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"Il faut être prudent car nous avons appris dans cette région, au cours des dernières années, que de nombreux responsables disent une chose et font le contraire", déclare cependant le président syrien.
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Thierry Mariani, Nicolas Dhuicq et Jean Lassalle a été reçu pendant plus d'une heure par Bachar Al-Assad, ce dimanche à Damas.
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Un raid aérien a frappé un hôpital, situé dans la localité d'Ahsem, dans la province d'Idlbeb. Au moins trois personnes ont été tuées, dont un enfant. Cette région est contrôlée principalement par une coalition de groupes rebelles islamistes, en tête desquels le Front al-Nosra, qui est exclu de la trêve décrétée par le régime depuis la fin du Ramadan. Trêve qui aurait été prolongée ce matin de 72 heures. Mais sur le terrain, les violences se poursuivent, notamment à Alep, la deuxième ville du pays. Les rebelles ont tiré hier des dizaines de roquettes sur des quartiers contrôlés par le régime, qui a répliqué par des frappes aériennes. Une vingtaine de civils auraient été tués dans ces bombardements, des deux côtés de la ville. L'objectif prioritaire des insurgés est de reprendre le contrôle de la route du Castello, leur principal axe de ravitaillement vers Alep, qui a été coupé la semaine dernière par l'armée de Bachar al-Assad. Depuis, le manque de produits de première nécessité et de carburant se fait sentir. Avec AFP, AP
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Malgré l'annonce d'une trêve par le régime syrien, de violents combats font rage dans la région d'Alep. L'armée de Bachar el-Assad cherche à reprendre le contrôle du dernier axe d'approvisionnement des insurgés. la route dite du Castello. Bombardée à plusieurs reprises dans le passé, c'est la première fois que les troupes d'Assad sont aussi proches de la contrôler au sol. Si elles y parviennent, les groupes rebelles se retrouveraient totalement assiégés. Mercredi le président syrien a décrété un 'régime de silence', pour tout le territoire et pour une durée de 72 heures. Cette annonce a coïncidé avec la fin du mois de jeûne du ramadan. Si sur le terrain les armes ne se sont pas tues, les affrontements ont toutefois baissé en intensité.
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Ses apparitions sont rares, mais ce mercredi matin, et à la surprise générale, Bachar al-Assad s'est affiché à Homs. Il assistait à la prière de l'Aïd el-Fitr et était accompagné du mufti de Syrie. En marge de cette visite, l'armée syrienne a décrété un cessez-le-feu de 72 heures sur l'ensemble du territoire.
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Les 'révélations' du président syrien à la télévision australienne : Dans une interview, Bachar el-Assad accuse l'Ouest de vouloir traiter avec lui secrètement pour aider son gouvernement à combattre les militants islamistes impliqués dans la guerre en Syrie. Bachar el-Assad : 'En fait, il y a un double standard pour l'Ouest en général. Ils nous attaquent politiquement et ils nous envoient des officiels pour traiter avec nous sous la table, spécialement en matière de sécurité, y compris votre gouvernement australien. Ils font tous la même chose. Ils ne veulent pas mettre en colère les Etats-Unis. En fait, la plupart des responsables occidentaux répètent ce que disent les Etats-Unis. C'est la réalité'. Officiellement aucune négociation n'a lieu entre les puissances de l'Ouest et le régime syrien. Sur le terrain, le pilote d'un avion syrien a été capturé et tué par des rebelles islamistes selon l'armée syrienne. Damas affirme que l'appareil a été victime d'un incident technique mais les rebelles du groupe Jaich al-Islam disent avoir abattu l'appareil et accusent le front Al-Nosra d'avoir exécuté le pilote.
