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Le siège, par les forces de l'ordre, d'un immeuble où s'étaient réfugiés des individus qualifiés d'extrémistes islamistes par la police a mal tourné. Ils ont fait exploser deux bombes à 400 m du bâtiment, visant la foule et les forces de l'ordre. Il y a au moins quatre morts et une quarantaine de blessés, dont certains sont dans un état critique. L'attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique... alors que le gouvernement bangladais dément toute présence du groupe jihadiste dans le pays.
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La journée s'achève à Médine quand l'attaque a lieu, à deux pas de la mosquée du Prophète. Les premières images diffusées par les chaînes de télévision saoudiennes montrent un nuage noir s'échapper d'un parking aérien. Quatre agents de sécurité ont été tués et cinq autre blessés. Médine est la deuxième ville sainte de l'Islam. A quelques heures de la fin du ramadan, ses lieux de prières étaient bondés. Bomb explodes outside Prophet's Mosque in Medina https://t.co/Yh95kWrBGk pic.twitter.com/no5ZYuT6We- Ruptly (@Ruptly) 4 juillet 2016 C'est une vague d'attaques dont est victime l'Arabie Saoudite. Alors que les yeux sont tournés vers Médine, au même moment à l'autre bout du pays, à Qatif, un attentat suicide a lieu. C'est une mosquée chiite qui est visée. L'explosion ne fait pas de victime. La série d'attentats a commencé à l'aube lundi à Jeddah, sur la côte ouest du pays, . Cette fois, le kamikaze s'est fait exploser juste à côté de l'ambassade des Etats-Unis faisant deux blessés légers. Ces actions n'ont pas été revendiquées pour l'instant mais le mode opératoire fait penser à l'Etat islamique. Poids lourd de la région, le royaume saoudien fait partie de la coalition en guerre contre l'organisation en Irak et en Syrie.
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Trois attentats suicides ont frappé l'Arabie saoudite ce lundi. A Jeddah, deuxième ville du pays sur la côte ouest, il était 2 heures du matin quand une bombe a explosé non loin d'une mosquée proche du consulat des États-Unis, ce 4 juillet jour de la fête nationale américaine. Seul le kamikaze a été tué. Un kamikaze s'est fait exploser à Médine, près de la mosquée du prophète, un des lieux sacrés de l'Islam, deux jours avant la fin du ramadan au Moyen-Orient. Selon plusieurs médias, il y aurait au moins 3 morts dont le kamikaze. A Qatif ce sont les abords d'une mosquée chiite qui ont été la cible d'au moins un attentat-suicide. Il n'y aurait aucune victime. En mai 2015, un attentat revendiqué par le groupe État Islamique dans une autre mosquée chiite de la ville avait fait 21 morts. Les trois attentats n'ont pas été revendiqué. #attack near Prophet Mosque of #Medina!#medine #Terroism #medinabombing #IslamicState pic.twitter.com/SoS30A1O6F- . (@JamilaMeh) 4 juillet 2016
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41 morts et 239 blessés, le dernier bilan de l'attaque de l'aéroport Atatürk d'Istanbul est extrêmement lourd. Les victimes des touristes, des gens venus pour affaire...parmi eux beaucoup d'étrangers. Car l'aéroport Atatürk est le 11ème plus fréquenté au monde. A New-York, à l'arrivée des vols en provenance d'Istanbul, certains passagers ont l'impression d'être passé tout près de la catastrophe. ' Je ne peux pas le croire. Je me demande comment nous sommes encore en vie....Vous savez si le vol était retardé de deux heures, on aurait été présent à cet endroit. J'ai vu les images, on était juste là. C'est horrible.' 'Je l'ai appris en vol grâce à internet. C'est ahurissant, tellement triste. J'étais là-bas il y a quelques heures.' 'Nous étions en transfert et nous avons dû passer deux points de contrôle juste pour rejoindre notre porte. On est passé par des détecteurs de métaux, nos sacs aussi, nos passeports ont été vérifiés. La sécurité avait l'air bonne.' A Houston quelques heures après l'attentat, dans la file d'attente du vol vers Istanbul, les passagers sont groguis. Parmi eux, un jeune homme qui n'était pas au courant. 'Je peux pas le croire...C'est une plaisanterie ? Vous n'êtes pas sérieux ? Je ne pense pas que j'y aille du coup' 'On ne sait jamais aujourd'hui. Vous ne pouvez pas laisser cela vous retenir, il faut avancer. Il ne fait pas que ça vous fasse peur'_ La Turquie est particulièrement ciblée par le terrorisme. Depuis juin 2015 au moins 14 attaques ont fait quelques 200 victimes.
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Les experts ont commencé l'évaluation des dégâts dans le terminal de l'aéroport Atatürk, attaqué par des kamikazes. Des dizaines de personnes sont mortes et près de 150 ont été blessées. Les autorités turques accusent l'Etat islamique d'être responsable du massacre. Le Premier ministre turc Binali Yildirim avait annoncé un peu plus tôt que le traffic aérien, temporairement interrompu, avait repris normalement.
