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Le groupe terroriste revendique des actes isolés à travers le monde pour pallier aux pertes qu'il essuie sur le terrain, en Syrie et en Irak. L'attentat du 3 juin à Bagdad a tué au moins 143 personnes. La veille, la prise d'otages d'un restaurant de Dacca, au Bangladesh, avait déjà fait vingt morts. L'un et l'autre attentat ont été revendiqués par l'État islamique, tout comme le furent la tuerie dans un club gay d'Orlando et l'assassinat à l'arme blanche d'un couple de policiers en France le 13 juin dernier. Un grand nombre de militaires irakiens estime que cette vague d'attentats vise à détourner l'attention des jihadistes devant les pertes de l'État islamique sur le terrain. 'L'État islamique poursuit une stratégie dramatique' dit le général de l'armée irakienne Kadim Shahban. 'Après la défaite qu'ils ont essuyé devant les héros de notre armée, l'État islamique a commis un autre crime en visant des innocents à Karada.' Depuis le lancement en août 2014 de l'offensive de la coalition internationale sur l'État islamique, le groupe terroriste a perdu 40 % du territoire qu'il contrôlait en Irak et près 20% des zones peuplées qu'il dominait en Syrie. La perte de la grande ville de Fallouja, à l'ouest de Bagdad est aussi une grande perte pour l'État islamique. 'Ils étaient en train de se replier d'une zone proche de Amiriyah al-Fallujah' confie ainsi le lieutenant général Hamid al-Maliki. 'La plupart étaient des jihadistes étrangers qui ont refusé de se rendre face à nos troupes'. Un nombre de plus en plus important de jihadistes désertent les rangs de l'État islamique et tentent de rentrer dans leur pays. Le Centre International d'études de la Radicalisation, qui est basé à Londres, explique que les jihadistes cherchent à échapper aux bombardements, mais aussi à la corruption de leurs chefs Par ailleurs, les bombardements par la coalition internationale des principaux champs de pétrole exploités par l'État islamique ont fait perdre à l'organisation de 30 % de ses revenus en une année. L'espace contrôlé par l'État islamique se rétrécit comme une peau de chagrin : pour contrebalancer cette tendance, l'organisation terroriste revendique des attentats isolés sur les réseaux sociaux pour continuer d'occuper le terrain.
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L'intrusion des manifestants dans la zone verte ce vendredi est 'inacceptable'. Commentaire du Premier ministre au terme d'une journée chaotique dans le centre de la capitale irakienne. Les partisans du dignitaire chiite Moqtada al-Sadr s'étaient donnés rendez-vous aux abords de la 'Zone verte', ce quartier ultra-sécurisé de Bagdad, dans lequel se trouvent les bâtiments du gouvernement et plusieurs ambassades. Et ils ont réussi à investir les lieux, y compris le bureau du Premier ministre, avant d'être repoussés par les forces de l'ordre. La police a fait usage de gaz lacrymogènes, mais aussi de balles réelles. Bilan de la journée : une soixantaine de blessés, dans les rangs des manifestants, mais aussi du côté des forces de l'ordre. Témoignage d'un manifestant 'Nous sommes des partisans de Moqtada al-Sadr. Et on est venu manifester pacifiquement. Maintenant, on sait clairement qui se trouve derrière les explosions perpétrées à Sadr-City et dans les quartiers environnants. On sait que c'est le gouvernement qui orchestre ces actions terroristes.' Ali Hussein, manifestant Réaction du Premier ministre 'Ce qui s'est passé aujourd'hui, l'assaut mené contre les bureaux du gouvernement et les institutions de l'Etat, est inacceptable. Nous ne ferons preuve d'aucune complaisance. Les auteurs de ces actes seront poursuivis conformément à la loi.' Haidar al-Abadi, Premier ministre irakien Contexte C'est la deuxième fois en trois semaines que les partisans de Moqtada al-Sadr envahissent partiellement la Zone verte. Le 30 avril, ils avaient réussi à s'introduire dans le siège du parlement. Ces actions visent à dénoncer l'inaction des autorités notamment en matière de lutte anti-corruption. Cette crise politique survient alors que les forces de sécurité irakiennes sont mobilisées dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique qui s'est emparé de larges pans du territoire en 2014.
