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Plusieurs centaines de familles syriennes sont arrivées en pleine nuit dans la province rebelle d'Idlib, après avoir été évacuées de Damas. Un accord conclu dimanche prévoit que plus de 1000 combattants de Barzé, un des six quartiers de la capitale encore tenu par les rebelles, doivent être transportés avec leurs proches ces prochains jours vers Idlib, bastion de l'opposition armée au nord-est du pays. 'Nous sommes toujours dans notre pays. Mais nous sommes en colère contre ceux qui nous ont trahi. Nous vivions en état de siège, nous mangions du pain rassis. Même de l'herbe ces trois derniers mois', peste un rebelle syrien après son arrivée à Idlib. Cette évacuation se fait dans le cadre de l'accord d'Astana conclu entre la Russie et l'Iran, alliés du régime syrien, et la Turquie, soutien de la rébellion. L'accord prévoit notamment la mise en place de quatre 'zones de désescalade', dans les régions disputées de Syrie, sous la surveillance des trois pays garants.
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Le président de la commission d'enquête internationale sur la Syrie a rendu vendredi ses premières conclusions après l'attaque chimique de Khan Cheikhoun en Syrie. Comme d'autres organisations, Paulo Pinheiro estime que des agents chimiques ont bien été ultilisés le 4 avril dans la province d'Idleb. Mais selon lui les victimes seraient surtout mortes après des blessures causées par des armes conventionnelles. Quant à la responsabilité du régime de Bachar Al-Assad, le président de la commission d'enquête affirme ne pas pouvoir tirer de conclusion à ce stade. Une hésitation à laquelle ne semble pas souscrire la France. Paris prétend au contraire disposer de preuves mettant en cause le régime syrien. L'utilisation d'armes chimiques par Damas contre son peuple alimente les débats depuis des mois. Le journal Le Monde en a décortiqué les ressorts. L'attaque chimique en Syrie au menu d'un entretien entre Moscou et Washington https://t.co/6nh1qFs24r- Le Monde (@lemondefr) 22 avril 2017 Après l'attaque du 4 avril, Donald Trump a rebattu les cartes en ordonnant une attaque contre une base aérienne syrienne. Depuis, la Russie, la Syrie et l'Iran réclament une nouvelle enquête indépendante. Avec Agences
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Civils et combattants ont été échangés et évacués de quatre villes de Syrie assiégées par les rebelles et les forces gouvernementales en vertu d'un accord parrainé par le Qatar, soutien des rebelles, et l'Iran, allié du régime. A Rachidine, une ville à l'est d'Alep tenue par l'opposition sont arrivés près de 75 bus en provenance de Foua et Kafraya, deux localités aux mains du régime assiégées par les rebelles dans la province d'Idleb . Parallèlement, des bus ont quitté Madaya et Zabadani, des enclaves rebelles assiégées par les forces du régime dans la province de Damas. 2.200 personnes ont pris place à bord de 65 bus. Beaucoup sont des femmes et des enfants qui avaient commencé à se rassembler jeudi soir et ont passé la nuit dans le froid en attendant que les bus démarrent. Abdul-Wahab Ahmad est un activiste qui résume l'état d'esprit de ceux qui laissent tout derrière eux : 'La situation est tragique et c'est très dur pour nous. Quoi que nous disions cela ne pourra pas exprimer ce que nous ressentons. C'est très dur de quitter son village, sa terre, ses voisins...' Plus de 30.000 personnes sont censées être évacuées en vertu d'un accord conclu en mars. Plusieurs fois retardée, cette opération a commencé avec un échange de prisonniers. En vertu de l'accord, les 16.000 habitants de Foua et Kafraya doivent se rendre à Alep, à Damas ou dans la province de Lattaquié. Les civils habitant à Madaya et Zabadani devraient eux être autorisés à y rester s'ils le souhaitent. Ceux qui décideront de partir avec les combattants devront se rendre dans les zones rebelles de la province d'Idleb. D'après un premier accord conclu en septembre 2015 sous le parrainage de l'ONU, toute évacuation à Madaya et Zabadani doit se faire simultanément avec une opération similaire à Foua et Kafraya. Dans le cadre de ces opérations d'évacuation, les combattants devraient également être évacués avec leurs familles du secteur du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de Damas. Selon l'ONU, au moins 600.000 personnes vivent dans des zones assiégées pour la plupart par les forces gouvernementales et 4 millions d'autres dans des régions difficiles d'accès. Les opérations d'évacuation depuis le début de la guerre Plusieurs opérations d'évacuation ont été organisées depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, notamment pour des bastions insurgés asphyxiés par un long siège, comme à Homs ou Alep. Le régime de Bachar al-Assad mise sur ce qu'il appelle des accords de 'réconciliation locale' pour faire plier les rebelles et mettre fin à la guerre qui ensanglante la Syrie depuis six ans. Homs A Homs (centre), la troisième ville du pays d'où était partie l'insurrection