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Au moins trente-cinq morts, c'est le dernier bilan donné par l'agence espagnole EFE après l'attaque qui s'est déroulée dans l'après-midi dans la capitale somalienne. Un hôtel de Mogadiscio a été la cible d'un assaut à l'explosif et à l'arme automatique, un mode opératoire utilisé par les shebab, qui ont revendiqué l'attentat. Le Naasa Hablood est fréquenté par des hommes politiques et des membres de la diaspora somalienne. Une cible de choix pour les insurgés islamistes qui, ces derniers mois, ont multiplié les attaques contre ces établissements en vue : il y a trois semaines l'assaut de plus de 12 heures contre l'hôtel Ambassador avait fait 13 morts. Avec toujours le même scénario : une voiture piégée qui explose à l'entrée puis un commando qui sème la mort à l'intérieur.
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Au moins neuf morts, et une quinzaine de blessés, et des otages, c'est le bilan encore provisoire de l'attaque qui se déroulait dans l'après-midi dans la capitale somalienne. Un hôtel de Mogadiscio est la cible d'un assaut à l'explosif et à l'arme automatique, un mode opératoire utilisé par les shebab. Le Naasa Hablood est fréquenté par des hommes politiques et des membres de la diaspora somalienne. Une cible de choix pour les insurgés islamistes qui ces derniers mois ont multiplié les attaques contre ces établissements en vue : il y a trois semaines l'assaut de plus de 12 heures contre l''hôtel Ambassador':http://www.rfi.fr/afrique/20160602-somalie-nouvelle-attaque-shebab-contr... avait fait 13 morts. Avec toujours le même scénario : une voiture piégée qui explose à l'entrée puis un commando qui sème la mort à l'intérieur.
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En Syrie, un double attentat-suicide a fait au moins vingt morts, dont treize civils, dans la banlieue de Damas ce samedi. D'après l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, plusieurs déflagrations ont touché le mausolée chiite de Sayeda Zeinab. Un kamikaze a activé sa charge à l'entrée du sanctuaire, près d'un barrage tenu par des miliciens loyalistes, et une voiture piégée a explosé dans une rue du secteur. L'attaque, qui a fait aussi plus d'une trentaine de blessés, a été revendiquée par le groupe Etat Islamique. Shia shrine near Damascus hit by double bomb attack https://t.co/2GbcN3HBI1- The Guardian (@guardian) 11 juin 2016 L'organisation terroriste sunnite avait déjà frappé au même endroit en avril, faisant une dizaine de victimes. Depuis, des points de contrôle tenus par le régime ont été mis en place dans cette zone, qui faisait déjà l'objet de mesures de sécurité. Ces derniers mois, le sanctuaire a été visé par plusieurs attentats, dont un, particulièrement meurtrier, au mois de février, dans lequel plus de 130 personnes avaient trouvé la mort.
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En Somalie, dix personnes ont été condamnées à des peines allant de six mois d'emprisonnement à la perpétuité pour l'explosion à bord d'un avion de Daallo Airlines en février. Elle avait été revendiquée par les Shebab (groupe islamiste somalien) et le porteur de la bombe avait été aspiré hors de l'appareil, mais l'avion avait ensuite pu se poser sans qu'il y ait de victimes.
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En Syrie, une violente explosion a secoué un des quartiers de la ville d'Idlib, ce vendredi. Il y a plusieurs victimes mais on ne dispose pas de bilan plus précis. C'est une voiture piégée qui a explosé devant une mosquée de la ville. Aucune revendication pour l'heure. Idlib est située dans le nord-ouest de la Syrie. Elle est contrôlée par des groupes d'insurgés, notamment l'Armée syrienne libre ou encore le front Al-Nosra. Le conflit syrien dure depuis plus de 5 ans. Il a fait près de 280 000 morts, d'après les chiffres de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, basé à Londres. Une trêve entre le gouvernement et les groupes rebelles non djihadistes est censée être observée depuis fin février. Mais elle est régulièrement violée.
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Deux attentats à la voiture piégée en Irak ont tué au moins 32 personnes. Les attaques ont eu lieu à Samawa, une ville du sud du pays. La première explosion s'est produite près d'un bâtiment du gouvernement local, et la seconde, quasi simultanée, à soixante mètres de là, près d'un arrêt de bus, en plein centre ville. On déplore une cinquantaine de blessés parmi lesquels des enfants. Ces actes ont été revendiqués par le groupe Etat islamique. La province méridionale de Mouthanna, où est située Samawa est une région à majorité chiite, le plus souvent éparnée par les attentats.
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L'explosion lundi dans un bus à Jérusalem a fait 21 blessés dont deux sont dans un état grave. Un communiqué de la police indique qu'une bombe était dissimulée à l'arrière et que le souffle de l'explosion a également détruit un autre bus qui se trouvait à ses côtés. Le Premier ministre israélien s'est engagé à retrouvé les responsables. 'J'adresse mes pensées aux blessés' a déclaré M. Netanyahu. 'Nous allons retrouver celui qui a préparé l'engin explosif. Nous allons retrouver les organisateurs. Nous allons aussi retrouver ceux qui sont derrière eux. Nous allons régler nos comptes avec ces terroristes.' Le mouvement islamiste Hamas a 'salué' l'attaque contre ce bus israélien qui intervient au moment où la vague d'agressions à l'arme blanche contre des Israéliens avait sensiblement baissé ces dernières semaines.
