Vidéos A la une
Quatre jours après les attentats de Bruxelles qui ont fait 31 morts et 300 blessés, un homme a été inculpé 'd'assassinats terroristes' et de 'participation aux activités d'un groupe terroriste' par la justice belge (il a été placé 'sous mandat d'arrêt' selon la terminologie belge). Il avait été arrêté jeudi soir en face du bâtiment du parquet fédéral. Il s'agit de Fayçal Cheffou. Ce pourrait être le troisième homme filmé par les caméras de vidéosurveillance de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem, en blanc à droite sur la photo. Un témoin l'aurait reconnu mais pour l'instant le parquet fédéral en reste à l'étape de l'hypothèse, en attendant une éventuelle identification formelle. Un autre suspect, prénommé Rabah et arrêté vendredi à Bruxelles, a été inculpé pour 'participation aux activités d'un groupe terroriste' dans le cadre de l'enquête le projet d'attentat déjoué en France. Il ne s'agit pas de l'homme interpellé à un arrêt de tramway hier et blessé à la jambe. Ce dernier est toujours aux mains des enquêteurs. Enfin un troisième homme, un certain Aboubakar, a lui aussi été inculpé de 'participation aux activités d'un groupe terroriste'.
Vidéos A la une
Le réseau jihadiste franco-belge à l'origine des attentats de Paris et de Bruxelles est 'en voie d'être anéanti' d'après les autorités françaises, suite aux dix arrestations réalisées depuis jeudi soir en France et en Belgique. Fayçal C. inculpé d'assassinats terroristes L'un des suspects arrêtés jeudi a d'ailleurs été inculpé 'd'assassinats terroristes' ce samedi. Il s'agirait de Fayçal C. Les autorités se demandent si cet homme ne serait pas l'individu en blanc sur la photo de vidéosurveillance de l'aéroport ou celui qui accompagnait le kamikaze dans le métro. Un autre homme Aboubakar A. a également été inculpé de 'participation aux activités d'un groupe terroriste'. Cependant, certains suspects (impliqués notamment dans les attentats de Paris) comme Mohamed Abrini restent introuvables. Les sites nucléaires, cible potentielle des jihadistes ? Les sites nucléaires font l'objet d'une vigilance accrue. Car des médias belges ont rapporté, vendredi, que la cellule terroriste bruxelloise prévoyait notamment la fabrication d'une 'bombe sale' radioactive. Une thèse appuyée par la découverte, lors d'une perquisition en décembre, d'une surveillance vidéo d'un 'expert nucléaire' belge, mise en place par les frères El Bakraoui, deux des kamikazes de Bruxelles. Ne parlant pas spécifiquement de la Belgique mais de n'importe quel site nucléaire dans le monde, Yukiya Amano, le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a lui aussi souligné que la possibilité d'un attentat de ce type devait de moins en moins être exclue. Bruxelles toujours en état de siège Quatre jours après les attentats qui ont fait 31 morts et 300 blessés, Bruxelles vit au rythme des perquisitions et des arrestations pour neutraliser ce réseau jihadiste aux multiples ramifications. Les habitants de la capitale belge se recueillent chaque jour place de la Bourse mais peinent à reprendre leurs habitudes dans une ville en état de siège. 'Le déploiement de toutes ces forces de police et des militaires dans la rue, ce n'est pas très rassurant. Je viens juste de reprendre le métro pour la première fois depuis les attaques et ça m'a fait très bizarre d'imaginer que cela s'est produit sur la même ligne', dit une jeune femme. 'L'atmosphère est très étrange, surtout dans le métro. On n'entend pas un bruit. Mais ça s'améliore jour après jour', estime un habitant de Bruxelles. L'aéroport de Bruxelles restera, lui, fermé jusqu'à mardi.
Publicité