Revue du web
Avec Atlantico
L'effondrement économique de la Grèce et sa situation sociale catastrophique font du pays une cible idéale de la satire. Ce qui explique pourquoi une comédie écrite par Aristophane il y a bien des siècles y remporte un franc succès cet été.
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Le moteur de recherches Kayak.fr a établi le classement des destinations plébiscitées par les Français qui coûtent le moins cher pour une semaine de séjour. Découvrez les 10 premières du palmarès en images.  
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Ai Weiwei au Musée d'art cycladique d'Athènes. Un établissement plus habitué à accueillir des oeuvres archéologiques qui a voulu ici jouer sur une rupture en invitant un des plus grands artistes contemporains par ailleurs très impliqué dans la crise des migrants. Sandra Marinopoulos, présidente du musée : 'Ce programme concerne le dialogue entre l'art contemporain et l'archéologie. Un dialogue entamé il y a 10 ans. Notre but est de faire venir les jeunes au musée. Nous avons demandé à Ai Weiwei, il y a six mois de participer à ce programme. Il est très touché par la question des réfugiés. De ce point de vue nous avons collaboré et il a fait ces oeuvres spécialement pour nous.' Michael Frahm, commissaire : 'Ce que nous avons vraiment voulu faire c'est de donner au public grec la possibilité de bien comprendre la façon de faire de Weiwei en montrant certaines de ces oeuvres principales qu'il fait depuis 2008, en se concentrant sur des matériaux comme le bois et le marbre.' L'artiste chinois était présent lors du vernissage de son expo à Athènes, Ai Weiwei : 'Je suis très attiré par les premières activités de la créativité humaine. Et je suis aussi un collectionneur d'objets anciens chinois. Et quand j'ai visité le musée d'art cycladique j'ai compris qu'il y existait une impressionnante compréhension de la sculpture.' Ai Weiwei a installé un atelier sur l'île de Lesbos, au plus près du trajet emprunté par les migrants principalement venus de Syrie. En 2017, il devrait sortir un film documentaire sur cette crise à partir de ses 600 heures de tournage qu'il a déjà réalisées. Ai Weiwei : 'Historiquement, les Européens sont responsables de nombreuses situations de réfugiés. Actuellement on peut voir qu'ils en voient qu'à court terme. Ils sacrifient des variables très sensibles qui sont les fondations de la société européenne : les droits de l'homme et l'aide humanitaire. C'est une situation très triste, une situation dont je suis sûr qu'elle est particulièrement honteuse.' L'artiste balaie d'un revers de manche les critiques qui lui sont faites d'utiliser les médias pour assurer sa promotion. Ai Weiwei : 'Je me retrouve actuellement dans une situation de réfugié. Je donne mon opinion. Je n'ai pas à attirer l'attention. C'est mon devoir, en tant qu'artiste, en tant que soldat, ou comme quelqu'un qui prépare un repas pour des invités. C'est ce que je cuisine. Vous n'êtes pas obligé de le manger.' Expo Ai Weiwei au musée d'art cycladique jusqu'au 30 octobre.
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Le Parlement grec doit se prononcer ce dimanche sur une réforme controversée des retraites, réclamée par les créanciers. En face du Parlement à Athènes près de 15 000 manifestants se sont rassemblés, pour exprimer leur épuisement face aux mesures d'austérité. Cette nouvelle réforme des retraites est qualifiée de 'pillage' par les syndicats. Le texte prévoit la réduction des retraites les plus élevées,l'augmentation des impôts et des taxes pour les moyens et hauts revenus, et la fusion de plusieurs caisses d'assurance. Liana Korobili, 37 ans, professeur au chômage: 'Nous sommes jeunes et nous ne pouvons pas accepter ces politiques. Nous n'avons pas d'assurance sociale, de soins de santé, de salaires décents et pour la plupart d'entre nous, même pas d'emploi. Nous ne pouvons pas vivre comme ça. Nous ne pouvons pas vivre au 21ème siècle avec des conditions de travail du 19ème siècle.' Le pays est paralysé par une grève générale de 48 heures. La réforme était exigée par les créanciers de la Grèce en échange du nouveau plan d'aide signé en juillet. Seuls les députés de la coalition gouvernementale, de la gauche Syriza et du parti souverainiste Anel, s'apprêtent à voter en faveur de ce projet. Les partis d'opposition, dont celui de la droite de la Nouvelle-Démocratie, ont indiqué qu'ils allaient voter contre. Apostolos Staik, euronews : 'La réforme des retraites du gouvernement est nécessaire, mais les travailleurs font valoir que dans quelques années , les pensions pourraient encore être réduites. Aux yeux du peuple, Syriza marche sur le chemin de l'austérité et des coupes budgétaires. Une politique mise en oeuvre par tous les gouvernements précédents.'