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L'explosion d'un bus fait 16 blessés à Jérusalem. La piste d'une attaque a été avancée par la police israélienne, selon qui une bombe placée à l'arrière du bus a provoqué un incendie. Le feu s'est ensuite propagé et a endommagé un autre bus et une voiture. Cela s'est produit en fin d'après-midi ce lundi à Derech Hebron, dans le sud-ouest de Jérusalem et non loin de la frontière avec la Cisjordanie occupée. L'une des victimes, grièvement blessée pourrait être l'auteur de cet attentat. Durant la deuxième intifada, de 2000 à 2005, les attentats-suicides dans des bus israéliens étaient un mode opératoire assez répandu. Mais depuis, ce type d'attaque s'est fait plus rare. La dernière fois qu'une bombe a explosé dans un bus, c'était en 2012, durant la guerre de Gaza. Avec Reuters
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Nouvelle journée meurtrière en Afghanistan. Un kamikaze, circulant à bord d'une moto, s'est fait exploser devant un car qui transportait des recrues de l'armée, près de Jalalabad. Le bilan est d'au moins douze morts et de plusieurs dizaines de blessés. Le président afghan Ashraf Ghani a fermement condamné cet ''acte terroriste'', revendiqué, selon lui, par les insurgés talibans, qui ciblent régulièrement les représentants de l'armée et de l'Etat. Quelques heures plus tôt, un autre attentat avait visé des employés du ministère de l'Education, à Kaboul. Une bombe a explosé au passage de leur mini-bus. Au moins deux personnes ont été tuées. L'insurrection islamiste s'est intensifiée depuis le départ, fin 2014, des troupes combattantes de l'OTAN. Les talibans refusent pour l'heure toute négociation avec le gouvernement afghan.
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Quatre jours après les attentats de Bruxelles qui ont fait 31 morts et 300 blessés, un homme a été inculpé 'd'assassinats terroristes' et de 'participation aux activités d'un groupe terroriste' par la justice belge (il a été placé 'sous mandat d'arrêt' selon la terminologie belge). Il avait été arrêté jeudi soir en face du bâtiment du parquet fédéral. Il s'agit de Fayçal Cheffou. Ce pourrait être le troisième homme filmé par les caméras de vidéosurveillance de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem, en blanc à droite sur la photo. Un témoin l'aurait reconnu mais pour l'instant le parquet fédéral en reste à l'étape de l'hypothèse, en attendant une éventuelle identification formelle. Un autre suspect, prénommé Rabah et arrêté vendredi à Bruxelles, a été inculpé pour 'participation aux activités d'un groupe terroriste' dans le cadre de l'enquête le projet d'attentat déjoué en France. Il ne s'agit pas de l'homme interpellé à un arrêt de tramway hier et blessé à la jambe. Ce dernier est toujours aux mains des enquêteurs. Enfin un troisième homme, un certain Aboubakar, a lui aussi été inculpé de 'participation aux activités d'un groupe terroriste'.
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Le réseau jihadiste franco-belge à l'origine des attentats de Paris et de Bruxelles est 'en voie d'être anéanti' d'après les autorités françaises, suite aux dix arrestations réalisées depuis jeudi soir en France et en Belgique. Fayçal C. inculpé d'assassinats terroristes L'un des suspects arrêtés jeudi a d'ailleurs été inculpé 'd'assassinats terroristes' ce samedi. Il s'agirait de Fayçal C. Les autorités se demandent si cet homme ne serait pas l'individu en blanc sur la photo de vidéosurveillance de l'aéroport ou celui qui accompagnait le kamikaze dans le métro. Un autre homme Aboubakar A. a également été inculpé de 'participation aux activités d'un groupe terroriste'. Cependant, certains suspects (impliqués notamment dans les attentats de Paris) comme Mohamed Abrini restent introuvables. Les sites nucléaires, cible potentielle des jihadistes ? Les sites nucléaires font l'objet d'une vigilance accrue. Car des médias belges ont rapporté, vendredi, que la cellule terroriste bruxelloise prévoyait notamment la fabrication d'une 'bombe sale' radioactive. Une thèse appuyée par la découverte, lors d'une perquisition en décembre, d'une surveillance vidéo d'un 'expert nucléaire' belge, mise en place par les frères El Bakraoui, deux des kamikazes de Bruxelles. Ne parlant pas spécifiquement de la Belgique mais de n'importe quel site nucléaire dans le monde, Yukiya Amano, le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a lui aussi souligné que la possibilité d'un attentat de ce type devait de moins en moins être exclue. Bruxelles toujours en état de siège Quatre jours après les attentats qui ont fait 31 morts et 300 blessés, Bruxelles vit au rythme des perquisitions et des arrestations pour neutraliser ce réseau jihadiste aux multiples ramifications. Les habitants de la capitale belge se recueillent chaque jour place de la Bourse mais peinent à reprendre leurs habitudes dans une ville en état de siège. 'Le déploiement de toutes ces forces de police et des militaires dans la rue, ce n'est pas très rassurant. Je viens juste de reprendre le métro pour la première fois depuis les attaques et ça m'a fait très bizarre d'imaginer que cela s'est produit sur la même ligne', dit une jeune femme. 'L'atmosphère est très étrange, surtout dans le métro. On n'entend pas un bruit. Mais ça s'améliore jour après jour', estime un habitant de Bruxelles. L'aéroport de Bruxelles restera, lui, fermé jusqu'à mardi.