contre le régime, les rebelles ont dû accepter de quitter leur fief dans la vieille ville en mai 2014. Ce premier accord entre régime et rebelles pour le retrait des insurgés depuis le début de la guerre a été négocié sous les auspices de l'ambassadeur d'Iran, allié du régime. A la mi-mars, les insurgés ont commencé à évacuer Waer, le dernier quartier qu'ils contrôlaient, laissant ainsi le régime mettre totalement la main sur Homs. Le 22 décembre 2016, l'armée syrienne a annoncé la reprise de la moitié de cette ville qui lui échappait depuis juillet 2012, après une offensive dévastatrice d'un mois qui a abouti à l'évacuation de dizaines de milliers de résidents et d'insurgés vers des régions rebelles du nord. L'évacuation a été menée en vertu d'un accord parrainé par la Turquie, principal appui des rebelles, la Russie et l'Iran, alliés du régime. Daraya En août 2016, les derniers rebelles ont évacué leur ex-fief de Daraya, près de Damas, en vertu d'un accord conclu entre régime et insurgés au bout d'un siège de quatre ans imposé par le gouvernement. Les combattants ont été transférés vers Idleb et l'armée syrienne a repris le contrôle de Daraya. L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, avait critiqué la 'stratégie' de déplacement forcé de population mené par le régime et avait prévenu qu'il y aurait 'd'autres Daraya'. Wadi Barada En janvier, un accord conclu entre régime et rebelles a permis à quelque 700 insurgés et 1.400 civils de quitter Wadi Barada pour se rendre dans la province d'Idleb, après la victoire des troupes du régime dans cette région près de Damas. (avec agences)
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Invité ce jeudi de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, Jean Lassalle a déploré que le dossier syrien ne soit pas assez évoqué lors de la campagne présidentielle. "Le grand problème, c'est que la France est nulle part", a affirmé le candidat qui a rencontré Bachar-al-Assad. Le député des Pyrénées-Atlantiques demande à ce que la France "affirme sa présence". "Au lieu de ça, nous sommes partis comme des chiens en fermant notre ambassade et notre consulat", a-t-il estimé.
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Sean Spicer a provoqué un tollé en estimant mardi lors d'une conférence de presse que le Président syrien Bachar al-Assad avait fait pire qu'Adolf Hitler en utilisant des armes chimiques. Sean Spicer, porte-parole de la Maison Blanche : 'Pendant la Seconde Guerre mondiale, on n'a pas utilisé d'armes chimiques. Une personne aussi abjecte qu'Hitler n'est même pas tombée aussi bas que d'utiliser des armes chimiques.' Face à l'incompréhension générale une journaliste a demandé au porte-parole de préciser sa pensée. Sean Spicer : 'En ce qui concerne le gaz sarin, il n'a pas utilisé de gaz sur son propre peuple de la même façon qu'Assad. Je comprends ce que vous voulez dire, et je vous en remercie... Je sais qu'il les a apportées dans les centres d'Holocauste. Mais je parle de la façon dont Assad les a utilisées, quand il est allé dans les villes et les a lâchées sur des innocents, au milieu des villes. Merci pour cette clarification, ce n'était pas dans mon intention...' Parmi les nombreuses réactions, la représentante démocrate Nancy Pelosi a estimé que Sean Spicer devrait être limogé alors que la fille d'Hilary Clinton, Chelsea Clinton, lui conseille d'aller visiter le Musée de l'Holocauste tandis qu'un le journaliste Christopher Hayes s'étonne des termes 'centres d'Holocauste' évoqué par le porte-parole. I hope PressSec takes time to visit HolocaustMuseum. It's a few blocks away. https://t.co/24fNoMUyS8- Chelsea Clinton (@ChelseaClinton) April 11, 2017
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Ces frappes contre une base militaire du régime syrien, Donald Trump les présente clairement comme des représailles à l'attaque à l'arme chimique de mardi dernier. Dans une allocution solennelle à la télévision, le visage grave, le président américain a appelé les nations civilisées à mettre fin au bain de sang en Syrie. 'Il est dans l'intérêt vital de la sécurité nationale des Etats-Unis d'empêcher et de dissuader la propagation et l'utilisation d'armes chimiques meurtrières, a déclaré l'hôte de la Maison-Blanche. Il n'y a aucun doute sur le fait que la Syrie a eu recours à des armes chimiques interdites, a violé les obligations de la convention des armes chimiques et a ignoré les exigences du Conseil de sécurité des Nations Unies.' Des images amateur filmées à l'aide d'un téléphone portable montrent la base d'al-Chaaryate prise pour cible par les missiles américains. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dénoncé une 'agression' injustifiée selon lui. 'Bien entendu, cela a été fait pour des raisons complètement inventées, a-t-il estimé. Et cela nous rappelle la situation de 2003 lorsque les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, avec certains de leurs alliés, ont attaqué l'Irak sans l'accord du Conseil de sécurité, la plus grande violation du droit international. Mais à l'époque, ils avaient essayé de produire quelques preuves. Cette fois, ils ne cherchent même pas à s'appuyer sur des faits, ils montrent juste quelques photos et spéculent sur des photos d'enfants.' Ces frappes interviennent avant la visite à Moscou du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson mardi et mercredi. Pour le Kremlin, cette intervention américaine représente une volte-face de Donald Trump, qui prônait depuis des mois une normalisation des relations avec Moscou. CARTE. Représailles diplomatiques de la Russie après la frappe américaine en Syrie https://t.co/Hsne76dQu7 pic.twitter.com/kRKJRyceqt- L'Obs (@lobs) April 7, 2017