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Un accord jeudi prochain sur les réformes nécessaires au versement d'une nouvelle tranche d'aide à la Grèce : c'est l'objectif affiché par les ministres des finances de la zone euro. Le président de l'Eurogroupe, le néerlandais Jeroen Dijsselbloem, s'en est fait l'écho ce vendredi à Amsterdam à l'issue d'une réunion avec le Fonds monétaire international. L'Eurogroupe profitera aussi de sa prochaine réunion pour se pencher sur la soutenabilité de la dette grecque, a-t-il précisé. Athènes a dépassé les objectifs qui lui étaient fixés en 2015 et fait désormais de l'allègement de la dette sa priorité.
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L’organisme britannique Post Office a publié il y a quelques jours son baromètre des villes européennes les moins chères pour l’année 2016. Voici les 10 premières du palmarès en images.  
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Bière, hébergement, dîner... : voici un petit guide de prix pour vous aider à planifier votre budget avant un séjour à Athènes en Grèce.
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Athènes : dans le port du Pirée, au petit matin, quelque 2 000 réfugiés descendent du Ariadni. Ce ferry les a transportés depuis les îles grecques de Chios, Lesbos et Leros. 'Ouvrez la frontière avec la Macédoine!': c'est le cri des migrants. La nouvelle de la fermeture s'est vite répandue, les enfants chantent la phrase apprise 'we must go', 'on doit passer'. 'Je ne peux rien faire parce que je n'ai nulle part où aller, dit Ibrahim, un Syrien de 23 ans, mais je veux toujours avancer, parce que peut-être il va se passer quelquechose, peut-être que la situation va changer, peut- être que la frontière va rouvrir, je demande à Dieu de nous aider.' 'Je suis inquiet et j'ai peur aussi, dit Hasan Halef, de Mossoul, le fief de l'Etat islamique en Irak, parce qu'il faut qu'on aille là bas. On veut juste survivre et vivre en paix.' La Grèce, avec 25 000 réfugiés sur son sol, tente de trouver des solutions : il y a les initiatives individuelles, des bénévoles qui apportent couvertures, vêtements, ou nourriture. Quant au gouvernement, il fait installer des tentes pour 800 personnes dans un ancien aéroport, pour désengorger la capitale, où les campements sauvages fleurissent.