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Fanny, une jeune française de 20 ans, se trouvait à l'aéroport de Bruxelles le matin des attentats. Blessée par l'explosion, elle souffre de brûlures aux mains et au visage. Elle témoigne : 'Je n'ai même pas eu le temps de regarder autour de moi, car on venait tout juste d'arriver dans la file d'attente. Puis, tout à coup, il y a eu cet énorme bruit. J'ai cru que c'était la fin du monde, en une seconde. Je me suis retrouvée par terre. Il y avait de la cendre partout, c'était tout gris, j'étais recouverte de trucs marrons, ça puait le cochon brûlé. Je me suis levée et je suis sortie à l'extérieur le plus vite possible (...) Les gens m'ont dit que j'étais brûlée. J'ai croisé un miroir, donc je me suis vue à moitié brûlée, mais je n'ai pas trop voulu regarder (...) J'ai pleuré un peu hier, mais là ça va. Il ne faut pas trop que je pleure sinon je vais me déshydrater.' Fanny devait prendre un avion pour les Etats-Unis. Elle espère s'y rendre dès qu'elle sera rétablie.
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C'est par une minute de silence que les ministres de l'Intérieur et de la Justice de l'Union européenne ont ouvert leur réunion extraordinaire consacrée à la menace terroriste. Lors de cette rencontre le ministre belge de la Justice a insisté sur le besoin d'échanger les informations entre les 28. Koen Geens explique: " nous voyons dans le cadre des enquêtes de Paris et de Bruxelles à quel point il est important que nos services de renseignement et que nos services juridiques échangent toutes les informations nécessaires ". Le ministre français de l'Intérieur a une nouvelle fois plaidé pour la mise en oeuvre d'un fichier PNR, une base de données européenne des passagers aériens. Bernard Cazeneuve souligne aussi la nécessité de mieux contrôler les frontières extérieures ce qui " demande que les États membre adaptent rapidement leurs aéroports à cet effet ". Ce n'est pas la première fois que l'Union lance un appel à plus de coopération entre les services de renseignement. Des progrès sont observés mais cela reste tout de même un domaine jalousement gardé par les États membres.
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C'est le tout premier visage des victimes des attentats. Adelma Tapia Ruiz, une belgo-peruvienne de 36 ans, 'tuée par des djihadistes' titrent les journaux de son pays natal. Elle était ce mardi dans le hall des départs de l'aéroport de Bruxelles Zaventem. Son frère Fernando témoigne: 'Elle avait deux jumelles, Maureen et Alondra Delcambe Tapia. Elles étaient aussi à l'aéroport, ils allaient tous à New York pour retrouver notre soeur Milenka Tapia. Cette attaque a scellé leur destin.' Ses deux filles âgées de trois ans étaient parties jouer un peu plus loin sous l'oeil de son mari Christopher Delcambe, quelque instants avant l'explosion. L'une des deux filles a été blessée par un débris. Adelma Tapia Ruiz avait quitté le Pérou il y a neuf ans pour s'installer en Belgique. elle habitait avec sa famille à Tubize, une commune proche de Bruxelles.
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Les attentats de Bruxelles et soulèvent de nombreuses questions sur l'efficacité de la lutte contre le terrorisme. Euronews a interrogé Claude Moniquet, président de l'ESISC, un centre d'analyse des questions de sécurité . Euronews: " Est-ce que ces attentats révèlent des défaillances dans la lutte antiterroriste en Belgique? " Claude Moniquet: " Il y a un problème d'évaluation de la dangerosité des personnes et dans ce sens-là je veux bien dire que les Belges ont un problème mais on l'a tous. Les services de renseignements occidentaux sont des outils issus de la guerre froide qui ont été formatés et éduqués à travailler sur des structures: des États, des partis politique, le politburo, le KGB, l'armée rouge etc... Ici on est en face d'une structure, Daesh, qu'on comprend bien même dans sa complexité. La photo globale, la peinture globale, on l'a. Mais quand on parle du détail et malheureusement le détail il est opérationnel c'est la dangerosité des personnes là on est moins bon parce que la culture à changé et parce qu'on est en face de gens qui ne sont plus des djihadiste du passé, d'il y a 10 ou 15 ans, mais des gens qui sont des voyous comme les Bakraoui par exemple qui se radicalisent en six mois, un an. Et donc qui peuvent rester longtemps sous le radar avant d'être repéré. " Euronews: " C'est donc une mauvaise analyse de la situation, de l'évolution du terrorisme? " Claude Moniquet: " Il y a je pense un problème d'analyse dans l'ensemble des services de renseignements occidentaux et en particulier, en Belgique et en France. Il y a effectivement un problème d'analyse. Je