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Le président américain Donald Trump a annoncé, cette nuit, avoir ordonné une frappe punitive contre le régime syrien de Bachar al-Assad. Il s'est officiellement exprimé depuis sa résidence en Floride. Voici la traduction de son allocution, dans son intégralité. 'Mes chers compatriotes, Mardi, le dictateur syrien Bachar al-Assad a lancé une horrible attaque avec des armes chimiques contre des civils innocents. En utilisant un agent neurotoxique mortel, Assad a arraché la vie à des hommes, femmes et enfants sans défense. Beaucoup ont connu une mort lente et brutale. Même de beaux bébés ont été cruellement assassinés dans cette attaque véritablement barbare. Aucun enfant de Dieu ne devrait avoir à subir une telle horreur. Ce soir, j'ai ordonné une frappe militaire ciblée sur la base aérienne en Syrie d'où a été lancée l'attaque chimique. Il est dans l'intérêt vital de la sécurité nationale des Etats-Unis d'empêcher et de dissuader la dissémination et l'utilisation d'armes chimiques mortelles. Il ne peut y avoir aucun doute que la Syrie a utilisé des armes chimiques interdites, a violé ses obligations vis-à-vis de la Convention sur les armes chimiques, et a ignoré l'exhortation du Conseil de sécurité de l'ONU. Pendant des années, de précédentes tentatives pour faire changer le comportement d'Assad ont toutes échoué, et échoué véritablement dramatiquement. En conséquence, la crise des réfugiés continue de s'aggraver et la région continue d'être déstabilisée, menaçant les Etats-Unis et ses alliés. Ce soir, j'en appelle à toutes les nations civilisées pour qu'elles nous rejoignent afin de chercher à mettre un terme au massacre et au bain de sang en Syrie, ainsi qu'à mettre fin au terrorisme de toutes sortes et de tous types. Nous demandons à Dieu de nous inspirer pendant que nous faisons face au défi de notre monde très troublé. Nous prions pour les vies des blessés et pour les âmes de ceux qui sont décédés. Et nous espérons qu'aussi longtemps que l'Amérique sera synonyme de justice, la paix et l'harmonie finiront par l'emporter. Bonne nuit. Et que Dieu bénisse l'Amérique et le monde entier. Merci.' Avec AFP
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Le gouverneur de Homs a répondu à l'attaque américaine dirigée contre une base aérienne, située près de la ville de l'ouest de la Syrie. 'La Syrie reste ferme et sa politique ne changera pas', a déclaré Talal Barazi à la télévision d'Etat lors d'une interview téléphonique. 'Ce ciblage n'était pas le premier et je ne crois pas que ce sera le dernier', affirme-t-il. Il accuse les Etats-Unis de cibler les positions militaires en Syrie et à Homs spécifiquement, afin de "servir publiquement les objectifs du terrorisme en Syrie et les objectifs d'Israël à long terme". 'Nous ne serons pas surpris de voir les Américains jouer un rôle direct sur le terrain pour soutenir leurs objectifs partout dans le monde', a t-il ajouté. Barazi prétend que la base aérienne ciblée par les Américains est utilisée dans les opérations de l'armée syrienne pour lutter contre le groupe Etat Islamique, étayant ses accusations proférées contre les Etats-Unis qui feraient le jeu des terroristes en Syrie. Avec agences
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Le démenti syrien n'a pas changé d'un iota : l'armée syrienne 'n'a pas utilisé et n'utilisera jamais' des armes chimiques contre son propre peuple, 'pas même' contre les rebelles et les djihadistes, a affirmé jeudi le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem. Pour lui, la Syrie est victime d'une 'campagne complotiste'. 'Le premier raid aérien lancé par l'armée syrienne a eu lieu à 11h30 ce jour là. Il a visé un dépôt d'armes appartenant au front Al Nosra, qui contient des armes chimiques'. Dans le même temps le Conseil de Sécurité des Nations Unies tente de mettre sur pieds une résolution condamnant le régime de Damas. Son envoyé pour la Syrie, Jan Egeland, à Genève : 'Une guerre où les enfant meurent en suffoquant à cause de substances chimiques est une guerre très, très sale'. Au moins 86 personnes, dont 30 enfants, ont été tuées lors d'un raid mené mardi sur Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Damas a affirmé que ce jeudi qu'une enquête internationale sur cette attaque était possible, mais qu'elle ne devait pas être 'politisée'.