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Deuxième jour de mobilisation pour les agriculteurs grecs, arrivés à Athènes ce samedi par milliers pour manifester à nouveau contre le projet de réforme de la sécurité sociale et des retraites... un projet mis en place par le gouvernement dans le cadre de ses obligations financières internationales. Les paysans crétois se sont joints au mouvement après avoir passé la nuit dans des tentes devant le Parlement. 'Nous ne sommes pas venus ici pour quémander quelque chose ou pour mendier, déclare cet homme. Nous sommes venus avec dignité, pour dire que nous avons beaucoup souffert, que nous voulons vivre dans la dignité, et garder nos enfants sur notre terre'. 'C'est une bataille pour survivre, affirme un autre, pour que l'on puisse prendre notre retraite à 67 ans et pour que les enfants puissent vivre de l'agriculture'. 'Quand les impôts atteignent 60% du revenu réel, se désespère ce fermier, c'est impossible pour les paysans de rester viables. C'est impossible pour nous de continuer à travailler dans les champs avec de telles mesures, c'est impossible. C'est pourquoi notre combat va continuer, sinon nous allons arrêter de produire. Il n'y a pas d'alternative'. Pendant ce temps et jusqu'à nouvel ordre, les blocages routiers continuent un peu partout en Grèce. Les agriculteurs, en fonction d'éventuels progrès ce weekend, doivent décider lundi de la suite à donner à leur mouvement. A Athènes, l'un de notre correspondants, Panos Kitsikopoulos : 'Les paysans sont prêts à durcir leur mouvement si leurs demandes ne sont pas satisfaites. Le ministre de l'Intérieur a déclaré que tout était discutable, répétant l'appel du gouvernement à venir discuter, mais les agriculteurs insistent : pour eux, la réforme des retraites doit être retirée avant tout début de négociation'.
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Les Etats-Unis sont aux côtés de la Grèce. C'est le message adressé ce vendredi par John Kerry, en visite à Athènes, où il a notamment évoqué avec son homologue grec la question des migrants. Le chef de la diplomatie américaine a estimé que l'arrivée massive de réfugiés sur les côtes grecques était la responsabilité de tous, tout en rappelant que la solution à cette crise était de mettre fin au conflit en Syrie. 'Nous devons non seulement résoudre la crise des réfugiés, mais aussi faire tout notre possible pour encourager la prospérité, la stabilité et la sécurité dans cette région', a notamment déclaré le secrétaire d'État américain, qui plaide pour une transition politique en Syrie, en parallèle de la lutte contre le groupe État islamique.' John Kerry s'est également entretenu avec Alexis Tsipras. Il a salué les réformes économiques du Premier ministre grec et lui a assuré du soutien des Etats-Unis face à la crise économique. Enfin, le chef de la diplomatie américaine a annoncé à Athènes une nouvelle aide de 24 millions de dollars pour soutenir le HCR dans la crise des réfugiés. De notre correspondant, Stamatis Giannisis : 'La visite de John Kerry intervient alors que la Grèce cherche des solutions à la crise des migrants, tout en étant toujours aux prises avec la crise économique. Dans les deux cas, la présence à Athènes du secrétaire d'Etat américain pourrait aider le Premier ministre grec dans ses négociations avec ses partenaires européens, du moins de manière symbolique.'
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Le PIB de la Grèce s'est contracté de 0,9 % au troisième trimestre 2015, soit près du double de ce qui était prévu. L'agence nationale de statistiques a aussi revu à la baisse la croissance du deuxième trimestre de 0,4 à 0,3 %. La Commission européenne prévoit, elle, un retour du pays à la récession en 2015 et 2016, après une brève embellie en 2014, seule année ayant connu une croissance positive depuis six ans. Athènes est par ailleurs convenu avec ses créanciers d'un nouveau train de mesures que le pays doit approuver le mois prochain pour obtenir la prochaine tranche d'aide. En adoptant un premier volet de mesures d'austérité, la Grèce est déjà parvenue à s'assurer le versement de 25 milliards d'euros d'aide.
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Rome, Athènes, Berlin, Qamishli en Syrie... Le monde est en deuil, choqué par les attaques terroristes qui ont frappé Paris et Saint-Denis...