pense que c'est un problème de culture. Je crois que ce qu'il faudrait c'est d'arriver à faire un mix de la culture classique du renseignement qui travaille sur les structures, les filières etc.., et des services de police qui travaillent sur les bandes organisées, les bandes de jeunes dans la rue et qui connaissent la culture de la rue. Et là je crois que si l'on arrivait à faire un mix à faire des unités dans lesquelles ces deux milieux cohabitent et collaborent peut-être qu'on aurait une vision plus claire parce que on le voit bien dans la cavale d'Abdeslam et dans les soutiens d'Abdeslam ce ne sont pas des djihadistes ce sont des gamins de la rue. Ce sont des voyous de bandes organisées qui rendent service à un pote parce que entre la loi de l'omerta et le fait qu'on laisse pas tomber son copain et bien ils s'y retrouvent plus trop et même s'ils ne sont pas eux mêmes djihadistes: eh bien mon copain Salah je vais l'aider. " Euronews: " Êtes-vous surpris par l'ampleur des produits que l'on a retrouvé dans cet appartement à Schaerbeek? " Claude Moniquet: " Je pense que la nature des produits qui ont été découverts dans l'appartement de Schaerbeek qui a été perquisitionné cette nuit indique qu'on est en face de quelque chose qui a dû se préparer sur un assez long terme. Quand on voit les produits qui se trouvent dans l'appartement on trouve par exemple 150 litres d'acétone. L'acétone est un produit qui est en vente libre. Si vous allez acheter un litre, deux litres, trois litres d'acétone par-ci par-là personne ne va vous poser de question. Si vous achetez 20 ou 30 ou 150 litres d'acétone cela peut soulever quelques suspicions. Il est possible que le commerçant, puisque ces gens sont mis au courant et savent à quoi peuvent servir ces produits, appelle la police. Donc on peut penser que ces produits ont été amassés peu à peu sur une période relativement longue. Donc oui je crois que c'est une préparation qui est une préparation de semaines ou de mois. " Euronews: " Est-ce que l'arrestation de Salah Abdeslam aurait précipité les attentats de Bruxelles? " Claude Moniquet: " Les attentats, clairement, ne sont pas une vengeance suite à l'arrestation puisqu'on ne prépare ce genre de chose en trois ou quatre jours. Que l'arrestation ait précipité et accéléré le tempo c'est possible. Après tout, que savons-nous? Salah Abdeslam est arrêté vendredi avec Monir Choukri, qui est un opérateur qu'il avait été chercher lui-même en Allemagne. Il a été contrôlé le 9 octobre près de Ulm et dont le nom apparaît nulle part dans les dossiers du 13 novembre donc il n'est pas mêlé à ces attentats-là. Il prépare autre chose manifestement. 3 jours plus tôt les deux hommes ont échappé à l'arrestation dans un appartement où se trouvait Samir Bouzid qui lui est un des logisticiens du 13 novembre. Dans cet appartement on trouve des kalachnikovs et on trouve des détonateurs. Or des détonateurs vont être utilisés pour faire sauter les bombes qui ont explosé hier. Donc on peut penser que Salah Abdeslam était totalement au courant de ce qui se préparait et que peut-être ses complices se sont dit qu'il pourrait parler ou on pourrait par l'exploitation de la téléphonie nous tomber dessus. D'ailleurs il semblerait que dans le testament laissé par El Bakraoui et qui est assez brouillon semble-t-il, il évoque cette possibilité. Il dit: si je ne fais pas quelque chose vite, je finirai comme lui dans une cellule. Lui étant Salah Abdeslam. "
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L'Europe n'a 'jamais connu une telle menace, à un tel niveau', a reconnu le Premier ministre français, qui s'est recueilli devant la station Maalbeek aux côtés de son homologue belge et de Jean-Claude-Juncker. Lors d'une conférence de presse commune avec le président de la Commission européenne, Manuel Valls a appelé à un renforcement des mesures pour lutter contre le terrorisme : 'Contrôles systématiques aux frontières de l'espace Schengen, déploiement des garde-frontières européens... J'ai rappelé aussi l'urgence de mieux lutter contre le trafic d'armes, l'urgence d'adopter le PNR européen, ce fichier qui permet de tracer les déplacements des terroristes.' L'importance d'une plus grande coopération européenne. Un point sur lequel a insisté également Jean-Claude Juncker : 'Nous pensons aussi qu'il faut l'union de la sécurité. Tous les éléments constitutifs de l'union de la sécurité ont été proposés par la Commission. Je voudrais que le Conseil des ministres ne cède pas aux pressions multiples des lobbies diverses, mais garde à l'esprit l'essentiel de ce qu'il faudra faire.' Une réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur et de la Justice de l'Union européenne aura lieu ce jeudi à Bruxelles.