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En Syrie, la trêve de 48 heures annoncée par la Russie sur la région d'Alep à partir de jeudi à l'aube a été rompue dès les premières heures. Des sources sur place évoquent des raids du régime de Bachar el-Assad, mais également en provenance de quartiers contrôlés par les rebelles. Le conseiller spécial de l'ONU pour la Syrie, Jan Egeland, espère malgré tout une prolongation. 'J'espère et je prie qu'elle soit prolongée, que les habitants d'Alep puissent profiter du répit et que nous puissions leur apporter de l'aide. Nous allons aujourd'hui à Afrin, au Nord d'Alep, où 50 mille personnes n'ont pas reçu d'aide depuis très longtemps.' De son côté, le ministère syrien des affaires étrangères 'condamne fermement' la présence de forces spéciale française et allemande dans les régions du nord du pays, et notamment à Kobane et Minbej. L'Allemagne a démenti l'information, mais Paris a récemment reconnu avoir envoyé des éléments pour conseiller les forces kurdes de Syrie qui combattent l'État islamique. Damas dénonce une violation de la souveraineté de la Syrie.
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L'armée syrienne affirme progresser dans le fief du groupe Etat islamique : la province de Raqqa, où elle vient d'entrer pour la première fois depuis deux ans, avec l'appui de l'aviation russe. Premier objectif pour les forces de Bachar al-Assad : reprendre la ville de Tabqa, située à une cinquantaine de kilomètres de Raqqa, la capitale autoproclamée des djihadistes. les combats ont fait une trentaine de morts, principalement des combattants de l'EI selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Les orgues de Staline accompagnent,de leur mélodie,l'avancée de l'armée #Syrie-nne #Tabqa https://t.co/ZHYdbfn3E6 #MereDeTouteLesBatailles- Netchys (@netchys) 4 juin 2016 Sur un autre front dans la province de Raqqa, mais aussi vers la ville de Minbej, dans la province d'Alep, l'État islamique fait face également à une offensive de combattants kurdes et arabes, appuyés par les raids de la coalition internationale. Des avions décollent du navire américain USS Harry S.Truman en Méditerranée pour frapper des positions des djihadistes en Syrie en Irak. USS Porter in Midtrn with U.S carrier USS Harry Truman pic.twitter.com/2wLTPUffSj https://t.co/1xMBkfIDRM- Liveuamap (@Liveuamap) 5 juin 2016 Enfin, la ville d'Alep a été le théâtre de nouveau de bombardements meurtriers, de toutes parts. Au moins, seize civils ont été tués par des frappes du régime sur des quartiers rebelles.
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Au moins 30 personnes sont mortes, dans la nuit du 29 au 30 mai, sous des frappes aériennes attribuées à la Russie, à Idlib, en Syrie. La protection civile fait depuis son possible pour retrouver d'éventuels survivants parmi les décombres. Au moins 7 enfants ont été tués. La ville et sa province éponyme constituent des bastions rebelles où se trouvent notamment des membres du Front al-Nosra, affiliés à Al-Qaïda.
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Le régime syrien a été frappé en plein coeur lundi par une vague d'attentats revendiquée par le groupe Etat islamique à Tartous et Jablé, sur la côte méditerranéenne. Des villes peuplées majoritairement d'alaouites, la minorité religieuse à laquelle appartient Bachar Al-Assad. Elles avaient été jusqu'ici épargnées par la guerre. Tartous et Jablé accueillent aussi respectivement la base et l'aéroport militaires du contingent russe en Syrie. 4 Explosions au terminus d'autobus à Tartous et 3 à Jableh l'opposition armée dément toute implication pic.twitter.com/aks26hmhF0- Syrian Reporter (@ReporterSyrien) 23 mai 2016 Des membres du personnel médical de l'hôpital de #Jableh sont parvenus à neutraliser l'un des kamikazes à mains nues pic.twitter.com/xlKfnJ13N9- Bahar Kimyongur (@Kimyongur) 24 mai 2016 Les kamikazes et les voitures piégées ont fait près de 150 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Cette série d'attentats a été menée alors que le groupe Etat islamique fait face à une pression croissante en Syrie comme en Irak. Washington a demandé à la Russie de faire pression sur le régime syrien pour qu'il cesse les frappes sur Alep et Daraya, en banlieue de Damas. Et Moscou a en effet demandé un 'régime de calme' autour de Damas pour 72 heures à partir d'aujourd'hui. La Russie a récemment proposé aux Etats-Unis de mener des frappes aériennes conjointes : une offre rejetée par le Pentagone. Le département d'Etat américain a rappelé lundi qu'il n'envisageait pas cette possibilité.