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Gaz lacrymogène contre cocktail molotov : la police grecque tente de disperser les manifestants anti-austérité dans le centre d'Athènes. pic.twitter.com/ycRJBCUXtM- protothema Brk-News (@themabrk) 12 Novembre 2015 Des milliers de personnes sont descendues dans la rue ce jeudi pour la première grève générale depuis un an dans le pays. 24 heures de débrayage à l'appel des principaux syndicats du secteur public et privé. Objectif : protester contre les hausses d'impôts et la réforme des retraites à venir. A : pic.twitter.com/UVoEeVWHRV- protothema Brk-News (@themabrk) 12 Novembre 2015 Une démonstration de force alors que se trouvent à Athènes des représentants des principaux créanciers du pays; ils doivent examiner la manière dont se mettent en place les réformes promises par la Grèce en échange d'un nouveau plan d'aide de 86 milliards d'euros sur trois ans. La grève paralyse l'ensemble des services publics, transports en commun à l'arrêt , des dizaines de vols domestiques ont dû être annulés, les hôpitaux fonctionnent à effectifs très réduits, les navires sont à quai et les administrations sont fermées.
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Le parlement grec a validé cette nuit une nouvelle série de mesures d'austérité, condition sine qua none pour maintenir le pays sous perfusion financière. 154 députés sur 300 ont voté la loi, autrement dit les représentants de Syriza et de son allié de Anel, la droite souverainiste. Il s'agissait ainsi du premier test pour le gouvernement d'Alexis Tsipras depuis sa réélection à la tête du pays. Concrètement, de nouvelles coupes sont à prévoir dans les retraites ainsi que des hausses d'impôts. De quoi faire bondir certains syndicalistes. Ils se sont réunis ce vendredi soir devant le parlement pour manifester. Ils accusent le Premier ministre de trahison. Le président du syndicat de fonctionnaires Adedy, Stavros Koutsioumpelis, appelle 'les travailleurs, les chômeurs, les retraités, les patrons de PME, ou encore les agriculteurs, à former un front uni de résistance pour rejeter ces mesures et cette politique'. D'autant que de nouvelles mesures de rigueur sont à prévoir en vertu de l'accord conclu avec les créanciers du pays le 13 juillet dernier. Un nouveau texte doit être voté à la fin du mois. D'ici là, la Grèce devrait recevoir une nouvelle tranche d'aide de 2 milliards d'euros. 'Les syndicats ont appelé à l'union et à la résistance pour mettre à mal la politique d'austérité. Mais un mois après l'élection qui a permis à Alexis Tsipras et à Syriza d'obtenir une vaste majorité, la mobilisation n'est pas massive', remarque Panos Kitsikopoulos, notre correspondant du bureau d'euronews à Athènes.
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Ce réfugié afghan nous raconte son histoire, de l'Afghanistan à la Finlande.
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Les manifestations de solidarité envers les migrants sont de plus en plus nombreuses en Europe. Exemple avec la Grèce, l'un des pays aux premières loges de l'exode des réfugiés : A Athènes environ 700 personnes ont manifesté devant le parlement leur soutien aux nouveaux arrivants. A Madrid ils étaient plusieurs milliers à réclamer l'ouverture des frontières et un accueil facilité des migrants. 'Garder des frontières comme barrières face à la migration naturelle des gens est une aberration au 21e siècle', s'emporte ce manifestant. La plus grande manifestation a eu lieu à Londres, où plusieurs dizaines de milliers de personnes, parmi lesquelles Jeremy Corbin, le nouveau leader travailliste, voulaient dire aux réfugiés qu'ils étaient les bienvenus au Royaume-Uni. 'C'est une honte, une honte immense, que notre gouvernement, qui est l'un des plus riches dans le monde ne comprenne vraiment pas ce qui arrive à ces gens', déclare une immigrée serbe arrivée ici pendant la guerre dans les Balkans.