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Réuni en urgence après l'attaque chimique de mardi en Syrie, le Conseil de sécurité des Nations unies est entré en conclave pour tenter d'adopter une résolution après la mort d'au moins 72 personnes dont 20 enfants au nord-ouest de la Syrie. Syrie: 35 morts dans une attaque au 'gaz toxique' https://t.co/6fR9bVh4Xt pic.twitter.com/2ODNZK2Ha6- Courrier inter (@courrierinter) 4 avril 2017 Mais la Russie s'oppose à se stade au projet de résolution condamnant le régime syrien, tout en accusant les rebelles...et les Etats-Unis. 'En déclarant qu'une ligne rouge serait franchie lorsque des armes chimiques seraient utilisées en Syrie, l'ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, a provoqué ce type d'attaques, a souligné Vladimir Safronkov, l'ambassadeur russe. Cette décision, dit-il, a servi de provocations pour les terroristes et les organisations extrémistes pour utiliser des armes chimiques.' Nikki Haley, l'ambassadrice des Etats-Unis a répliqué en montrant à ses collègues des photos d'enfants asphyxiés mardi matin. Tout en exhortant la Russie à agir, à mot couvert, elle a ouvert la voie à d'éventuelles réprésailles. _'Lorsque les Nations unies échouent régulièrement dans leur devoir d'agir collectivement, il arrive un temps, dans la vie des Etats, où ils sont contraints d'agir par eux-mêmes', a déclaré Nikki Haley. _ Par l'intermédiaire de son ambassadeur, la Syrie a démenti catégoriquement être à l'origine de l'attaque de mardi. Reste à savoir si Moscou soutiendra Damas jusqu'au bout. Mercredi, Donald Trump a réitéré ses accusations contre Bachard Al-Assad. Ce que l'on sait de cette attaque chimique - Un raid aérien a frappé mardi, tôt dans la matinée, la localité de Khan Cheikhoun, près d'Idleb, au nord-ouest du pays, un secteur contrôlé par des rebelles des juhadistes. - 72 personnes ont péri, dont vingt enfants. Il y aurait plus de 160 blessés, certains ont été évacués vers la Turquie dont la frontière est toute proche. - Selon les médecins sur place, les symptômes observés sur les patients correspondent à des conséquences d'une attaque chimique : pupilles dilatées, vomissements, suffocations et convulsions... Ce que l'on sait pas encore - La nature exacte du gaz employé n'est pas encore avéré. Selon divers experts, il pourrait s'agir d'un neurotoxique organophosphoré de type gaz sarin. - Qui a lancé ce gaz ? Les rebelles et une partie de la communauté internationale incriminent le régime de Bachar Al-Assad d'autant que deux enquêtes internationales ont déjà pointé la responsabilité du régime dans des attaque chimiques similaires ces dernières années. - Un accident ? Pour Moscou, l'aviation syrienne aurait frappé des dépôts de munition des rebelles dans lesquels étaient entreposés des 'nettoyants chimiques' qui auraient pu causer cette catastrophe. #Syrie : du gaz chimique type #sarin aurait été utilisé à #KhanSheikhoun, où le bilan serait d'au moins 70 morts. #SarinGas #SyriaGasAttack pic.twitter.com/B6GXPrui0g- IDIX (@IDIX_Presse) 5 avril 2017 Avec Agences
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En Syrie, au moins 58 civils dont onze enfants seraient morts mardi matin après une nouvelle attaque chimique, La coalition nationale syrienne accuse le régime de Damas d'être à l'origine de cette attaque survenue dans la région rebelle d'Idleb, au nord-ouest du pays. Syrie: 58 morts dans une attaque au "gaz toxique"https://t.co/Vq1O7WMBb7 pic.twitter.com/wDSDr2iG60- Le Soir (@lesoir) 4 avril 2017 Selon plusieurs sources, des dizaines d'habitants souffriraient de problèmes respiratoires et l'hôpital où ont été admis les victimes aurait également bombardé. Une réunion d'urgence du Conseil de Sécurité des Nations unies a été demandée par les rebelles. Syrie: au moins 58 morts dans une attaque 'chimique' https://t.co/zB68yleOif par sarahussein #AFP pic.twitter.com/09NZ7wXV1S- Agence France-Presse (afpfr) 4 avril 2017 Depuis le déclenchement de l'isurrection syrienne, le régime de Bachar Al-Assad dément systématiquement l'usage d'armes chimiques. Mais deux rapports officiels ont déjà conclu à la responsabilité de l'Etat syrien dans des attaques similaires. Parallèlement à ce raid, Damas a poursuivi mardi son offensive près de Hama, au sud d'Idleb. Une véritable escalade : plus de 70 bombardements ont été enregistrés dans ce secteur contrôlé par plusieurs groupes islamistes. Avec Agences
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Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne maintiennent leur position sur la Syrie. Pour les 28, il est hors de question que le président syrien, Bachar al-Assad, reste en fonction une fois le conflit terminé et la transition politique achevée. Selon la responsable de la diplomatie européenne le statu quo est inimaginable. " Après six ans et demi de guerre, il semble complètement irréaliste de penser que l'avenir de la Syrie sera exactement le même que ce qu'elle était dans le passé ", précise Federica Mogherini. Pour le ministre allemand des Affaires étrangères, la lutte contre le terrorisme en Syrie ne doit pas occulter la finalité des efforts politiques internationaux. " Le processus politique, qui doit à terme pousser Assad à quitter la présidence de la Syrie, et qui passe par une réforme électorale, une réforme constitutionnelle, des élections et la réconciliation au sein du pays, ne doit pas être mis de côté ", insiste Sigmar Gabriel. La fermeté de l'Union européenne répond en fait à l'assouplissement de la position des États-Unis. Washington estime désormais que le départ du dirigeant syrien n'est plus une priorité. Ce rappel européen intervient aussi à la veille de la conférence internationale sur la reconstruction de la Syrie. Les 28 espèrent que cette rencontre, à Bruxelles, permettra d'avancer sur la transition politique du pays.