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Ce fut l'un des jours les plus meurtriers à Bagdad depuis le début de l'année : une série d'attentats a frappé la capitale irakienne, avec au moins 3 explosions. Le bilan est lourd : au moins une soixantaine de morts, et une centaine de blessés. Le groupe terroriste Etat islamique a revendiqué 2 des attaques. L'attaque la plus meurtrière, un attentat suicide à la voiture piégée, a frappé le quartier chiite de Sadr City, dans le nord de la ville, faisant 24 morts. Une autre attaque a frappé un marché, dans le quartier de Chaab, dans le nord de la capitale, tuant une trentaine de civils. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Saad Maan a indiqué que cette attaque avait été perpétrée par une femme kamikaze. Mais l'EI a revendiqué l'attaque en affirmant qu'elle avait été commise par un homme, identifié comme Abou Khattab al-Iraqi, qui a jeté des grenades avant de faire détoner sa ceinture explosive. Un autre attentat perpétré à l'aide d'une voiture piégée a fait au moins 6 morts dans le district de Rachid, dans le sud de la capitale irakienne, selon les responsables. Cette recrudescence de violence intervient alors que le groupe Etat islamique perd du terrain. Mais depuis certaines places fortes comme Mossoul, les jihadistes gardent la capacité de frapper à Bagdad ou ailleurs dans le pays.
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Journée meurtrière à Bagdad avec 3 attentats successifs : le plus meurtrier a eu lieu en pleine heure de pointe sur un marché du quartier chiite de Sadr City dans le nord de Bagdad : au moins 64 personnes ont été tuées, et plus de 80 blessés, avec l'explosion d'une voiture piégée Le bain de sang a été revendiqué par le groupe Etat islamique. L'incendie s'est rapidement propagé à plusieurs magazins, dont les façades ont été pulvérisées. At least 37 people killed when bomb went off in Baghdad market, officials say. ISIS claims responsibility. https://t.co/4OcSmt8fHW- CNN Breaking News (@cnnbrk) May 11, 2016 Quelques heures plus tard, 2 autres explosions, ont fait une dizaine de victimes, là aussi, avec des voitures piégées, dans d'autres quartiers chiites, Kazimiyah et le quartier mixte Jamea. Ce matin, des dizaines de personnes ont manifesté leur colère pour dénoncer l'impuissance de l'état, face au groupe terroriste Etat islamique. Ces attentats interviennent alors que l'Irak est secoué depuis des semaines par une grave crise politique. Plusieurs partis s'opposent aux plans du Premier ministre de mettre en place un gouvernement de technocrates par peur de perdre certains de leurs privilèges. Cette crise est suivie avec inquiétude par les Etats-Unis qui craignent qu'elle 'ne détourne' les autorités de la lutte contre l'EI. Washington a récemment accru son soutien militaire à Bagdad pour aider l'armée irakienne à reconquérir les vastes territoires tombés aux mains des jihadistes depuis 2014.
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Bagdad à nouveau meurtrie par un attentat à la voiture piégée. La charge explosive a tué au moins 14 pélerins chiites lundi durant une procession religieuse, dans le sud de la capitale irakienne. L'attaque, revendiquée par le groupe Etat islamique, intervient alors que l'Irak est en pleine crise politique depuis un mois. Ce week-end, des milliers de manifestants ont occupé le Parlement et envahi la 'Zone verte', ce quartier ultrasécurisé qui abrite les instances du pouvoir. Ils ont dénoncé la corruption et l'incapacité de la classe politique à former un nouveau gouvernement. Les observateurs internationaux, en particulier américains, craignent que cette crise n'empêche l'Etat irakien de lutter efficacement contre le terrorisme islamiste. Dimanche déjà, un attentat revendiqué par Daesh avait tué 33 personnes dans le sud du pays.