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Au lendemain de sa désignation, le nouveau gouvernement par intérim grec a prêté serment. A sa tête Vassiliki Thanou, présidente de la Cour suprême. Mais le véritable enjeu ce sera le 20 septembre prochain, date désormais officielle des élections législatives anticipées. D'ici là, les nouveaux ministres vont parer au plus pressé et gérer la transition. Le ministre adjoint aux finances, Trifon Alexiadis, est un des rares resté à son poste. 'Nous avons beaucoup à faire concernant les déclarations d'impôts et le contrôle des taxes', dit-il, 'le ministre des finances travaille avec acharnement pour mettre en oeuvre le processus de transition institutionnelle'. Ce nouveau cabinet restera en place moins d'un mois. Le ministre en charge de la politique de migration va poursuivre sur la même voie que son prédecesseur. 'Nous devons poursuivre la politique européenne et faire ce que souhaite le président Pavlopoulos, c'est à dire un sommet', déclare Ionannis Mouzalas, 'car si le problème n'est pas réglé au niveau international, il n'y aura pas de solution'. Les Grecs retourneront aux urnes, pour la troisième fois cette année. Et malgré la défection d'une partie de ses troupes, le parti Syriza d'Alexis Tsipras, ex-Premier ministre, reste en tête des intentions de vote. 'Quelques heures avant que ne débute officiellement la période pré-électorale, les partis politiques apparaissent divisés', nous explique notre correspondante Efi Koutsokosta. 'Le principal enjeu au coeur du débat sera certainement le troisième programme d'aide. Le nouveau gouvernement qui sera formé après les élections à venir devra mettre en oeuvre des mesures impopulaires et des réformes difficiles, mais qui en même temps sont considérées comme nécessaires'.
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Le nombre de candidats à l'exil frappant aux portes de l'Union européenne s'accroît de façon exponentielle. Les Nations Unies estiment qu'au moins 300 000 migrants ont traversé la Méditerranée et que plus de 2500 y ont trouvé la mort cette année. Pour évoquer cette crise et la politique de l'Union européenne, Efi Koutsokosta, s'entretient avec le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures Dimitris Avramopoulos. Efi Koutsokosta, Euronews : 'Durant l'été, la Grèce a été submergée par des vagues d'arrivées de migrants et de réfugiés. On a vu des images tragiques. Qui est responsable? Le gouvernement grec, qui n'a pas su gérer la situation? Où était l'Union européenne?' Dimitris Avramopoulos : 'Personne n'est responsable en particulier, nous le sommes tous. Le fait que certains Etats membres n'appliquent pas la politique commune de migration est une des raisons qui expliquent qu'on voit ces images, pas seulement en Grèce mais aussi dans d'autres parties de l'Europe. Nous sommes prêts à donner environ 445 millions d'euros à la Grèce à condition que le pays remplisse les conditions que nous avons définies ensemble, ce qui signifie que la Grèce doit établir un plan d'action et mettre en place une équipe de gestion, de façon à harmoniser la gestion des flux migratoires avec les Nations Unies qui souhaitent envoyer de l'aide humanitaire.' Efi Koutsokosta, Euronews : 'Je me permets de vous interrompre... A propos de la politique européenne commune... Beaucoup d'Etats membres vont dans la direction opposée... Est-ce du au fait que certains instrumentalisent ces questions de migrations à des fins politiciennes? Dimitris Avramopoulos : 'La politique européenne de migration ne peut pas être traversée par les débats de politique intérieure. Parce que, dans de nombreux pays européens, la question des migrations, à laquelle chacun donne son interprétation, a renforcé les mouvements populistes et xénophobes. Je vois que de nombreux Etats membres dénoncent facilement d'autres États membres ou se livrent à des critiques injustifiées. Donc, je souhaite leur dire qu'il faut que cesse ce stupide jeu du blâme. Nous