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Les djihadistes syriens du Front Fateh al-Cham et leurs alliés lancent une offensive surprise contre l'armée syrienne à Damas. L'ancienne banche syrienne d'Al-Qaïda a attaqué hier les positions du régime de Bachar al-Assad sur le quartier de Jobar. Objectif : soulager les insurgés qui essuient des attaques de l'armée syrienne dans les quartiers de Barzé, Qaboun et Tichrine. L'offensive rebelle groupe FSA Ahrar & HTS Elle vise à relier la poche de Jobar à Qabun à l'est de Damas Les milices pro-régime résistent pic.twitter.com/RBiBpdHBpf- cedric mas (@CedricMas) 19 mars 2017 Le quartier de Jobar est une ligne de front importante entre les deux camps qui en contrôle chacun une partie. Ce regain de violence dans la capitale intervient alors que les négociations de paix doivent reprendre mercredi à Genève, sous l'égide des nations unies. Négociations dont les djihadistes du Front al-Cham, tout comme ceux de l'État islamique, sont exclus.
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Six ans après le début du soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad, la Syrie est toujours plongée dans un conflit dévastateur. Plus de 300.000 morts, 12 millions de déplacés Les chiffres parlent d'eux mêmes : entre 300.000 et 500.000 morts, selon les sources. Plus de 12 millions de déplacés, soit environ la moitié de la population avant la guerre. Et la plus grave crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon l'ONU, près de cinq millions de Syriens se trouvent actuellement dans des zones difficiles d'accès et des villes assiégées, où ils souffrent de pénuries. Ils sont également près de 5 millions à avoir quitté le pays. La majorité a trouvé refuge en Turquie. Suivent le Liban, la Jordanie, l'Irak, l'Égypte. Nombreux sont ceux également à avoir mis le cap sur l'Europe, et y avoir déposé une demande d'asile, principalement en Allemagne, mais aussi en Suède, Italie, France ou au Royaume-Uni. Beaucoup ont tenté la périlleuse traversée de la Méditerranée. Ils sont plus de 4.000 à y avoir laissé leur vie. La souffrance des enfants Sur la route de la migration, comme dans les camps de réfugiés, les enfants sont particulièrement vulnérables. Beaucoup souffrent de malnutrition, de déshydratation et d'un manque d'accès au soin. Et ils sont des millions à être privés de scolarité, certains obligés de travailler pour subvenir aux besoins de leur famille, d'autres forcés à prendre les armes. De nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes. Toute une génération prise en otage par un conflit interminable, qui a détruit de nombreuses infrastructures du pays : hôpitaux, écoles, routes, réseaux électriques et d'eau potable. A la fin de la guerre, le chantier de la reconstruction sera colossal. Après six ans de conflit, la souffrance des enfants en #Syrie est plus profonde que jamais, selon l'UNICEF_FR https://t.co/rKvpHIGx1Z pic.twitter.com/e6AawZElLm- ONU Info (ONUinfo) 13 mars 2017 Avec AFP
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'La Syrie toute entière est devenu une chambre de torture, un lieu d'horreur sauvage et d'injustice absolue.' C'est la conclusion du Conseil des droits de l'Homme de l'Onu, sur les prisons surpeuplées de Syrie. Hommes, femmes, enfants, innocents, meurent sous la torture. Selon l'enquête de l'Onu, Bachar al Assad est responsable d''extermination et de crime contre l'humanité.' 'S'assurer que justice soit faite, établir la vérité et réparer, tout cela se produira si le peuple syrien cherche la réconciliation et la paix, explique Zeid Ra'ad al-Hussein, haut commissaire onusien pour les droits de l'Homme. Cela ne peut pas être négociable. La détention demeure une question centrale en Syrie, elle est déterminante pour parvenir à un accord politique.' La #Syrie toute entière est une 'chambre de torture', s'alarme l'#Onu https://t.co/zX15aL6BJp pic.twitter.com/IeUSpCPgJD- L'Orient-Le Jour (@LOrientLeJour) 14 mars 2017 Zeid Ra'ad al-Hussein appelle à l'arrêt des tortures, des exécutions, réclame la libération de tous les détenus, ou au moins des informations pour leurs familles. Le gouvernement syrien dément ces accusations. Selon la commission d'enquête de l'ONU, l'armée syrienne a également commis un crime de guerre en bombardant une source d'eau fin décembre. La source, située à Wadi Barada, une localité rebelle, n'a pas été contaminée par l'opposition, comme l'affirmait le régime. Elle a privé d'eau plus de 5 millions de personnes. Autre crime imputé à l'aviation syrienne ou russe : le bombardement du QG du Croissant rouge à Idlib, en février. Et l'utilisation de chlore autour de Damas et Idlib. Le 15 mars, la guerre en Syrie entrera dans sa 7e année.