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En Irak, plusieurs centaines de manifestants ont envahi ce samedi le Parlement à Badgad, qu'ils ont occupé durant plusieurs heures. Ce mouvement de foule est intervenu après que les députés n'ont pas réussi à s'entendre sur la formation d'un nouveau gouvernement. Des parlementaires ont été pris à partie, du mobilier saccagé. Quelques instants plus tôt, l'influent chef chiite Moqtada al-Sadr avait vivement condamné l'impasse politique en Irak. Il en appelle au changement : 'Ou ces hommes politiques s'en vont, ou le gouvernement, sans exceptions, sera renversé par le peuple. Je suis là aujourd'hui au côté du peuple, seulement du peuple. Je vais cesser de discuter de politique, sauf avec ceux qui veulent changer les choses. J'attends la révolution du peuple.'' Les partisans de Moqtada al-Sadr ont forcé l'entrée de la Zone verte qui abrite les principales institutions du pays. Sous pression, le Premier ministre Haïder al-Abadi ne parvient pas à former un gouvernement de technocrates, plus à même, selon lui, de mener à bien les réformes pour lutter contre la corruption. Mais il s'oppose aux partis politiques. Les Etats-Unis craignent que cette crise freine le combat de Bagdad contre le groupe Etat islamique. Les djihadistes ont perpétré ce samedi un attentat contre un pèlerinage chiite, qui a fait une vingtaine de morts près de Bagdad.
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Des manifestants assis à la place des députés irakiens. Ces images proviennent de l'intérieur du parlement à Bagdad, qui a été envahi ce samedi par plusieurs centaines de personnes, venues exprimer leur colère après le rejet d'un nouveau gouvernement. Des parlementaires ont été pris à partie, des équipements saccagés. Ces débordements sont intervenus après que l'influent dignitaire chiite Moqtada al-Sadr a dénoncé l'impasse politique en Irak. Ses partisans, réunis par milliers, ont alors forcé l'entrée de la Zone verte, qui abrite les principales institutions du pays. 'On veut mettre la pression sur les parlementaires parce qu'ils ne sont pas honnêtes. Ils doivent servir le peuple', explique ce manifestant. Sous pression, le Premier ministre Haïder al-Abadi ne parvient pas à former un gouvernement de technocrates, plus à même, selon lui, de mener à bien les réformes. Mais il s'oppose aux partis politiques. Cette crise inquiète les Occidentaux, notamment car elle risque de court-circuiter le combat de Bagdad contre le groupe Etat islamique. Les djihadistes ont perpétré ce samedi un attentat contre un pèlerinage chiite, qui a fait une vingtaine de morts près de Bagdad.
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Journée sous haute tension à Bagdad. Plusieurs centaines de manifestants ont pénétré ce samedi dans l'enceinte même du Parlement irakien pour exprimer leur colère après le rejet par les députés d'un nouveau gouvernement de technocrates proposé par le Premier ministre. Une partie du bâtiment a été saccagée. Ce débordement est intervenu après que Moqtada al-Sadr, l'influent dignitaire chiite, a dénoncé l'impasse politique dans le pays. Ses partisans, qui manifestaient jusqu'ici pacifiquement, ont alors pénétré dans la Zone verte, qui abrite les principales institutions du pays, le Parlement, mais aussi le palais présidentiel et le bureau du Premier ministre, Haïder al-Abadi. Ce dernier est de plus en plus menacé par cette crise politique. Avec AFP
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Le sergent américain Bowe Bergdahl va être traduit devant une cour martiale. Cet ex-prisonnier en Afghanistan, sera jugé pour désertion et 'mauvaise conduite face à l'ennemi'. Aux Etats-Unis son cas est controversé. Il avait été capturé en 2009 par les talibans après avoir quitté sa base à pied. Il est resté prisonnier durant trois ans et demi. Barack Obama obtiendra sa libération en mai 2014 échange de cinq déténus de Guantanamo. Beaucoup de Républicains estime que la concession était trop grande. Le candidat à l'investiture républicaine pour la Maison Blanche, Donald Trump, a même qualifié le soldat de 'sale traître pourri' et assuré qu'il méritait d'être exécuté. Après sa libération, Bowe Bergdahl a occupé un poste admnistratif dans l'armée dans l'attente d'une décision de justice. Il y a quelques jours, il a expliqué dans une célèbre émission de radio américaine 'Serial' avoir abandonné son poste pour dénoncer le mauvais commandement de son unité. Il dit aussi avoir voulu suivre les pas de Jason Bourne, célèbre agent secret fictif de la CIA. Agé de 29 ans, le militaire risque désormais la prison à vie. L'audition devant la cour martiale se tiendra sur la base de Fort Bragg, en Caroline du Nord.