sommes tous ensemble dans cette entreprise, unis, solidaires, et c'est ainsi que doivent être les politiques européennes, sans exceptions. S'engager de façon solitaire vers une voie plus nationale ne vous mènera nulle part.' Efi Koutsokosta, Euronews : 'Mais la question, c'est que fait l'Europe? Parce qu'on a vu des pays membres comme la France et l'Autriche qui ont renforcé leur contrôle aux frontières. Ou, pire, la Hongrie qui a construit un mur à sa frontière avec la Serbie, et qui a dit qu'elle aurait peut-être recours à l'armée pour contrôler la migration aux frontières. Que dit la Commission à ce sujet?' Dimitris Avramopoulos : 'L'Europe s'oppose à toute politique d'exclusion. Rappelez-vous, il y a dix mois, j'ai dit que j'étais contre une forteresse Europe. Et d'autre part nous ne devons pas oublier que l'une des plus grandes réussites européennes est l'espace Schengen, qui permet à chaque citoyen européen de se déplacer librement en montrant simplement un permis de conduire. Donc, la libre-circulation des produits et des citoyens doit pouvoir être garantie.' Efi Koutsokosta, Euronews : 'Je vous pose la question de façon directe : allez-vous prendre des sanctions contre la Hongrie ?' Dimitris Avramopoulos : 'Tout pays qui viole une loi européenne, et je ne fais pas spécialement référence à la Hongrie, mais à n'importe quel pays, devra en subir les conséquences. Et surtout les pays qui violent les conditions du Traité de Schengen. Mais la Hongrie a besoin d'aide. La Hongrie, la Grèce et l'Italie, sont les pays d'Europe qui ont le plus besoin de contributions européennes. Nous avons décidé d'installer des hotspots, des points de service, en Grèce et en Hongrie. Il y en a déjà à Catane en Sicile. Ces points de services spécifiques permettront à Europol, Frontex, Eurojust ou au Bureau européen d'appui en matière d'asile, avec les responsables des Etats membres, d'accueillir et d'évaluer ceux qui essaient de passer les frontières européennes. Et là, nous allons pouvoir distinguer les réfugiés qui ont besoin et qui ont le droit à une protection internationale conformément à la Charte des Nations Unies pour les droits des migrants.' Efi Koutsokosta, Euronews : 'Un autre point soulevé par les situations en Grèce et en Italie, c'est le traité de Dublin. L'Allemagne a décidé de le suspendre provisoirement, avec les réfugiés syriens... Est-ce que c'est le bon moment pour débattre plus largement de cette question avec les autres Etats membres?' Dimitris Avramopoulos : 'Que dit le traité ? Le traité de Dublin dit que le pays d'origine des immigrés arrivant en Europe est en charge de leur identification, des empreintes digitales, de l'évaluation... Ce qui est déjà annulé dans la pratique.Aujourd'hui, des dizaines de milliers de réfugiés politiques choisissent d'aller vers les pays du nord de l'Europe. Le traité de Dublin, à partir du moment où il a été adopté, s'est révélé inopérant avec certains événements. Maintenant que de nouvelles conditions ont été mises en place, nous devons examiner les aspects du traité qui ne fonctionnent plus. C'est normal et c'est ce qui nous attend.' Efi Koutsokosta, Euronews : 'Mr le commissaire, avant de conclure, et puisque nous sommes en Grèce, où l'actualité politique est chargée avec de nouvelles élections, j'aimerais vous demander, et là je m'adresse à l'homme politique grec, comment vous voyez la suite, en Grèce, alors que se joue une nouvelle étape cruciale?' Dimitris Avramopoulos : 'Je ne peux pas commenter les derniers développements politiques en Grèce en tant que commissaire, mais puisque vous me permettez de le faire en tant que citoyen grec, je répéterais ce que très peu d'entre nous martelions déjà il y a 5 ou 6 ans - nous étions plus nombreux ensuite. Nous disions publiquement qu'il fallait mettre de côté nos appartenances partisanes pour aller vers un gouvernement de coopération nationale, et c'est encore plus nécessaire aujourd'hui. C'est la seule façon pour la Grèce d'avancer.'