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'Les troupes étrangères qui viennent en Syrie sans notre accord sont des envahisseurs'. Et quand il dit cela, le président Bachar al-Assad pense bien sûr aux Etats-Unis. Dans une interview diffusée ce samedi par une télévision chinoise, le chef de l'Etat estime également qu'en dépit de promesses de l'administration Trump sur une priorité donnée à la lutte contre Daesh, il ne voit rien de concret allant dans ce sens sur le terrain. Vendredi, Washington a annoncé l'envoi de 400 soldats supplémentaires en Syrie, qui s'ajouteront aux 500 GI déjà à pied d'oeuvre sur le territoire. En ligne de mire des alliés : la ville de Raqqa, fief syrien du groupe Etat islamique, dans le nord du pays où vivent 300 000 personnes. Bachar al-Assad a répété que la libération de cette ville était une priorité pour l'armée syrienne soutenue par les Russes. Pour libérer Raqqa, les Etats-Unis s'appuient de leur côté sur les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de kurdes et de rebelles arabes armée et soutenue par le Pentagone.
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Les pourpalers de paix sur la Syrie se sont achevés à Genève sur de bien maigres résultats mais au moins le contact a-t-il été renoué entre les rebelles et le régime syrien. Syrie: les négociations de Genève s'achèvent avec un agenda "clair" https://t.co/nGV0GfAlYH pic.twitter.com/hOk7AakieY- RFI (@RFI) 4 mars 2017 Les belligérants ont convenu de se retrouver lors d'un prochain round de négociations avant la fin du mois. L'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie se montre même un rien optimiste. 'J'ai le sentiment que les deux côtés veulent ouvrir un dialogue. C'est ce qui se passe, a déclaré Staffan de Mistura. Donc, comme je vous l'avais dit au début, ne soyez pas surpris, ne surestimez pas la situation, ne sur-réagissez pas si dans une déclaration vous voyez le mot 'jamais'. Cela fait partie de la réthorique habituelle de la posture politique. Je sais ce que j'ai entendu et ce que j'ai vu et cela me donne quelque espoir que nous allons dans la bonne direction.' Lorsqu'ils se reverront les belligérants syriens ont prévu de parler de la future gouvernance de la Syrie et de la lutte contre le terrorisme. Mais tout reste à écrire alors que le régime de Damas, soutenu par ses puissants alliés (Russie et Iran), a clairement repris l'avantage sur le terrain. Avec Agences
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Un raid aérien a frappé un hôpital, situé dans la localité d'Ahsem, dans la province d'Idlbeb. Au moins trois personnes ont été tuées, dont un enfant. Cette région est contrôlée principalement par une coalition de groupes rebelles islamistes, en tête desquels le Front al-Nosra, qui est exclu de la trêve décrétée par le régime depuis la fin du Ramadan. Trêve qui aurait été prolongée ce matin de 72 heures. Mais sur le terrain, les violences se poursuivent, notamment à Alep, la deuxième ville du pays. Les rebelles ont tiré hier des dizaines de roquettes sur des quartiers contrôlés par le régime, qui a répliqué par des frappes aériennes. Une vingtaine de civils auraient été tués dans ces bombardements, des deux côtés de la ville. L'objectif prioritaire des insurgés est de reprendre le contrôle de la route du Castello, leur principal axe de ravitaillement vers Alep, qui a été coupé la semaine dernière par l'armée de Bachar al-Assad. Depuis, le manque de produits de première nécessité et de carburant se fait sentir. Avec AFP, AP
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Malgré l'annonce d'une trêve par le régime syrien, de violents combats font rage dans la région d'Alep. L'armée de Bachar el-Assad cherche à reprendre le contrôle du dernier axe d'approvisionnement des insurgés. la route dite du Castello. Bombardée à plusieurs reprises dans le passé, c'est la première fois que les troupes d'Assad sont aussi proches de la contrôler au sol. Si elles y parviennent, les groupes rebelles se retrouveraient totalement assiégés. Mercredi le président syrien a décrété un 'régime de silence', pour tout le territoire et pour une durée de 72 heures. Cette annonce a coïncidé avec la fin du mois de jeûne du ramadan. Si sur le terrain les armes ne se sont pas tues, les affrontements ont toutefois baissé en intensité.
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Ses apparitions sont rares, mais ce mercredi matin, et à la surprise générale, Bachar al-Assad s'est affiché à Homs. Il assistait à la prière de l'Aïd el-Fitr et était accompagné du mufti de Syrie. En marge de cette visite, l'armée syrienne a décrété un cessez-le-feu de 72 heures sur l'ensemble du territoire.