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Le bilan est lourd en Irak : un camion frigorifique piégé a explosé ce matin au milieu d'un marché bondé de Sadr City, grand quartier populaire chiite du nord-est de Bagdad, Il y a au moins 60 morts et 200 blessés. L'attaque n'a pas été revendiquée. Mais les soupçons se portent déjà sur l'organisation sunnite Etat islamique, qui a déjà commis des attentats similaires visant la communauté chiite.
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Par un vote a mains levées et sans même qu'un débat n'ait lieu, le Parlement irakien a approuvé à l'unanimité les réformes anti-corruption proposées par le Premier ministre Haider al-Abadi. Les réformes visent à réformer en profondeur le fonctionnement de l'Etat. Elles prévoient la suppression immédiate des postes des trois vice-Premier ministres et trois vice-présidents. L'ayatollah chiite al-Sistani dont l'autorité dépasse celle de la classe politique, avait appelé le Premier ministre à agir d'une main de fer contre la corruption. 'Nous avons entendu des promesses ces treize dernières années et toutes les promesses se sont avérées être des mensonges. On est habitué à leurs mensonges. Nous n'avons pas d'électricité, ni de services', déplore une irakienne. 'Ils ont prêté attention au peuple seulement quand ils ont vu des manifestations et senti que les gens se révoltaient contre eux. Nous voulons nous assurer que le changement est réel et que le paquet de réformes approuvé aujourd'hui sera appliqué et que ce n'est pas un simple vote, sans réels effets', insiste un citoyen irakien. Ces mesures ont pour but de répondre au mécontentement au sein de la population. Elle manifeste depuis plusieurs semaines contre la corruption généralisée de la classe politique, la mauvaise gouvernance et le délabrement des services publics. Les Irakiens se plaignent notamment des fréquentes coupures d'électricité, dans un pays où les températures estivales peuvent dépasser les 50 degrés.
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A Bagdad en Irak, l'explosion de deux voitures piégées sur les parkings d'hôtels de luxe ont une dizaine de morts cette nuit. Il s'agit des hôtels les plus prestigieux de la capitale, l'Ishtar et le Babylone, qui venaient tous deux d'être rénovés. Les explosions se sont produites juste avant minuit heure locale. Elles ont résonné dans tout le centre-ville. La première s'est produite à l'Ishtar, la seconde à l'hôtel Babylone. Les forces de sécurité auraient aussi repéré une autre voiture piégée sur le parking de ce deuxième hôtel. Elles sont parvenues à la déminer. Etat islamique, qui a revendiqué dernièrement la plupart des grosses attaques dans le pays, combat les forces irakiennes, à 30 kilomètres à peine de Bagdad. En 2010, ces deux hôtels avaient déjà été frappés simultanément par des attentats-suicides, revendiqués par Al-Qaïda en Irak.
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Cinq voitures piégées ont explosé dans Bagdad ces dernières heures, dans des attaques devenues de plus en plus nombreuses depuis qu'un couvre-feu vieux de dix ans a été levé en février. Les attentats ont fait 17 morts au total, et même dans la capitale irakienne, où les combattants d'Etat Islamique ne dictent pas encore leur loi, les habitants ne se sentent plus en sécurité. 'Comme vous le voyez l'explosion a fait beaucoup de dégâts, déclare ce riverain. Quel crime avons-nous commis ? Même dans nos maisons on ne se sent plus en sécurité'. Dans le même temps plusieurs dizaines de familles sont venues grossir les rangs des réfugiés à Bagdad. 700 personnes, arrivées de la région d'Anbar, et qui vont vivre désormais dans ce camp d'al-Khadhra, à Bagdad. 90.000 personnes ont fui cette région dont le chef-lieu, Ramadi, théâtre de violents combats, est devenue ville-fantôme.