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La ville de Bruxelles essaye de reprendre le cours normal de son quotidien au lendemain des attentats. Le métro fonctionne partiellement dans le quartier européen mais avec une sécurité renforcée. A la station Schuman, la police contrôle les sacs des voyageurs. La rue de la Loi, véritable autoroute urbaine de Bruxelles, est en revanche fermée partiellement à la circulation. Le périmètre de sécurité est toujours aussi imposant pour permettre aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations dans le métro Maelbeek. Les attentats occupent toutes les unes de la presse belge. Ces attaques sont aussi dans tous les esprits. Mais les Belges multiplient les gestes de solidarité. Sur les réseaux sociaux de nombreux Bruxellois proposaient une place dans une voiture ou un toit pour la nuit pour venir en aide aux personnes bloquées à Bruxelles. La communauté musulmane a aussi organisé un don de sang pour les blessés.
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La place de la bourse est devenu le lieu de recueillement spontané des Bruxellois. La capitale belge vit au ralenti depuis les attentats de mardi matin. Les Bruxellois se sont rassemblés comme par réflexe sur cette place du centre-ville pour exprimer leur compassion et leur attachement à leur ville. This is the scene now at the #Bourse, Brussels city centre as hundreds gather in tribute to #brusselsattack victims pic.twitter.com/XZmWReMsFd- Gavin Lee (@GavinLeeBBC) 22. März 2016 'Nous n'étions pas vraiment préparés, mais il y avait quand même la crainte que quelque chose risquait d'arriver' dit une jeune femme. 'Honnêtement, je ne réalise pas encore parce que je n'ai jamais pensé que quelque chose pourrait arriver à ici à Bruxelles.' 'C'est un triste jour pour nous' dit une dame. 'Bruxelles est un endroit fantastique, je ne veux pas que quiconque détruise cette beauté dans laquelle nous vivons.' La place de la Bourse est est devenue aussi symbolique que place de la République à Paris après les attentats. Le Premier ministre belge Charles Michel est lui aussi venu s'y recueillir et il y a reçu le soutien du luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Le président de la Commission européenne a déclaré se sentir 'très belge et très bruxellois'.
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Une opération policière anti-terroriste est en cours à Schaerbek dans l'agglomération bruxelloise. Selon la télévision publique flamande, c'est le taxi qui a amené les assaillants à l'aéroport qui aurait fourni l'adresse du départ de la course aux militaires et aux unités spéciales de la police qui sont ici à l'oeuvre. Notre envoyé spécial s'est rendu sur place dès le début de la perquisition. 'Nous sommes à Schaerbeek à Bruxelles ou la police a bouclé une zone de trois kilomètres carrés, car une opération est en cours. Comme vous pouvez le voir derrière moi, ils ont bloqué cette rue. Parce qu'ils sont en train de mener une perquisition, qui dure depuis quelques heures. Peut-être que vous ne voyez pas, car il fait sombre, la nuit tombe ici à Bruxelles. Nous sommes à environ 200 mètres du bâtiment ou se déroule cette perquisition. D'après des informations relayées par les médias belges, confirmés depuis par le procureur fédéral : un drapeau de l'EI et une bombe artisanale ont été découverts à cette adresse', raconte notre correspondant James Franey. Il semblerait qu'il y ait eu trois assaillants à l'aéroport de Zaventem, le troisième ayant été aperçu en train de prendre la fuite. Il s'agit de cet homme en train de pousser son chariot transportant une valise, avec peut-être à l'intérieur le troisième engin explosif, celui qui ne s'est pas enclenché. L'attentat a été revendiqué par le groupe Etat islamique à travers la plateforme Amaq, canal privilégié par Daech pour diffuser ses informations.
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Quelques heures après les attentats de Bruxelles, Euronews a interrogé Graham Watson, l'ancien dirigeant des libéraux européens et ancien député européen. Euronews: " Quelle a été votre première réaction lorsque vous avez appris la nouvelle ? " Graham Watson: " Pour être honnête ma première pensée était pour mon épouse qui avait quitté l'aéroport de Bruxelles une demie heure avant les explosions. Mais bien sûr c'est une attaque majeure non seulement contre l'État belge mais aussi contre les institutions européennes. Cela s'est produit à un jet de pierre du siège de l'OTAN, de la Commission européenne, du Parlement européen et dans le cas de la bombe dans le métro juste à côté d'un ministère belge. " Euronews: " Quand vous étiez député européen vous avez participé à l'élaboration de règles juridiques. Comment l'Europe doit répondre, car la question est de trouver le bon équilibre entre droits fondamentaux et lutte contre le terrorisme. C'est en fait toujours la même question? " Graham Watson: " C'est une question importante et il faut trouver le bon équilibre. Lorsque je présidais la commission Justice et Affaires intérieurs du Parlement, j'ai travaillé au moment du 11 septembre sur un rapport qui soulignait ce que nous devions faire contre le terrorisme. Nous appelions les gouvernements à travailler ensemble et à partager leurs informations. Il y a eu de nombreux progrès en la matière mais vous seriez surpris de constater combien de gouvernements gardaient jalousement ce genre