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Les 'révélations' du président syrien à la télévision australienne : Dans une interview, Bachar el-Assad accuse l'Ouest de vouloir traiter avec lui secrètement pour aider son gouvernement à combattre les militants islamistes impliqués dans la guerre en Syrie. Bachar el-Assad : 'En fait, il y a un double standard pour l'Ouest en général. Ils nous attaquent politiquement et ils nous envoient des officiels pour traiter avec nous sous la table, spécialement en matière de sécurité, y compris votre gouvernement australien. Ils font tous la même chose. Ils ne veulent pas mettre en colère les Etats-Unis. En fait, la plupart des responsables occidentaux répètent ce que disent les Etats-Unis. C'est la réalité'. Officiellement aucune négociation n'a lieu entre les puissances de l'Ouest et le régime syrien. Sur le terrain, le pilote d'un avion syrien a été capturé et tué par des rebelles islamistes selon l'armée syrienne. Damas affirme que l'appareil a été victime d'un incident technique mais les rebelles du groupe Jaich al-Islam disent avoir abattu l'appareil et accusent le front Al-Nosra d'avoir exécuté le pilote.
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En Syrie, la trêve de 48 heures annoncée par la Russie sur la région d'Alep à partir de jeudi à l'aube a été rompue dès les premières heures. Des sources sur place évoquent des raids du régime de Bachar el-Assad, mais également en provenance de quartiers contrôlés par les rebelles. Le conseiller spécial de l'ONU pour la Syrie, Jan Egeland, espère malgré tout une prolongation. 'J'espère et je prie qu'elle soit prolongée, que les habitants d'Alep puissent profiter du répit et que nous puissions leur apporter de l'aide. Nous allons aujourd'hui à Afrin, au Nord d'Alep, où 50 mille personnes n'ont pas reçu d'aide depuis très longtemps.' De son côté, le ministère syrien des affaires étrangères 'condamne fermement' la présence de forces spéciale française et allemande dans les régions du nord du pays, et notamment à Kobane et Minbej. L'Allemagne a démenti l'information, mais Paris a récemment reconnu avoir envoyé des éléments pour conseiller les forces kurdes de Syrie qui combattent l'État islamique. Damas dénonce une violation de la souveraineté de la Syrie.
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L'armée syrienne affirme progresser dans le fief du groupe Etat islamique : la province de Raqqa, où elle vient d'entrer pour la première fois depuis deux ans, avec l'appui de l'aviation russe. Premier objectif pour les forces de Bachar al-Assad : reprendre la ville de Tabqa, située à une cinquantaine de kilomètres de Raqqa, la capitale autoproclamée des djihadistes. les combats ont fait une trentaine de morts, principalement des combattants de l'EI selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Les orgues de Staline accompagnent,de leur mélodie,l'avancée de l'armée #Syrie-nne #Tabqa https://t.co/ZHYdbfn3E6 #MereDeTouteLesBatailles- Netchys (@netchys) 4 juin 2016 Sur un autre front dans la province de Raqqa, mais aussi vers la ville de Minbej, dans la province d'Alep, l'État islamique fait face également à une offensive de combattants kurdes et arabes, appuyés par les raids de la coalition internationale. Des avions décollent du navire américain USS Harry S.Truman en Méditerranée pour frapper des positions des djihadistes en Syrie en Irak. USS Porter in Midtrn with U.S carrier USS Harry Truman pic.twitter.com/2wLTPUffSj https://t.co/1xMBkfIDRM- Liveuamap (@Liveuamap) 5 juin 2016 Enfin, la ville d'Alep a été le théâtre de nouveau de bombardements meurtriers, de toutes parts. Au moins, seize civils ont été tués par des frappes du régime sur des quartiers rebelles.
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Au moins 30 personnes sont mortes, dans la nuit du 29 au 30 mai, sous des frappes aériennes attribuées à la Russie, à Idlib, en Syrie. La protection civile fait depuis son possible pour retrouver d'éventuels survivants parmi les décombres. Au moins 7 enfants ont été tués. La ville et sa province éponyme constituent des bastions rebelles où se trouvent notamment des membres du Front al-Nosra, affiliés à Al-Qaïda.
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Le régime syrien a été frappé en plein coeur lundi par une vague d'attentats revendiquée par le groupe Etat islamique à Tartous et Jablé, sur la côte méditerranéenne. Des villes peuplées majoritairement d'alaouites, la minorité religieuse à laquelle appartient Bachar Al-Assad. Elles avaient été jusqu'ici épargnées par la guerre. Tartous et Jablé accueillent aussi respectivement la base et l'aéroport militaires du contingent russe en Syrie. 4 Explosions au terminus d'autobus à Tartous et 3 à Jableh l'opposition armée dément toute implication pic.twitter.com/aks26hmhF0- Syrian Reporter (@ReporterSyrien) 23 mai 2016 Des membres du personnel médical de l'hôpital de #Jableh sont parvenus à neutraliser l'un des kamikazes à mains nues pic.twitter.com/xlKfnJ13N9- Bahar Kimyongur (@Kimyongur) 24 mai 2016 Les kamikazes et les voitures piégées ont fait près de 150 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Cette série d'attentats a été menée alors que le groupe Etat islamique fait face à une pression croissante en Syrie comme en Irak. Washington a demandé à la Russie de faire pression sur le régime syrien pour qu'il cesse les frappes sur Alep et Daraya, en banlieue de Damas. Et Moscou a en effet demandé un 'régime de calme' autour de Damas pour 72 heures à partir d'aujourd'hui. La Russie a récemment proposé aux Etats-Unis de mener des frappes aériennes conjointes : une offre rejetée par le Pentagone. Le département d'Etat américain a rappelé lundi qu'il n'envisageait pas cette possibilité.