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Voilà des années que les Bagdadis attendent cela. A la demande du Premier ministre irakien, le couvre-feu nocturne a été levé hier soir 'afin que la vie soit aussi normale que possible bien que le gouvernement soit engagé dans une guerre', selon les mots d'Haider al-Abadi. Le couvre-feu avait été établi afin de mettre un frein aux violences particulièrement meurtrières du milieu des années 2000. Désormais les cafés et restaurants peuvent rester ouverts après minuit. Tout un symbole comme l'explique cet Irakien : 'Bagdad est une ville fantôme et c'est ce dont nous nous apercevons quand nous rentrons tard la nuit d'autres régions et que nous arrivons aux points de contrôle. Mais quand le couvre-feu n'est plus alors la vie reprend son cours, le shopping, les gens se sentent en sécurité'. Et c'est justement ce symbole d'une nouvelle liberté retrouvée qui a été prise pour cible hier. Plusieurs attaques ont eu lieu faisant au moins 32 victimes dans la capitale irakienne. La plus sanglante s'est produite dans un restaurant du quartier Bagdad al-Jadida dans l'est de la ville avec au moins 23 victimes et des dizaines de blessés. Un attentat a également visé un centre commercial sur fond de menace jihadiste de l'Organisation État Islamique.
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De violents affrontements ont éclaté ce vendredi à Kirkouk en Irak, des affrontements qui opposent en pleine ville des combattants kurdes et des militants du groupe Etat islamique. Les djihadistes ont lancé très tôt dans la matinée une série d'attaques contre des positions tenues par des peshmergas kurdes. Il y a plusieurs morts, dont un général. En fin de matinée, les djihadistes ont pris d'assaut un hôtel de la ville, avant que l'armée et les peshmergas n'en reprennent le contrôle.. Autre théâtre de violence : Bagdad. C'est une zone marchande de la capitale qui a été visée par un double attentat à la voiture piégée. Bilan : une vingtaine de morts, tous des civils. Cette attaque n'a pas été revendiquée. Elle intervient au lendemain d'une série d'attentats et de fusillades qui ont fait plus d'une vingtaine de morts dans la capitale irakienne et ses environs. Le pays est confronté depuis des mois à une recrudescence de la violence, liée notamment à l'offensive menée par les militants du groupe Etat islamique. Les djihadistes contrôlent de vastes pans du territoire irakien.
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La capitale irakienne, placée sous haute surveillance militaire et policière depuis le début de l'offensive djihadiste il y a trois mois, n'est plus imprenable. Le front de guerre contre l'organisation Etat Islamique de l'ouest de l'Irak inquiète de plus en plus. Si l'attention internationale est toute portée sur le front syrien de Kobané, les forces gouvernementales ont de plus en plus de mal à repousser les djihadistes dans la province irakienne d'Anbar. 'C'est fragile là-bas', a déclaré sous couvert d'anonymat un haut-responsable irakien. Une prise de contrôle de cette province par les combattants de Daesh signifierait une voie ouverte vers Bagdad. Et l'armée irakienne, pourtant appuyée par de nombreux raids aériens de la coalition internationale, y a enregistré plusieurs échecs.
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A Kirkouk, ville du Nord contrôlée par les Kurdes depuis le début de l'offensive jihadiste, trois voitures piégées ont explosé quasi-simultanément à environ 200 mètres de distance dans un quartier résidentiel où vivent de nombreux déplacés. Les explosions ont fait au moins 21 morts et 118 blessés. Ces attentats qui ont ensanglanté le pays sonnent comme des représailles à l'attaque meurtrière d'une mosquée la veille par une milice chiite, venue attiser les fortes tensions confessionnelles. A Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan, un attentat à la voiture piégée a fait trois blessés. Au total, les attentats de samedi ont fait au moins 35 morts et plus de 150 blessés dans tout le pays. Malgré la menace de l'Etat islamique de tuer un second otage journaliste américain, Washington a intensifié ses frappes contre les positions des jihadistes. Chaque jour, en moyenne, vingt avions décollent du porte-avion Georges H.W. Bush, stationné dans le Golfe persique.