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La Syrie a été frappée ce lundi par une série d'attentats particulièrement meurtriers. Ceux-ci ont eu lieu à Tartous et Jablé, deux villes faisant partie d'une région contrôlée par le régime de Bachar al-Assad. Le groupe État islamique a revendiqué ces attaques dont les cibles sont symboliques.
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Les obsèques de Mustafa Badreddine, le chef militaire du Hezbollah, se sont déroulées vendredi à Beyrouth. Des centaines de Libanais ont participé à cette parade funéraire. Il a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi dans une explosion qui s'est produite dans un entrepôt à proximité de l'aéroport de Damas. Une mort mystérieuse, tant pour ses auteurs que pour son mode opératoire. Le mouvement chiite libanais n'a fourni aucune information à ce sujet, sans doute pour ne rien révéler de sa stratégie en Syrie, où le Hezbollah est engagé auprès des forces du régime de Bachar Al-Assad. Il y aurait en permanence 2 000 combattants du mouvement sur le terrain, chargés de combler les défaillances de l'armée syrienne. Mustafa Badreddine était le chef des opérations en Syrie. Fait inédit, le Hezbollah n'a pas aussitôt accusé Israël. Le Hezbollah demande aux journalistes qui le sollicitent de ne pas dire que c'est Israël derrière l'assassinat de Badreddine en Syrie.- Georges Malbrunot (@Malbrunot) 13 mai 2016 Le défunt était accusé par le Tribunal spécial pour le Liban d'avoir été 'le cerveau' de l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Le 'numéro deux' du Hezbollah a indiqué que les résultats de l'enquête seraient annoncés au plus tard samedi matin.
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A Alep en Syrie, la trêve temporaire conclue le 5 mai entre le régime et les rebelles a expiré mercredi à minuit, sans être reconduite, comme ce fut le cas à deux reprises. Les combats se concentrent sur le quartier de Handarat, crucial, parce qu'il relie d'autres quartiers rebelles à leur route d'approvisionnement. D'après l'observatoire syrien des droits de l'Homme, les forces gouvernementales, appuyées par des frappes aériennes, ont tué cinq insurgés. Pendant ce temps, de l'autre côté du pays, à Daraya, en périphérie de Damas, un convoi d'aide humanitaire a été empêché d'entrer dans cette ville assiégée par les forces du régime depuis 2012. 'Ce n'est pas seulement le gouvernement qui pose problème, nous avions une mission d'évaluation. Nous avions l'intention de nous rendre dans les zones de Foua et Kafraya assiégées par des groupes armés d'opposition. Notre mission n'a pas été autorisée à y entrer - un certain nombre d'excuses ont été formulées concernant la sécurité et que sais-je encore', a déclaré Jan Egeland, le coordinateur de l'ONU pour l'aide humanitaire en Syrie. Cinq camions préparés par le CICR, l'ONU et le Croissant Rouge syrien devaient notamment livrer du lait pour bébé, ainsi que des produits médicaux et scolaires. Ce fief rebelle a perdu 90 % de sa population. Ceux qui restent souffrent de graves pénuries et de malnutrition.
