etats-Unis, leur première destination, tandis qu'elles progressaient de 3,2% vers l'Union européenne.
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