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Les autorités irakiennes tentent d'apaiser les tensions interconfessionnelles après l'attaque contre une mosquée sunnite dans la province de Diyala, au nord-est de Bagdad. Cet attentat, qui a fait plus de 70 morts vendredi, a été imputé à des miliciens chiites qui auraient agi en représailles de la mort de leurs frères d'armes. Ce samedi, le leader d'une importante milice chiite irakienne, Qais al-Khazali, a vivement condamné cet acte. 'Ce qu'il s'est passé hier est un crime sur lequel on ne peut pas fermer les yeux. On ne peut ni le défendre, ni utiliser des mots pour le qualifier. Il y avait des femmes et des enfants dans cette mosquée. Les tuer est un acte barbare. C'est quelque chose que nous condamnons catégoriquement.'' Cet attentat pourrait compliquer un plus la tâche du nouveau Premier ministre Haïder al-Abadi de former un gouvernement d'union représentant toutes les communautés. 'Il y a des mains vicieuses et maléfiques qui tentent de détruire et diviser la société irakienne, dit cet habitant de Bagdad. Je peux vous assurer que ceux qui jouent avec la société irakienne, ce ne sont pas des Irakiens.'' La journée de samedi a été émaillée par de nouvelles violences notamment à Kirkouk, où un triple attentat à la voiture piégé a fait une vingtaine de victimes. Par ailleurs à Bagdad, un attentat contre un immeuble des services de renseignement a fait huit morts.
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Dans le nord de l'Irak, les djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) continuent leur offensive fulgurante. Les insurgés sunnites se sont notamment emparés, ce jeudi, de Karakoch, la plus grande ville chrétienne du pays située près de Mossoul. D'autres villes aux alentours ont aussi été vidées de leurs habitants. Au total, 100 000 chrétiens auraient fui vers la région autonome du Kurdistan irakien, au nord-est du pays. Face à l'urgence, le pape François a lancé un appel à l'aide de la communauté internationale pour assurer leur protection. De son côté, la France a demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu. Des violences ont également eu lieu à Kirkouk où deux voitures piégées visant une mosquée chiite ont tué au moins six personnes et blessé 40 autres. À Bagdad, les forces gouvernementales irakiennes disent avoir repris le contrôle du quartier nord de la ville. Les forces kurdes affirment, elles, avoir repoussé une attaque des insurgés sunnites contre le plus grand barrage d'Irak, celui de Mossoul, qui permet de contrôler l'accès à l'eau et à l'électricité dans toute la région.
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Le parlement a levé sa séance dans le désordre général sans même réussir à enclencher le processus de formation d'un gouvernement pourtant nécessaire face à l'offensive jihadiste qui menace le pays d'éclatement. Le Premier ministre sortant chiite Al-Maliki a été la cible des Kurdes et des sunnites. Selon la Constitution, les députés doivent commencer par élire le chef du Parlement, première étape dans le processus de formation d'un cabinet. Sur le terrain, les forces kurdes affirment qu'elles ont repris la région de Kirkouk, importante cité pétrolière, alors que cette dernière était passée sous le contrôle des jihadistes sunnites. Depuis leur offensive éclaire lancée le 9 juin dernier, ils se sont rebaptisés en 'État islamique' et ont proclamé dimanche dernier un 'califat' sur les territoires conquis entre Alep dans le nord de la Syrie voisine et la province de Diyala dans l'Est irakien. Pour aider le pouvoir irakien, de nombreux pays se mobilisent. La Russie a envoyé des avions tandis que les Etats-Unis ont déployé des conseillers militaires et 500 soldats pour protéger l'ambassade et l'aéroport de Bagdad. Le voisin iranien se dit prêt à livrer des armes si Bagdad le lui demande. Et, l'Arabie saoudite a promis une aide financière d'un demi-milliard de dollars au 'peuple irakien', par l'intermédiaire d'organisations de l'ONU.