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En Syrie, la trêve instaurée le 5 mai à Alep entre le régime et les rebelles a pris fin, alors que le groupe Etat islamique a infligé un revers à l'armée syrienne en isolant Palmyre, moins d'une semaine après les célébrations en grande pompe par le régime et son allié russe de la reprise de la ville antique. Le groupe jihadiste est parvenu à couper la route entre Homs et Palmyre près d'un aéroport militaire, ces deux villes étant contrôlées par le régime. Il affirme encercler Palmyre de tous les côtés sauf au sud-ouest. La route coupée est la route principale, mais ce n'est pas la seule qui relie les deux villes. Près Idlib, à Binnish, des frappes aériennes ont fait au moins dix morts mardi selon l'observatoire syrien des droits de l'homme. On ignore si elles ont été menées par des avions syriens ou russes. Le Conseil de Sécurité vient par ailleurs de rejeter la demande de la Russie de placer les groupes Ahrar-al-Cham et Jaish-el-Islam à la liste des organisations considérées comme terroristes.
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Ce mercredi, Jean-François Corty, directeur des opérations internationales à médecin du monde était invité sur LCI. "La situation est dramatique" a-t-il rappelé, précisant que seule une trêve permettra à l'aide humanitaire de s'organiser dans le secours des civils et ainsi, freiner l'exode syrienne.
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Symbole de la résistance à Bachar el Assad, Alep est devenue une cible prioritaire pour les troupes du régime qui emploient les grands moyens pour reconquérir la partie de la ville tenue par les rebelles. Alors que les hôpitaux sont dans le viseur, il n'y a désormais sur place presque plus aucun endroit où sauver les victimes.
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Alep, la deuxième ville de Syrie, est toujours en proie à de violents combats entre l'armée de Bachar al-Assad et les rebelles. Les bombardements de l'armée régulière, qui tente de récupérer une partie de la ville non concernée par le cessez-le-feu, touche les zones habitées et les centres de secours comme les hôpitaux, faisant de nombreuses victimes civiles.
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Les bombardements se poursuivent à Alep, deuxième ville de Syrie. Ils ont fait trente morts ce vendredi dans les quartiers tenus par les rebelles et ceux contrôlés par le régime. D'après le Comité international de la Croix Rouge, quatre installations médicales ont été touchées des deux côtés de la ligne de front. L'électricité est souvent coupée dans les habitations. Les autorités russes et américaines ont convenu d'un arrêt des combats dans les régions de Lattaquié, à l'ouest du pays et de la Ghouta orientale près de Damas. Alep est exclu de cet accord à minima et la poursuite des violences est une quasi-certitude. Les bombardements ont tué deux cent trente habitants d'Alep ces huit derniers jours. Jeudi des frappes visant un hôpital ont fait une trentaine de morts dont le Docteur Muhammad Waseem Maaz, 'le pédiatre le plus qualifié de la ville' selon le directeur de l'hôpital pour enfants d'Alep, qui lui a rendu hommage sur Facebook. A Rome, la fontaine de Trevi a été illuminée en rouge ce vendredi soir pour symboliser le sang des chrétiens persécutés dans le monde. Environ deux tiers des 160 000 chrétiens d'Alep ont fuit les combats, selon Mgr Jeanbart, l'archevêque d'Alep, présent devant le monument italien.