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La Syrie a été frappée ce lundi par une série d'attentats particulièrement meurtriers. Ceux-ci ont eu lieu à Tartous et Jablé, deux villes faisant partie d'une région contrôlée par le régime de Bachar al-Assad. Le groupe État islamique a revendiqué ces attaques dont les cibles sont symboliques.
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Les obsèques de Mustafa Badreddine, le chef militaire du Hezbollah, se sont déroulées vendredi à Beyrouth. Des centaines de Libanais ont participé à cette parade funéraire. Il a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi dans une explosion qui s'est produite dans un entrepôt à proximité de l'aéroport de Damas. Une mort mystérieuse, tant pour ses auteurs que pour son mode opératoire. Le mouvement chiite libanais n'a fourni aucune information à ce sujet, sans doute pour ne rien révéler de sa stratégie en Syrie, où le Hezbollah est engagé auprès des forces du régime de Bachar Al-Assad. Il y aurait en permanence 2 000 combattants du mouvement sur le terrain, chargés de combler les défaillances de l'armée syrienne. Mustafa Badreddine était le chef des opérations en Syrie. Fait inédit, le Hezbollah n'a pas aussitôt accusé Israël. Le Hezbollah demande aux journalistes qui le sollicitent de ne pas dire que c'est Israël derrière l'assassinat de Badreddine en Syrie.- Georges Malbrunot (@Malbrunot) 13 mai 2016 Le défunt était accusé par le Tribunal spécial pour le Liban d'avoir été 'le cerveau' de l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Le 'numéro deux' du Hezbollah a indiqué que les résultats de l'enquête seraient annoncés au plus tard samedi matin.
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A Alep en Syrie, la trêve temporaire conclue le 5 mai entre le régime et les rebelles a expiré mercredi à minuit, sans être reconduite, comme ce fut le cas à deux reprises. Les combats se concentrent sur le quartier de Handarat, crucial, parce qu'il relie d'autres quartiers rebelles à leur route d'approvisionnement. D'après l'observatoire syrien des droits de l'Homme, les forces gouvernementales, appuyées par des frappes aériennes, ont tué cinq insurgés. Pendant ce temps, de l'autre côté du pays, à Daraya, en périphérie de Damas, un convoi d'aide humanitaire a été empêché d'entrer dans cette ville assiégée par les forces du régime depuis 2012. 'Ce n'est pas seulement le gouvernement qui pose problème, nous avions une mission d'évaluation. Nous avions l'intention de nous rendre dans les zones de Foua et Kafraya assiégées par des groupes armés d'opposition. Notre mission n'a pas été autorisée à y entrer - un certain nombre d'excuses ont été formulées concernant la sécurité et que sais-je encore', a déclaré Jan Egeland, le coordinateur de l'ONU pour l'aide humanitaire en Syrie. Cinq camions préparés par le CICR, l'ONU et le Croissant Rouge syrien devaient notamment livrer du lait pour bébé, ainsi que des produits médicaux et scolaires. Ce fief rebelle a perdu 90 % de sa population. Ceux qui restent souffrent de graves pénuries et de malnutrition.
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En Syrie, la trêve instaurée le 5 mai à Alep entre le régime et les rebelles a pris fin, alors que le groupe Etat islamique a infligé un revers à l'armée syrienne en isolant Palmyre, moins d'une semaine après les célébrations en grande pompe par le régime et son allié russe de la reprise de la ville antique. Le groupe jihadiste est parvenu à couper la route entre Homs et Palmyre près d'un aéroport militaire, ces deux villes étant contrôlées par le régime. Il affirme encercler Palmyre de tous les côtés sauf au sud-ouest. La route coupée est la route principale, mais ce n'est pas la seule qui relie les deux villes. Près Idlib, à Binnish, des frappes aériennes ont fait au moins dix morts mardi selon l'observatoire syrien des droits de l'homme. On ignore si elles ont été menées par des avions syriens ou russes. Le Conseil de Sécurité vient par ailleurs de rejeter la demande de la Russie de placer les groupes Ahrar-al-Cham et Jaish-el-Islam à la liste des organisations considérées comme terroristes.
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Ce mercredi, Jean-François Corty, directeur des opérations internationales à médecin du monde était invité sur LCI. "La situation est dramatique" a-t-il rappelé, précisant que seule une trêve permettra à l'aide humanitaire de s'organiser dans le secours des civils et ainsi, freiner l'exode syrienne.

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