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Le ferry Venizelos est arrivé tôt ce matin au Pirée. A son bord près de 3000 migrants disant venir de Syrie ou d'Afghanistan. Le navire a été affrété par les autorités grecques pour soulager la pression exercée ces dernières semaines par l'arrivée massive de migrants dans les îles de la mer Egée proche des côtes turques. Désormais les migrants veulent poursuivre leur périple : 'Nous allons voyager quelque part, raconte une réfugiée, mais nous ne savons pas où. Nous sommes à la recherche d'un endroit qui nous permettra de faire venir notre famille.' Quant à cette jeune syrienne elle raconte comment elle a pu quitter son pays : 'Nous sommes restés dans les bois pendant six heures environ et puis l'armée turc a commencé à crier en nous disant de sortir de notre pays. Après ça on a attendu la nuit pour pouvoir sortir et aller en Turquie. Après ils ont commencé à tirer mais en l'air au dessus, en l'air. Là nous avons couru. Je me suis blessée à la jambe et ma soeur s'est cassé la jambe.' Pour eux le voyage se poursuit. Direction la Macédoine avec des bus pris d'assaut pour rejoindre la gare centrale d'Athènes. 'Selon les Nations-Unies, explique notre journaliste Panos Kitsikopoulos, au cours des huit premiers mois de l'année 2015, plus de 160 000 migrants sont arrivés en Grèce. C'est quatre fois plus que le nombre de migrants arrivés tout au long de l'année 2014. Des dizaines de milliers attendent toujours sur les côtes turques alors que les autorités grecques de l'est de la Mer Egée pressent le gouvernement central d'assumer ses responsabilités et de renforcer son action pour faire face à ces arrivées.'
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Après les vives tensions des derniers jours, la situation commence à se désengorger sur l'île de Kos, en Grèce. Des renforts des services de l'immigration sont arrivés sur place pour accélérer les procédures administratives et le départ des réfugiés. Plus d'un millier d'entre eux a pu quitter l'île ce jeudi en ferry, direction Athènes. Comme beaucoup, le Syrien que nous avons interrogé espère ensuite rejoindre l'Allemagne et remercie la Grèce de lui avoir donné des papiers. Mais la grande majorité des migrants restent toujours bloqués sur Kos. Certains habitants leur viennent en aide, leur apportent de l'eau et de la nourriture, d'autres se disent dérangés par leur présence. C'est notamment le cas de touristes, et de commerçants qui voient leur activité décliner. Ce migrant syrien ne comprend pas pourquoi on le traite différemment d'un vacancier. 'Il n'y a pas de différence, dit-il, nous sommes tous des êtres humains.' Plus d'un million de touristes étrangers séjourne chaque année à Kos, dans les innombrables hôtels et centres de vacances construits ces dernières années. Aucune structure d'accueil n'a été prévue en revanche pour les 7 000 migrants qui y ont trouvé refuge.
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Nous sommes dans l'un des plus grands parcs d'Athènes. Le Pedion Aeros est devenu ces dernières semaines un camp de fortune pour les migrants. Près de 500 Afghans, en majorité des femmes et des enfants, y campent faute de mieux, soutenus par des ONG et de nombreux habitants. 'Nous avons beaucoup de problèmes en Afghanistan, explique un réfugié. On ne sait pas pourtant autant de personnes sont tuées. Il y a les Talibans, Daesh' Le gouvernement grec a promis de venir en aide aux 124 000 migrants qui ont débarqué sur ses côtes depuis janvier. Pour ces familles afghanes, cela signifie qu'elles vont bientôt pouvoir emménager dans des maisons en dur, à l'ouest d'Athènes. 'Ces 500 migrants auront bientôt un toit au-dessus de leur tête. Et après ? Que se passera-t-il avec les prochains qui arriveront à Athènes, interroge notre correspondant en Grèce Apostolos Staikos. Le nombre de gens qui débarquent sur les îles égéennes augmente de façon dramatique, et la Grèce est incapable de gérer la situation. Il est clair maintenant que la question ne concerne pas uniquement la Grèce, ou l'Italie, mais tous les pays européens.'
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Le 7 août, Patrick Artus, chef économiste chez Natixis, et Benaouda Abdeddaïm, éditorialiste économique, étaient les invités du Grand Journal, présenté par Delphine Liou, sur BFM Business.
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Le comparateur en ligne Skyscanner a publié fin juillet le classement des villes préférées des Français pour l’été 2015. Découvrez-les en images.  