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Les raids aériens du régime se sont poursuivis ce vendredi sur Alep. Une vingtaine de civils auraient péri. Pour la première fois, la prière du vendredi a été suspendue dans les quartiers rebelles. En outre, une clinique a été à moitié détruite par une des frappes. Mercredi soir, c'est l'hôpital al-Qods, spécialisé dans les soins pédiatriques, qui était visé. Selon MSF, qui soutenait l'établissement, le bilan a été revu à la hausse, une cinquantaine de civils y ont été tués. La Russie refuse de faire cesser les raids sur la ville. Alep a été ainsi exclue d'un accord russo-américain annoncé ce vendredi. Il prévoit un 'processus de détente' sur deux fronts,la Ghouta orientale, à l'est de Damas, et le nord de la région de Lattaquié. Il entrera en vigueur samedi à l'aube. A Genève les pourparlers de paix sont au point mort. Le Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU dénonce l'échec persistant du Conseil de sécurité à transférer la situation syrienne à la Cour pénale internationale. 'C'est un exemple de la forme la plus honteuse de realpolitik', déclare ce porte-parole. 'Dans l'esprit de beaucoup de gens, les grandes puissances sont de fait devenues complices du sacrifice de centaines de milliers de vies et du déplacement de millions de personnes', déclare Rupert Colville. Ces images fournies par une chaîne pro-gouvernementale montre le largage d'aide humanitaire près de Deir Ezzor. Le régime, appuyé par l'aviation russe, s'apprêterait à y lancer une vaste offensive, cette fois, contre le groupe Etat islamique.
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La ville syrienne d'Alep a connu ce jeudi sa journée la plus meurtrière en une semaine. Une trentaine de personnes, dont trois enfants, ont été tuées par des frappes aériennes du régime contre les quartiers rebelles. Mercredi, un raid sur un hôpital avait tué le dernier pédiatre de la région d'Alep. La trêve à bout de souffle, d'autant plus qu'une attaque imminente est annoncée pour reprendre la ville.
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Au moins 49 civils ont été tués jeudi dans des bombardements à Alep en Syrie, alors que le régime de Bachar al-Assad prépare une offensive pour reprendre la ville aux rebelles. Mercredi, un hôpital de la ville avait été la cible d'un bombardement qui a fait au moins 20 morts.
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Zeid Ra'ad Al Hussein occupe le poste de Haut-Commissaire aux droits de l'homme à l'ONU. Une énorme responsabilité en ces temps aussi troublés. En pleine crise des réfugiés, cinq ans après le début du conflit en Syrie, avec de nouvelles formes de guerre qui poussent les démocraties occidentales dans leurs derniers retranchements, comment défend-il les droits de l'homme ? Conflit en Syrie, crise des réfugiés, accusations d'abus sexuels commis par des forces onusiennes, il nous répond sans détour. Audrey Tilve, euronews : 'Tout d'abord, cet accord controversé que l'Europe et la Turquie tentent de mettre en oeuvre. La Grèce a commencé à renvoyer des migrants et des réfugiés en Turquie. Il est prévu de le faire de manière massive. Vous critiquez cette mesure. Pourquoi ?' Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut-Commissaire aux droits de l'homme à l'ONU : 'Il y a quatre points qui nous préoccupent : le premier, c'est le fait que les centres de traitement deviennent des centres de détention - et c'est ce qu'on voit déjà sur l'île de Lesbos -. Deuxièmement, on s'inquiète des conditions humanitaires. Ensuite, on se demande si la Turquie doit être considérée comme un pays tiers sûr. Et enfin, il semble y avoir une contradiction inhérente entre une volonté de renvoyer tous les migrants et l'examen des cas individuels.' #Europe cannot shrug off its responsibility for #migrants & pass the buck to #Turkey https://t.co/EBBKq6lWgO #EUCO pic.twitter.com/GoR0995rID- UN Human Rights (@UNHumanRights) 16 mars 2016 Audrey Tilve : 'Les voisins de la Syrie sont en train de porter un immense fardeau. Près de cinq millions de personnes ont fui la Syrie et la plupart d'entre elles vivent aujourd'hui en Turquie, mais