d'information. Nous pourrions faire beaucoup plus en matière de renseignement, de coopération judiciaire et policière pour essayer de protéger plus efficacement nos concitoyens. " Euronews: " Je me demande cependant si cela va assez loin, des voix disent que nous devrions concéder certaines de nos libertés pour combattre le terrorisme. Dans les aéroports américains on observe que les mesures de sécurité sont plus lourdes qu'en Europe. Si vous prenez le train en Israël vous passez à travers un scanner et d'autres vérifications avant de pouvoir monter dans le train. Je me demande donc s'il ne faut pas revoir un peu notre évaluation ? " Graham Watson: " Je pense que si vous regardez les discussions gouvernementales à l'échelle européenne, ce que le Parlement européen envisage sur les contrôles frontaliers qui entreront en vigueur autour de l'espace Schengen, vous verrez que c'est en train de se produire. Il y a beaucoup plus de contrôles automatiques aux frontières désormais. Mais il faut trouver l'équilibre, l'équilibre entre la liberté de circulation des citoyens et le droit de vivre dans une société libre tout en assurant le maximum de protection aux personnes contre le terrorisme. "
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A 9h11 du matin ce mardi, une explosion a lieu dans les sous-sols de Bruxelles. La détonation provient d'une rame de métro, qui quittait la station de Maalbeck située dans le quartier des institutions européennes. Un des wagons est éventré par le souffle, qui se fait ressentir jusqu'aux stations suivantes. C'est l'heure de pointe, le métro est bondé. Des dizaines de personnes sortent du train et se ruent à pied vers la sortie à travers les tunnels plongés dans la pénombre. Une fumée noire s'échappe de l'entrée de la station. Très vite, on comprend que le pire est en train de se produire. Une heure auparavant deux explosions ont été entendues dans l'aéroport international de Bruxelles. Il s'agit d'une attaque coordonnée. Les premiers secours arrivent rapidement sur place, pour soigner en urgence les blessés sur le trottoir de la rue de la Loi, à la sortie de la station Maalbeck, situé à 300m à peine de la Commission européenne. D'autres blessés sont transportés dans les bâtiments voisins pour être pansés. Un périmètre de sécurité est établi et le métro bruxellois est entièrement évacué. Des vérifications sont menées pour s'assurer qu'aucun autre engin explosif n'est dissimulé. D'après un dernier bilan vingt personnes sont mortes et cent-six autres ont été blessées dans cet attentat. Si l'on inclue l'attentat perpetré une heure plus tôt à l'aéroport de Zaventem, on dénombre au total trente-quatre décès et plus de deux-cents blessés. Une image très dure du métro à #Maelbeek https://t.co/731amTJqf4 pic.twitter.com/XPgZIToilP- lalibre.be (@lalibrebe) 22 mars 2016 Explosion confirmée à la station de métro Maelbeek dans le centre de #Bruxelles pic.twitter.com/JCuc29trck- Geoffrey Henriot (@HenriotGeoffrey) 22 mars 2016
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La ville de Bruxelles a été frappée par deux attentats, l'un à l'aéroport de Zaventem, l'autre à la station de métro Maelbeek, en plein coeur du quartier européen. Euronews a interrogé Didier Leroy, chercheur à l'École royale militaire et à l' ULB, l'Université libre de Bruxelles. Euronews: " Est-ce que vous êtes surpris par ces attentats? " Didier Leroy: " Surpris bien sûr vue la gravité de l'événement. Néanmoins les autorités et les spécialistes de la question redoutaient ce genre d'attaque sur le territoire belge. Tout simplement parce que la Belgique, en terme proportionnel, a fourni le contingent de combattants étrangers le plus important en lien avec la Syrie et l'Irak à l'échelle de l'Union européenne. Et Bruxelles est une cible hautement symbolique comme le montre d'ailleurs les endroits qui ont été pris pour cible. " Euronews: " C'est le symbole bruxellois que l'on a voulu toucher avec ces attentats? " Didier Leroy: " On a voulu surtout toucher la dimension internationale de la Belgique et la capitale de l'Europe. L'aéroport international évidement puisqu'il s'agit de l'endroit par excellence où l'on voyage vers l'étranger. On est aussi dans le cas de l'aéroport tout près du quartier général de l'OTAN, c'est aussi important à garder à l'esprit. Et pour Maelbeek il s'agit surtout d'une rame de métro qui a été frappée en mouvement entre les stations de Schuman et Maelbeek qui sont les deux stations de métro les plus associées aux institutions européennes, à la fois la Commission et le Parlement. " Euronews: " On avait trouvé des armes, des traces d'explosif ces dernières semaines à Bruxelles. Est-ce que l'arrestation de Salah Abdeslam aurait précipité ces attentats? " Didier Leroy: " Il faut attendre les résultats de l'enquête pour avoir ce genre de conclusion. Mais il serait assez surprenant qu'il n'y ait pas eu de lien, en tout cas direct ou indirect, avec cet événement là. Une attaque aussi synchronisée a probablement été élaborée depuis un certain temps déjà. Mais son déclenchement a manifestement dû être précipité suite à l'arrestation de Salah Abdeslam. " Euronews: " C'était l'un des objectifs de ces attentats: frapper tous les esprits? " Didier Leroy: " Oui il y a manifestement ici volonté d'attirer un maximum d'attention, de faire un maximum de dégâts avec une minimum de ressource pour vraiment frapper les esprits. Ce qui correspond d'ailleurs