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L'armée irakienne poursuivait ce dimanche sa contre-offensive pour reprendre Tikrit, pour la deuxième journée consécutive. L'aviation a lancé des raids sur des positions et repaires des commandants des insurgés sunnites dans l'ouest et le centre de la ville, d'après des témoins. Chef-lieu de la province de Salaheddine et ancien fief de Saddam Hussein, Tikrit est contrôlé depuis le 11 juin par les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant, l'EIIL. Samedi soir, l'Irak a reçu de la Russie une première livraison d'avions Sukhoï pour l'aider dans cette contre-offensive. Ces avions d'attaque au sol, devraient être mis en service dans les prochains jours. Le Premier ministre irakien avait annoncé jeudi l'achat de plus d'une douzaine d'avions à la Russie, un accord estimé à plus de 368 millions d'euros. Selon l'armée, les militaires sécurisaient également ce dimanche la route reliant le sud de l'Irak à l'ouest du pays. L'offensive fulgurante lancée le 9 juin par les jihadistes a fait plus de 1000 morts, selon l'ONU et contraint des centaines de milliers de personnes à fuir. Avec AFP, AP et Reuters
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19 jours après le début de l'offensive fulgurante menée par les jihadistes ultra-radicaux de l'État islamique en Irak et au Levant, l'EIIL, les autorités irakiennes peinent à inverser la tendance. Appuyés par l'aviation, des milliers de soldats ont lancé ce samedi l'offensive sur Tikrit, ville de l'ancien dictateur Saddam Hussein, située à 160 km de Bagdad. La police a également renforcé sa présence dans le nord de la capitale pour mieux la défendre. De nombreux jeunes Irakiens se portent volontaires pour rejoindre les forces de sécurité. Selon le propriétaire d'un magasin vendant des uniformes militaires à Kerbala, les ventes ont flambé depuis que le plus influent dignitaire chiite d'Irak, le grand ayatollah Ali Al-Sistani, a appelé la population à prendre les armes pour stopper les insurgés. Avec AFP, AP et Reuters
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Après avoir pris Mossoul, une grande partie de sa province Ninive et des secteurs des provinces de Salaheddine, Diyala et Kirkouk, les insurgés menés par l'EIIL, l'Etat islamique en Irak et au Levant, ont pris le contrôle samedi du poste-frontière d'Al-Qaïm (340 km au nord-ouest de Bagdad), dans la province d'Al-Anbar. Il n'existe que deux autres points de passage officiels sur les 600 km de frontière entre l'Irak et la Syrie; l'un contrôlé par l'armée et l'autre par les forces kurdes. Bagdad est dans le collimateur des insurgés sunnites, mais de nombreux volontaires chiites n'ont pas l'intention de les laisser faire. En rangs, kalachnikovs, fusils d'assaut et lance-roquettes à la main, ils ont défilé hier à Sadr City, un quartier à majorité chiite de la capitale irakienne, à l'appel du puissant chef Moqtada Sadr. Avec AFP
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Voilà maintenant plus d'une semaine que les djihadistes sunnites ont lancé une offensive en Irak. Affiliés au groupe radical de l''Etat islamique en Irak et au levant' (EIIL), ils ont déjà pris le contrôle de plusieurs provinces du nord du pays. Dans la capitale Bagdad, la population se fait forcément du souci. 'Ce qui nous inquiète, dit un habitant, c'est que certaines chaînes de télé diffusent des informations selon lesquelles l'armée irakienne n'est pas capable de faire face. Ce genre de rumeur a forcément un impact négatif sur la population'. Ce mardi, la direction de la plus grande raffinerie du pays a annoncé la fermeture du site, par mesure de sécurité. Cette raffinerie est située entre Mossoul et Tikrit, deux villes tombées aux mains des insurgés. Par ailleurs, Tal Afar serait également passée sous le contrôle des djihadistes. Cette ville du nord de l'Irak est une enclave chiite dans une province à majorité sunnite. Les combats auraient fait des dizaines de morts. Plus près de Bagdad, les forces gouvernementales ont repoussé les insurgés de Baqouba au nord-est de la capitale, mais au prix de nombreuses pertes. Des centaines d'hommes, de confession chiites, se sont portés volontaires, ces dernières heures pour rejoindre l'armée et combattre les djihadistes sunnites.