aussi au Liban et dans votre pays : la Jordanie. Il y a deux mois environ, le roi Abdallah de Jordanie a dit que le point de rupture était atteint. Qu'est-ce qu'il voulait dire ?' Syrie : 'le Conseil de sécurité a une responsabilité spécifique' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Quand on regarde le ratio de la dette - le ratio dette-PIB -, il augmente à cause de cette responsabilité qui a été confiée aux pays voisins, en particulier le Liban ou la Jordanie. Et - je pense - on a l'impression que c'est extrêmement injuste. Le conflit dure maintenant depuis cinq ans et la responsabilité de mettre un terme à ce genre de conflit incombe principalement au Conseil de sécurité de l'ONU où il y a cinq Etats - cinq Etats membres - qui portent une responsabilité toute particulière. Ce mécanisme mis en place après la Seconde Guerre mondiale pour prévenir ces conflits n'a pas été efficace dans le cas de la Syrie. Les conséquences, ce sont l'expansion de l'Etat islamique de la Syrie vers l'Irak et ce flux de réfugiés.' Audrey Tilve : 'Vous dites que c'est parce que le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas été capable de s'entendre sur une position commune que la situation est ce qu'elle est aujourd'hui en Syrie ?' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Eh bien, le Conseil de sécurité a une responsabilité spécifique en veillant à mettre un terme aux conflits de cette nature qui peuvent être centrifuges, très dangereux et qui peuvent faire intervenir de nombreux acteurs - c'est le cas pour la Syrie -. Et clairement, le fait qu'il se poursuive au bout de cinq ans prouve que le Conseil de sécurité a échoué.' Biographie : Zeid Ra'ad Al Hussein Exerce en tant que Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme depuis le premier septembre 2014. Etait auparavant, Représentant permanent de la Jordanie auprès de l'ONU à New York. La justice pénale internationale, le droit international, les opérations de maintien de la paix de l'ONU et les opérations de consolidation de la paix après un conflit lui sont de longue date familiers. Il a joué un rôle central dans la création de la Cour pénale internationale et il est très impliqué dans la lutte contre l'exploitation sexuelle et les abus sexuels perpétrés lors de missions de maintien de la paix de l'ONU. Audrey Tilve : 'Vous avez été le premier musulman à être nommé Haut-Commissaire aux droits de l'homme. Il y a de plus en plus de tensions vis-à-vis de la communauté musulmane en Europe du fait des attaques terroristes commises au nom de la religion. Et même si je sais et vous aussi que ce bain de sang n'a rien à voir avec la religion, il y a une méfiance croissante à l'égard des Musulmans en Occident. Compte tenu de cela, quel message voudriez-vous faire passer aux Musulmans d'Europe ?' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Selon moi, un examen plus prudent de ces derniers développements devrait amener à penser que ces groupes - ces groupes takfiristes* - ont visé des musulmans - d'autres musulmans - dans une proportion beaucoup plus grande que les non-musulmans, à l'exception de certains groupes en Irak par exemple. Mais les takfiris considèrent que ceux qui ne partagent pas leur idéologie - quels qu'ils soient - sont des apostats et ne sont pas dignes de vivre. Et c'est à ça que le monde islamique a dû se confronter avant l'Europe. Et il est clair que nous devons faire plus dans le contexte islamique. C'est clair. Mais dans le cas de l'Europe, il faut aussi avoir clairement conscience que faire des amalgames produit des résultats épouvantables. L'Histoire européenne en comporte beaucoup d'exemples et je n'ai pas besoin de les préciser.' *sous-branche du salafisme qui se distingue notamment par son appel aux armes. Audrey Tilve : 'La lutte contre l'impunité est l'un des grands défis que vous relevez et vous avez joué un rôle important dans la création de la Cour pénale internationale en 2002. Quatorze ans plus tard, je crois que seulement trois personnes ont été condamnées par cette juridiction. Toutes ces condamnations et presque toutes les enquêtes en cours concernent un seul continent : l'Afrique. Pourquoi ?' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Vous devez comprendre comment cette Cour fonctionne. Elle travaille sur une base juridictionnelle qui ne s'exerce que vis-à-vis des pays qui ont accepté sa compétence ou dans le cas où le Conseil de sécurité défère la situation au Procureur.' Une CPI à la portée limitée Audrey Tilve : 'Donc, la portée de la Cour est-elle limitée par le fait que de nombreux pays ne la reconnaissent pas ?' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Oui. Oui ou alors, ce peut être parce que le Conseil de sécurité n'a pas la volonté de saisir la CPI et pour cette raison, elle n'est pas compétente. Quand on s'est entendu pour la première fois sur son statut, je crois qu'on a pensé que le monde changerait du jour au lendemain. On a cru que ce serait un tel pas en avant en vue d'en finir avec l'impunité que le monde changerait du jour au lendemain. Avec le recul, vous aurez compris que cela prend beaucoup de temps pour que les dirigeants du monde entier comprennent qu'il ne peut pas y avoir un exercice incontrôlé du pouvoir, qu'il y a une limite dans la manière de mener des opérations militaires et qu'il n'y a pas de volonté de la part du Haut-Commissariat aux droits de l'homme ou d'autres services des Nations Unies d'accepter des amnisties quand il s'agit d'essayer de conclure un accord de paix par exemple.' Audrey Tilve : 'J'aimerais vous poser une question très concrète sur un exemple concret. La Syrie ne reconnaît pas la Cour pénale internationale. Y a-t-il une chance que par exemple, Bachar el-Assad soit jugé par cette Cour un jour ?' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Il y a une chance et je crois que cela pourrait bien arriver. On ne peut pas affirmer que toutes ces personnes dont on pense qu'elles ont commis des crimes échapperont de toutes façons à la justice. Parce qu'on a vu un certain nombre de cas...' Audrey Tilve : 'Comment faire ?' Zeid Ra'ad Al Hussein: 'On collecte des preuves, il y a de plus en plus d'agences qui collectent des preuves et à un moment donné, on espère que ces preuves seront présentées à une cour de justice qui jugera la personne accusée.' Casques bleus accusés d'abus sexuels : 'c'est à leur pays de les juger' Audrey Tilve : ''L'image des missions de maintien de la paix de l'ONU a été sérieusement ternie par de nombreux cas d'abus sexuels ces dernières années':http://www.lemonde.fr/international/article/2016/03/04/soixante-neuf-cas.... Récemment, plus d'une centaine de cas ont été signalés en République centrafricaine. La règle, c'est de renvoyer chez eux, les soldats qui ont commis ces abus, ainsi que toute leur unité. Mais il n'existe pas encore d'obligation de les juger. Est-ce suffisant ?' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Merci de soulever cette question. C'est absolument répugnant que des personnes en lesquelles les victimes, les membres de communautés vulnérables placent leur confiance soient accusées de ce genre d'allégations horribles. Il incombe au pays d'origine - au pays de la nationalité des soldats - de s'assurer qu'il n'y ait pas d'impunité. Le maximum que l'ONU puisse faire, c'est les relever de leurs fonctions en les renvoyant chez eux.' Audrey Tilve : 'Donc si ces pays ne veulent pas les juger, il n'y a rien que vous puissiez faire...' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'On peut maintenir une pression sur eux. L'ONU peut dire : 'Nous n'accepterons plus de soldat de votre pays' ou faire une pression de ce genre. Mais au final, c'est à eux de réaliser que la responsabilité leur revient.' #CAR: Investigations under way into sickening allegations of sexual abuse by peacekeepers https://t.co/H6fXmiR7Jc pic.twitter.com/XRqY7nRaVp- UN Human Rights (@UNHumanRights) 31 mars 2016
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En Syrie, la guerre dure depuis maintenant six ans. Pour les 3,5 millions d'enfants né pendant cette période, les bombardements et la mort sont une réalité quotidienne, mais néanmoins très traumatisante. Nos journalistes se sont rendus dans une zone contrôlée par l'armée de Bachar al-Assad afin de découvrir le quotidien de ces petits Syriens.