à la propagande plus générale dont fait preuve l'organisation de l'État islamique notamment. " Euronews: " Est-ce que l'on peut s'attendre en 2016 à une intensification de la menace terroriste en Europe? " Didier Leroy: " Malheureusement le terrorisme ou la violence politique est un phénomène qui a toujours existé et qui existera toujours, aucun dispositif de sécurité ne permet d'atteindre le risque zéro. Dans le contexte actuel nous sommes toujours dans ce contexte international d'une coalition qui frappe l'État islamique en Irak et en Syrie, ce qui a notamment pour effet indirect de galvaniser, de dynamiser, ce phénomène des combattants étrangers. Je pense que nous sommes encore dans une période, ou dans une tranche d'années, durant laquelle il faudra rester absolument vigilant par rapport à ce genre de menace. "
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Les sirènes des voitures de police et des ambulances qui filent vers l'aéroport de international de Bruxelles, étaient incessantes ce matin, tandis que des passagers amenés à voyager rebroussaient chemin, sur la même route. 'Il y a eu trois déflagrations, témoigne l'un d'eux. Il y en a une qui a explosé juste au-dessus de nos têtes, on a vu le mur se fissurer, il y avait des gravats qui tombaient. La deuxième était beaucoup plus forte, même pas 15 secondes après. On a commencé à courir vers la sortie et c'est là qu'on a entendu une troisième. Les vitres ont explosé, on a senti une fumée noire et derrière il y avait des enfants. Des stewards étaient blessés, les gens sortaient... Il y avait une dame en face de moi qui était (grièvement blessée)...' L'évacuation de l'aéroport Zaventem de Bruxelles a commencé vers 9h30, soit une heure et demie après que les deux explosions ont retenti. Cet Espagnol arrivait tout juste sur les lieux : 'Quand on a ouvert la porte de l'autobus, on a entendu une très forte explosion. Et quand je suis descendu du bus, j'ai vu des vitres tomber. J'ai vu des gens courir. Sur le moment, j'ai été un peu sonné. D'abord, j'ai entendu parler d'une explosion de gaz. Mais, après, j'ai vu les militaires entrer à l'intérieur de l'aéroport. Tout le monde s'est mis à courir et moi aussi.' Les explosions ont créé de nombreux dégâts. Des plafonds se sont effondrés, la façade du bâtiment est également dévastée, ce qui a alourdi le nombre de blessés. 'Près de trois heures après la première explosion, les voitures de police et les ambulances continuent d'arriver à l'aéroport, cet aéroport, qui a été bouclé, mais d'où on continue de voir émerger des passagers en état de choc', témoigne notre envoyé spécial à l'aéroport international de Bruxelles Julian Gomez. Voici une galerie de photographies sur les attentats de Bruxelles : via GIPHY Avec agences
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Peu après l'annonce des attentats à Bruxelles, le président français a tenu une réunion d'urgence à l'Elysée, en présence du chef du gouvernement et des ministres de l'Intérieur et de la Défense. L'occasion pour François Hollande, d'exprimer la solidarité de la France avec la Belgique et de rappeler la nécessité de lutter ensemble contre le terrorisme. 'Le terrorisme a frappé la Belgique, mais c'était l'Europe qui était visée et c'est tout le monde qui est concerné. Nous devons prendre conscience de l'ampleur et de la gravité de la menace terroriste. Nous sommes devant une menace globale qui exige d'y répondre globalement. La France et la Belgique sont liées, liées par l'horreur que nous venons une fois encore de partager.' François Hollande, président de la République française Les autorités françaises ont annoncé le déploiement de 1.600 policiers et gendarmes supplémentaires, notamment pour sécuriser les infrastructures de transport. Par ailleurs, le trafic des trains Thalys entre Paris et Bruxelles a été suspendu jusqu'à nouvel ordre.
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Depuis la Jordanie, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a fait écho aux appels à l'unité exprimés par des nombreux dirigeants à travers le monde, suite aux attentats de Bruxelles : 'C'est un jour très triste pour l'Europe. L'Europe et sa capitale souffrent de la même douleur que celle que cette région du Moyen-Orient connaît chaque jour, cette douleur est en Syrie, cette douleur est n'importe où ailleurs. Nous attendons toujours des nouvelles plus précises sur les attaques à Bruxelles, mais il est tout à fait clair que les causes de la douleur qui nous affecte sont très sensiblement les mêmes, et que nous sommes unis, non seulement à l'égard de la souffrance de nos victimes, mais aussi dans la réaction à ces actes et dans la prévention, ensemble, de la radicalisation et de la violence. Je vais arrêter ici, vous comprendrez , c'est une journée difficile.' Le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Judeh a fait une accolade à la chef de la diplomatie européenne, émue aux larmes, et qui devait visiter aujourd'hui le camp de réfugiés de Zaatari dans le nord du royaume. Au delà des dirigeants de l'Union européenne, les appels à l'unité dans la lutte anti-terroriste ont été exprimés par le président russe Vladimir Poutine, par le premier ministre turc Ahmed Davutoglu, par un comité représentant des groupes l'opposition syrienne, ou encore par Al-Azhar, institution de l'islam sunnite basée en Egypte. Avec AFP

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