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Le risque d'incendie reste encore très élevé en Grèce, même si les deux gros feux de vendredi, en Laconie et dans les environs d'Athènes, sont maîtrisés. Des sinistres qui ont fait deux morts. Un drame qui vient s'ajouter à la souffrance des habitants, incapables de trouver les ressources pour faire face : 'En plus nous n'avons pas de travail et pas d'argent à la banque, explique Georgios Dermatis. Si on a 200 euros par exemple, on est limité à 50 euros de retrait par jour : j'attends de l'aide.' Nous sommes dans le bar d'Evangelia, totalement dévasté : 'Je comptais sur la saison estivale, se lamente Evangelia Papadakou. C'est le mois qui nous permet de survivre ensuite tout l'hiver. Maintenant il n'y a plus d'espoir. Mais avec les gens du coin, on s'est dit que l'on va reconstruire toute cela ensemble.' Le gouvernement a demandé l'aide de l'Europe. La France devait envoyer samedi deux avions Canadair et un avion de reconnaissance. Un nouvel incendie s'est déclaré sur l'île de Skyros. 'Tout est détruit. Il ne reste plus rien, animaux, oiseaux, rien, raconte Straveniotis, employé de supermarché. Je n'ai plus d'eau plus d'éléctricité, plus rien.' Un Grec et un Bulgare ont été arrêtés, soupçonnés d'avoir involontairement déclenché l'incendie près d'Athènes. Ces apiculteurs avaient allumé un feu, afin d'enfumer les abeilles et récolter le miel.
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Pour Angela Merkel, ne pas aider Athènes mènerait au chaos.
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Athènes, Grèce - 13 juil 2015 - Le nouvel accord entre la Grèce et l'UE ne satisfait pas tout le monde à Athènes. Le syndicat des fonctionnaires, Adedy, a appelé à une grève de 24 heures mercredi. C'est la première depuis l'arrivée de Syriza au pouvoir en janvier. Lundi soir, sur la place Syntagma, l'Adedy et des petits partis de gauche se sont rassemblés pour protester contre cet accord. Certains n'hésitent pas à brûler le drapeau de Syriza. "On a voté " non " lors du référendum pour aider dans les négociations. Mais finalement, on vient de se vendre et je ne me sens pas fière en tant que Grecque", dénonce une manifestante. La journée de mercredi s'annonce compliquée pour Alexis Tsipras qui doit faire approuver le nouvel accord devant le Parlement grec. Mais certains membres de Syriza et de la coalition gouvernementale, ont déjà annoncé qu'ils pourraient voter contre.
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Le 12 juillet, Benaouda Abdeddaïm, éditorialiste économique à BFM Business, ainsi que Véronique Riches-Flores, économiste et présidente de RichesFlores Research, se sont penchés sur l'éventuel programme d'aide à la Grèce évalué entre 82 à 86 milliards d'euros, dans une édition spéciale présentée par Grégoire Favet, sur BFM Business.
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Le 12 juillet, Philippe Gudin, chef économiste Europe de Barclays, est revenu sur les nouvelles exigences de la zone euro et sur la position de la France dans la négociation, dans une édition spéciale présentée par Grégoire Favet, sur BFM Business.
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Le 12 juillet, Benaouda Abdeddaïm, éditorialiste économique à BFM Business, ainsi Véronique Riches-Flores, économiste et présidente de RichesFlores Research, sont revenus sur l'état d'esprit des dirigeants européens au cours de la négociation et sur les risques d'un Grexit, dans une édition spéciale présentée par Grégoire Favet, sur BFM Business.
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Le 12 juillet, Benaouda Abdeddaïm, éditorialiste économique à BFM Business, ainsi que Véronique Riches-Flores, économiste et présidente de RichesFlores Research, se sont penchés sur l'éventuel programme d'aide à la Grèce évalué entre 82 à 86 milliards d'euros, dans une édition spéciale présentée par Grégoire Favet, sur BFM Business.

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