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Environ 800 partisans de la milice chiite 'Kata'ib Sayyid Al-Shuhada' ou 'Le bataillon des martyrs' ont répondu à l'appel de leur guide spirituel pour prendre les armes et défendre le pays contre les jihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant. Alors qu'à Bagdad, la police irakienne a imposé des mesures de sécurité très strictes face à la montée des tensions sectaires.
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Ils veulent redessiner la carte du Moyen-Orient, pour y créer un grand Califat sunnite. Les combattants de l'Etat islamique en Irak et au levant ont mis en ligne une vidéo montrant la prise d'un poste frontière irakien à la frontière syrienne. Un fait d'armes qui ouvre une route directe entre les djihadistes sunnites de Syrie et d'Irak. Autre scène de victoire illustrée à Diyala cette fois, une ville proche de la frontière iranienne. En trois jours seulement, ce groupe dissident d'Al-Qaïda, a pris Mossoul dans le nord, mais aussi Tikrit au centre et une grande partie de la province de Diyala à l'est, vers la frontière iranienne. Une avancée fulgurante rendue possible par l'alliance passée avec les tribus sunnites autour d'un objectif commun : prendre Bagdad pour renverser le premier ministre chiite, Nouri al-Maliki, qu'ils accusent d'opprimer la minorité sunnite d'Irak. Ce dernier s'est rendu sur le front, dans la ville sunnite de Samarra qui abrite un des grands lieux saints chiites, pour y orchestrer la contre-offensive. Ce samedi, les forces de sécurité irakiennes sont parvenues à repousser les djihadistes. Elles ont repris trois villes à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad.
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Sécurité renforcée aux alentours des mosquées de Bagdad. Alors que les forces djihadistes de l'E2IL progressent rapidement en direction de la capitale, les Bagdadis osent à peine sortir de chez eux. Les rues n'ont jamais été aussi calmes. Le gouvernement dit avoir mis en place un plan de sécurité pour protéger Bagdad. Les troupes présentes dans la capitale seraient suffisantes pour repousser une attaque. Néanmoins de nombreux civils se sont portés volontaires et ont rejoint la base d'al-Mouthanna en attendant d'être affectés à un camp d'entraînement des forces de sécurité. Ceux qui ne peuvent pas partir, se préparent à tenir un siège. 'Nous faisons des provisions parce que la situation n'est pas très bonne, et il n'y a pas de sécurité. Nous ne savons pas ce qui va arriver dans les jours à venir', explique cet homme. Les Bagdadis sont dans l'attente. Ici, c'est peut-être bien le calme avant la tempête...
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Après la chute de Mossoul, des milliers de civils ont pris la fuite en direction d'Erbil à l'est. Ces voitures sont bloquées à un check-point qui se trouve à une quarantaine de kilomètres de la capitale du Kurdistan irakien, une région autonome. Une file interminable où se morfondent hommes, femmes et enfants, dans l'espoir d'un salut. Nazar Ali est Turkmène. Lui et ses amis, craignent pour leur vie. 'Dieu m'en est témoin, la situation est terrible. Notre vie est détruite. Et avec les tensions sectaires notre sort est plus qu'incertain'. La progression fulgurante des insurgés aurait poussé près d'un demi-million de personnes à l'exode. Les réfugiés ne cachent pas leur colère contre le Premier ministre irakien, qu'ils accusent d'incompétence, et contre l'armée, qui les a abandonnés à leur malheur. Les déplacés de Mossoul ont peur de subir le même sort que Fallouja, bombardée en permanence par l'armée qui tente de la reprendre.
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Les rues de Bagdad sont envahies par la propagande électorale, alors que les Irakiens se préparent à renouveller leur parlement pour la première fois depuis le départ des troupes américaines en...
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L'Irak de nouveau ensanglanté quelques jours des élections générales. Au moins 28 personnes ont été tuées et 21 blessées dans un double attentat contre un meeting électoral. D'abord une...

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