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AINSI VA LE MONDE. Ce mercredi, les Syriens étaient appelés aux urnes. Bachar al-Assad a voté pour la première fois dans une élection législative. L'objectif : montrer qu'il incarne l'État syrien et sa continuité. De nombreux électeurs se sont prononcés pour la paix et la sécurité. Moscou a salué l'organisation de ce scrutin.
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Les Syriens sont appelés aux urnes ce mercredi. Ils votent pour les élections législatives organisées par le régime de Bachar al-Assad. Le parti Baas devrait obtenir la majorité des sièges.
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Bachar el Assad est-il en difficulté au sein de son propre camp religieux ? Un document révèle que plusieurs hauts responsables alaouites cherchent à se distancer du président syrien en expliquant que la Syrie est un pays qui doit rester démocratique, citoyen et respectueux des droits de l'Homme. Mais l'inamovible dirigeant continue, lui, de s'abriter derrière la lutte contre le terrorisme : 'Il n y a pas d'alternative pour protéger la Syrie si nous ne combattons pas le terrorisme. En parallèle d'un processus politique bien sûr. Mais la lutte contre le terrorisme demeure essentielle. Nous avons cette volonté, le peuple et l'armée syrienne ont cette volonté aussi. L'armée est déterminée à libérer chaque territoire. En même temps le soutien russe était essentiel et efficace pour parvenir à ce résultat. Il y a aussi le soutien de nos amis, L'Iran et le Hezbollah libanais dont la contribution était essentielle dans ces combats'. Bachar el Assad s'estime renforcé par les récents succès militaires contre Etat Islamique, notamment la reprise récente de Palmyre, qui était tombée aux mains des terroristes. Le président syrien en a profité pour accuser à nouveau la Turquie et l'Arabie Saoudite de soutenir le terrorisme.
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Les images aériennes de la cité antique de Palmyre, au centre de la Syrie, qui vient de repasser aux mains du régime syrien à l'issue de 20 jours de combats opposant les forces syriennes et ses alliés aux jihadistes de l'Etat islamique. Le groupe islamiste radical s'était emparé de Palmyre en mai 2015.
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Valérie Boyer, qui compte parmi les cinq députés Les Républicains qui se sont rendus en Syrie pour Pâques en soutien aux chrétiens d'Orient, est revenue sur BFMTV sur la controverse qui entoure ce voyage et leur rencontre avec le président Assad. 'La seule question que nous avons à nous poser, c'est comment lutter contre le terrorisme. Le terrorisme, et l'Etat islamique (aussi appelé Daesh),c'est notre ennemi commun', plaide l'élue des Bouches-du-Rhône.
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Le député Les Républicains Thierry Mariani assume son nouveau voyage en Syrie, où il a rencontré Bachar al-Assad avec d'autres parlementaires français. Le Quai d'Orsay leur a demandé de ne pas s'y rendre mais "j'y vais comme parlementaire, je suis libre et je n'ai pas de certificat de sortie à présenter", affirme-t-il. L'élu souhaite que la France sorte de son "isolement" dans la résolution du conflit. "Assad n'est pas merveilleux, mais nous avons les mêmes ennemis", répète-t-il.
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Des hélicoptères qui repartent au pays : après la reprise de Palmyre par le régime syrien et les forces russes, les troupes russes commencent à quitter la Syrie. Dans le ventre d'un énorme avion cargo, un Antonov-124, trois hélicoptères embarquent. Ils ont participé aux cinq mois de frappes aériennes. Mais tout le monde ne part pas. 'Les militaires russes qui restent ici continuent un service actif, explique un officier. Des forces qui sont capables à n'importe quel moment de repousser une attaque et répondre à n'importe quelle situation.' L'Antonov survole les navires de guerre russes stationnés en mer Méditérranée. Ils sont chargés de sécuriser les bases russes de Tartus and Hmeimim. Sur le terrain syrien, d'autres avions russes poursuivent de leur côté la distribution d'aide humanitaire, c'est aussi une des missions des militaires russes.

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